Top articles
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"Eté indien avec chrysanthèmes"
Voici les chrysanthèmes pompons jaunes avec lesquels une vieille dame s'apprête à effectuer son pèlerinage hebdomadaire sur la tombe de son mari, depuis quinze ans... Sa voix croise celles de quatre autres femmes qui, chacune pour des raisons différentes,...
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Honte et culpabilité
"Il n'y a pas de honte quand il n'y a pas de regard de l'autre." (B. Cyrulnik) Parmi mes amies blogueuses hongroises, nous avons évoqué le thème de la honte , à propos d'un texte de E. Hankiss que j'avais cité sur mon blog. L'auteur, à 80 ans passé, y...
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Raison et émotions: dualité ou harmonie?
La question se pose fréquemment dans la vie de tous les jours. Non seulement dans la vie intime, personnelle mais aussi en société où les les acteurs des média, de la politique se servent allègrement des émotions suscitées pour manipuler les foules. C'est...
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Scarlett et la robe bleue
La photo m'est tombée sous les yeux tout à fait par hasard. Scarlett Johansson dans une robe de dentelle couleur saumon qui laisse transparaître sa peau diaphane. Un air du siècle dernier... J'ai lu il y a quelque temps que nos souvenirs ne se trouvent...
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La sortie des cerfs-volants
Le Soleil!... Nous l'attendions depuis si longtemps! La météo nous l'a promis! Échaudés, pourtant, nous gardions nos manteaux et anoraks avec prudence. Samedi, Berck-Plage restait maussade: mauvais augure pour les festivités prévues! Les cerfs-volants...
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Dame Jeanne
Par la fenêtre latérale, je n'aperçois qu'une branche du tilleul. Son balancement rythme, sur le chapelet de mon temps, les secondes qui défilent inexorablement. Le vert insolent des feuilles me suggère le souffle à la fois doux et vigoureux du vent printanier,...
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Mante religieuse
Je sais ce que l'on raconte derrière mon dos! Tu crois que je suis sourde et aveugle? Sourde, peut-être, un peu, surtout quand ça m'arrange... Ca me permet de m'isoler dans ma bulle et d'avoir la paix. Je suis veuve depuis au moins quinze ans, peut-être...
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L'horizon infini
C'était le grand amour, le très grand, le fusionnel comme cela se passe à l'adolescence, l'âge où l'on ne calcule rien puisqu'on ne connaît encore rien à la comptabilité. Une certaine innocence où l'on cherche l'éternité dans le regard de l'autre. Les...
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Enfantement
Devant son clavier, ramassé sur lui-même, il invoque l'intense concentration comme d'autres entrent en prière. Il en appelle au pouvoir mystérieux des mots pour qu'ils lui viennent en aide. Un besoin sourd et impérieux qu'il ressent dans tout son corps...
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Trou noir
J'ai peur du noir. A la cinquantaine bien sonnée, cela semble risible mais c'est plus fort que moi. Un homme si costaud qu'on lui demanderait plutôt protection! Dans le noir, je redeviens petit garçon de deux ans, effrayé par l'énorme couverture qui m'enveloppe...
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Simone au Panthéon
Hier matin, j'ai suivi la cérémonie de la "panthéonisation" de Simone Veil. C'était une belle et émouvante cérémonie, solennelle et sobre à la fois, digne de cette grande dame si aimée et respectée par la majorité des Français jusqu'à la fin de sa vie,...
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László NAGY (1925-1978) * Qui portera l'amour?
QUI PORTERA L'AMOUR ? Une fois mon existence à jamais absorbée, Qui donc vouera un culte au violon du grillon ? Qui soufflera du feu sur les branches frappées de givre ? Qui donc ira s'écarteler sur l'arc-en-ciel ? Qui donc en pleurs enlacera des hanches...
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Yvette Moret, une vie de sage-femme au siècle dernier (extraits)
Dans notre revue littéraire "Hauteurs" n° 13 (mars 2004), j'ai recueilli et retranscrit le témoignage d'une sage-femme qui a commencé ses activités à domicile, juste après la deuxième guerre mondiale. En relisant l'entretien (j'ai supprimé mes questions),...
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yvette Moret, une vie de sage-femme au siècle dernier (extraits) 4.
Il n'y avait qu'un médecin qui acceptait d'y aller. Un jour, en arrivant, il tombe en plein milieu d'une scène de ménage. La femme allait balancer un pot de crème à la figure du mari, et en ouvrant la porte, c'est le médecin qui l'a reçu. Furieux, il...
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Attila József (1905-1937) * "Ma mère"
Ma mère Je la vois, tenant son bol à deux mains. Le soir tombait, c'était dimanche. Elle souriait en silence, Assise un peu dans la pénombre. Elle apportait, de chez Son Excellence, Une assiettée, tout son dîner. Nous nous couchions et je songeais Qu'eux...
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L'hymne national de la Hongrie * Magyar himnusz
Lors des événements solennels, à la radio et plus tard à la télé ou dans la "vraie vie", j'ai souvent entendu et même chanté l'hymne national, jamais galvaudé. Ce qui reste cependant le souvenir le plus vif de mon enfance, c'est le moment après le douzième...
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Endre Ady (1877 - 1919) * La statue d'or de Léda
Par jeu ne me trompant jamais Coulée en or, tu sourirais A mon chevet. Diamants verts seraient tes yeux, Roses d'opale tes seins, deux Rubis tes lèvres. Belle statue d'or immortelle, Tu me serais enfin fidèle, O maléfique. En quelque lieu que soit ton...
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János Pilinszky : La passion de Ravensbrück
LA PASSION DE RAVENSBRÜCK Il sort du rang. Dans un carré de silence il s'arrête. Comme une image projeté vacillent Une casaque, une tête de forçat. Il est effroyablement seul, On voit les pores de sa peau : De ce qui est lui tout est immense, De ce qui...
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Arpád Tóth (1886-1928) * Aube sur les boulevards
Aube sur les boulevards Le petit jour était gris sale. Les boutiques Dormaient encore, les yeux vitreux. Mal réveillés, Les concierges poussaient, d'un balai lymphatique, Djinns de mauvaise humeur et lutins lunatiques Dans le désert pierreux, poussière,...
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Attila József (1905-1937) * "Contre ton sein..." (Ha nem szoritsz...)
CONTRE TON SEIN. .. Contre ton sein oublie un jour de me serrer, Moi qui suis à toi tellement !... Aussitôt les voleurs me viendront enlever Et toi qui rêvais, l'air content, Tu t'effondreras en pleurs sur ce canapé. Songeant au fol orphelin si loin échappé....
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Miklós Radnóti (1909-1944) * "Bien longtemps..."
Bien longtemps je t'ai celée Bien logtemps je t'ai celée, comme l'arbre en son feuillage le fruit lentement mûri ; et, lucide fleur de glace sur le miroir de la vitre, dans mon esprit tu fleuris... Et je sais ce que veut dire ta main dans ta chevelure...
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Miklós Radnóti * Décembre (December)
DECEMBRE (in " Calendrier") A midi le soleil Est une pleine lune argentée Qui perce à peine les nuages. Et la brume est un oiseau lent. Pendant la nuit la neige tombe. Il y a dans le noir le frôlement d'un ange. Toujours plus près, toujours sans bruit,...
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Attila József (1905-1937) : Pose ta main (Tedd a kezed)
POSE TA MAIN Là sur mon front Pose ta main Comme si ta main Etait ma main Serre-moi fort Comme à la mort Comme si ma vie Etait ta vie Et aime-moi Comme à bonheur Comme si mon coeur Etait ton coeur traduction: Francis Combes POSE TA MAIN Là, sur mon front,...
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Ágnes Nemes Nagy (1922-1992): Le soleil s'est couché (Lement a nap)
LE SOLEIL S'EST COUCHÉ Le soleil s'est couché. Non. Il est là. On dit qu'il s'est couché mais le firmament tient encore dans le creux de sa main cet autre soleil, qui lui ressemble à s'y méprendre, tel ce corps de verre du sablier d'où s'est déjà écoulé...
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Sándor Weöres (1913-1989) : Pastorale
PASTORALE L'ombre glisse à ta peau un reflet vert, Tout enténébrés deviennent tes yeux, Ton haleine chavire à mon épaule, Ta bouche-papillon est sur mon cou. Le battement de ton coeur dans le mien, Des sarments tendus enlacent ma taille, Tu es autour...