Le blog de Flora

Top articles

  • Divagations

    03 février 2019 ( #écriture )

    "(...)Le tourment est loin d'être apaisé: il va et vient, tourne en rond comme de l'eau sale, charriant les détritus de la crue violente et inattendue... Il menace de lui arriver jusqu'au menton, jusqu'à la bouche pour le noyer. Toujours, les images surgissant...

  • István Örkény (1912-1979) * "Amour-propre professionnel"

    09 mai 2011 ( #traductions )

    Je ne suis pas facile à abattre! J'ai la maîtrise parfaite de mes émotions. Je ne laissai rien paraître, pourtant, le labeur acharné de toute une vie, la reconnaissance de mes talents, tout mon avenir étaient en jeu. - Je suis artiste animalier, dis-je....

  • Françoise Héritier : Le Sel de la vie

    16 juillet 2012 ( #Les mots des autres )

    C'est un petit livre d'à peine 90 pages et il se retrouve parmi les meilleures ventes depuis des mois, faisant un clin d'oeil à des mastodontes à chiffres de la jungle éditoriale! Moi-même je l'ai découvert dans l'émission de François Busnel, "La Grande...

  • Abandon

    18 mars 2013 ( #réflexions )

    En apparence, seulement par souci trompeur, la maison garde son aspect familier. Les petits rideaux amidonnés sont en place, le balai n'a pas bougé de sa position habituelle. Le chauffage répand une chaleur réconfortante, cependant, quelque chose manque....

  • Éloge de la durée

    24 novembre 2009 ( #réflexions )

    Toujours en écho au livre d'Alain Badiou et de Nicolas Truong, je ne peux résister à la publication de cette photo parue dans le Télérama de la semaine passée. Première réaction : choqués ? Les vieux corps nus ne se montrent guère. Dans un geste intime...

  • Gyula Illyés (1902-1983) : Le vent, le flot, le cerveau

    19 avril 2013 ( #traductions )

    Il existe plusieurs versions de ce poème en français. A chacun en choisir la sienne. Ceux qui connaissent le hongrois, une fois de plus, constateront que, décidément, "traduction = trahison", le poème n'obéit qu'à sa propre musicalité, profondément ancrée...

  • Gyula Juhász (1883 - 1937) * Je ne me souviens plus...

    25 juin 2009 ( #traductions )

    MILYEN VOLT... Milyen volt szőkesége, nem tudom már, De azt tudom, hogy szőkék a mezők, Ha dús kalásszal jő a sárguló nyár S e szőkeségben újra érzem őt. Milyen volt szeme kékje, nem tudom már, De ha kinyílnak ősszel az egek, A szeptemberi bágyadt búcsuzónál...

  • Bribes de mémoire 46. Rendez-vous avec les fantômes

    07 octobre 2009 ( #mémoires )

    J'ai perdu plusieurs jours à transgresser la règle que je m'étais fixée : surtout, me méfier du deuxième étage et de son capharnaüm de tous les dangers ! Je savais que m'y attendaient des lettres, des cahiers, des photographies et des bouts de papier...

  • Bientôt la rentrée

    29 août 2012 ( #mémoires )

    Les pages des blogs, les conversations au téléphone ou aux derniers rayons du soleil estival dans le jardin, bruissent du même thème: la rentrée... Pendant longtemps, cette période de recommencement, à l'odeur des livres et des salles de classe, m'était...

  • Tri sélectif... du passé

    03 mai 2012 ( #réflexions )

    Je regarde au fond de la benne où je viens de jeter une bonne trentaine de toiles et de dessins sous-verre. Ils gisent pêle-mêle, écrasés les uns sur les autres, les verres brisés, les toiles éventrées. Un monsieur de passage en sauve deux in extremis....

  • Petite pause de printemps...

    26 mars 2010 ( #réflexions )

    J'avais juré sur tous les saints que je ne remettrais plus les pieds au Salon du Livre de Paris, ni dans un autre salon, ni c ette année, ni après (voir Retour du Salon... ). Je tiens ma promesse, à moitié. Je ne peux résister à la tentation d'y faire...

  • A propos de Luchini

    06 février 2011 ( #réflexions )

    Cet après-midi, j'ai bien sacrifié deux heures de mon temps pour regarder Vivement dimanche de Michel Drucker. Je sais, plonger dans la grande communion populaire télévisuelle du dimanche après-midi, c'est comme avouer son attirance pour les horoscopes...

  • Pèlerinage tardif

    29 janvier 2019 ( #écriture )

    La voiture quitte la nationale et emprunte une route départementale défoncée en direction du village. Le bout du monde ! J’ai toujours eu l’impression qu’il n’y avait plus rien après. Que seuls les initiés pouvaient connaître où menait le chemin en légers...

  • Amelie Nothomb * portrait (2001)

    13 mars 2010 ( #images )

    Ce portrait a une petite histoire. Pour la préparation du N° 4 de notre revue, nous voulions faire un dossier sur Amélie Nothomb. Je lui ai donc écrit une lettre de ma main, chez Albin Michel, sans trop d'illusion de réponse, vu les "kilomètres" de queue...

  • Extrait... projet...

    15 août 2018 ( #littérature )

    Extrait d'un texte destiné à être "mise en espace" fin octobre, début novembre si tout va bien. Le motif, cependant, sera assez fondamental dans un projet plus ambitieux... Si tout va bien. "(...) Le jour des noces, nous n’étions pas nombreux autour de...

  • Terre brûlée * microfiction

    25 novembre 2012 ( #microfictions )

    Je l'ai tué, oui. Je n'avais pas d'autre issue. Prise au piège comme un rat. Des années de torture, physique et mentale. Je l'ai poussé dans l'escalier, il s'est empalé sur son couteau. Le couteau long et effilé avec lequel il me menaçait quelques minutes...

  • Dezsö Kosztolányi (1885-1936) *Alouette (Pacsirta)

    17 juin 2009 ( #traductions )

    Dezsö Kosztolányi, une des figures éminentes de la littérature hongroise de l'entre-deux-guerres, poète, journaliste, romancier et traducteur est né à Szabadka (Subotice dans l'actuelle Serbie). Il mène une vie boulimique d'écriture dans tous les genres,...

  • Miklós Radnóti (1909-1944) : Et cruelle aussi (És kegyetlen)

    04 juillet 2011 ( #traductions )

    ET CRUELLE AUSSI Ma mère est morte, ainsi que mon père et mon frère jumeau, et la petite soeur de ma femme, et sa grande soeur et son mari. Beaucoup sont morts, sans crier gare, et quand en rêve nous faisons bombance, au soir, nous entendons sous leurs...

  • Sándor Kányádi (1929-): Avant-propos (Előhang)

    14 avril 2011 ( #traductions )

    Sándor Kányádi, poète hongrois de Roumanie, est né en Transylvanie, au pays des Sicules, partie intégrante de la Hongrie jusqu'au traité de Versailles, clôturant la première guerre mondiale. AVANT-PROPOS il y a des contrées de superbes paysages où l'amertume...

  • György SOMLYÓ (1920-2006) : Elle dort (Alszik)

    26 février 2011 ( #traductions )

    György Somlyó, grand poète de la génération de l'après-guerre, fils du poète Zoltán Somlyó. Poète, essayiste, traducteur de Valéry, Balzac, Shakespeare, Borges, Anouilh, Gide etc., a vécu quelques années en France et en Italie. Le poème ci-dessous est...

  • Dezső Kosztolányi (1885-1936) : Anna La Douce (Édes Anna)

    16 septembre 2010 ( #traductions )

    Poète, journaliste, romancier, traducteur, Kosztolányi fut un esprit brillant de la vie littéraire du début du 20e siècle. Voici un extrait de "Mémoires de Hongrie" de Sándor Márai, évoquant la figure du journaliste Kosztolányi: (...) Kosztolányi créait...

  • Les bateaux de croisière à Venise...

    13 mars 2012 ( #réflexions )

    Non, vous ne rêvez pas! Du moins, moi, ça ne me fait pas rêver du tout! Le bâtiment (dans tous les sens du terme) qui barre la vue sur la Lagune, au bout de la place San Marco à Venise, est bel et bien un bateau de croisière! On pourrait presque jeter...

  • Le plus beau métier du monde?...

    09 septembre 2012 ( #réflexions )

    On pourrait me rétorquer que mon indéfectible nostalgie est à remiser aux oubliettes d'une époque révolue... Depuis mes quelques années de pratique dans l'enseignement, les élèves, l'école, la société ont changé... Certes. Je reste pourtant persuadée...

  • János Pilinszky (1921-1981) : Question

    29 avril 2011 ( #traductions )

    QUESTION Que nous sommes loin des arbres de l'Eden! Ce fier oiseau de notre monde, nous devenons dans son bec poussière. La vague gèle, le battement, le clapotis s'arrête, se fendent les évidences. De n'importe où une phrase peut-elle venir de n'importe...

  • Yin et Yang

    10 octobre 2010 ( #microfictions )

    Elle regarde sa tête penchée sur le livre, la main droite la soutenant, son dos qui a perdu la ligne svelte et musclée qu'il gardait durant tant d'années. Ce n'était pas déplaisant de déjouer la rivalité des essaims de filles autour de lui. Il n'avait...