Mois de mai bancal
Quatrième article au mois de mai sur mon blog. Un mai bizarre, un peu bancal entre espoir et crainte, envie de respirer ou de rester en apnée suspendue dans un temps sans lendemain... Les autorités jouent aux équilibristes entre les impératifs d'une économie fragilisée et la peur de voir l'épidémie redémarrer. Finalement, on a l'impression de naviguer à vue - ou plutôt à l'aveugle? - dans une situation inédite qui a ébranlé la foi en le pouvoir illimité de l'homme sur son destin.
Autour de 28 000 morts en France. "Seulement! Vous vous rendez compte, sur 66 millions? " s'écrie mon médecin, en estimant la panique surdimensionnée par les média et les autorités. On ne sait plus où donner de la tête. Hier, une de mes amies, passant devant ma maison, est restée à 2m de la porte sur le trottoir, refusant d'entrer - alors que l'autorisation était passée 2 jours plus tôt!... Nous avons bavardé au moins 20 minutes dans cette position inconfortable, dans le bruit et les odeurs des voitures, sous le soleil ardu mais elle a dit qu'à part sa promenade quotidienne, elle ne sortait pas, et surtout, elle ne voyait personne dans un lieu clos, pas même sa fille, son mari s'occupant des provisions...
Pour ma part, j'ai bien envie de profiter du week end de la Fête des Mères dans une semaine, pour recevoir mes enfants que je n'ai pas vus depuis le 23 février... D'ici là, j'aimerais parfaire quelques préparatifs pour arranger la terrasse, pour organiser les courses et les repas, même si tout cela mettra, à coup sûr, mes batteries à plat... Mais le plaisir de les revoir n'a pas de prix.
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