Sérénité
J'ai écrit sur ce blog il y a peu, avec Aznavour: "Je hais les dimanches..." Me voici au soir de celui-ci, presque sereine. Sereine... Je prends mes précautions. Je freine mes ardeurs avant d'écrire "heureuse"...
Le bonheur me semble un état si fragile, lointain, inatteignable... Tellement fugace qu'il est accompagné, la plupart du temps, par une sourde angoisse de le perdre... Peur qu'il ne se dérobe, juste après avoir laissé échapper quelques gouttes de son nectar, de ce breuvage des dieux... Contentons-nous de la "sérénité", précieuse et moins violente que le bonheur.
Que faut-il pour vous saupoudrer de ce bien-être soudain, après une semaine oppressante derrière des volets presque entièrement baissés à cause de vulgaires tringles à rideaux effondrées qui vous exposent en vitrine au regard des passants? Justement, je crois que ces jours vécus en apnée contribuent au soulagement ressenti grâce à l'intervention de sauvetage des enfants qui ont raccroché - provisoirement - les voilages blanc immaculé, laissant ainsi passer un soleil radieux toute la journée! Le dernier, peut-être, avant la grisaille. J'ai comblé le manque de toute la semaine. Chacune de mes cellules s'est gorgée de particules de soleil.