Le blog de Flora

Episode qui en rappelle d'autres...

6 Février 2024, 16:34pm

Publié par Flora bis

   J'ai passé le week end dernier au bout de ma vie. Cela sonne grandiloquent, exagéré mais en vérité, ça ne devait pas en être très loin... Si ma mémoire est bonne, cela m'est arrivé pour la deuxième (ou troisième) fois ces 10-15 dernières années. Et la plupart du temps, au bout d'une période de stress intense. Quand cela retombe enfin, je me vide, je m'effondre littéralement, pour remonter doucement, avec trois kg en moins (une poussière au regard de mes ambitions dans le domaine...), une ou deux nuits blanches en plus! Puis, mes jambes retrouvent peu à peu des forces, la tête tourne moins  -  et je monte les 18 marches vers ma chambre les pas et le coeur un peu plus assurés.

   Oui, j'ai présenté mon travail sur le doute le vendredi soir et le public semblait intéressé par l'éclairage du sujet.

Vieux pêcheur à la ligne, 1967, stylo bille

   D'emblée, j'ai souligné l'importance du doute comme une méthode de réflexion qui permet d'avancer le questionnement pour éclairer le sujet de tout côté, pour analyser les opinions, le pour et le contre, avec le respect dû à la diversité des points de vue. Car, qui a droit de  revendiquer détenir la vérité? Nos certitudes peuvent être remises en question au fur et à mesure que notre réflexion avance. Cependant, le but n'est pas d'être englué dans un état d'esprit instable, finalement stérile qui ferait définitivement table rase de toute prise de position mais d'élaborer quelques solides convictions, quelques points de repère qui aident à vivre, tout en laissant la porte ouverte. Car la réflexion ne doit pas restée figée, le doute est son élément dynamique qui la fait avancer.

   Normalement, j'avais plusieurs mois pour rassembler mes idées et les rédiger. Mon penchant inné pour la procrastination m'en a empêchée : j'attendais le dernier mois, tout en préparant le sujet dans ma tête. On a dû avancer la date d'une quinzaine jours, me mettant ainsi le couteau sous la gorge et déclenchant la décharge d'adrénaline qui pouvait me faire bouger du point mort d'une inanité pesante.

   J'ai passé deux semaines sous un stress intense. Même si parfois j'ai dû arrêter le travail effectif pour prendre un peu de distance, dans ma tête, elle ne cessait de tourbillonner, avec le délai qui s'approchait, fatidique... On connaît la fin de l'épisode. Ca va déjà mieux. Au suivant!...

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