Le blog de Flora

István Örkény (1912-1979) * "Amour-propre professionnel"

9 Mai 2011, 11:43am

Publié par Flora

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Je ne suis pas facile à abattre!

J'ai la maîtrise parfaite de mes émotions.

Je ne laissai rien paraître, pourtant, le labeur acharné de toute une vie, la reconnaissance de mes talents, tout mon avenir étaient en jeu.

-  Je suis artiste animalier, dis-je.

-  Que savez-vous faire? demanda le directeur.

-  J'imite les cris des oiseaux.

-  Hélas, fit-il avec dédain, c'est passé de mode.

-  Comment? Le roucoulement de la tourterelle? Le pépiement du moineau? Le courcaillement de la caille? Le cri de la mouette? Le grisollement de l'alouette?

-  Du passé, fit le directeur, las.

Cela me fit mal. Mais je ne laissai rien paraître, je crois.

-  Au revoir, dis-je avec politesse et m'envolai par la fenêtre ouverte.

traduction: R. T.  /flora    István Örkény: Egyperces novellák 

István Örkény (1912-1979) * "Rien de nouveau"  un autre texte du même recueil

 

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F
<br /> ah oui, j'ai aussi pensé à du Prévert<br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> Oui, c'est assez poétique...<br /> <br /> <br /> <br />
B
<br /> très joli, très léger<br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> Il a fait tout un recueil de ces "nouvelles" dont la longueur varie entre quelques lignes et quelques pages.<br /> <br /> <br /> <br />
T
<br /> très poétique ce texte.....j'aime beaucoup<br /> <br /> besos<br /> tilk<br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> Merci beaucoup, tilk, de votre visite et de votre écho!<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Cette poésie me fait penser à du Prévert ! bravo à la traductrice...<br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> Merci, chère Litteratus.<br /> <br /> <br /> Örkény appelait son recueil "Nouvelles d'une minute"  -  allusion à la longueur des textes. A sa parution (années 1970) le recueil a été un grand succès.<br /> <br /> <br /> <br />