Le blog de Flora

reflexions,

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Vive l'avenir radieux!...

1 Juin 2025, 14:18pm

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Publié par Flora bis

   Ouf, ma déclaration d'impôts est envoyée! La préremplie, quel soulagement: je n'ai pas à déchiffrer le sens du langage administratif. D'ailleurs, le comprendrais-je davantage en ma langue maternelle?... Dans la Hongrie communiste, nos impôts étaient retenus à la source, non seulement il n'existait pas de déclaration  -  pas besoin car Big Brother en savait plus que nous, comme dans tant de domaines! Ainsi, nous pouvions nous bercer de l'illusion que les impôts n'existaient pas!  Plus tard, dans "le monde libre", G. s'en est occupé jusqu'à sa mort. Pendant longtemps, je n'ai même pas jeté un coup d'oeil vaguement intéressé sur la chose mais il a fallu que je fasse mon apprentissage dans ce domaine aussi. Comme dans tant d'autres.

   Nous voici en juin. Le ciel voilé me promet de la pluie fine. Mon jardin est envahi des "mauvaises herbes" dont il faudrait m'occuper d'urgence. Mais comment évacuer les déchets verts? Tout cela est à l'image de mon existence impuissante! Les travaux de la transformation profonde de la voirie, commencés en octobre 2023, sont loin d'être terminés. La rue est fermée à la circulation et encore plus au stationnement. Pour faire des courses, je rejoins ma voiture dans une autre rue où les travaux sont déjà terminés. Au retour, je trimballe mes sacs de provisions lourds comme un âne mort à travers le chantier jusqu'à la maison. Au fond de moi, je regrette amèrement de ne pas être la petite vieille dynamique qui, au lieu de se lamenter, court comme un lapin alerte en désavouant triomphalement son âge et son état de santé... Dans la vie, il faut produire des prouesses pour être crédible.

   Au diable les lamentations! Allez, je chausse mes lunettes roses. Le verre est à moitié plein puisque je le veux ainsi.

Vive l'avenir radieux!...

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N'est pas Gontcharov qui veut!

22 Mai 2025, 18:16pm

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Publié par Flora bis

   La semaine de mon retour s'est vite envolée, sans laisser de traces notables dans mon existence. Chercher un jardinier sur internet, m'attaquer à ma déclaration d'impôts en ligne, répondre aux messages (parfois en rafales), quelques conversations au téléphone, courses alimentaires, pharmacie, cuisine... Rien d'enthousiasmant. Au lieu de s'envoler, la crispation s'installe, une fois de plus.

   Ce serait bien de croire que tout vient des mouvements incessants des planètes!... Qu'il suffirait de patienter pour que les noeuds des oppositions et d'autres trigones, voire des carrés ou des sextiles se dénouent au dessus de nos têtes! Que le calme plat soit revivifié par des rencontres dynamisantes, des projets effervescents qui feraient oublier l'eau croupie du piétinement sur place.

   Régulièrement, je reviens sur ma procrastination, sur mes blocages dont l'origine reste assez énigmatique pour moi. J'essaie de faire, dans ma mémoire, ce travail archéologique dont on espère la remontée à la surface des débris d'explications. Parfois, j'ai l'impression d'effleurer quelques entailles, des meurtrissures fugaces mais pas de révélations capables de me délivrer de cette entrave.

   Des gens volontaires, énergiques m'assènent des sentences : "Les phrases commençant par demain... pas maintenant... plus tard... on verra... me donnent des boutons! Un devoir  -  une solution! Et que ça ne traîne pas!" Ils espèrent me guérir avec ce raisonnement, prétendant me vouloir du bien. Me faire croire que ce n'est qu'une question de volonté! Qu'il faut absolument "secouer" la faiblesse humaine (puisque la cause ne peut être qu'une simple faiblesse : la volonté n'est autre qu'un muscle avachi qu'il faut bousculé pour le renforcer...).

   N'est pas Oblomov qui veut! N'est pas Gontcharov non plus, encore moins. Je l'ai trouvé, moi aussi, méprisable, ce personnage du roman de Gontcharov, en l'étudiant en littérature russe, il y a plus de 50 ans. L'auteur n'est pas très clément avec son personnage mais son analyse est incomparablement plus fine que celle de mes interlocuteurs...

  

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Ma maison et moi... un vieux couple qui se rode...

6 Mai 2025, 11:20am

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Publié par Flora bis

   Quand on quitte ne serait-ce que provisoirement, sa maison  -  son refuge, sa tanière, ses habitudes qui protègent et qui emprisonnent  -  on prend des risques. Inconsciemment, certes, mais au fond, c'est le but. Pour éviter la sclérose totale de ses neurones, on les secoue, rafraîchit, aère, on leur lance des défis sous forme de quelques prises de risque minuscule, histoire de prouver qu'on est encore vivant... Réveillé. Surtout quand on vit seul(e) et qu'on n'a même pas l'occasion de radoter à sa guise!... Personne ne l'entendrait.

   Avec le temps, je me rends compte que je commence à aimer ma maison. Nous sommes comme un vieux couple pour qui, au départ, le choix s'est fait sur un compromis et non pas sur un coup de foudre. En rentrant d'Istanbul, nous avions très peu de temps pour trouver une maison dans la ville inconnue du Nord, à proximité du futur lieu de travail de G. Il a fallu décider très vite, la rentrée des classes approchait pour notre fils aussi, sans oublier le camion du déménagement.

   Peu à peu, nous l'avons aménagée à notre goût, parfois au prix des pourparlers longs et diplomatiques pour accorder nos violons. Nous étions à l'aise sur trois niveaux, avec le jardin pour le plaisir des yeux et le bol d'air au milieu de la ville. Le jardinet était pour moi; à la nature, G. préférait l'univers de ses livres enfin réunis, perché au dernier étage et baigné dans l'imaginaire qui, comme on sait, ne connaît pas les murs...

   Depuis bientôt 19 ans, j'occupe la maison seule... Petit à petit, je lui fais subir des changements, du moins, dans la partie où je vis. J'essaie de gommer les traces invisibles pour d'autres des souffrances et de savourer la douce métamorphose du décor... Pour pouvoir continuer à vivre. Pour apprendre à être moi. C'est peut-être l'aspect le plus difficile de la tache. Avec les années qui s'écoulent paresseusement, le vieux couple que nous formons, la maison et moi, change d'allure, se rode et s'érode, se renouvelle parfois. A force de se frotter l'une contre l'autre, on se rassemble, on s'épargne, on se rapproche et on se rejoint dans la gratitude. Cela peut ressembler à l'amour, qui sait?...

Ma maison et moi... un vieux couple qui se rode...

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Les pleins et les vides

28 Avril 2025, 11:42am

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Publié par Flora bis

 

   Ayant repéré mon intérêt vif, les algorithmes complices drainent vers ma page de F-B, de nombreuses démonstrations de peintres, de dessinateurs, d'aquarellistes inconnus à la recherche d'une notoriété qui se promène incognito.  

   Je ne parle pas de ceux qui épatent la galerie avec des portraits ultra réalistes, mieux qu'une photo de studio... Ou alors de ceux qui vous peignent un paysage de mémoire, comme ça, avec du bleu et du vert, de la ligne d'horizon en sapins se reflétant dans un lac bordé de roseaux, sans oublier la petite maison qui se cache dans un coin et le sentier qui y mène... Le tout exécuté à l'accéléré, plus vite que son ombre!

   Certaines démonstrations témoignent d'excellentes connaissances techniques, souvent novatrices et virtuoses et me laissent malgré tout indifférente. La plupart du temps, elles me donnent envie d'arrêter la main de l'artiste en cours de route : stop, ça suffit, un trait de plus va tout gâcher! Le résultat finira trop léché, étouffé, presque sali...

   Un autre artiste encore, recopie en dessin minutieusement identique, la photo de très grande taille de tout un quartier sans oublier le moindre recoin ni brin d'herbe, puis, par un labeur de plusieurs semaines, il s'attelle au coloriage de l'ensemble : vous pourrez vérifier à la loupe, il ne manquera pas le moindre reflet sur la fenêtre la plus lointaine! J'imagine que le résultat lui apportera une belle somme bien méritée pour la sueur de son front. Sans oublier l'admiration d'un public conquis par une telle prouesse...

   Non, ma préférence va vers ceux qui reproduisent non pas la copie la plus proche de la réalité mais qui reflètent leur vision de cette réalité, passée par le filtre de leur sensibilité. Un paysage de Schiele est à la fois évocateur des petites villes autrichiennes tristes de son enfance et de son désespoir inspiré par le monde en train de s'effondrer autour de lui à la veille de la première guerre mondiale. Il en va de même de ses figures torturées, inachevées, d'une force suggestive extrême. Ce qui me touche le plus chez lui, c'est le trait suspendu. L'image comme inachevée, la main de l'artiste arrêtée par sa volonté, comme pour laisser la place au spectateur pour compléter l'image, pour combler les vides... s'il veut. Car sur un tableau, le vide est aussi parlant que le plein.

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Dimanche de Pâque, sourire et petite bruine

21 Avril 2025, 13:13pm

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Publié par Flora bis

   Voilà. Nous sommes un lundi de Pâque, solitaire comme ces dernières années. Cela fait partie des changements inéluctables qui ne me révoltent pas, en bon adepte d'Epicure. Inutile de se taper la tête contre le mur quand c'est dans l'ordre des choses! Au lieu de combattre les incontournables métamorphoses, il faut les apprivoiser, apprendre à vivre avec. Bien sûr, quand on peut les améliorer, il ne faut pas s'y refuser. Tout en douceur et harmonie, autant que possible. Eviter de s'infliger des souffrances inutiles. Arrivée à un certain âge (pas encore canonique!), nous en avons déjà eu notre dose...

   Hier, dimanche de Pâque, une amie est venue me voir avec deux petits gâteaux au chocolat, pour accompagner le café et en guise de pure incitation pour fermer l'oeil sur mon niveau de sucre. Nous aimons échanger de temps en temps sur des sujets légers mais aussi plus graves et profonds. Je la connais depuis au moins trente ans, nous nous accompagnons de loin en loin, partageant parfois des activités ou des étapes plus ou moins douloureuses de nos vies. Je tiens beaucoup à notre amitié.

    Elle possède une qualité rare dans mon entourage amical : elle aime JOUER! Je ne suis pas la seule à éprouver (hélas, trop rarement!) les bienfaits du jeu sur le cerveau et sur l'état du corps en entier : il diminue le stress, procure un bien-être immédiat au corps grâce au dopamine, stimule la mémoire en agissant sur l'hippocampe etc., bref, que de bons effets que beaucoup se refusent! Bien sûr, je ne parle pas des jeux vidéo que je ne pratique pas et que je désapprouve à haute dose. En famille, je me régale car dès leur enfance, presque tous ont été initiés aux jeux de société et tout le monde y participe, de façon transgénérationnelle!

   Alors, dimanche, après avoir consommé le café et les gâteaux, décortiqué les problèmes personnels de santé et d'autres, nous avons terminé gaiement sur deux parties de crapettes*, chacune de nous ayant gagné la sienne. de quoi nous séparer le sourire aux lèvres et dans la tête!

* crapettes : jeu de cartes

 

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Sagesse ancienne

31 Mars 2025, 12:46pm

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Publié par Flora bis

    Je continue à tailler l'érable et les rosiers, sans oublier l'hortensia et le viorne... J'avale au passage quelques doses de la délicate poudre jaune pâle qui tombe des branches, de quoi tousser le reste de la journée (cependant sans aucun effet psychédélique...)

   Je passe une semaine solitaire, stérile, avec beaucoup d'engourdissements, de torpeurs, de temps perdus. Je pense que les paresseux authentiques en tireraient une vraie jouissance, à la place de ma sombre culpabilité... J'essaie de m'obliger à accomplir des taches terre-à-terre, pas "intello" pour deux sous, physiquement plutôt pénibles  -  pour "débrancher" mon cerveau  -  ou plutôt pour le libérer?... Pour m'ancrer dans la réalité rassurante, toucher la glaise... au lieu de céder aux envies incertaines, aux contours flous, indéfinis (j'apprends par la suite que c'était Saturne qui m'avait empêché de bouger, en me mettant ainsi sous l'étouffoir... Le monde serait beaucoup plus simple si je pouvais y croire!).

   Pour tenter de me booster, je recopie quelques phrases pleines de force et de sagesse venues des personnes mortes depuis longtemps. Tiens, tous des hommes! Ils devaient connaître le secret :

"Les gagnants cherchent des moyens, les perdants des excuses." (F. Roosevelt) Je le reconnais mais ce n'est pas glorieux pour moi...

"Quand on ose, on se trompe souvent. Quand on n'ose pas, on se trompe toujours." (R. Rolland) Et vlan, je suis prévenue!...

"La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre." (A. Einstein) Eh oui!... Je ne suis pas remonté sur un vélo depuis au moins trente ans!...

"Soyez vous-mêmes, tous les autres sont déjà pris." (O. Wilde) Est-ce que cela me sauverait vraiment?...

"Le meilleur moment pour planter un arbre, c'était il y a 20 ans. Le second meilleur moment est maintenant." (Proverbe chinois.) Comme on sait, les proverbes chinois ont toujours raison. Leur grand âge, sans doute...

 

Glasgow qui connaît le secret
Glasgow qui connaît le secret

 

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Cinéma feel good contre les ravages du fric tout puissant

5 Février 2025, 18:01pm

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Publié par Flora bis

   Espérer... Depuis un bon moment déjà, j'ai du mal, malgré les injonctions d'amis optimistes  -  ou aveugles volontaires qui refusent de voir ou de percevoir les signes que ce monde devenu fou, surpeuplé, violent nous envoie, inarrêtable dans sa course vers son autodestruction. Pourvu que j'aie tort!...

   L'élection de Trump est symptomatique, tout sauf du hasard. Même là, malgré tout, les optimistes incurables espèrent : ce n'est pas possible, les forces démocratiques, les peuples, au fond bienveillants, en réunissant leurs forces, vaincront les fous dangereux... Le fanfaron peroxydé et son clown bondissant, imprévisibles et gavés de milliards pour jouer les tout puissants arrivent à nous surprendre. A coup de tornades de décrets, Trump prétend de couper, en un temps record, les noeuds gordiens sur lesquels les (im)puissances molles des démocraties se cassaient les dents, sacrifiant des centaines de milliers d'anonymes, prédestinés, au fond, au sacrifice... En un tournemain, il tord le bras au Canada et au Mexique  -  pour l'exemple ou pour l'avertissement. Il émet le souhait de les acheter, avec le Groenland et le canal du Panama... Dans un premier temps.

   Les guerres ne sont pas vraiment bonnes pour le business. Alors, il se fait altruiste, en arrêtant les saignées mais à sa sauce : il prend les choses en main en mettant Poutine et Zelensky à table pour signer ce qu'il leur a concocté. Avec ses milliards, il reconstruira l'Ukraine contre l'exploitation de son sol pour ses besoins.

   Il transformera Gaza en un Disney Land luxueux, gardant une partie de la population autochtone, nécessaire pour faire tourner la machine, et le reste dispatché dans les pays voisins contre quelques milliards. On est moins sourcilleux à l'odeur du fric! Tant pis pour les principes qui sont pour les rêveurs...

   Le pouvoir illimité de l'argent est en marche triomphal. Le monde entier est à acheter.

   Ridicule que je suis, hier après-midi, en allant au cinéma avec deux amies.

   Nous avons vu "En fanfare" d'Emmanuel Courcol, avec deux acteurs extraordinaires : Benjamin Lavernhe, fin, presque fragile et Pierre Lottin, le frère malchanceux (en apparence) lors de leur séparation à l'adoption. La maladie et la musique les réunissent à nouveau. Scénario très bien écrit en nuances pour ne pas sombrer dans le mélo, suffisamment retenu (l'extraordinaire Pierre Lottin en Jimmy et l'élégance naturel de Benjamin Lavernhe) pour nous fondre en larmes sous la tornade finale du Bolero de Ravel...

   On veut s'accrocher à la beauté et à l'émotion. Est-ce sera suffisant pour faire barrage aux fous?...

 

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Accords...

30 Janvier 2025, 19:24pm

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Publié par Flora bis

    Vite, vite, c'est l'avant-dernier jour pour tenir ma promesse (à moi-même) pour écrire au moins 4 articles par mois sur mes blogs! Non pas n'importe quelle bafouille vite rassemblée, ni queue, ni tête, mais quelque chose qui tienne debout. Mais qui en jugera?... Un texte peut me faire du bien, me soulager en développant une idée qui me tracasse et m'en délestant ainsi  -  mais vaut-il la peine d'en encombrer la blogosphère pour autant?... Un blog  -  et celui-ci a bientôt 17 ans  -  est à la fois personnel, vous y publiez ce qui vous chante (et ce que les lois vous autorisent) mais en le publiant, vous manifestez l'envie de le partager, d'être lu par le plus grand nombre. Sans pour autant vous faire harakiri si vous êtes déçu dans vos espoirs... En cela, c'est aussi l'école de l'humilité.

   Il faut aussi accepter le risque de déplaire. Disons que je préfère éviter l'outrage, l'insulte qui ne peuvent être justifiés en aucun cas, ne serait-ce que par mon propos qui n'en contiendra jamais. Cela n'élève jamais un débat. Avoir des avis divergents nourrit le débat, à condition de les exprimer avec civilité. Je respecte les plates-bandes des autres, s'ils ne piétinent pas les miennes.

Saint-Amand-des-Eaux, tour Abbatiale

 

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Vague à lâme

30 Décembre 2024, 16:42pm

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Publié par Flora bis

   Parfois, une idée vague m'effleure à la période des fêtes de fin d'année : survoler furtivement tous les Noël de ma vie! Repasser en mémoire ces Jours mémorables de chaque année vécue. Je ne m'attarderais pas; à bord de ma machine à remonter le temps, je survolerais ces paysages familiers, en sépia, estompés par le souvenir. Quelques uns sont plus tenaces que d'autres, toujours en images, au commencement forgées et transmises par les récits sensuels, palpables de ma mère, soucieuse de recréer, de revivre l'atmosphère, afin que je puisse voir ma vie se dérouler. Cela se poursuit pendant des années, et je finis par avoir l'impression de vivre ma vie en spectatrice assidue, ébahie, conquise ou oppressée.

   Pour le moment, je me sens très fatiguée. Je peine à retrouver la veine de l'écriture. Elle me résiste, les mots se cachent, se dérobent à mon envie de les saisir au vol. Pourtant, elle est censée me réveiller de la torpeur, guérir des souffrances du corps, en m'enveloppant dans une bulle protectrice. A plus tard...

... verre minuscule pour la goutte des fins de repas...

 

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Entre humeur et volonté, mon coeur balance...

11 Décembre 2024, 13:57pm

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Publié par Flora bis

   Temps de grisaille, temps accéléré des préparatifs de Noël, en y croyant envers et contre tout. Malgré les râles pessimistes et désabusés, on y croit dur comme fer, d'autant plus que le nombre de nos Noëls à accueillir encore se compte, au mieux, sur les deux mains... Pouvons-nous y ajouter les pieds?... Ce serait bien si... si la forme physique suit! Non seulement celle de nos pieds mais aussi de la tête.

   Suis-je pessimiste comme on a l'habitude de fustiger ma lucidité ?... " Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme de volonté! Tout homme qui se laisse aller est triste", assène Alain, paraphrasant Pascal ("Le pessimisme est affaire d'humeur, l'optimisme est affaire de volonté.") Ne serait-ce vraiment qu'une question d'humeur ou de volonté? J'ai beau vouloir ignorer les impératifs du temps qui file en accéléré, je n'ai aucun pouvoir de le freiner. Tout au plus dois-je travailler à remplir au mieux, le plus utilement et agréablement le laps imparti. En attendant, il me reste la méthode Coué, l'autosuggestion du brave Émile le pharmacien qui est devenu célèbre en suggérant qu'à force de répéter qu'on est heureux, cela finira par arriver. La phrase miracle est : "Tous les jours et à tout point de vue, je vais de mieux en mieux". Je ne me moque pas vraiment : il est devenu le précurseur de la pensée positive, si utilisée de nos jours. En d'autres temps, j'y aurais été bien plus sensible.

   J'ai l'habitude de répondre que j'ai été une indécrottable, congénitale optimiste! Jusqu'à ma rencontre avec Gilbert qui me traitait non pas d'optimiste mais "d'inconsciente"... Tandis que lui-même, aurait été non pas pessimiste mais simplement - lucide!

    Je me suis défendue longtemps, essayant de créer un équilibre fragile entre ces antagonismes mais sa maladie a emporté mes digues fragiles contre la souffrance. Depuis, je lutte contre la noyade sans vraiment savoir nager...

 

Dans une mosqué d'Istanbul, 1989, lavis d'encre

 

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