Le blog de Flora

Endre Illés (1902-1986) * Extraits

28 Janvier 2010, 14:48pm

Publié par Flora

Ces quelques extraits se trouvent cités dans l'article de Gyula illyés dont j'ai traduit précédemment le début. Je ne sais pas d'où ils sont tirés : l'auteur ne mentionne pas le titre. Les extraits illustrent "l'élément poétique" d'une prose. En lisant, j'ai été frappée par l'acuité du regard, de la justesse des mots pour exprimer ce que nous ressentons d'indicible dans pareille situation. Que tout le monde est appelé un jour à affronter. Il y a quelque temps encore, je ne sais pas si j'aurais été capable de le traduire... Peut-être.
A quoi sert la littérature ?...

   Pourquoi éprouvons-nous ce sentiment étrangement beau en nous penchant sur un endormi ?
   Parce que nous avons le pouvoir de le réveiller. Je me suis toujours penché sur un endormi avec le bonheur de ce pouvoir.
   Pourquoi les hommes considèrent-ils la mort comme la soeur du sommeil ?
   Parce qu'ils espèrent le réveil. C'est pour cette raison que nous saisissons tout de suite la main du mort, que nous l'appelons, que nous lui caressons le visage, pour qu'il se réveille. Comme tant de fois auparavant.
   Pourtant, derrière la peau, la cage thoracique, l'os frontal, il n'y a plus de coeur qui batte, de cerveau vivant autonome, d'yeux, de poumons qui se soulèvent  -  plus rien. Le visage du mort est comme une peinture : je vois les lèvres, le front, les paupières mais aucun n'a de prolongement vers l'intérieur. Plus de bouche qui prolonge les lèvres, de réflexe léger qui appartienne aux genoux, plus de pensée derrière le front. Le mort n'a plus de mots, de tissus, son corps n'est plus sillonné de nerfs, de vaisseaux, il n'a plus d'estomac, de foi, de palais, il devient un état unique : il dort, tandis que tout se mélange en lui. Les frontières intérieures, les membranes sont rompues.
...
   Je ne me souviens pas combien de temps je suis resté assis près d'elle*, morte, étendue sur le lit. Je savais bien que dès le moment où je préviendrais quelqu'un, le monde ferait irruption, les autorités, les gens. Ils me la prendraient. Nous ne serions plus jamais en tête-à-tête.
   Je n'arrivais pas à me lever. Je repoussais l'instant où je serais obligé d'avertir le monde.

  
Cela a duré dix minutes ou une demi-heure. Un temps rempli d'invraisemblance, de certitude et d'effroi juvénile. Je savais tout et je ne comprenais rien. 

* le hongrois ne distingue pas le masculin/féminin de il ou elle. Ainsi, on peut garder un certain aspect universel, une l'ambiguïté que je devais cependant rompre en français... 

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Oeuvre de Gilbert * La Trilogie Armstrong (inédit et inachevé) 11.

27 Janvier 2010, 11:51am

Publié par Flora

III

Les unes... c'est de la jambe... les autres... du bras... les autres... tout le monde souffre ici.
Edmond et Jules Goncourt, Soeur Philomène

   L'épigraphe ! Séverine la haïssait et ne pouvait l'oublier. La phrase la hantait à toute heure du jour, comme inscrite au coeur de chaque cellule. Tout l'accusait dans ce message stupide que la pierre perpétuait. Plus obsédant encore : il y avait neuf chances sur dix pour que l'épouse fidèle, incapable de se remarier, s'éternise, un jour, pourrissante, sous ce message indigne. Qu'est-ce qui lui avait pris de respecter jusqu'à l'humiliation les dernières volontés d'un malade ? Elle espérait périr dans l'estomac d'un requin, après une croisière achevée en naufrage, se dissoudre dans l'explosion en vol de l'avion des vacances ou, plus banal, se laisser inviter dans une autre tombe par un ami, un vieil oncle ou par Ariane à qui la solitude pesait tant. "Une vie sans éclat", "une envolée" unique ! Elle n'avait donc offert à Philibert aucun relief, aucun bonheur ?
   Chaque soir, seule dans un lit trop grand, la lampe allumée par peur des craquements de la vieille maison laonnoise ou de l'appartement parisien, elle concoctait une réplique, l'épitaphe cinglante qui clouerait le bec au mort ingrat. Dans un premier temps, elle avait envisagé le mimétisme :

Dans une vie sans éclat, elle ne connut qu'une envolée : le 2 février 2007,
Philibert Tique descendait dans la tombe.
  
Elle avait renoncé. Outre que l'affirmation était mensongère, elle risquait de la faire passer, aux yeux de sa fille, pour un monstre absolu. Elle explora d'autres pistes.
 
 

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Portrait du poète, écrivain Guy Goffette (1947)

26 Janvier 2010, 10:22am

Publié par Flora

J'ai connu Guy Goffette romancier avant le poète. Dans une émission de Bernard Pivot, il a présenté son roman terriblement beau Un été autour du cou. Après l'avoir lu, j'ai aussitôt proposé que nous invitions le poète pour construire autour de lui le N° 13 de notre revue Hauteurs sur la poésie contemporaine. Au Salon du Livre de Paris, le contact a été établi et nous avons délégué notre rédactrice poète pour l'interviewer. L'entretien a eu lieu et il a duré plus de 3 ans, pendant lesquels ils ne se sont plus quittés...

POESIE

I.                                                                                                 II.

Dès l'aube tout est dit : les pas                                   Il reste deux ou trois choses
que nous ferons, l'herbe en porte                               à dire sous le ciel, deux 
déjà la trace, et nos paroles,                                       ou trois seulement par quoi
la brume en use le tranchant                                       les poètes se reconnaissent
sur le sein des collines, l'échine bleue                      - c'est un creux, une ride, une
de la rivière, les tuiles cassées                                  veilleuse dans la nuit de l'oeil,
par le gel, et sur ces trois notes                                  deux ou trois qu'on peut à peine
inlassables du merle dans le cerisier                        entendre et qui nous tiennent
qui émerge : tout est dit,                                               comme l'été dans la langue d'avril
mais le plus dur nous reste :                                       à la merci des marges.
trouver la juste dédicace.
 

Portrait par R.T. 
Portrait du poète, écrivain Guy Goffette (1947)

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Bribes de mémoire 56. Libourne...

25 Janvier 2010, 13:10pm

Publié par Flora

   Les six années effervescentes de Berlin sont suivies de deux à Libourne : une période en apnée totale. La Gironde, région enviée pourtant, conjugue la beauté sauvage des plages de l'Atlantique et la douceur des vignobles où la moindre bâtisse s'appelle "château". Ce n'est pas rien que d'habiter à 10 km de Saint-Emilion, de voir les nobles bouteilles de Pomerol pousser à la sortie de la ville et d'être à 50 km des sables fins et des vagues impressionnantes de l'Atlantique !
   Toute cette beauté inoubliable et exaltante se paye très cher : par une Solitude absolue et sournoisement dévorante. Le Bordelais est réputé par son hermétisme envers les "envahisseurs" : en touristes, passe encore ; certes, sans débordements enthousiastes, mais en résidant, à vouloir partager l'héritage ancestral des "autochtones" de soleil et de beauté : les murailles des bâtisses cossues se rehaussent aussitôt pour empêcher le regard de s'infiltrer dans les jardins secrets dont les parfums enivrants laissent seulement deviner les mimosas en fleur à la fin de l'hiver.
   Je suis plutôt de nature ouverte et sociable mais l'isolement total de ces deux années me font frôler la dépression, avec son cortège de terreurs nocturnes, de tremblements subits et d'autres symptômes psychosomatiques... J'essaie pourtant : je fréquente la fac de Bordeaux afin de parfaire ma licence de russe, entamée à Berlin d'où je prends l'avion pour passer les examens semestriels à l'Institut des Langues Orientales à Paris, les mains dans les poches, puisque je ne peux pas suivre les cours... pour obtenir l'équivalence de mes diplômes hongrois. Ma foi, avec des résultats dûs aux beaux restes de mes études terminées dix ans plus tôt ! Je fréquente aussi un atelier de dessin, j'expose et j'obtiens même un deuxième prix, doté de deux bonnes bouteilles de bordeaux ! 
   Malgré tout, la solitude des journées entières, les mauvaises conditions de logement minent le moral. La nomination de Gilbert à Istanbul arrive à point nommé, comme une ultime bouée de sauvetage. Formalités, déménagements  -  et nous prenons la route mi-octobre, aux alentours de mon anniversaire. La confirmation du poste tarde à arriver (avec la Turquie, les postes sont toujours soumis aux soubresauts "climatiques" des relations franco-turques) et le ministère n'a plus le temps d'obtenir les visas hongrois et bulgare : nous prenons donc l'itinéraire plus long, par la Grèce. L'aventure démarre fort dès la première nuit, celle qui précède mon anniversaire...


la suite suivra...
  

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Gyula Illyés (1902 - 1983) : Extrait de son JOURNAL

23 Janvier 2010, 12:48pm

Publié par Flora

   Je feuillette le Journal (Naplójegyzetek, Századvég Kiadó 1994) de Gyula Illyés : il relate les années 1979-80. Je ne peux m'empêcher de me poser la question : pourquoi sommes-nous captivés par les journaux intimes, correspondances des grands écrivains ? Dans celui d'Illyés, aucune révélation croustillante et je m'y abîme quand-même... Le style. La réflexion pertinente qui jaillit d'un épisode apparemment insignifiant. L'écrivain, le poète y laisse sa patte, sa vision profonde, globale des choses, même s'il ne parle que des événements  du quotidien, de l'hôpital, d'une sortie, d'un enterrement ou d'une rencontre...

A propos de la poésie de Endre Illés (début):
L'émotion poétique nous atteint, la plupart du temps, de biais, de façon inattendue. La Muse se déplace pieds-nus. Elle ne marche pas, elle se faufile, elle se glisse, furtive; avec sa lanterne, elle éclaire les ténèbres, celles du monde de nos pensées et sentiments, dans lequel nous avançons nous-mêmes à tâtons.
   Notre surprise est double. La lanterne de la déesse compétente en poésie  -  Calliope (et Polymnie)  -  révèle des trésors éblouissants. Mais elle ne s'éclipse pas avec eux. Il est peu de dire qu'elle nous les laisse en cadeau. Ce fabuleux trésor était à notre portée, depuis les commencements, mais il se trouvait dans l'obscurité profonde ; c'est-à-dire, nous manquions d'yeux pour le voir. C'est cette expérience qui nous transporte au paradis, du moins à celui, imaginé par les Grecs.
   Plus un poème veut être "poétique" selon les règles, plus j'observe ses pas avec méfiance. Surtout les pas formatés, les plus faciles à suivre, selon les dernières écoles de danse! Que l'on peut habiller un poème en prose  -  sinon l'y dissimuler  -  Beaudelaire en a déjà fait loi. Il a écrit tout un recueil de ces poèmes déguisés. Nous ne nous rendons même pas compte combien de fois "l'élément poétique" jaillit dans l'oeuvre de prosateurs traditionnels  -  romanciers, nouvellistes. Combien de fois, les déesses citées plus haut traversent en courant les bois des phrases sévèrement objectives. (...)
 

traduction : R.T. 

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Oeuvre de Gilbert * La Trilogie Armstrong (inédit et inachevé) 10.

19 Janvier 2010, 15:23pm

Publié par Flora

   Séverine est moins douée que moi pour les langues étrangères. Les guillemets la rassurent. A la sortie de l'hôpital, elle fait des pirouettes et des sauts périlleux, comme la gymnaste qu'elle fut, dans son enfance. Je pourrais lui montrer qu'elle avance sur un fil, funambule fragile. Je préfère profiter de sa bonne humeur retrouvée, entretenir l'espoir et fêter l'événement dans un salon de thé. Le cancer favorise les relations de couple. J'ai bien fait de ne pas choisir une crise cardiaque.
   Le soir, coup de téléphone d'Edouard. Une heure s'égrène, le double du tarif habituel. Une étudiante aux yeux bleus se passionne pour les paradoxes temporels. Elle propose de consacrer son mémoire de maîtrise à "la dialectique du rationnel et de l'irrationnel dans les récits de voyage dans le temps". Quelques exemples sont déployés. Une machine temporelle tombe en panne au moment du retour. Le chrétien acharné qui l'avait empruntée pour démonter la véracité des Evangiles se fait crucifier à la place de Jésus dont il a découvert qu'il était mongolien...
   Au détour du temps, Edouard m'explique qu'il a souscrit une assurance-vie. L'affaire du siècle que seul un esprit subtil pouvait détecter. Lui qui exige toujours de ses étudiants le mot précis, pourquoi parle-t-il d'assurance-vie ? C'est de mort qu'il s'agit.
   J'ai cherché "myélome" dans mon "Petit Robert". Il n'y est pas. Je ne suis pas malade !
 

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Vieil homme * lavis d'encre

18 Janvier 2010, 10:42am

Publié par Flora

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A quoi sert la littérature?...

17 Janvier 2010, 20:40pm

Publié par Flora

   Le monde est sous le choc des images provenant de Port-au-Prince. Comme si ce bout d'île n'avait pas encore assez souffert, comme s'il était encore et encore puni d'avoir osé déclarer la première république libre d'anciens esclaves... Pendant longtemps, de petits tyrans cruels se succèdent pour exploiter sans fin la profonde misère du peuple, le maintenant dans la terreur de leurs milices parallèles. Et pourtant, cette languette de terre dentelée et accidentée, en bordure de la prospère République Dominicaine qui a su tirer son épingle (touristique) du jeu, est habitée par le peuple le plus créatif de l'espace caribéen et donne nombre de musiciens, de poètes, de peintres et d'écrivains, souvent à l'émigration...
   Dans le numéro 19 de la revue
Hauteurs, paru en mars 2006 et le dernier à avoir été "monté" par Gilbert, nous avons publié un poème de Saint-John Kauss, poète haïtien vivant à Montréal. Cette longue mélopée douloureuse parle de la nostalgie de la terre natale perdue, de la tragique impossibilité d'y vivre et d'en être inconsolable. En voici un court extrait:

  (...) et si belle que fût cette île qui porte couronne de morts de
     de veuves
     et d'orphelins
     je parle de cette terre partisane et quelques arpents de ciel où
     convergent
     à grands pas la liberté et tout ce qui est à recommencer
     je parle de cet océan de nègres qui calculent de craie à l'ardoise
     je parle d'une île impaire abandonnée comme une honte
     je parle de ma terre et plus qu'un simple murmure entouré
     d'oiseaux
     et de chants sauvages (...)


  Le lecteur français connaît bien ne serait-ce que René Depestre ou Dany Laferrière, couronnés tous deux de prestigieux prix littéraires. Il y a quelques jours, dans un entretien, Dany Laferrière évoquait l'extraordinaire créativité du peuple haïtien comme seul rempart permettant de supporter la misère et de rester debout. Cela me fait penser à une phrase que je cite librement : "La littérature ne sert à rien, sauf à aider à vivre"...   
      

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János Pilinszky : LE TROISIEME JOUR

16 Janvier 2010, 11:08am

Publié par Flora

Pour Muriel, en particulier...

Le troisième jour


Grondent les cieux gris cendre, les arbres de Ravensbrück,
C'est le troisième jour.
Et les racines sentent venir la lumière.
Et le vent se lève. Et le monde se met à la jubilation.

Des mercenaires ont pu le tuer,
Son coeur a pu cesser de battre  -
Le troisième jour, il triompha de la mort.

Et resurrexit tertia die.

traduction : T. Gorilovics

 


Harmadnapon

És fölzúgnak a hamuszín egek,
hajnalfele a ravensbrücki fák.
És megérzik a fényt a gyökerek
És szél támad. És fölzeng a világ.

Mert megölhették hitvány zsoldosok,
és megszünhetett dobogni szive -
Harmadnapra legyőzte a halált.
Et resurrexit tertia die.
 

 

 

Ce poème fait partie du recueil dont le précédent était également tiré. Pilinszky, le catholique profond, bouleversé par la visite d'un camp de concentration, sublime le martyre du prisonnier du camp en l'associant à la mort du Christ, lui assurant ainsi l'éternité.

 

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Oeuvre de Gilbert * La Trilogie Armstrong (inédit et inachevé) 9.

14 Janvier 2010, 18:34pm

Publié par Flora

   Les dix jours prévus pour le résultat de la biopsie sont dépassés. L'attente se prolonge. Séverine s'en accommode. Demain peut-être... Si Dieu est mort, tout est possible, prétend Ivan Karamazov. Je peux violer des religieuses au chocolat, croquer des têtes de nègre, attaquer une banque, regarder TF1, étrangler le médecin blond. Je me contente d'un coup de téléphone à l'hôpital. On me donne rendez-vous pour demain après-midi.
    Et les spéculations reprennent. Je pense que si le résultat était favorable on aurait eu le bon goût de me rassurer tout de suite. Séverine prétend que s'il était urgent d'entamer une chimiothérapie on se presserait de m'hospitaliser. Ariane agrémente son eau de Lourdes de larges rasades de rhum. Elle n'est pas encore rentrée à Reims ; on lui a signalé, du côté de Dijon, un prie-dieu Louis XVI qui valait le détour. Le fantôme de Véronique susurre que je vais mourir dans d'atroces souffrances. Si je comprends sa rancune envers le meurtrier, je refuse de croire que les fantômes existent.
   Et s'il était tout simplement trop tard pour tenter quoi que ce soit ?


La Renaissance et le développement des transports, du commerce, voient naître les horloges de carrosse, fabriquées en laiton, prévues pour résister aux chocs. Le plus souvent de forme cylindrique, d'un diamètre autour de quinze centimètres, d'une hauteur de moins de dix centimètres, elles sonnent les heures.

  
L'attente s'achève en statu quo. Le deuxième prélèvement confirme le premier. Myélome à un "taux" faible. Si les radios, à faire lundi, ne montrent pas de "lésion", on entamera la phase d'attente, avec contrôles réguliers, prises de sang, ponctions ou I.R.M. S'il y a "lésion", une chimiothérapie tentera de détruire un maximum de cellules malignes. "L'hématologue" ne peut pas affirmer qu'elles seront toutes éliminées et que la "maladie" ne renaîtra pas "ailleurs". Qui a dit métastases ? Sûrement pas Blondinet. Tout son vocabulaire porte des guillemets. Quand il énonce "patient", je traduis : cadavre en devenir.  

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