Le blog de Flora

Premières phrases 2.

7 Janvier 2016, 11:51am

Publié par Flora bis

Premières phrases 2.

Début d'année, débuts de romans...

Et si c'était les mêmes promesses, parfois si trompeuses?...

Les premières phrases sont très importantes, par moments accrocheuses, souvent pleines de promesses. Elles sont appelées à stimuler notre imaginaire, à l'inciter à aller plus loin, à ouvrir la porte (les pages) vers le monde merveilleux de l'histoire promise par l'auteur du livre. Il arrive qu'elles installent un pan du décor qui se compose devant nos yeux intérieurs et nous démarrons le film...

* "A Tanger, l'hiver, le café Hafa se transforme en un observatoire des rêves et de leurs conséquences."

(Partir, 2006 Tahar Ben Jelloun)

* "Erika Ewald entra discrètement, sur la pointe des pieds, comme quand on arrive en retard."

(L'amour d'Erika Ewald, 1904 Stephane Zweig trad. N. Taubes)

* "Les hommes ne se séparent de rien sans regret, et même les lieux, les choses et les gens qui les rendirent les plus malheureux, ils ne les abandonnent point sans douleur."

(Le Flâneur des deux rives, 1918 Guillaume Apollinaire)

* "Le matin du samedi 9 janvier 1993, pendant que Jean-Claude Romand tuait sa femme et ses enfants, j'assistais avec les miens à une réunion pédagogique à l'école de Gabriel, notre fils aîné."

(L'Adversaire, 2000 Emmanuel Carrère)

* "Je souhaiterais que mon père et ma mère, ou même tous les deux, car ils y étaient en conscience également tenus, eussent songé à ce qu'ils faisaient quand ils m'engendrèrent."

(La Vie et les Opinions de Tristram Shandy, Gentleman, Laurence Sterne 1759 trad. A. Hédouin)

* "Des deux entrées du café, elle empruntait toujours la plus étroite, celle qu'on appelait la porte de l'ombre."

(Dans le café de la jeunesse perdue, 2007 Patrick Modiano)

* "Doukipudonktan, se demanda Gabriel excédé."

(Zazie dans le métro, 1959 Raymond Queneau)

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2016 est arrivé...

3 Janvier 2016, 17:17pm

Publié par Flora bis

2016 est arrivé...

Le monde est éminemment subjectif... Nous sommes le 3 janvier: un jour comme un autre.

En principe.

Seulement, nous savons que c'est le troisième jour d'une Nouvelle Année.... Nouvelle année, nouvelle ère! Nous nous accordons des chances vierges pour corriger quelques manquements, quelques ratages. Du moins, dans les intentions. Cela durera ou pas, nous essaierons. Nos décisions nous serviront de moteur, pour un temps. L'essentiel, c'est de positiver, n'est-il pas vrai?

Je me suis immergée dans le bain de champagne du bonheur des retrouvailles avec les enfants, en compagnie des parents de ma belle-fille. Dans leur appartement près de la Baie de Somme, faisant fi du temps venteux, du rhume carabiné qui me coupait le souffle, seuls comptaient la bonne ambiance détendue, bien rodée de notre équipe de sept, les plaisirs du palais et les bons rires des parties de cartes! Nos regards émerveillés sur les petites qui deviennent grandes au fil des années et nous nous empressons de profiter de leur présence avant qu'elles ne nous échappent vers leur vie d'adolescentes et d'adultes!

Je suis revenue, mes batteries morales rechargées pour un temps de ces étreintes ardentes et bienfaisantes qui réchauffent la vie solitaire. Mes poumons rabougris se sont gonflés de l'air vivifiant de la Baie, balayée par un vent puissant venu de la mer. Les infinies nuances du gris au vert amande douce se reflétaient dans l'eau oubliée des rigoles à marée basse. Seuls quelques chasseurs et leurs chiens foulaient les fonds mis à nu de la Baie de Somme.

Que la Paix règne sur la Terre!

Que la Joie soit dans tous les coeurs!

Que l'Amour règne parmi les hommes!

Voeux pieux ou pas, douce utopie qui n'a pas la moindre chance de se réaliser, n'empêche qu'ils demeurent nos souhaits fondamentaux, les plus ardents! Pour tous les gens de bonne volonté.

2016 est arrivé...
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2016 est arrivé...

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Voeu pieux mais sincère...

29 Décembre 2015, 19:28pm

Publié par Flora bis

Voeu pieux mais sincère...

Noël est passé, nous sommes entre deux festivités, au milieu du marathon des retrouvailles, des victuailles et d'autres délices du coeur et du palais. Le temps est resté particulièrement clément pour une fin de décembre mais nous sommes conscients que la facture se prépare déjà quelque part. Comme dit le dicton quelque peu énigmatique que je traduis en direct du hongrois "La givre ne râtera pas le chien" ... Avec un peu d'imagination, chacun comprendra le sens profond qui s'en dégage!...

Nous égrenons nos voeux comme les fées - et la sorcière - au-dessus du berceau de la Belle au bois dormant, tout en sachant qu'ils n'engagent que ceux qui y croient. Cependant, nous avons besoin de ce rituel pour tenter de conjurer le mauvais sort: qu'il nous épargne un peu, ainsi que ceux que nous aimons, famille et amis... Puis nous élargissons le cercle à tous les gens de bonne volonté qui sont légion.

Santé, bonheur, paix, prospérité - que demandons-nous pour la nouvelle année? Un peu de sérénité, assurément. Que ce monde qui donne parfois l'impression de s'emballer, d'échapper à tout contrôle de bon sens et de mesure, retrouve PAIX et HARMONIE... Même si nous savons bien que c'est de la pure utopie...

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Frémissement d'avant les fêtes...

21 Décembre 2015, 18:49pm

Publié par Flora bis

Frémissement d'avant les fêtes...

Il y a un frémissement dans l'air... Un frémissement secret, insaisissable qui annonce l'approche des fêtes. Sur la table, les cadeaux s'amoncellent, dans l'attente des papiers brillants et multicolores qui finiront déchirés au fond des poubelles... Peu importe: pendant l'instant qui compte, ils auront fait leur effet!

Les listes se multiplient: listes de cadeaux, de courses à faire pour les préparatifs, d'une multitude de choses à ne pas oublier! Stressant.

Ce samedi, à 7 h du matin, je monte dans un bus pour une journée de respiration que je m'autorise dans la course. Direction Paris, pour visiter deux musées. C'est l'association des Amis du Musée de ma ville qui organise la sortie.

Le premier, en bordure des Bois de Boulogne, je ne le connais pas. Le Musée de Marmottan, joli hôtel particulier accueille l'exposition d'une partie de la collection d'un couple suisse, les Hahnloser. Impressionnistes et quelques post-impressionnistes éblouissent les visiteurs. C'est toujours le même choc émotionnel lorsqu'une oeuvre apparaît devant moi "en vrai" pour la première fois, me permettant d'entrer dans le monde de l'artiste, d'approcher ses couleurs et ses touches de pinceau...

Notre bus nous dépose ensuite près du Jardin du Luxembourg, pour visiter l'exposition "Fragonard amoureux". Sa peinture respire le bonheur, l'esprit libertin, frivole et précieux à la fois, aboutissant à la fin de sa vie dans l'allégorie moralisatrice, annonçant le 19ème siècle.

Avant le départ, en guise de cadeau de Noël, notre chauffeur nous offre une promenade sur l'avenue des Champs Elysées illuminée, noire de monde... Défi aux terroristes qui voulaient mettre à genou l'esprit des fêtes: pendant la journée printanière, au soleil tiède digne d'un mois d'avril, les terrasses des cafés ne désemplissent pas...

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Soirée littéraire entre nous

11 Décembre 2015, 11:42am

Publié par Flora bis

Soirée littéraire entre nous

Avant-hier soir, nous nous sommes réunis chez moi: une dizaine d'enthousiasmes et d'amours de la littérature qui bravions fatigue et froid. Beaucoup d'habitués étaient pris ailleurs en ce mois de décembre si rempli d'événements pressants et intéressants!

J'avais proposé le thème "Mon Paris", "Ma France", poussée par l'ambiance lourde de cet automne, entre attentat et élections aux sinistres présages. J'avais envie d'affirmer que l'amour du pays n'appartient pas exclusivement aux extrêmes qui s'en sont appropriés car celui-ci était abandonné frileusement par les autres...

Moi-même - cela allait de soi - j'ai choisi les écrivains, poètes et artistes étrangers qui sont venus en France, attirés par une culture fantasmée. Confrontés à la réalité, certains ont été déçus, d'autres sont restés, devenus partie intégrante du patrimoine culturel de la France, l'enrichissant tellement bien que beaucoup de Français ne savent même pas qu'ils étaient nés ailleurs!...

Beaucoup d'écrivains étrangers ont choisi la langue française comme langue d'écriture. Ils sont des centaines! Beckett, Ionesco, Sarraute, Tzara, Levinas, Kundera, Alexakis, Cheng, Kristeva, Cioran, Gary, Troyat, Semprun, Carrère-d'Encausse et la liste est encore longue!

Le Russe Andreï Makine, nourri par l'héritage d'une grand-mère française atterrie en Russie, a fini par s'installer en France et obtenir le prix Goncourt (1995) pour son roman "Le testament français". L'Américain Jonathan Littell est primé en 2006 pour "Les bienveillantes", l'Afghan Atiq Rahimi lui emboîte le pas en 2008 pour son roman "Singué sabour", sans parler de Gao Xingjian qui a obtenu le 13ème prix Nobel de la littérature française, avec son roman monumental "La montagne de l'âme". Eduardo Manet, Nancy Huston, Zoé Valdès, Hector Bianciotti, Nina Berberova... et la comtesse de Ségur! Tous ont choisi la langue française pour créer. Certains avaient déjà une oeuvre importante derrière eux dans leur langue maternelle, pour d'autres, la source de l'inspiration a jailli grâce à la langue française. D'évidence, écrire dans une langue d'adoption permet la mise à distance entre l'écriture et les émotions qui la nourrissent.

Les Français sont parfois étonnés quand je leur dis que pour moi, le français est la langue de l'écriture par excellence. Probablement, beaucoup d'entre eux n'ont pas conscience du trésor qu'ils ont reçu à la naissance. Trésor que nous, nés à l'étranger, devons nous approprier de haute lutte, au prix des efforts qui ne prendront fin qu'avec notre dernier jour... Mais quel plaisir intense lorsqu'on a la sensation jouissive de trouver le mot juste à sa juste place!

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Ciel de plomb, décembre...

2 Décembre 2015, 19:21pm

Publié par Flora bis

Ciel de plomb, décembre...

Ce sont des jours de transition: ni chauds, ni froids, ni tension, ni relaxation totales... Le ciel est lourd, tout se teinte de gris et de toutes ses nuances. Deux semaines après la tragédie, les gens se tassent: la morne routine revient car bien obligée, mais sans la soupape de la fête. Comme une gueule de bois.

On prépare Noël sans y penser - sans y croire? C'est si loin, demain...

Anesthésiés? Peut-être. Besoin de rassembler les pièces éparpillées du puzzle. Mettre un peu d'ordre dans nos pensées, dans nos vies. Pour y croire de nouveau, encore et encore. Car sans carburant, le moteur est définitivement mort. Et cela, on ne peut pas se le permettre. Pour les générations futures que nous mettons au monde et qui ne l'ont pas demandé. La responsabilité pour elles nous incombe entièrement.

Je regarde mes petites-filles, magnifiques, intelligentes, sensibles, innocentes. Elles ont tous les talents, détiennent toutes les promesses, même celles de nos rêves morts-nés.

Elles nous font confiance. Nous n'avons pas le droit de les décevoir.

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"Eclipse" * illustration, 2003

27 Novembre 2015, 17:43pm

Publié par Flora bis

"Eclipse"   *   illustration, 2003

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Accords turcs...

22 Novembre 2015, 12:33pm

Publié par Flora bis

Accords turcs...

"Istanbul solistleri"... Hier soir, j'ai reçu une invitation pour un concert de musique turque au théâtre. L'amie qui m'invitait connaissait ma nostalgie inextinguible pour la Turquie et pour Istanbul en particulier.

La musique turque traditionnelle est assez inhabituelle pour l'oreille européenne non initiée. Les instruments ont un aspect et une sonorité inconnus, les harmonies gaies et rythmées donnent en même temps l'impression de mélopées inconsolables. L'ensemble qui s'est produit hier au Phénix est composé des plus éminents représentants de cet art. Le public turc averti s'identifie, se fond littéralement dans les vagues nostalgiques de cette musique aux rythmes parfois endiablés, soumise aux multiples influences des peuples de l'empire ottoman, grecs, juifs, arméniens, albanais, azéris etc.

Pendant notre séjour à Istanbul, dans les années 1980, nous avons assisté plusieurs fois aux concerts de musique traditionnelle ottomane. Ainsi, hier soir, en fermant les yeux, des images me revenaient par vagues: le Bosphore avant tout, sur fond de ciel bleu, survolé par des escadrilles de mouettes voraces et criardes, la ruche infatigable, bruyante et colorée des rues, les boutiques minuscules encadrant un visage jovial et les chats, immanquables et paresseux...

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Pour la paix

15 Novembre 2015, 17:14pm

Publié par Flora bis

Pour la paix

Même pas un an après le grand choc émotionnel du 7 janvier dernier... Nous sommes de nouveau plongés dans l'effroi des massacres, aveugles, fanatiques, obscures. Chacun de nous aurait pu être parmi ces gens profitant de la douceur d'un été indien tardif sur la terrasse d'un café, dans la chaleur d'un concert de rock ou dans la ferveur d'un match de foot.

Que se passe-t-il dans la tête de ces tueurs aveuglés, endoctrinés par des esprits mortifères, à tel point qu'ils préfèrent donner et se donner la mort au lieu de profiter de la beauté unique de la vie?

Cette fois-ci, ils ne se sont pas attaqués à une autre religion ni à l'humour en liberté. C'est une façon de vivre, une façon d'être et de concevoir la vie, avec ses joies et ses légèretés qu'ils voulaient anéantir. La musique, une sortie au restaurant - manifestations coupables et tentations diaboliques à leurs yeux fanatisés... Dans leur aveuglement égaré, ils ne peuvent le supporter. Ce sont des combattants de la mort car ils n'espèrent leur salut que des légendes douteuses d'un paradis hypothétique!

Ils espèrent également allumer le feu sournois de la suspicion entre les gens, contre cette mixité parfois si difficile à réussir. Surtout par temps de crise où celui qui vient d'ailleurs, qui transporte avec lui ses racines, sa langue, ses croyances - sa différence - représente non pas un enrichissement mais un danger: il vient pour manger mon pain...

Bien sûr, chacun doit faire un pas vers l'autre. Celui qui vient d'ailleurs doit s'acclimater avec un certain respect pour ceux qui le reçoivent. Inversement, l'hôte en place doit tendre la main pour que la rencontre demeure harmonieuse. Pour que tout le monde puisse se sentir chez soi, en paix.

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Objets inanimés?...

8 Novembre 2015, 19:52pm

Publié par Flora bis

Objets inanimés?...

"Il y a deux sortes de gens: ceux qui utilisent leurs beaux verres en toute occasion jusqu'à ce que le dernier soit cassé, et ceux qui les gardent en réserve pour une occasion vraiment exceptionnelle." (Catherine Cusset, Confessions d'une radine, 2003)

Je tombe sur cette phrase de Catherine Cusset et mentalement, j'ouvre les portes de mon vaisselier qui contient les verres et les tasses de toute une vie. Je connais la place de chacun, sans même avoir besoin de me lever pour vérifier. Je sais d'où ils viennent, à quelle époque ils ont atterri chez nous et combien de fois ils nous ont suivis dans des cartons de déménagement, ballottés dans des camions ou au fond des containers sur des bateaux. Certains n'ont jamais servi... Souvenirs trop précieux, pour risquer de les briser.

J'hésite. Je connais des gens qui, par ignorance ou par manque d'attention, ne savent pas apprécier les belles choses. Ils sont capables d'enfourner les verres de cristal dans le lave-vaisselle ou de les laisser s'entrechoquer dans une eau mousseuse brûlante... Pareil pour les tasses de porcelaine tellement fines qu'elles ne pèsent rien et qu'elles laissent passer la lumière!... J'aime les regarder parfois, pour leur beauté discrète ou étincelante, ou pour le souvenir qu'elles éveillent en moi. Tel service à café, souvenir de Grand-mère Eva, Limoge raffiné, poids plume que je ne sors qu'aux grandes occasions. Pareil pour le service à dessert qui me rappellera immanquablement ma cousine délicate qui dénichait pour moi des cadeaux originaux. Cet ensemble, en l'occurence, antique porcelaine de cent ans, d'une marque célèbre, elle se l'est procuré chez une vieille institutrice et elle me l'a offert en cadeau de mariage... D'elle, il ne reste plus qu'une tombe et les quelques objets en souvenir, mais ces petites assiettes fines me la font revenir à chaque fois. Je supporterais mal de les abîmer...

Il y en a d'autres, plus rustiques mais tout aussi précieuses. La faïence chatoyante de Rouen me rappelle Mario, le vieux garagiste italien, artiste dans l'âme qui sculptait du bois, et sa douce femme de Normandie... Il y a aussi un drôle de petit flacon en verre épais: cadeau d'un antiquaire d'Istanbul, comme ça, sans raison, pour le plaisir du geste et pour la satisfaction de m'apprendre sa destination: doser le rakı...

Alors, pour revenir à la phrase de Catherine Cusset, suis-je inutilement précautionneuse, ne sachant pas jouir du présent, alors que la vie se consume et les objets me survivront?... Faut-il leur donner une telle importance, au point de m'interdire de les banaliser? Parfois, la tentation m'effleure: tant pis, il n'y a que l'instant qui compte, le futur est incertitude et après nous le déluge!

Je n'y arrive pas...

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