Le blog de Flora

reflexions,

Les pleins et les vides

28 Avril 2025, 11:42am

Publié par Flora bis

 

   Ayant repéré mon intérêt vif, les algorithmes complices drainent vers ma page de F-B, de nombreuses démonstrations de peintres, de dessinateurs, d'aquarellistes inconnus à la recherche d'une notoriété qui se promène incognito.  

   Je ne parle pas de ceux qui épatent la galerie avec des portraits ultra réalistes, mieux qu'une photo de studio... Ou alors de ceux qui vous peignent un paysage de mémoire, comme ça, avec du bleu et du vert, de la ligne d'horizon en sapins se reflétant dans un lac bordé de roseaux, sans oublier la petite maison qui se cache dans un coin et le sentier qui y mène... Le tout exécuté à l'accéléré, plus vite que son ombre!

   Certaines démonstrations témoignent d'excellentes connaissances techniques, souvent novatrices et virtuoses et me laissent malgré tout indifférente. La plupart du temps, elles me donnent envie d'arrêter la main de l'artiste en cours de route : stop, ça suffit, un trait de plus va tout gâcher! Le résultat finira trop léché, étouffé, presque sali...

   Un autre artiste encore, recopie en dessin minutieusement identique, la photo de très grande taille de tout un quartier sans oublier le moindre recoin ni brin d'herbe, puis, par un labeur de plusieurs semaines, il s'attelle au coloriage de l'ensemble : vous pourrez vérifier à la loupe, il ne manquera pas le moindre reflet sur la fenêtre la plus lointaine! J'imagine que le résultat lui apportera une belle somme bien méritée pour la sueur de son front. Sans oublier l'admiration d'un public conquis par une telle prouesse...

   Non, ma préférence va vers ceux qui reproduisent non pas la copie la plus proche de la réalité mais qui reflètent leur vision de cette réalité, passée par le filtre de leur sensibilité. Un paysage de Schiele est à la fois évocateur des petites villes autrichiennes tristes de son enfance et de son désespoir inspiré par le monde en train de s'effondrer autour de lui à la veille de la première guerre mondiale. Il en va de même de ses figures torturées, inachevées, d'une force suggestive extrême. Ce qui me touche le plus chez lui, c'est le trait suspendu. L'image comme inachevée, la main de l'artiste arrêtée par sa volonté, comme pour laisser la place au spectateur pour compléter l'image, pour combler les vides... s'il veut. Car sur un tableau, le vide est aussi parlant que le plein.

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Dimanche de Pâque, sourire et petite bruine

21 Avril 2025, 13:13pm

Publié par Flora bis

   Voilà. Nous sommes un lundi de Pâque, solitaire comme ces dernières années. Cela fait partie des changements inéluctables qui ne me révoltent pas, en bon adepte d'Epicure. Inutile de se taper la tête contre le mur quand c'est dans l'ordre des choses! Au lieu de combattre les incontournables métamorphoses, il faut les apprivoiser, apprendre à vivre avec. Bien sûr, quand on peut les améliorer, il ne faut pas s'y refuser. Tout en douceur et harmonie, autant que possible. Eviter de s'infliger des souffrances inutiles. Arrivée à un certain âge (pas encore canonique!), nous en avons déjà eu notre dose...

   Hier, dimanche de Pâque, une amie est venue me voir avec deux petits gâteaux au chocolat, pour accompagner le café et en guise de pure incitation pour fermer l'oeil sur mon niveau de sucre. Nous aimons échanger de temps en temps sur des sujets légers mais aussi plus graves et profonds. Je la connais depuis au moins trente ans, nous nous accompagnons de loin en loin, partageant parfois des activités ou des étapes plus ou moins douloureuses de nos vies. Je tiens beaucoup à notre amitié.

    Elle possède une qualité rare dans mon entourage amical : elle aime JOUER! Je ne suis pas la seule à éprouver (hélas, trop rarement!) les bienfaits du jeu sur le cerveau et sur l'état du corps en entier : il diminue le stress, procure un bien-être immédiat au corps grâce au dopamine, stimule la mémoire en agissant sur l'hippocampe etc., bref, que de bons effets que beaucoup se refusent! Bien sûr, je ne parle pas des jeux vidéo que je ne pratique pas et que je désapprouve à haute dose. En famille, je me régale car dès leur enfance, presque tous ont été initiés aux jeux de société et tout le monde y participe, de façon transgénérationnelle!

   Alors, dimanche, après avoir consommé le café et les gâteaux, décortiqué les problèmes personnels de santé et d'autres, nous avons terminé gaiement sur deux parties de crapettes*, chacune de nous ayant gagné la sienne. de quoi nous séparer le sourire aux lèvres et dans la tête!

* crapettes : jeu de cartes

 

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Sagesse ancienne

31 Mars 2025, 12:46pm

Publié par Flora bis

    Je continue à tailler l'érable et les rosiers, sans oublier l'hortensia et le viorne... J'avale au passage quelques doses de la délicate poudre jaune pâle qui tombe des branches, de quoi tousser le reste de la journée (cependant sans aucun effet psychédélique...)

   Je passe une semaine solitaire, stérile, avec beaucoup d'engourdissements, de torpeurs, de temps perdus. Je pense que les paresseux authentiques en tireraient une vraie jouissance, à la place de ma sombre culpabilité... J'essaie de m'obliger à accomplir des taches terre-à-terre, pas "intello" pour deux sous, physiquement plutôt pénibles  -  pour "débrancher" mon cerveau  -  ou plutôt pour le libérer?... Pour m'ancrer dans la réalité rassurante, toucher la glaise... au lieu de céder aux envies incertaines, aux contours flous, indéfinis (j'apprends par la suite que c'était Saturne qui m'avait empêché de bouger, en me mettant ainsi sous l'étouffoir... Le monde serait beaucoup plus simple si je pouvais y croire!).

   Pour tenter de me booster, je recopie quelques phrases pleines de force et de sagesse venues des personnes mortes depuis longtemps. Tiens, tous des hommes! Ils devaient connaître le secret :

"Les gagnants cherchent des moyens, les perdants des excuses." (F. Roosevelt) Je le reconnais mais ce n'est pas glorieux pour moi...

"Quand on ose, on se trompe souvent. Quand on n'ose pas, on se trompe toujours." (R. Rolland) Et vlan, je suis prévenue!...

"La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre." (A. Einstein) Eh oui!... Je ne suis pas remonté sur un vélo depuis au moins trente ans!...

"Soyez vous-mêmes, tous les autres sont déjà pris." (O. Wilde) Est-ce que cela me sauverait vraiment?...

"Le meilleur moment pour planter un arbre, c'était il y a 20 ans. Le second meilleur moment est maintenant." (Proverbe chinois.) Comme on sait, les proverbes chinois ont toujours raison. Leur grand âge, sans doute...

 

Glasgow qui connaît le secret
Glasgow qui connaît le secret

 

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Cinéma feel good contre les ravages du fric tout puissant

5 Février 2025, 18:01pm

Publié par Flora bis

   Espérer... Depuis un bon moment déjà, j'ai du mal, malgré les injonctions d'amis optimistes  -  ou aveugles volontaires qui refusent de voir ou de percevoir les signes que ce monde devenu fou, surpeuplé, violent nous envoie, inarrêtable dans sa course vers son autodestruction. Pourvu que j'aie tort!...

   L'élection de Trump est symptomatique, tout sauf du hasard. Même là, malgré tout, les optimistes incurables espèrent : ce n'est pas possible, les forces démocratiques, les peuples, au fond bienveillants, en réunissant leurs forces, vaincront les fous dangereux... Le fanfaron peroxydé et son clown bondissant, imprévisibles et gavés de milliards pour jouer les tout puissants arrivent à nous surprendre. A coup de tornades de décrets, Trump prétend de couper, en un temps record, les noeuds gordiens sur lesquels les (im)puissances molles des démocraties se cassaient les dents, sacrifiant des centaines de milliers d'anonymes, prédestinés, au fond, au sacrifice... En un tournemain, il tord le bras au Canada et au Mexique  -  pour l'exemple ou pour l'avertissement. Il émet le souhait de les acheter, avec le Groenland et le canal du Panama... Dans un premier temps.

   Les guerres ne sont pas vraiment bonnes pour le business. Alors, il se fait altruiste, en arrêtant les saignées mais à sa sauce : il prend les choses en main en mettant Poutine et Zelensky à table pour signer ce qu'il leur a concocté. Avec ses milliards, il reconstruira l'Ukraine contre l'exploitation de son sol pour ses besoins.

   Il transformera Gaza en un Disney Land luxueux, gardant une partie de la population autochtone, nécessaire pour faire tourner la machine, et le reste dispatché dans les pays voisins contre quelques milliards. On est moins sourcilleux à l'odeur du fric! Tant pis pour les principes qui sont pour les rêveurs...

   Le pouvoir illimité de l'argent est en marche triomphal. Le monde entier est à acheter.

   Ridicule que je suis, hier après-midi, en allant au cinéma avec deux amies.

   Nous avons vu "En fanfare" d'Emmanuel Courcol, avec deux acteurs extraordinaires : Benjamin Lavernhe, fin, presque fragile et Pierre Lottin, le frère malchanceux (en apparence) lors de leur séparation à l'adoption. La maladie et la musique les réunissent à nouveau. Scénario très bien écrit en nuances pour ne pas sombrer dans le mélo, suffisamment retenu (l'extraordinaire Pierre Lottin en Jimmy et l'élégance naturel de Benjamin Lavernhe) pour nous fondre en larmes sous la tornade finale du Bolero de Ravel...

   On veut s'accrocher à la beauté et à l'émotion. Est-ce sera suffisant pour faire barrage aux fous?...

 

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Accords...

30 Janvier 2025, 19:24pm

Publié par Flora bis

    Vite, vite, c'est l'avant-dernier jour pour tenir ma promesse (à moi-même) pour écrire au moins 4 articles par mois sur mes blogs! Non pas n'importe quelle bafouille vite rassemblée, ni queue, ni tête, mais quelque chose qui tienne debout. Mais qui en jugera?... Un texte peut me faire du bien, me soulager en développant une idée qui me tracasse et m'en délestant ainsi  -  mais vaut-il la peine d'en encombrer la blogosphère pour autant?... Un blog  -  et celui-ci a bientôt 17 ans  -  est à la fois personnel, vous y publiez ce qui vous chante (et ce que les lois vous autorisent) mais en le publiant, vous manifestez l'envie de le partager, d'être lu par le plus grand nombre. Sans pour autant vous faire harakiri si vous êtes déçu dans vos espoirs... En cela, c'est aussi l'école de l'humilité.

   Il faut aussi accepter le risque de déplaire. Disons que je préfère éviter l'outrage, l'insulte qui ne peuvent être justifiés en aucun cas, ne serait-ce que par mon propos qui n'en contiendra jamais. Cela n'élève jamais un débat. Avoir des avis divergents nourrit le débat, à condition de les exprimer avec civilité. Je respecte les plates-bandes des autres, s'ils ne piétinent pas les miennes.

Saint-Amand-des-Eaux, tour Abbatiale

 

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Vague à lâme

30 Décembre 2024, 16:42pm

Publié par Flora bis

   Parfois, une idée vague m'effleure à la période des fêtes de fin d'année : survoler furtivement tous les Noël de ma vie! Repasser en mémoire ces Jours mémorables de chaque année vécue. Je ne m'attarderais pas; à bord de ma machine à remonter le temps, je survolerais ces paysages familiers, en sépia, estompés par le souvenir. Quelques uns sont plus tenaces que d'autres, toujours en images, au commencement forgées et transmises par les récits sensuels, palpables de ma mère, soucieuse de recréer, de revivre l'atmosphère, afin que je puisse voir ma vie se dérouler. Cela se poursuit pendant des années, et je finis par avoir l'impression de vivre ma vie en spectatrice assidue, ébahie, conquise ou oppressée.

   Pour le moment, je me sens très fatiguée. Je peine à retrouver la veine de l'écriture. Elle me résiste, les mots se cachent, se dérobent à mon envie de les saisir au vol. Pourtant, elle est censée me réveiller de la torpeur, guérir des souffrances du corps, en m'enveloppant dans une bulle protectrice. A plus tard...

... verre minuscule pour la goutte des fins de repas...

 

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Entre humeur et volonté, mon coeur balance...

11 Décembre 2024, 13:57pm

Publié par Flora bis

   Temps de grisaille, temps accéléré des préparatifs de Noël, en y croyant envers et contre tout. Malgré les râles pessimistes et désabusés, on y croit dur comme fer, d'autant plus que le nombre de nos Noëls à accueillir encore se compte, au mieux, sur les deux mains... Pouvons-nous y ajouter les pieds?... Ce serait bien si... si la forme physique suit! Non seulement celle de nos pieds mais aussi de la tête.

   Suis-je pessimiste comme on a l'habitude de fustiger ma lucidité ?... " Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme de volonté! Tout homme qui se laisse aller est triste", assène Alain, paraphrasant Pascal ("Le pessimisme est affaire d'humeur, l'optimisme est affaire de volonté.") Ne serait-ce vraiment qu'une question d'humeur ou de volonté? J'ai beau vouloir ignorer les impératifs du temps qui file en accéléré, je n'ai aucun pouvoir de le freiner. Tout au plus dois-je travailler à remplir au mieux, le plus utilement et agréablement le laps imparti. En attendant, il me reste la méthode Coué, l'autosuggestion du brave Émile le pharmacien qui est devenu célèbre en suggérant qu'à force de répéter qu'on est heureux, cela finira par arriver. La phrase miracle est : "Tous les jours et à tout point de vue, je vais de mieux en mieux". Je ne me moque pas vraiment : il est devenu le précurseur de la pensée positive, si utilisée de nos jours. En d'autres temps, j'y aurais été bien plus sensible.

   J'ai l'habitude de répondre que j'ai été une indécrottable, congénitale optimiste! Jusqu'à ma rencontre avec Gilbert qui me traitait non pas d'optimiste mais "d'inconsciente"... Tandis que lui-même, aurait été non pas pessimiste mais simplement - lucide!

    Je me suis défendue longtemps, essayant de créer un équilibre fragile entre ces antagonismes mais sa maladie a emporté mes digues fragiles contre la souffrance. Depuis, je lutte contre la noyade sans vraiment savoir nager...

 

Dans une mosqué d'Istanbul, 1989, lavis d'encre

 

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Comme un canard dans l'eau

2 Décembre 2024, 20:23pm

Publié par Flora bis

   J'ai vu un mini reportage (partagé sur Facebook) sur une dame de presque 104 ans qui passe la majeure partie de son temps dans son atelier de peintre, devant ses grandes toiles multicolores. Initiée à la peinture enfant, elle dit avoir vécu de la vente de ses toiles. En effet, elles sont superbes! La peinture a prolongé sa vie, donnant à celle-ci un sens et un bonheur quotidien. Son beau visage conserve cette jeunesse et cette sérénité. Elle espère s'endormir un jour, pour toujours, heureuse, parmi ses tableaux. Elle me donne envie.

   Le dynamisme, la jeunesse de la centenaire m'a donné un coup de pêche et m'a poussée devant mon clavier toute affaire cessante! Je ne savais même pas de quoi j'allais parler, je ressentais seulement le désir irrépressible des mots... En faisant confiance à l'ouverture de l'écluse qui, la plupart du temps, déclenche leur déferlement. La réflexion. L'envie de communiquer. L'envie de partage...

à 2 ans...

  

Aussi loin que je me souvienne, je connais ce sentiment. Le besoin de comprendre le monde autour de moi. Au fur et à mesure que je découvre ses émerveillements multiples, j'essaie d'en formuler le sens pour moi. Les mots me viennent relativement tôt, et d'après ma mère, je parle avant de marcher. Le monde m'enchante, je m'ébroue dans la parole comme un canard dans l'eau.

   La découverte de la lecture et de l'écriture ouvre une autre porte, où les mots déferleront en silence. J'avoue que cela rend bien des services aux solitaires...

Cependant, qui sait? Je finirai peut-être par discuter avec moi-même, à haute voix, en toute intimité...

 

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Cela ne s'arrange pas avec l'âge...

24 Novembre 2024, 21:30pm

Publié par Flora bis

     En une nuit, la température a augmenté de près de 20°! Une personne normalement constituée  -  du moins selon le modèle ancien  -  passe difficilement de la tempête de neige aux bourrasques printanières. Les nouveaux modèles humains en formation, ceux qui survivront aux changements climatiques en accordant la température de leur corps aux circonstances capricieuses, à l'instar des lézards, recevront avec un flegme royal, sourcillant à peine, ce genre de nouvelle.

   Cette courte mise au point relative à la plus fraîche météo est sans rapport avec le sujet initial de cet article. Il s'agit d'un phénomène récurrent qui me met mal à l'aise à chaque fois que je dois faire face à des compliments... Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu beaucoup de mal à  "encaisser" les éloges. Surtout, en direct, sans avoir la moindre possibilité de replis, ni le plus petit trou de souris pour me cacher. En vieillissant, cela ne s'arrange pas.

   J'essaie d'en déceler les causes. Bien sûr, l'éducation familiale y est pour quelque chose. Il ne faut pas s'enorgueillir de tel ou tel don : on n'y est pour rien, c'est un cadeau de la nature! En générale, il faut se méfier du péché d'orgueil, l'humilité étant érigée parmi les vertus cardinales. Et moi, j'étais un enfant plutôt obéissant.

   Est-ce un manque manifeste d'estime de soi? Si oui, d'où vient cette défaillance? Je n'arrive pas à en identifier la cause. Ma mère a rarement été avare en compliments, et elle en ramenait des brassées des réunions de parents / profs. Ces éloges, je les écoutais en silence, sans commentaires : tout en me faisant chaud au coeur, ils me gênaient aux entournures, ne serait-ce que vis à vis de mon frère qui n'en a pas eu autant...

   J'ai entendu quelque part que le regard fier de la mère donne confiance au fils pour se réaliser, tandis que la fille a besoin du regard du père qui reconnaît, qui encourage, pour avoir confiance en elle. Était-ce le regard positif du père qui faisait défaut? Pourtant, il devait bien éprouver de la fierté à mon égard, sans jamais l'exprimer. Comme si tout allait de soi pour moi... Ou alors, pensais-je parfois, tous les domaines où j'excellais étaient à mille lieux de son intérêt... Il n'était pas contre, sans s'y intéresser pour autant. Pourtant, si j'ai un don pour le dessin, c'est de lui que je le tiens.

 

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Cadeau

14 Novembre 2024, 12:36pm

Publié par Flora bis

   La tête sous l'eau, comme d'habitude quand j'attends un événement censé me rendre heureuse, avec  l'angoisse de tous les ratages qui pourraient gâcher l'ambiance... A présent, cela me demande une organisation serrée des préparatifs, des courses aux rangements, de la préparation des lits aux confections des repas, de l'achat des cadeaux à leur emballage... J'ai une pensée nostalgique pour la personne dynamique d'antan que j'étais, capable d'improvisation joyeuse et détendue  -  et pourtant sans ratage, la plupart du temps!

   J'ai atteint le palier où l'on dit : vieillir, c'est un cadeau! Chaque jour, il faut se réveiller avec la satisfaction de pouvoir encore jouir de la vie... En dépit des oiseaux de malheur et des criminels égoïstes et tout puissants qui s'emploient à gâcher l'avenir qui nous attend... Alors, pour pouvoir respirer encore à pleins poumons en regardant le jardin au coucher de soleil soyeux, j'essaie de prendre conscience du moment présent et des délices qu'il m'offre encore...

 

 

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