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Attila József (1905-1937) : Ode (Óda) 5. et fin

12 Janvier 2011, 10:22am

Publié par Flora

Voici les accords finals de la symphonie : fin du vertige, apaisement.

L'éloge de la matérialité peut choquer les âmes sensibles pour qui la poésie ne franchit pas la barrière de la peau et doit parler de la beauté visible et de l'âme invisible...

Mais devant les lois vertigineuses et pures du cosmos notre existence terre à terre bégaie...

La femme à qui s'adresse ce poème est une presque inconnue, rencontrée par hasard et très brièvement, devenue symbole de la femme aimée. Certains prétendent que c'est la grande Absente, cette mère impossible à aimer qui n'a cessé de l'abandonner... Mais cet analyse nous mènerait beaucoup plus loin...

 

Comme des caillots

De sang, ces mots

Tombent devant toi.

L'existence bégaie.

Seules parlent purement les lois...

Mes organes industrieux qui m'enfantent de nouveau

Chaque jour se préparent déjà, je le sais,

A se taire à jamais.

 

Mais ils clameront tous, jusqu'à l'heure de ma fin :

Ô toi qui fus choisie parmi la multitude

De deux milliards d'être humains,

Ô toi l'unique! Ô toi doux berceau!

Vivante couche! Puissant tombeau!

Accueille-moi dans ton sein!

 

(Ce plein-cintre du petit jour, comme il est haut!

Des armées brillent au coeur de ces métaux.

Mes yeux sont éblouis par la vive clarté;

Je suis perdu, je crois, 

Et j'entends mon coeur battre de l'aile et claquer

Au-dessus de moi.)

 

                 Chanson subsidiaire

 

Le train m'entraîne. Je viens te rejoindre.

Dès aujourd'hui, qui sait, je peux t'atteindre...

Alors le feu de mon front s'éteindra.

Mais, tout bas, peut-être, tu me diras :

 

"Va donc prendre un bain; j'ai ouvert l'eau tiède,

Pour te sécher, voilà une serviette.

Si tu as faim, la viande est à chauffer.

Ton lit est toujours où je suis couchée."

traduction: Jean Rousselot

 

Ode (Óda)

Ode (Óda) 2-3.

Ode (Óda) 4.

 

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L
<br /> La femme, refuge matriciel. La mère l'est également et à plus d'un titre, un mystère qui est quasi insondable...<br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> Chez lui, les deux sont souvent confondues dans la même terreur de l'abandon...<br /> <br /> <br /> <br />
K
<br /> La poésie c'est tout un art , je le reconnais!<br /> Grosse bises grande soeur !<br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> L'analyser, c'est parfois la gâcher...<br /> <br /> <br /> Merci de ta visite, ma chère Kinzy.<br /> <br /> <br /> <br />
J
<br /> Que dire ? J'aime ....<br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> Merci, José. Moi aussi, j'aime énormément ce texte que je n'ai vraiment compris et apprécié qu'après les "massacres" des cours de littérature...<br /> <br /> <br /> <br />
N
<br /> Superbe!<br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> Merci, Nadège. Qu'est-ce que j'aimerais pouvoir vous faire apprécier l'originale!<br /> <br /> <br /> <br />