Portrait du poète, écrivain Guy Goffette (1947)
J'ai connu Guy Goffette romancier avant le poète. Dans une émission de Bernard Pivot, il a présenté son roman terriblement beau Un été autour du cou. Après l'avoir lu, j'ai aussitôt proposé que nous invitions le poète pour construire autour de lui le N° 13 de notre revue Hauteurs sur la poésie contemporaine. Au Salon du Livre de Paris, le contact a été établi et nous avons délégué notre rédactrice poète pour l'interviewer. L'entretien a eu lieu et il a duré plus de 3 ans, pendant lesquels ils ne se sont plus quittés...
POESIE
I. II.
Dès l'aube tout est dit : les pas Il reste deux ou trois choses
que nous ferons, l'herbe en porte à dire sous le ciel, deux
déjà la trace, et nos paroles, ou trois seulement par quoi
la brume en use le tranchant les poètes se reconnaissent
sur le sein des collines, l'échine bleue - c'est un creux, une ride, une
de la rivière, les tuiles cassées veilleuse dans la nuit de l'oeil,
par le gel, et sur ces trois notes deux ou trois qu'on peut à peine
inlassables du merle dans le cerisier entendre et qui nous tiennent
qui émerge : tout est dit, comme l'été dans la langue d'avril
mais le plus dur nous reste : à la merci des marges.
trouver la juste dédicace.
Portrait par R.T.
POESIE
I. II.
Dès l'aube tout est dit : les pas Il reste deux ou trois choses
que nous ferons, l'herbe en porte à dire sous le ciel, deux
déjà la trace, et nos paroles, ou trois seulement par quoi
la brume en use le tranchant les poètes se reconnaissent
sur le sein des collines, l'échine bleue - c'est un creux, une ride, une
de la rivière, les tuiles cassées veilleuse dans la nuit de l'oeil,
par le gel, et sur ces trois notes deux ou trois qu'on peut à peine
inlassables du merle dans le cerisier entendre et qui nous tiennent
qui émerge : tout est dit, comme l'été dans la langue d'avril
mais le plus dur nous reste : à la merci des marges.
trouver la juste dédicace.
Portrait par R.T.
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