Le blog de Flora

reflexions,

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Pensées magiques

4 Février 2023, 17:30pm

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Publié par Flora bis

   Autour de moi, sur la table, un amas considérable de photographies, représentant le même dessin : un des rares que j'ai été capable de réaliser l'an passé. Manque d'exercices, de motivation mais une nostalgie sourde pour les temps où le dessin représentait mon activité quotidienne. C'est comme le vélo, pensé-je, il ne s'oublie pas, même si les premiers coups de pédales s'avèrent laborieux... 

Je suis donc en train d'écrire mes cartes de voeux. Plus d'un mois de retard que je m'offre. La honte! J'ai des excuses : mes mois de décembre et de janvier ont été particulièrement chargés, physiquement autant que moralement. Mais les destinataires ne sont pas obligés de connaître les détails. Alors d'avance, je présente mes excuses, en même temps que mes voeux. Oh, la fameuse pensée magique! On ne sait jamais, "ça ne mange pas de pain!" comme dirait notre regrettée Richarda dont la présence nous manque tant.

Une minuscule anecdote : jeudi dernier, je pousse mon chariot dans le rayon cosmétique du supermarché, en cherchant la crème du jour idéale sans être trop chère. Sous mes yeux défilent les qualificatifs plus alléchants les uns que les autres, pour faire tomber les rêveuses dans le piège d'une promesse bien rodé : effacer les dégâts de l'âge, de la fatigue ou simplement, du manque de générosité de la nature à leur égard. Comment choisir entre le produit miracle remaillant*, repulpant*, hydratant*, tonifiant*, liftant*, lissant*, reconstituant*, sublimant*,  exfoliant*, densifiant*, équilibrant*, vitalisant*, antioxydant*, sans oublier le sésame du "bio"! Toutefois, la palme revient pour moi à un produit qui vous promet d'agir "pour un regard plus lisse et rebondi" (* tous véridiques et j'en oublie!)

 

Une dame d'un certain âge (semblable au mien) a l'air encore plus perdue derrière son charriot. Je lui demande : "Trouvez-vous tout ça crédible?" " Ah mais moi, Madame, je cherche mon produit qui me fait des miracles. Regardez, vous me trouvez une seule ride? (oui, mais lâchement, je ne démens pas.) Pourtant, j'ai 82 ans." Alors, je m'incline et demande quel produit elle cherche. "La crème à la bave d'escargot. On peut en mettre partout", répond-t-elle. Sidérée, j'en reste coite.

 

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Avec ou sans neige...

27 Janvier 2023, 18:10pm

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Publié par Flora bis

   Nous sommes en fin de janvier, en plein hiver. Sans neige. Personnellement, elle ne me manque guère : elle fait partie des choses qui me rendraient la vie plus difficile... Je me vois marcher en équilibre laborieux vers le boulanger, sur les trottoirs en pente de notre quartier, transformés en patinoire par les couches successives de neige gelée... Tenter d'atteindre la poubelle sur la terrasse sans déraper...  Gratter la givre sur les carreaux de la voiture et démarrer en grelottant, les mains gelées... Devrai-je me résigner désormais à avancer à petits pas, navigant à vue (en baisse) parmi les obstacles, essayant d'éviter celui qui compliquerait mon quotidien. Tout un travail, sachant qu'une seule chute peut changer radicalement mon existence. Sans compter la chape de plomb du ciel d'hiver qui, dans notre région, distribue très rarement quelques rayons de soleil furtifs.

   Aussitôt, les souvenirs affluent des hivers mémorables d'antan. Comment est-ce possible que lesdits obstacles n'existaient pas alors? Pourtant, les hivers étaient incomparablement plus sévères! Et ma mère qui avait des principes impitoyables en vue de préserver notre santé, nous mettait dehors, mon frère et moi, après l'école, pour prendre l'air frais, jouer dans la neige, pendant un temps qui me semblait interminable... Nous rentrions à moitié congelés, pieds et mains douloureux (pourtant protégés par des gants et chaussettes chauds), les joues roses et du givre collé sur les cils! J'ai le souvenir réconfortant que l'on me frotte les mains et les pieds endoloris par le froid... Le soir, trois générations s'installaient autour du poêle pour raconter des histoires, écouter un match ou une retransmission théâtrale à la radio, les mains occupées à égrainer le maïs, à tricoter ou à raccommoder, à piler le piment séché dans un mortier en cuivre...

   Il est vrai, c'était encore des années sans télévision.

(illustration: image du Net, Fortepan)

 

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Kintsugi

8 Janvier 2023, 20:49pm

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Publié par Flora bis

   Essayant d'ignorer le niveau du sucre et les kilos en trop issus des festivités incessantes depuis la mi-octobre (trois anniversaires, Noël et Nouvel An), une amie et moi, nous avons décidé de marquer l'épiphanie avec une galette à la frangipane. C. que je connais depuis le début des années 1990, peu après notre arrivée dans cette agréable ville du Nord, a apporté, de son côté, deux autres petits gâteaux au chocolats de chez notre pâtissier préféré!

   Cela fait plus d'un mois que nous ne nous sommes pas vues. A chaque fois, nous sommes surprises de la proximité de nos perceptions des choses. Nos parcours, quoique différents, ne sont pas exempts d'épreuves, de tragédies mêmes. Nous les avons traversées, et le seul fait que nous pouvons les évoquer, prouve, d'une certaine façon, notre victoire sur elles. Elle en est sortie avec des blessures longues à cicatriser, les miennes sont soigneusement dissimulées sous une armure verrouillée à triple tour.

   A un moment de la conversation, elle évoque Jung et sa théorie de synchronicité. Je parle des blessures que nous portons en nous toute notre vie, il vaut mieux, par conséquent, que nous les acceptions et que nous essayions d'en faire une force, un signe de victoire. Au même moment, elle me parle de la rencontre avec quelqu'un qui l'aurait initiée à l'art japonais du kintsugi. C'est l'art vieux de 500 ans qui consiste à réparer les pots cassés au sens propre et figuré. Au lieu de jeter un bol cassé, fendu, on le recolle en soulignant la fêlure, la réparation à la feuille d'or. On fait, en quelque sorte, de sa blessure cicatrisée un ornement.

 

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Au seuil du Nouvel AN

2 Janvier 2023, 11:11am

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Publié par Flora bis

   Il est difficile de se défaire de la perception, ancrée en nous depuis une éternité, d'un 1er janvier chargé de nos illusions! Nouvelle année, page blanche, début d'un nouveau cycle qui revient tous les ans, renforçant la certitude sinon l'espoir d'avoir une chance de corriger les ratages de l'année précédente. Les bonnes résolutions du janvier, essoufflées d'année en année au bout de quelques mois, voire de semaines, ne nous empêchent guère de récidiver.

   Arrivés en décembre, au terme d'une année fourbue, épuisés nous-mêmes à franchir les obstacles de la vie quotidienne qui demandent de plus en plus d'efforts, au fur et à mesure que notre énergie se consume, il nous reste l'épreuve ultime des festivités: à la fois 3000 m steeple et 110 m haies  -  et la récompense au bout. Notre médaille est le plaisir de réunir famille et amis, autour d'une table de fête, ressentir la chaleur de l'amour et de l'amitié, quitte à enfouir un temps l'angoisse tapie au fond de nous.

   Aussi loin que je me souvienne, le 31 décembre, j'attends minuit debout, et j'imagine vraiment la nouvelle année en train de franchir mon seuil. Cela fait du bien de sentir arriver le renouveau qui apporte avec lui le vent frais qui balayera ma maison, ma vie, qui est plein de promesses d'effacer l'harassement, la lassitude, l'usure du "vieil homme" du passé. C'est aussi l'occasion de fêter l'événement en compagnie amicale, Noël étant réservé à la famille.

    La soirée du 31 a tenu ses promesses: nous avons accueilli la nouvelle année avec deux amies proches, dans les réminiscences à la fois gaies et mélancoliques, les rires et les gourmandises. L'esprit grand ouvert l'un vers l'autre et vers le monde.

Au seuil du Nouvel ANAu seuil du Nouvel ANAu seuil du Nouvel AN

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Fin d'année

26 Décembre 2022, 19:21pm

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Publié par Flora bis

   Dehors, l'hiver s'est attendri, il pleut doucement mais assidûment. Grisaille. Le jour s'est-il vraiment levé?... Je sais que la date exige la solennité voire la ferveur mais le coeur n'y est pas. Je sais aussi qu' "à chacun sa croix", que l'on peut toujours trouver plus malheureux que soi mais c'est une bien maigre consolation.   

   Mon blog est de plus en plus "intime": je pourrais probablement divulguer mes pensées les plus secrètes sans trop de conséquences car je ne suis pas persuadée que que quelqu'un s'en apercevrait... L'idée m'a plus d'une fois effleurée de "déménager" de cet hébergeur difficilement abordable (même si c'est probablement une sécurité) : à quoi sert un blog sans échos? A épaissir le silence autour de vous. Sans compter qu'on n'a même pas la possibilité de lire les autres blogs du même plateforme sans payer un supplément pour éviter les pubs intempestives!  Assistons-nous à l'agonie du genre?...

   Ambiance fatiguée, stressée, à l'image de cette année, mis à part quelques points de lumière par-ci, par-là. Bombardés sans cesse de mauvaises nouvelles, pour que les quelques îlots de bonheur ne soient pas longtemps épargnés. Les lucides et clairvoyants se font taxés de mauvais coucheurs qui plombent l'ambiance et qu'il convient de fuir. Pour préserver la liesse obligatoire, il faut mettre sous cloche sa détresse, ses angoisses et essayer de se débrouiller avec, en tête-à-tête avec les restes de son courage entre les deux mains.

 

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La tête hors de l'eau

16 Décembre 2022, 11:07am

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Publié par Flora bis

   Puisque ce blog devient de plus en plus un journal de bord (presque) intime... J'aime le genre, moi-même, je lis volontiers les journaux, les correspondances d'écrivains, de peintres, bref, de grands artistes créateurs dans leurs domaines. J'ai envie de comprendre leurs univers créatifs, leurs "secrets d'atelier", le petit mystère qui les place au-dessus de nous, communs des mortels.

   "Nous avons l'art, pour ne pas mourir de la vérité", dixit Nietzsche.   

   Mon journal a des buts bien plus modestes : tirer au clair ma propre vie, les événements qui m'arrivent, les plaisirs ou les souffrances, les victoires minuscules et les angoisses rampantes qui souvent m'étreignent.

   Pourquoi les rendre publiques? Pas tout, n'ayez pas peur. Peut-être parce que c'est une façon de "réfléchir à voix haute", de formuler les émotions et les mettre à distance, les communiquer de façon spontanée et instantanée, quasi impatiente. Me priver presque de la possibilité de peser longuement mes mots, leur effet éventuel sur le lecteur... et de me prendre tout à fait au sérieux. Essayer de préserver un soupçon de légèreté comme pour tenter le contrepoint à la lourdeur du propos. Le fameux "collier d'air" autour du cou, censé maintenir la tête hors de l'eau.

(image: R.T. "Le chemin initiatique" encre aquarelle 2006)

 

La tête hors de l'eau

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"Ce qui ne me tue pas, me rend plus fort" (Nietzsche) Est-ce si sûr?...

11 Décembre 2022, 14:56pm

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Publié par Flora bis

    Mon premier article en décembre! Si le précédent faisait allusion aux lendemains qui chantaient ou qui déchantaient, au quotidien monotone et sans reliefs, j'ai été servie en secousses! Mais pas au sens positif.

   Je m'y attendais, en quelque sorte: au fond de mes pressentiments, il existe toujours une appréhension pour l'atterrissage après le vol au-dessus des nuages. Est-ce à cause de mes bons vieux "complexes d'illégitimité" bien ancrés dans l'inconscient, et dont j'aimerais bien comprendre un jour les origines ?... Ou plutôt laisser tomber, se résigner et faire avec. Pour le restant du chemin qui, après tout, n'est plus si long par rapport à celui déjà parcouru. Avec ce même poids familier dans mon sac à dos.

   (Pourquoi ce goût pour les digressions  -  comme reculer pour mieux sauter  -  avant d'entamer l'essentiel? Gagner du temps, rassembler ses forces physiques et intellectuelles pour le grand saut? Que l'on espère, dans l'idéal, sans atterrissage?...)

   J'ai aussi ce défaut de vouloir tout tirer au clair, avec obsession.

   Venons-en aux faits. Sept heures passées aux urgences nocturnes de l'hôpital: de minuit à 7 heures du matin. A l'origine de l'appel quelque peu paniqué: un saignement du nez abondant, pour la première fois de ma vie. Non pas des gouttes, ni un mince filet mais un robinet que l'on ouvre, inarrêtable, abondant. Un gros rouleau de Sopalin y est passé, en attendant l'ambulance, arrivée 20 minutes plus tard. 

   Les urgences, la nuit: "cour des miracles" de la déchéance humaine... Essentiellement des vieux  -  dont moi  -  sur des civières longeant les couloirs, remplissant les "boxes" sommairement équipés, parmi le personnel qui court dans tous les sens, avance les civières au fur et à mesure aux places devenues disponibles comme les caddies dans la queue devant les caisses d'un supermarché... Et surtout, l'attente... Interminable, vide, dans l'ignorance de son but et de sa durée. Les vieux sont, dans leur majorité, patients, silencieux, résignés. On attend son sort.

  

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Rêve oppressant

21 Novembre 2022, 12:07pm

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Publié par Flora bis

   Une nouvelle semaine débute. Je ressens, avec une acuité grandissante, l'ambiance qui monte à l'approche des fêtes de fin d'année. Une excitation plutôt joyeuse d'autrefois à laquelle se mêle l'anxiété de l'époque actuelle, plutôt rabat-joie. Des sentiments latents de menaces venues de toute part, de n'importe où... J'essaie d'y résister, avec plus ou moins de succès.

Ma nuit, pourtant brève, n'a pas été de tout repos. Comme il m'arrive parfois, couchée sur mon côté gauche, de me réveiller péniblement, cherchant ma respiration coupée... Cela peut être relativement long... Je sors d'un rêve oppressant, je supplie la force implacable de lâcher sa pression sur mon cou, sur mon coeur qui peine à repartir... J'essaie de me libérer de l'étreinte mortifère en cherchant désespérément quelques arguments : donne-moi un peu de temps, je n'ai pas encore fini ce que j'ai à faire!...

   Une fois mes esprits retrouvés, je change de côté. Le sommeil tarde à revenir : les efforts ont été épuisants. Quel est cette chose que je dois parachever avant de tirer ma révérence? Une dette à solder ou une vraie chose qui ne serait qu'à moi, qui me représenterait  -  ou plutôt m'incarnerait  -  véritablement, sans obéir à n'importe quel autre oukase venu d'on ne sait où...

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Au rythme de la nature

15 Novembre 2022, 10:25am

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Publié par Flora bis

   Nous entrons dans l'automne à un rythme clément... La clarté diminue de jour en jour, surtout depuis la fin d'octobre, au moment où nous avons reculé nos montres. Les rayons du soleil boudent mon jardinet qui, par conséquent, reste plongé dans l'ombre humide toute la journée. Des roses tardives, comme égarées s'accrochent, obstinées. Une blanche lumineuse et quelques rouges écarlates, en guise d'encouragement  -  ou de consolation... La terrasse  -  et surtout moi  -  attendrons plusieurs mois, avant de sortir le parasol vert.

Les jours raccourcis, le manque relatif de luminosité, l'humidité et la fraîcheur nous bercent vers l'endormissement presque total de la nature qui a besoin de ce temps de repos pour préparer sa renaissance, à la fin de l'hiver. Sans même le vouloir, nous ressentons ce rythme intime qui nous invite à le suivre. Comme une irrépressible somnolence, une torpeur envahissante. La sagesse nous conseille de ne pas résister, de nous abandonner à cet engourdissement universel. Pour nous régénérer, nous revivifier après les dégâts de la canicule. A mon âge, j'ai du mal à consentir à ce temps perdu, même s'il est sans doute nécessaire. J'ai envie de profiter de chaque instant.

  La solstice d'hiver sonne la fin de la sieste! Les festivités de la fin d'année annoncent la renaissance de la lumière qui va en augmentant, de quelques minutes par jour :  ce sera long, très long mais dans ce sens, c'est plus stimulant!

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Tourbillons vs ankyloses

8 Novembre 2022, 11:53am

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Publié par Flora bis

   Que d'événements depuis mon dernier passage sur ce blog! J'ai eu le bonheur de recevoir les enfants, solliciter les urgences avec envoi d'une ambulance, faire une répétitions pleine de rires et de concentration inspirée avec des amis, essayer de soulager mes petites-filles dans les devoirs en quantité exorbitante et abusive pour des "vacances" et faire quelques parties de crapettes quand-même (en guise de détente), chercher fiévreusement un vétérinaire disponible puis un médecin pour humains non moins introuvable, un "baccalauréat" à trois dont un par téléphone, des conversations près du coeur et perlées de rires... Bref, mon rythme train-train et poussif habituel a été singulièrement secoué!

   A présent, j'essaie d'installer quelques plages de repos, interrompues par des réunions et des travaux sur mon ordinateur (j'ai encore fait brûler mon repas ce midi!...) Je ne sais même pas quand cet article, écrit par intermittence, arrivera à son terme... Des réunions suivent d'autres réunions: on dirait que la "réunionnite" furieuse bat son plein et j'y participe! Le matin, il vaut mieux que je me lève dans la solitude et la discrétion, afin de ne pas offrir en spectacle mon pauvre corps ankylosé qui essaie de se mettre debout pour affronter le jour et ses activités multiples. J'ai plein de compassion pour lui. Des douleurs aigües partout me rappellent la phrase qui me faisait rire dans le temps  -  un temps révolu, encore jeune et dynamique : " Si tu ne ressens aucune douleur au réveil, c'est que tu es mort". Je n'en ris plus, mais je la cite souvent, de l'air entendu de quelqu'un qui sait de quoi il parle.

 

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