Top articles
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György PETRI (1943-2000) : Curriculum mortis
CURRICULUM MORTIS Qui ceci, qui cela, on panique, on rangeotte. Qui l'eût su, qui l'eût cru, on dévide sa vie comme le fil à quenouille. J'avais l'espoir, dans mon jardin d'un beau semis de poésie ; je bricole comme un vieux, comme un vieux dans l'appenti....
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Miklós Radnóti (1909-1944) : Extraits de son journal (Napló)
Je lis et relis le journal de Radnóti. Outre mon attirance pour le genre journal intime, le destin de ce poète me fascine dans son irrépressible soif de la beauté à une époque où la barbarie triomphait. Il est docteur en philologie et n'a pas le droit...
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János Pilinszky (1921- 1981) * TROIS COURTS POÈMES
DÉTRÔNEMENT Nous passons à ton cou, écrite sur une pancarte, ton histoire. traduction: Maurice Regnaut TRÓNFOSZTÁS Táblára írva nyakadba akasztjuk történeted. FINAL Moi, je me tiens peut-être au milieu. C'est peut-être le soir. Peut-être le crépuscule....
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Krisztina TÓTH (1967 -) : Amoureux (Szerelmesvers)
AMOUREUX Effet trompe-l'oeil du filtre du feuillage, jet lumineux. Tout est gorgé de cette lumière qu'émet son être. S'il se retourne, il regarde à travers mes yeux. Début d'automne, fatigué de sa propre lumière. Toujours il me fascine par le rayonnement...
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Miklós Radnóti (1909-1944) : Ta main droite sous ma nuque (Tarkómon jobbkezeddel)
TA MAIN DROITE SOUS MA NUQUE Ta main droite sous ma nuque, cette nuit j'étais couché. J'avais du souffrir hier... : "Reste ainsi!" t'ai-je imploré... J'écoutais dans tes artères le sang, le sang circuler. A l'approche de minuit le sommeil soudainement...
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Ágnes Gergely (1933 - ) * Femme stérile (Meddő asszony)
FEMME STÉRILE Elle ne connaît pas la gestation. Sa chair ne s'ouvre qu'à la passion. Dans les éclats d'instants du partage elle en ignore le prolongement, les étoiles lui parlent autrement, elle trébuche, trébuche sur le méridien, se lève puisqu'elle...
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Ágnes Nemes Nagy (1922-1991) : Nuit
NUIT Je n'avais vu pareille nuit Vu rien de plus noir que ce noir Un fouet qui cingle est cette pluie Délivrez-nous du mal ce soir Délivrez-nous du mal ce soir Je n'avais vu pareille nuit Du ciel monte un grand cheval noir Le haut du ciel s'épanouit....
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Sándor Márai * Fin de semaine (Hétvége)
Juste après les trois jours passés à Venise, comme un fait exprès, je suis tombée sur un petit volume, dans une librairie hongroise où je suis entrée glaner quelques lectures pour l'année à venir. "Une nuit à Venise", nouvelles vénitiennes d'écrivains...
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Sol invictus
Les livres savants nous apprennent que la lumière intense, le soleil déclenche dans notre cerveau la sécrétion d'une hormone, la sérotonine, un neurotransmetteur qui se met à booster tout d'un coup nos énergies somnolentes par des mois interminables passés...
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Divagations
"(...)Le tourment est loin d'être apaisé: il va et vient, tourne en rond comme de l'eau sale, charriant les détritus de la crue violente et inattendue... Il menace de lui arriver jusqu'au menton, jusqu'à la bouche pour le noyer. Toujours, les images surgissant...
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István Örkény (1912-1979) * "Amour-propre professionnel"
Je ne suis pas facile à abattre! J'ai la maîtrise parfaite de mes émotions. Je ne laissai rien paraître, pourtant, le labeur acharné de toute une vie, la reconnaissance de mes talents, tout mon avenir étaient en jeu. - Je suis artiste animalier, dis-je....
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Françoise Héritier : Le Sel de la vie
C'est un petit livre d'à peine 90 pages et il se retrouve parmi les meilleures ventes depuis des mois, faisant un clin d'oeil à des mastodontes à chiffres de la jungle éditoriale! Moi-même je l'ai découvert dans l'émission de François Busnel, "La Grande...
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Abandon
En apparence, seulement par souci trompeur, la maison garde son aspect familier. Les petits rideaux amidonnés sont en place, le balai n'a pas bougé de sa position habituelle. Le chauffage répand une chaleur réconfortante, cependant, quelque chose manque....
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Éloge de la durée
Toujours en écho au livre d'Alain Badiou et de Nicolas Truong, je ne peux résister à la publication de cette photo parue dans le Télérama de la semaine passée. Première réaction : choqués ? Les vieux corps nus ne se montrent guère. Dans un geste intime...
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Gyula Illyés (1902-1983) : Le vent, le flot, le cerveau
Il existe plusieurs versions de ce poème en français. A chacun en choisir la sienne. Ceux qui connaissent le hongrois, une fois de plus, constateront que, décidément, "traduction = trahison", le poème n'obéit qu'à sa propre musicalité, profondément ancrée...
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Gyula Juhász (1883 - 1937) * Je ne me souviens plus...
MILYEN VOLT... Milyen volt szőkesége, nem tudom már, De azt tudom, hogy szőkék a mezők, Ha dús kalásszal jő a sárguló nyár S e szőkeségben újra érzem őt. Milyen volt szeme kékje, nem tudom már, De ha kinyílnak ősszel az egek, A szeptemberi bágyadt búcsuzónál...
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Bribes de mémoire 46. Rendez-vous avec les fantômes
J'ai perdu plusieurs jours à transgresser la règle que je m'étais fixée : surtout, me méfier du deuxième étage et de son capharnaüm de tous les dangers ! Je savais que m'y attendaient des lettres, des cahiers, des photographies et des bouts de papier...
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Bientôt la rentrée
Les pages des blogs, les conversations au téléphone ou aux derniers rayons du soleil estival dans le jardin, bruissent du même thème: la rentrée... Pendant longtemps, cette période de recommencement, à l'odeur des livres et des salles de classe, m'était...
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Tri sélectif... du passé
Je regarde au fond de la benne où je viens de jeter une bonne trentaine de toiles et de dessins sous-verre. Ils gisent pêle-mêle, écrasés les uns sur les autres, les verres brisés, les toiles éventrées. Un monsieur de passage en sauve deux in extremis....
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Petite pause de printemps...
J'avais juré sur tous les saints que je ne remettrais plus les pieds au Salon du Livre de Paris, ni dans un autre salon, ni c ette année, ni après (voir Retour du Salon... ). Je tiens ma promesse, à moitié. Je ne peux résister à la tentation d'y faire...
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A propos de Luchini
Cet après-midi, j'ai bien sacrifié deux heures de mon temps pour regarder Vivement dimanche de Michel Drucker. Je sais, plonger dans la grande communion populaire télévisuelle du dimanche après-midi, c'est comme avouer son attirance pour les horoscopes...
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Pèlerinage tardif
La voiture quitte la nationale et emprunte une route départementale défoncée en direction du village. Le bout du monde ! J’ai toujours eu l’impression qu’il n’y avait plus rien après. Que seuls les initiés pouvaient connaître où menait le chemin en légers...
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Amelie Nothomb * portrait (2001)
Ce portrait a une petite histoire. Pour la préparation du N° 4 de notre revue, nous voulions faire un dossier sur Amélie Nothomb. Je lui ai donc écrit une lettre de ma main, chez Albin Michel, sans trop d'illusion de réponse, vu les "kilomètres" de queue...
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Extrait... projet...
Extrait d'un texte destiné à être "mise en espace" fin octobre, début novembre si tout va bien. Le motif, cependant, sera assez fondamental dans un projet plus ambitieux... Si tout va bien. "(...) Le jour des noces, nous n’étions pas nombreux autour de...
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Terre brûlée * microfiction
Je l'ai tué, oui. Je n'avais pas d'autre issue. Prise au piège comme un rat. Des années de torture, physique et mentale. Je l'ai poussé dans l'escalier, il s'est empalé sur son couteau. Le couteau long et effilé avec lequel il me menaçait quelques minutes...