Le blog de Flora

Cinéma feel good contre les ravages du fric tout puissant

5 Février 2025, 18:01pm

Publié par Flora bis

   Espérer... Depuis un bon moment déjà, j'ai du mal, malgré les injonctions d'amis optimistes  -  ou aveugles volontaires qui refusent de voir ou de percevoir les signes que ce monde devenu fou, surpeuplé, violent nous envoie, inarrêtable dans sa course vers son autodestruction. Pourvu que j'aie tort!...

   L'élection de Trump est symptomatique, tout sauf du hasard. Même là, malgré tout, les optimistes incurables espèrent : ce n'est pas possible, les forces démocratiques, les peuples, au fond bienveillants, en réunissant leurs forces, vaincront les fous dangereux... Le fanfaron peroxydé et son clown bondissant, imprévisibles et gavés de milliards pour jouer les tout puissants arrivent à nous surprendre. A coup de tornades de décrets, Trump prétend de couper, en un temps record, les noeuds gordiens sur lesquels les (im)puissances molles des démocraties se cassaient les dents, sacrifiant des centaines de milliers d'anonymes, prédestinés, au fond, au sacrifice... En un tournemain, il tord le bras au Canada et au Mexique  -  pour l'exemple ou pour l'avertissement. Il émet le souhait de les acheter, avec le Groenland et le canal du Panama... Dans un premier temps.

   Les guerres ne sont pas vraiment bonnes pour le business. Alors, il se fait altruiste, en arrêtant les saignées mais à sa sauce : il prend les choses en main en mettant Poutine et Zelensky à table pour signer ce qu'il leur a concocté. Avec ses milliards, il reconstruira l'Ukraine contre l'exploitation de son sol pour ses besoins.

   Il transformera Gaza en un Disney Land luxueux, gardant une partie de la population autochtone, nécessaire pour faire tourner la machine, et le reste dispatché dans les pays voisins contre quelques milliards. On est moins sourcilleux à l'odeur du fric! Tant pis pour les principes qui sont pour les rêveurs...

   Le pouvoir illimité de l'argent est en marche triomphal. Le monde entier est à acheter.

   Ridicule que je suis, hier après-midi, en allant au cinéma avec deux amies.

   Nous avons vu "En fanfare" d'Emmanuel Courcol, avec deux acteurs extraordinaires : Benjamin Lavernhe, fin, presque fragile et Pierre Lottin, le frère malchanceux (en apparence) lors de leur séparation à l'adoption. La maladie et la musique les réunissent à nouveau. Scénario très bien écrit en nuances pour ne pas sombrer dans le mélo, suffisamment retenu (l'extraordinaire Pierre Lottin en Jimmy et l'élégance naturel de Benjamin Lavernhe) pour nous fondre en larmes sous la tornade finale du Bolero de Ravel...

   On veut s'accrocher à la beauté et à l'émotion. Est-ce sera suffisant pour faire barrage aux fous?...

 

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