Adieu à l'été

Bientôt septembre... L'été sera derrière nous, caniculaire même dans le Nord. Et pendant les deux semaines en Hongrie, le thermomètre a fréquemment grimpé jusqu'au 46°...
La chaleur s'adoucit à présent et nous commençons à apprécier vraiment ses dernières caresses. Les nuits s'allongent. Quelques feuilles sèches des platanes de l'avenue St-Roch voisine arrivent dans mon jardin comme des messagers des mois à venir... Cycles immuables, destinés à nous rassurer de l'illusion de notre éternité.
Les petites sont parties, après un mois passé ensemble, avec ou sans leurs parents. Temps dense, temps béni que l'on savoure d'autant plus que la partie haute du sablier commence à se vider. Que restera-t-il des années d'une vie si brève? Essentiellement les moments doux et fugitifs des rencontres amicales et la chaleur intense et réparatrice de se serrer l'un contre l'autre familiale. Des échanges, avec ou sans les mots. Des sourires, des regards (mouillés parfois par l'émotion), des douleurs fugaces et des rires libérateurs...
Tout le reste deviendra mirage, souvent trompeur, toujours évanoui à la fin...



/image%2F0554474%2F20170630%2Fob_f610d7_img-0228.jpg)
/image%2F0554474%2F20170630%2Fob_7ab70e_img-0229.jpg)
/image%2F0554474%2F20170630%2Fob_f56a37_img-0231.jpg)
/image%2F0554474%2F20170630%2Fob_55a40e_img-0233.jpg)



FAUT EN PROFITER, nous souffle l'urgence; par ici, on ne sait pas quand la période pluvieuse nous tombe dessus, manne des îles britanniques toutes proches. Ainsi, on ne s'installe jamais dans l'insouciance de l'été: un sévère rappel à l'ordre peut arriver à tout moment et il convient de se protéger de la mauvaise surprise en se tenant prêts... Par contre, chaque instant clément est reçu comme un cadeau précieux.
/image%2F0554474%2F20170528%2Fob_3460e0_rodin-balzac-2.jpg)
/image%2F0554474%2F20170528%2Fob_da133e_balzac-side-2.jpg)