Le blog de Flora

János Pilinszky : La passion de Ravensbrück

9 Janvier 2010, 11:20am

Publié par Flora

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LA PASSION DE RAVENSBRÜCK

Il sort du rang.
Dans un carré de silence il s'arrête.
Comme une image projeté vacillent
Une casaque, une tête de forçat.

Il est effroyablement seul,
On voit les pores de sa peau :
De ce qui est lui tout est immense,
De ce qui est lui tout est minuscule.

Et c'est tout, pour le reste,
Ce fut tout simplement ceci :
Il oublia de crier
Avant de tomber à terre.


traduction : T. Gorilovics 

 

Ravensbrücki passió

 

Kilép a többiek közűl,
megáll a kockacsendben,
mint vetitett kép hunyorog
rabruha és fegyencfej.

Félelmetesen maga van,
a pórusait látni,
mindene olyan óriás,
mindene oly parányi.

És nincs tovább. A többi már,
a többi annyi volt csak,
elfelejtett kiáltani
mielőtt földre roskadt.


Pilinszky, poète et ardent catholique a été profondément marqué par la visite d'un camp de concentration après la guerre. Toute une série de poèmes en témoignent.

 

 

 

Commenter cet article
C
<br /> non nous ne nous connaissons pas. Internet est le seul monde qui m'a fait ouvrir l'oeil sur toi.<br /> Pour l'instant.<br /> Pour l'instant car voila que sans même t'avoir vu, j'en arrive à te demander un service.<br /> Qui a dèjà su chose si incongrue.<br /> <br /> Je suis amoureux d'une jeune femme hongroise. Rencontrés grâce aux cours hasardeux du voyage, c'est beaux et bons la littérature et le dessin qui nous a uni. J'ai besoin d'aller à Budapest vite car<br /> j'ai peur qu'elle ne file à travers le filtre de l'adage(messze szemek messze szív).<br /> Voilà, ma question est très simple. Serais tu en connaissance, quelconque soit elle, d'une personne qui effectuerait bientot un trajet arrangeur(france>hongrie, ou meme autriche>budapest)<br /> Faulte d'argens n'est douleurs sans pareils. (cf. Rabelais)<br /> J'espère que tu comprendras le désarroi dans lequel je me trouve. Désarroi auquel ton aide pourrait mettre fin.<br /> Pardonne la romance de cet email. La situation me le permet.<br /> Pourquoi ici? pourquoi sur Ce poème?<br /> >où d'autre. Il s'y prête.<br /> <br /> <br />
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F
<br /> Hélas, je ne peux être d'aucune aide dans ce domaine...<br /> <br /> <br />
F
<br /> L'intensité des mots, brefs et puissants, à l'image des coups de feu: on n'y résiste pas, en nous quelque chose s'écroûle à la lecture de ces mots!<br /> Chère Flora, je ne vais plus avoir de connexion internet pendant un bon moment. Plus de mots et d'images...<br /> <br /> <br />
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F
<br /> Très juste! Et la traduction n'est pas mauvaise du tout.<br /> <br /> Chère Françoise, tu me manqueras sur ton blog comme sur le mien, reviens vite! <br /> <br /> <br />
L
<br /> J'ai fait aussi l'expérience de la visite de tels lieux. Je ne pourrais pas la mettre en mots d'autant que cet auteur avec émotion nous met en face de l'innommable : il oublia de crier avant de<br /> tomber à terre : c'est... bouleversant !<br /> <br /> <br />
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F
<br /> Tu as raison : il faut posséder "l'instrument" de l'écrivain, plus encore, peut-être, du poète, pour exprimer cette émotion à l'état pur...<br /> Ceci dit, je crains que ceux qui seront encore et toujours capables de tels actes, restent imperméables à de telles émotions.... <br /> <br /> <br />
J
<br /> Surtout ne pas commenter. Superbe. un poème qui s'adresse directement à moi. j'aurais aimé l'écrire.<br /> Amitiés plus que glacée<br /> José<br /> <br /> <br />
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F
<br /> Ce qui est admirable (pour moi) chez Pilinszky, c'est ce langage tellement épuré qu'il ne reste que l'impact...<br /> <br /> <br />