János Pilinszky : La passion de Ravensbrück

LA PASSION DE RAVENSBRÜCK
Il sort du rang.
Dans un carré de silence il s'arrête.
Comme une image projeté vacillent
Une casaque, une tête de forçat.
Il est effroyablement seul,
On voit les pores de sa peau :
De ce qui est lui tout est immense,
De ce qui est lui tout est minuscule.
Et c'est tout, pour le reste,
Ce fut tout simplement ceci :
Il oublia de crier
Avant de tomber à terre.
traduction : T. Gorilovics
Kilép a többiek közűl,
megáll a kockacsendben,
mint vetitett kép hunyorog
rabruha és fegyencfej.
Félelmetesen maga van,
a pórusait látni,
mindene olyan óriás,
mindene oly parányi.
És nincs tovább. A többi már,
a többi annyi volt csak,
elfelejtett kiáltani
mielőtt földre roskadt.
Pilinszky, poète et ardent catholique a été profondément marqué par la visite d'un camp de concentration après la guerre. Toute une série de poèmes en témoignent.