Comparaison n'est pas raison?...
Déjà?... Fin de la deuxième semaine du "déconfinement". Je continue de m'étonner à l'idée que je peux sortir "sans laisse", quand je veux. De plus, je n'en abuse pas... Il a fait une chaleur caniculaire jusqu'à l'Ascension et hier, nous avons reçu avec soulagement la chute de la température de 10°, accompagnée d'une averse minuscule.

Plusieurs fois, une comparaison un peu saugrenue, un peu abusive me traverse l'esprit: dans une certaine mesure, nous nous trouvons dans l'état groggy des générations qui ont vu déferler l'épidémie du SIDA dès les années 80, balayant la liberté insouciante arrivée à ses extrêmes... L'hébétude des débuts, les tâtonnements concernant l'origine et les modes de transmission ont duré des années, accompagnées de la déferlante des victimes... Ce qui a fait dire à beaucoup de gens anxieux se remettant dans les grâces de ce qui les dépassait - tout comme maintenant - que c'était la punition des dieux! Peurs vieilles comme l'humanité, recours adéquats dans l'impuissance.
En tout cas, le clairon du rappel à l'ordre a sonné de nouveau. Comme si la Nature (ou Dieu, c'est selon), de temps en temps, raccourcissait la bride afin que l'humain réfléchisse aux conséquences de ses actes...
