Le blog de Flora

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Aux Visiteur - Visiteuse de ce blog...

8 Mai 2016, 11:34am

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Publié par Flora bis

Aux Visiteur - Visiteuse de ce blog...

J'essaie de me mettre dans la peau du visiteur de ce blog... Il y a ceux qui sont fidèles depuis les débuts (Merci!), ils savent donc ce qu'ils vont y trouver. S'ils restent, c'est par consentement, qu'ils n'étaient pas trop déçus...

D'autres arrivent par hasard, souvent des réseaux sociaux, ils passent en coup de vent, parfois sans jamais y revenir. C'est le droit de la légèreté poids-plume de la blogosphère: on ne signe pas de charte de fidélité à l'entrée. L'offre est immense, pourquoi perdre son temps pour s'arrêter?

Depuis bientôt 10 ans, ce blog est devenu un peu ma maison. Un genre de "journal de bord" public. Un peu plus sélectif, un peu moins spontané que l'autre, écrit à la main dans des cahiers à spirales, journalier. Je n'ai pas "des quantités" de visiteurs mais ils sont "de qualité". Je déplore seulement le peu de commentaires que je leur inspire...

Je n'ai pas la prétention de figurer dans les têtes de classement des blogs les plus fréquentés; je ne fais pas grande chose pour ma publicité (G. m'a toujours reproché de manquer d'ambition: je le reconnais sans en être particulièrement fière).

Mon seul but est le partage des émotions, des événements petits et grands, individuels ou communs, de quelques réflexions et de souvenirs, de mon plaisir personnel des mots pour dessiner un murmure perdu dans le tintamarre...

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Petite récompense

19 Avril 2016, 18:08pm

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Publié par Flora bis

Petite récompense

Vers la fin de l'après-midi, aux alentour de 17 h, le ciel se découvre, le soleil inonde la terrasse et la moitié du jardin. Je m'installe à la petite table rouge avec mon café, mon journal de bord et le téléphone: il faut absolument que je m'accorde ce premier moment tant désiré au soleil, sur la terrasse! Les fleurs embaument l'air, les oiseaux chantent à tue-tête. Moment presque solennel tellement chargé de nostalgie, des mois de langueur sous un ciel de plomb, sous des crachins portés par des vents pénétrants...

J'ai terminé mon exposé sur le "nu", écrit et posté des lettres de réclamation recommandées purgeant 1 heure de queue à la poste, évacué des quantités de déchets verts, rien que pour vivre ce moment de plénitude exposant mon visage - que le visage, le vent est encore frisquet - aux caresses chaudes du soleil... Comme une récompense pour les jours de travail en apnée, pendant lesquels le stress me tenait sous pression...

Les contraintes que je m'impose... Je pourrais couler des jours tranquilles, accomplir quelques menues corvées indispensables, sans me mettre la pression... Ai-je besoin de préparer ma participation à l'expo du groupe dès le début de juin? Faut-il que je prenne une part active dans d'autres associations encore, ce qui m'impose de jongler avec des délais qui approchent dangereusement?...

La pression, oui. Celle de me sentir encore vivante.

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Le nu, mon "paysage" préféré...

7 Avril 2016, 17:41pm

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Publié par Flora bis

Le nu, mon "paysage" préféré...

Cela fait presque 40 ans que je dessine des nus. J'ai rencontré cet exercice lors de notre séjour à Berlin (1976-82), dans l'atelier d'un peintre que j'ai fréquenté pendant 3-4 ans. Jusque-là, le visage humain a été mon sujet de prédilection mais le corps restait habillé, chargé de nombreux tabous de notre éducation. Le corps qu'il fallait cacher, au risque de se couvrir de honte...

Quelle découverte extraordinaire libératrice! J'ai trouvé mon "paysage", ma "nature morte" bien plus intéressants: l'Humain. Les corps sans fard, sans déguisement, sans masque: rien pour dissimuler les imperfections, les ravages de l'âge... Une école extraordinaire de la vie.

Mes "nus" n'ont rien d'érotique ou provocateur. Cela ne m'intéresse pas. Ce que je voudrais transmettre, c'est une certaine vérité, la mienne, de tolérance et de respect ou même, au cas échéant, de compassion envers l'humain, dans sa diversité et parfois dans sa déchéance. Avec un peu de sérénité teintée par moments de mélancolie, qui me donnerait envie de vivre encore un peu...

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Journée des Femmes

9 Mars 2016, 11:44am

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Publié par Flora bis

Journée des Femmes

Il serait peut-être temps de descendre de mon petit nuage où j'étais perchée depuis lundi soir...

L'invitation à cette soirée de bienfaisance d'une association de femmes actives, je la connaissais depuis quelques mois. A l'occasion de la Journée Internationale des Femmes, j'ai été censée, en compagnie d'une autre peintre et d'une écrivain-historienne et de cinq musiciennes, agrémenter le cadre et illustrer le programme, représentant des femmes qui créent...

J'ai donc accroché huit de mes dessins sur les cimaises de l'Avant-Scène de notre théâtre le Phénix (habitué à faire des expositions). Cependant, comme les organisateurs avaient estimé à l'époque mon parcours "atypique", j'ai été invité à l'exposer également, en 10 min. maximum, afin de pas fatiguer l'attention du public qui de toute façon, lâcherait l'affaire au-delà de ce délai.

Pas de problème, ayant l'habitude de prendre la parole en public depuis longtemps, je peux improviser, calibrer mon discours selon l'auditoire. Comme j'ai été présentée partageant mon temps entre l'écriture et dessin, j'ai décidé au dernier moment d'imprimer 2 pages pour illustrer et terminer mon propos.

Une bonne soixantaine de personnes remplissaient la salle. J'ai pris la parole dans le discret bruissement des conversations et des couverts. Progressivement, un silence palpable s'est installé.

Ces deux pages ont été écrites il y a une bonne dizaine d'années. Le début de l'écriture pour moi, peut-être bien. Je me souviens vivement de mes sensations d'alors, de m'être abandonnée avec confiance au pouvoir des mots: "Comment faire pour qu'un monde ressuscité très personnel ait un intérêt quelconque pour autrui? Qui plus est dans une langue d'adoption, invitée à être capable de traduire les sensations premières de l'enfance, le parfum particulier des acacias en fleurs un soir de printemps ou celui de l'herbe folle au bord du chemin, après l'averse... Ce parfum est celui d'un pays, celui d'une enfance. Et chaque pays, chaque enfance a le sien comme nulle part ailleurs."

Submergée des impressions ressuscitées alors, les mots affluaient irrésistiblement pour traduire le plus justement possible les strates enfouies des commencements... J'ai le souvenir d'une certaine ivresse première des mots, il y a dix ans.

J'ai dépassé le temps initialement imparti. Le silence profond, l'émotion à fleur de peau m'ont surprise. J'ai vite regagné ma place sous les applaudissements généreux.

Beaucoup de monde sont venus me parler après. Non seulement ils n'ont pas trouvé l'intervention trop longue mais ils ont regretté qu'elle ait prit fin...

(illustration: mon portrait par ma petite-fille Lucie, 10 ans)

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Attirances et psychanalyses

19 Février 2016, 17:56pm

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Publié par Flora bis

Attirances et psychanalyses

J'ai déjà pensé que je serais une proie facile pour la psychanalyse... J'y arrive presque moi-même, admettant qu'il doit y rester quelques zones d'ombres à explorer. J'aimerais même que l'on en éclaire quelques unes pour comprendre d'où viennent les menus mystères. Mais ai-je vraiment envie de découvrir tous les arcanes du destin?... Il en faut, des coins de voiles à soulever...

On pourrait, par exemple, examiner pourquoi on se sent soudain très attiré par l'univers de tel ou tel écrivain ou peintre... Attirance qui disparaîtra pour laisser la place à un autre univers avec lequel on se sentira plus en adéquation. Cela doit refléter des changements mystérieux survenus en nous, plus ou moins à notre insu.

Je me souviens des étapes successives de mes attirances en peinture. Lycéenne, El Gréco me fascinait, avec ses figures étirées dans l'exaltation mystique (alors que moi-même, je me détachais de la foi), ses couleurs vives et contrastées. Sans doute, la tension dramatique qui s'en dégageait faisait résonner une corde sensible en moi. Suivait Modigliani avec ses portraits et ses nus sensuels et en même temps simplifiés jusqu'à l'essentiel. Je me dis que cela devait correspondre dans ma vie à une époque dominée par l'envie d'aller à l'essentiel en supprimant les détails inutiles. Par la suite, j'ai découvert Egon Schiele qui me subjuguait par son courage et sa ténacité d'explorer l'humain jusqu'à l'extrême, sans oublier son prodigieux talent de dessinateur. Un besoin de lucidité dans l'apprentissage de la vie... mais à l'âge adulte bien entamé. Il me laisse toujours éblouie.

Et maintenant? Je n'ai plus un seul "élu" pour admirer. J'en ai plusieurs, des univers disparates, parfois hétéroclites, sans être forcément "adoubés" par un renom universellement reconnu. Serais-je arrivée à me détacher de toute injonction pour assumer enfin mes désirs et mes contradictions?

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Frémissement d'avant les fêtes...

21 Décembre 2015, 18:49pm

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Publié par Flora bis

Frémissement d'avant les fêtes...

Il y a un frémissement dans l'air... Un frémissement secret, insaisissable qui annonce l'approche des fêtes. Sur la table, les cadeaux s'amoncellent, dans l'attente des papiers brillants et multicolores qui finiront déchirés au fond des poubelles... Peu importe: pendant l'instant qui compte, ils auront fait leur effet!

Les listes se multiplient: listes de cadeaux, de courses à faire pour les préparatifs, d'une multitude de choses à ne pas oublier! Stressant.

Ce samedi, à 7 h du matin, je monte dans un bus pour une journée de respiration que je m'autorise dans la course. Direction Paris, pour visiter deux musées. C'est l'association des Amis du Musée de ma ville qui organise la sortie.

Le premier, en bordure des Bois de Boulogne, je ne le connais pas. Le Musée de Marmottan, joli hôtel particulier accueille l'exposition d'une partie de la collection d'un couple suisse, les Hahnloser. Impressionnistes et quelques post-impressionnistes éblouissent les visiteurs. C'est toujours le même choc émotionnel lorsqu'une oeuvre apparaît devant moi "en vrai" pour la première fois, me permettant d'entrer dans le monde de l'artiste, d'approcher ses couleurs et ses touches de pinceau...

Notre bus nous dépose ensuite près du Jardin du Luxembourg, pour visiter l'exposition "Fragonard amoureux". Sa peinture respire le bonheur, l'esprit libertin, frivole et précieux à la fois, aboutissant à la fin de sa vie dans l'allégorie moralisatrice, annonçant le 19ème siècle.

Avant le départ, en guise de cadeau de Noël, notre chauffeur nous offre une promenade sur l'avenue des Champs Elysées illuminée, noire de monde... Défi aux terroristes qui voulaient mettre à genou l'esprit des fêtes: pendant la journée printanière, au soleil tiède digne d'un mois d'avril, les terrasses des cafés ne désemplissent pas...

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Ciel de plomb, décembre...

2 Décembre 2015, 19:21pm

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Publié par Flora bis

Ciel de plomb, décembre...

Ce sont des jours de transition: ni chauds, ni froids, ni tension, ni relaxation totales... Le ciel est lourd, tout se teinte de gris et de toutes ses nuances. Deux semaines après la tragédie, les gens se tassent: la morne routine revient car bien obligée, mais sans la soupape de la fête. Comme une gueule de bois.

On prépare Noël sans y penser - sans y croire? C'est si loin, demain...

Anesthésiés? Peut-être. Besoin de rassembler les pièces éparpillées du puzzle. Mettre un peu d'ordre dans nos pensées, dans nos vies. Pour y croire de nouveau, encore et encore. Car sans carburant, le moteur est définitivement mort. Et cela, on ne peut pas se le permettre. Pour les générations futures que nous mettons au monde et qui ne l'ont pas demandé. La responsabilité pour elles nous incombe entièrement.

Je regarde mes petites-filles, magnifiques, intelligentes, sensibles, innocentes. Elles ont tous les talents, détiennent toutes les promesses, même celles de nos rêves morts-nés.

Elles nous font confiance. Nous n'avons pas le droit de les décevoir.

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Pour la paix

15 Novembre 2015, 17:14pm

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Publié par Flora bis

Pour la paix

Même pas un an après le grand choc émotionnel du 7 janvier dernier... Nous sommes de nouveau plongés dans l'effroi des massacres, aveugles, fanatiques, obscures. Chacun de nous aurait pu être parmi ces gens profitant de la douceur d'un été indien tardif sur la terrasse d'un café, dans la chaleur d'un concert de rock ou dans la ferveur d'un match de foot.

Que se passe-t-il dans la tête de ces tueurs aveuglés, endoctrinés par des esprits mortifères, à tel point qu'ils préfèrent donner et se donner la mort au lieu de profiter de la beauté unique de la vie?

Cette fois-ci, ils ne se sont pas attaqués à une autre religion ni à l'humour en liberté. C'est une façon de vivre, une façon d'être et de concevoir la vie, avec ses joies et ses légèretés qu'ils voulaient anéantir. La musique, une sortie au restaurant - manifestations coupables et tentations diaboliques à leurs yeux fanatisés... Dans leur aveuglement égaré, ils ne peuvent le supporter. Ce sont des combattants de la mort car ils n'espèrent leur salut que des légendes douteuses d'un paradis hypothétique!

Ils espèrent également allumer le feu sournois de la suspicion entre les gens, contre cette mixité parfois si difficile à réussir. Surtout par temps de crise où celui qui vient d'ailleurs, qui transporte avec lui ses racines, sa langue, ses croyances - sa différence - représente non pas un enrichissement mais un danger: il vient pour manger mon pain...

Bien sûr, chacun doit faire un pas vers l'autre. Celui qui vient d'ailleurs doit s'acclimater avec un certain respect pour ceux qui le reçoivent. Inversement, l'hôte en place doit tendre la main pour que la rencontre demeure harmonieuse. Pour que tout le monde puisse se sentir chez soi, en paix.

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Ambiance de Toussaint...

2 Novembre 2015, 18:47pm

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Publié par Flora bis

Ambiance de Toussaint...

Hier après-midi, je suis allée au cimetière St-Roch. Vingt minutes de marche de chez moi, sous le soleil exceptionnellement clément pour un 1er novembre. Des tombes aux bouquets multicolores à l'orgie des arbres automnaux, le cimetière flamboyait, exalté par le soleil...

J'avançais avec mon pot de chrysanthèmes "pompons jaunes" comme il les aimait, sans être un amateur de fleurs. Tandis que je m'échinais, coupée en deux, à tailler les bosquets miniatures autour de la plaque de marbre qui, envahissants, masquaient l'inscription: "Si la réalité existait, il faudrait s'empresser de la faire disparaître", je me suis dit que ces efforts me sont destinés en premier lieu. La dette du survivant, tentative dupe de créer un lien aussi ténu que ce soit avec un passé vivant, avec un mort ressuscité par la mémoire... Vague remords de s'émerveiller encore du soleil qui réchauffe votre solitude...

Les croyants se préparent à la rencontre dans l'au-delà où il faudra répondre aux reproches en cas de négligence. Ils vont au cimetière pour accomplir leur devoir, en vue de la résurrection tant attendue. Je n'ai pas cet espoir-là.

Il ne reste que le souvenir qui vous niche, pour un instant, dans la chaleur d'antan, dans l'étreinte depuis longtemps refroidie...

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A la frontière...

13 Octobre 2015, 18:22pm

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Publié par Flora bis

A la frontière...

Je viens de publier une note sur mon blog hongrois, encore sous l'empreinte du jour de mon anniversaire. On a beau se dire que tout cela se passe dans a tête, que c'est un jour comme un autre, que sa solennité dépend en grande partie de nous et de notre entourage. Nous ne recevons pas d'un coup douze mois sur la tête, non: notre lente décrépitude est presqu'imperceptible, du moins pour celui ou celle qui nous aperçoit tous les jours - nous-mêmes...

Nous sommes à mi-octobre: hier, grand soleil, aujourd'hui 7° à peine, accompagné d'un vent glacial. Le moment où nous venons au monde a-t-il vraiment de l'influence sur notre caractère comme les astrologues l'affirment depuis toujours? En dépit de mon cartésianisme rassurant, je suis tentée d'y croire un peu... A la frontière de l'été indien où la saison froide fait des incursions brèves et inattendues pour nous habituer au frimas à venir, nous avons encore la mémoire de l'été dans la peau, tout en nous tournant déjà vers les jours raccourcis. Nous nous préparons à hiberner et guettons les derniers rayons tièdes pour nous requinquer... Je suis un peu ainsi: gaie et optimiste dès que le soleil revient, en proie à la mélancolie sous le ciel gris de plomb. Je me calfeutre avec la nostalgie de l'été autour du cou...

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