Le blog de Flora

Top articles

  • Bribes de mémoire 14. De ma mère...

    07 octobre 2008 ( #mémoires )

    Ma mère est originaire de l'autre bout du pays et même si cela ne fait pas une grande distance à l'aune de la France, l'autre bout est quand-même l'autre bout, avec ses différences de mentalité, de climat, de paysage et d'intonation dans le parler. Elle...

  • Violette

    25 mai 2010 ( #microfictions )

    Violette mérite son prénom : reflet de ses beaux yeux. Elle est l'enfant tardive des parents aimants, attendris par ce cadeau inespéré des années de découragement qui les laissent exsangues. Lorsque la fillette arrive enfin, comme par surprise, elle hérite...

  • Mélancolie de fin d'hiver...

    28 mars 2015 ( #images )

  • Gilbert * Oeuvres * "Le Mépriseur"

    04 août 2008 ( #Gilbert )

    "... Le livre sorti, libéré du carton où l'enserrait l'oubli, il souffle délicatement, pour chasser les minuscules grains de poussière qui auraient pu s'infiltrer au bord des pages, et c'est redonner vie à l'ouvrage, le réveiller d'un trop profond sommeil....

  • Bribes de mémoire 5. Enfance, soleil...

    09 août 2008 ( #mémoires )

    Lorsque je me retourne sur ce chemin qui se perd désormais dans un lointain toujours plus éloigné, je perçois du soleil, une sensation de chaleur constante et enveloppante qui ne vient pas uniquement du ciel bleu éternel de mes souvenirs, assurément....

  • Miniatures

    16 juillet 2008 ( #Gilbert )

    Pour contrer - un peu - l'effet des pages précédentes à la mémoire de Gilbert pour ceux qui fuient l'idée de la mort la trouvant sinistre (cependant la date du 2e anniversaire de la sienne imposait le thème...), je publie ici quelques extraits du recueil...

  • Bribes de mémoire 41. Communisme et religion

    22 juillet 2009 ( #mémoires )

    Je reviens aux histoires anciennes après une pause relativement longue. "Tout est matière à, réflexions, à condition que l'on s'en donne la peine" ai-je dit il y a peu... Un ordinateur qui rend l'âme, effaçant d'un seul coup des années de votre histoire...

  • Bribes de mémoire 6. Bonheur et deuil: soidarité

    12 août 2008 ( #mémoires )

    Cette solidarité s'étend à tous les domaines de la vie : les pauvres se serrent le coude et cela finit par engendrer de la vraie générosité. Les voisins peuvent passer sans s'annoncer - le téléphone est à des années de lumière. (Je me souviens de ma stupeur...

  • Extrait du "Journal" de Miklós Radnóti

    26 juillet 2009 ( #traductions )

    [...] Je n'ai jamais renié ma "judaïté". Je suis à ce jour "de confession juive" (j'en expliquerai plus tard la raison), mais je ne me sens pas juif, on ne m'a pas donné d'éducation religieuse, je n'en ressens pas le besoin, je ne la pratique pas, je...

  • Oeuvre de Gilbert * La Trilogie Armstrong (inédit et inachevé) 6.

    15 décembre 2009 ( #Gilbert )

    En fait, plus que d'inconscience, je souffre d'inertie. Chaque détail de ma vie en apporte la preuve. Ainsi, je continue à résumer, analyser chaque ouvrage que je lis. Dans mes boîtes métalliques s'alignent des milliers de fiches, roses pour les romans...

  • Oeuvres de Gilbert * "Poussière"

    08 août 2008 ( #Gilbert )

    "... Un mercredi des Cendres, tout bascula. Le halètement à ses côtés la réveilla avant l'aube. Sur l'oreiller voisin, une face bouffie cherchait avidement son souffle. A l'hôpital, le verdict fut celui qu'elle redoutait : allergie à la poussière. Nuit...

  • Oeuvre de Gilbert * "A" (suite et fin)

    07 septembre 2009 ( #Gilbert )

    [...] La première définition en appelle d'autres. Comment la comprendre si on ignore le sens des mots qui la composent : "voyelle", "lettre", "première", "alphabet" ? Comment la comprendre, sans courir aux autres tomes et détruire l'ordre alphabétique...

  • Bribes de mémoire 53. Berlin parano 1.

    13 décembre 2009 ( #mémoires )

    Retour à Berlin, après les escapades sentimentales de la jeunesse vagabonde. Les années 70... Quand j'y repense, tout s'est terriblement accéléré pour moi ces années-là. 1971 : je rentre de Leningrad, je termine la fac et je commence à enseigner dans...

  • Oeuvre de Gilbert * Les saisons (extrait)

    05 octobre 2008 ( #Gilbert )

    [...] La femme: Les Vivaldi! Vous dites qu'ils étaient quatre. L'homme: Je parle des "Quatre saisons". Au téléphone, il y en a quatre mais dans la réalité... La femme: ... y en a plus. D'ailleurs, c'était bizarre comme chiffre. Ils auraient pu nous en...

  • Bribes de mémoire 13. De l'amour maternel...

    02 octobre 2008 ( #mémoires )

    Ma mère vient de repartir après quinze jours passés avec moi en France. Nous ne nous sommes pas vues depuis quatre mois, depuis ma dernière visite en Hongrie; visites qui constituent toujours et d'année en année davantage, de douloureuses et nostalgiques...

  • Oeuvre de Gilbert * La Trilogie Armstrong (inédit et inachevé) 10.

    19 janvier 2010 ( #Gilbert )

    Séverine est moins douée que moi pour les langues étrangères. Les guillemets la rassurent. A la sortie de l'hôpital, elle fait des pirouettes et des sauts périlleux, comme la gymnaste qu'elle fut, dans son enfance. Je pourrais lui montrer qu'elle avance...

  • Oeuvre de Gilbert * "Ruminants"

    06 juin 2009 ( #Gilbert )

    D'où tiennent-ils cet air triste ? Une pitance amère ? Impossible ! En Thiérache, l'herbe est grasse, les pâtures réputées. La disparition progressive des trains ? Ces boeufs sont habitués, depuis longtemps, aux voitures, aux tracteurs dont ils savent...

  • Bribes de mémoire 30. "L'élite du pays"...

    04 avril 2009 ( #mémoires )

    Le professeur Lorant du Perroquet de Budapest dit à un endroit : "Le populaire me faisait peur alors, et, je le crains, encore aujourd'hui. " Sa sincérité est louable tout au long du récit. Un pacte à la manière de Rousseau dans ses Confessions : "un...

  • Oeuvre de Gilbert * La Trilogie Armstrong (inédit et inachevé) 17.

    17 mars 2010 ( #Gilbert )

    IV. Une fenêtre étroite et grillée, percée très haut de façon qu'on ne pût pas y atteindre, éclairait cette petite pièce claire et sinistre ; et le fou, assis sur une chaise de paille, nous regardait d'un oeil fixe, vague et hanté. Guy de Maupassant,...

  • Oeuvre de Gilbert * "Sexuellement correct"

    16 juin 2009 ( #Gilbert )

    Masculin ? Féminin ? Je n'ai jamais su choisir. Quand se présente un piège, oasis, azalée, j'opte pour le mutisme. Depuis que je sais qu' amour change de genre au pluriel, je vis chaste, insensible. J'habite Valenciennes. Une chance, tant je redoute les...

  • Oeuvre de Gilbert * "Jusqu'au cri fou qui se rapproche"

    06 avril 2009 ( #Gilbert )

    [...] La tasse arrive et l'addition mais sans les sucres et la cuillère. Doit-elle réclamer ? Elle opte pour le silence, par crainte du scandale. Elle n'a rien commandé, n'a pas d'argent pour tant de parallélépipèdes bleus. Carré, rectangle tourmenté,...

  • Bribes de mémoire 8. Le sacrifice du cochon

    22 août 2008 ( #mémoires )

    Une effervescence palpable précède cet événement majeur de l'hiver, avec Noël et Nouvel An : on prépare les ustensiles remisés le reste de l'année, on frotte le grand chaudron qui ne sert qu'à ce moment-là et qui attendait au grenier, recouvert de l'intérieur...

  • Oeuvre de Gilbert * "Le prisonnier"

    25 avril 2009 ( #Gilbert )

    A tâtons, ses mains explorent l'espace, de centimètre en centimètre. Elles progressent, à l'horizontale, avec prudence, craignant de raccourcir l'intervalle des pulsations, d'accentuer la douleur, minuterie logée à l'intérieur de son cerveau. La fraîcheur...

  • Gilbert * Oeuvres

    27 juillet 2008 ( #Gilbert )

    "... La promenade date de 1821, quand j'habitais encore Milan ou la Turquie déjà. Une rapide soustraction m'accorde trente-huit ans. Mathilde va naître dans un siècle, Mathilde ou plutôt R., sans croix sous l'initiale, juste une étoile comme au plafond...

  • Oeuvre de Gilbert * Un roman de Bacon illustré par Kafka

    18 juillet 2009 ( #Gilbert )

    Une toile le représente en 1999. Francis Bacon est assis sur une chaise de bureau, socle d'aluminium, siège noir, dossier jaune. Penché au-dessus d'une table sans pieds, directement fixée dans l'ocre jaune du mur, il écrit. Le dernier livre. Son corps...