Le blog de Flora

ressenti

12 ans

7 Juillet 2018, 11:40am

Publié par Flora bis

Les anniversaires rythment notre vie. Le 7 juillet rythme la mienne en particulier.

Tous les ans, en posant ce petit caillou virtuel sur la tombe de Gilbert, je fais un rapide bilan personnel.

12 ans déjà... Je mesure ma survie. Je mesure ma solitude. Je me regarde dans le miroir. Le reflet n'est pas vraiment flatteur, les années passent à l'accéléré. Il faut épouser les contours de chaque étape. Savourer les instants tout en étant consciente  -  et cette lucidité ne me quitte plus -  que c'est un compte à rebours...

Les enfants grandissent, leurs parents entament la maturité de l'âge. Et les grands-parents? Ils résistent.

Tous les ans, je me répète l'avertissement: débarrasse-toi du poids de l'insupportable inertie, des doutes et des peurs qui te paralysent, cesse de gaspiller le temps précieux et entame enfin le vrai travail qui te permettra de monter sur l'ultime balance... 

Un juin-juillet aussi chauds qu'il y a 12 ans... 

(illustration: Yin et Yang, huile sur toile, R. T.)

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Vache inspirante

17 Juin 2018, 12:00pm

Publié par Flora bis

"On ne gagne pas beaucoup à trop réfléchir sur sa destinée. La vraie philosophie consiste peut-être à traverser la vie avec la sérénité tranquille de l'animal broutant l'herbe du sentier qui le mène à l'abattoir."
(Gustave Bon, 1841-1931)

Dès la première lecture, cette citation a suscité en moi des images familières, celles de mes vacances d'été dépaysantes, années après années, chez mes grands-parents maternels. Je gardais la vache de ma tante pendant quelques semaines, signe de confiance et de responsabilité.

    "...la sérénité tranquille de l'animal broutant l'herbe..." Cette image est restée gravée dans ma mémoire. Certains jours, au lieu d'investir avec les autres adolescents la pâture municipale, je promenais la placide ruminante le long des sentiers, la tenant par une corde nouée autour de ses cornes, marchant à son rythme à quelques pas devant elle. Aussi étrange que cela puisse paraître, cette occupation me plaisait beaucoup (j'aurais du mal à imaginer un ado de notre époque avec un smartphone greffé à sa main  -  et à ses yeux  -  promener une vache pendant des heures et heureux d'être plongé dans des pensées sereines...). J'alternais les jours avec les copains sur la pâture, discussions et parties de cartes, tandis que les vaches broutaient en groupe, et mes solitaires tête-à-tête avec la paisible blonde de ma tante. 

   L'adolescence... Je suis sûre que cette expérience qui se répétait d'année en année, a eu une influence importante sur l'adulte que je suis devenue. Le besoin de me retrouver dans une solitude apparente (la vache m'accompagnait et m'inspirait) pour mettre en ordre les morceaux du puzzle du monde autour de moi, des découvertes incessantes de cet univers réservé pendant longtemps aux adultes omniscients et omnipotents, des jeux de séductions et des pulsions à la fois attirantes et effrayantes, passant par des regards dérobés et recherchés, tout en étant entourée et sécurisée de l'affection débordante et infaillible de mes grands-parents, oncles et tantes... De longues heures de lectures solitaires dans la douceur de l'été, cachée dans le jardin de ma tante parmi les pieds de vigne, les dahlias et les grasses feuilles de betteraves...

   C'était l'initiation à une certaine philosophie... Traverser la vie avec la plus grande sérénité possible. (Il s'est avéré par la suite que ce ne serait pas toujours aussi évident.) Y tendre, du moins, au lieu de se torturer vainement. Le sentier mène, de toute façon, à l'abattoir.

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Insomnie

4 Juin 2018, 19:36pm

Publié par Flora bis

   

"Le corridor" par R. T. 1999

  J'ai beaucoup discuté la semaine dernière: trois-quatre amies sont passées pour prendre un café ou un thé avec moi et surtout, pour échanger sur une foule de sujets plus intéressants les uns que les autres!...

   J'aime les échanges, ils donnent souvent naissance à des idées, des projets nouveaux qui ouvrent des perspectives enrichissantes. Que ce soit des projets littéraires avec d'autres rencontres à venir, ou des problèmes personnels à discuter qui permettent de plonger dans nos propres ténèbres: ces petites conversations sous le parasol de la terrasse ou sur le canapé du salon sont mes plaisirs depuis toujours.

   Prenons par exemple le problème cuisant de l'insomnie. Depuis les derniers mois précédant la mort de Gilbert, mon sommeil est assez désordonné. J'ai pris l'habitude de veiller tard, de trouver mille prétexte pour retarder le moment de me coucher et rater ainsi les heures les plus profitables et les plus réparatrices du sommeil. Au milieu de la nuit, le bourdonnement discret de la radio accompagne la chute dans les profondeurs de l'inconscience, par ailleurs, de relativement courte durée. Je me lève tard, fatiguée. Cela fait douze ans que ça dure...

   Avec une amie qui souffre d'une forme encore plus grave d'insomnie, nous avons tenté d'explorer ces territoires tourmentés. Qu'est-ce qui nous empêche de dormir comme avant? Qu'est-ce qui nourrit cette angoisse sourde, cette peur de ne pas pouvoir plonger dans le sommeil bienfaisant, et une frayeur encore plus grande de céder à son invitation?... 

  Nous avons fini par prononcer la même phrase, presqu'en même temps: cela ressemble à la peur de la mort! Tout simplement. 

   Le sommeil est bel et bien une métaphore de la mort. On ferme les yeux, on s'abandonne à un état incontrôlé et incontrôlable (très grave pour moi qui aime(rais) maîtriser en toute circonstance ce qui m'arrive...) et surtout: aucune garantie à ce qu'on puisse refaire surface! J'ai vécu ce moment traumatisant où j'attendais le réveil de quelqu'un qui n'a plus jamais rouvert les yeux...

 

 

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Royal wedding

19 Mai 2018, 18:37pm

Publié par Flora bis

   A Windsor, il faisait très beau... Tout concourait à ce que le mariage princier se déroule dans les meilleurs conditions. De ce côté de La Manche, la grisaille demeurait épaisse.

   Qu'est-ce qui m'a pris à perdre des heures devant mon écran à suivre le déroulement du spectacle?... Je ne cessais de m'épier, en même temps que la foule des célébrités et celle du menu peuple piqueniquant joyeusement sur la pelouse royale.

   Les commentateurs experts en têtes couronnées s'escrimaient à remplir les heures d'attente en répétant inlassablement les mêmes informations plus ou moins creuses, plus ou moins enjolivées. Et nous  - je suis sûre de ne pas avoir été la seule  -  suivions les images, captivés, subjugués, presque hypnotisés...

   Pourtant, je peux affirmer avec certitude que d'ordinaire, je ne suis pas du tout impressionnée par les célébrités, ni éphémères ni séculaires; les politiques, les vedettes, les héritiers fortunés me laissent de marbre. Je les scrute plutôt en essayant de décrypter leur vérité sous le vernis des convenances, de l'éducation, du pouvoir et de l'aisance matérielle. A la façon d'un entomologiste. Leur position, méritée ou héritée, les expose au regard des gens ordinaires, à leur admiration souvent teintée d'envie et de frustration, elle les habille d'une sorte de masque à l'usage externe: pour se montrer ou plutôt, pour se dissimuler... J'essaie de les imaginer dans leur intimité, une fois le masque tombé.

   Les caméras sont braquées sur le jeune couple. Ils savent que les moindres de leurs battements de cils seront scrutés, commentés. A quel point peut-on rester sincère dans ces conditions ou doit-on jouer le rôle auquel on était désigné, symbole qui pèse lourd dans la balance économique et politique du pays, sans oublier l'avenir de la famille royale qu'il est urgent d'épousseter... 

   Je contemple les milliers de gens massés sur le parcours. La liesse populaire est réelle. Elle ramasse les miettes du bonheur par procuration.

 

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Ne pas secouer!...

4 Mai 2018, 10:41am

Publié par Flora bis

   

Je ne cède pas souvent (même si ces derniers temps c'est arrivé plus fréquemment qu'à mon goût...) aux pulsions de partager les moments de déprime passagère ou plus tenace... Ce n'est pas pour me faire plaindre ou pire encore, pour inspirer de la pitié... De toute façon, durablement, cela fait fuir tout le monde. Tout simplement, j'ai besoin de les mettre en mots, pour m'en libérer, pour les mettre à distance, et non pas pour les faire endosser par quelqu'un d'autre.

   Cela me rappelle un conseil de notre chère Richarda, toujours si présente. A l'époque, j'avais du mal à me débarrasser du sentiment négatif  -  poison véritable  -  d'une trahison... Elle m'a dit: "Ecris-le sur une feuille, brûle-là et jette les cendres au bout du jardin, le plus loin possible!" JE L'AI FAIT. Et j'ai survécu. Pas pardonné mais cheminé lentement vers l'oubli...

   Ce n'est pas une recette, encore moins un conseil. Je n'aime pas trop les conseillers de comptoir qui vous abreuvent de leurs combines infaillibles. (Si j'y ai succombé parfois, que l'on me pardonne!) Ceux qui vous font part de leurs problèmes, ont plutôt besoin d'écoute, d'empathie et non pas de recommandations savantes... 

   Les problèmes des autres, durablement, entament le moral de ceux qui s'impliquent par compassion. Les uns fuient, d'autres s'agacent que l'on n'applique pas leurs recettes. Comment? C'est si évident! La solution est en vous! Il n'y a qu'à VOULOIR! C'est vous qui DECIDEZ de votre vie!

   Je me méfie des gens qui veulent vous SECOUER. En cas de déprime ou pire encore: de dépression, c'est justement la volonté qui fait défaut. Ce qu'on peut offrir de mieux, c'est notre bienveillante compréhension. 

   J'aime la pluie quand elle est épisodique, l'averse dynamique et rafraîchissante qui ne s'éternise pas pendant des semaines, me privant du soleil vivifiant qui réveille les couleurs du monde. J'aime le froid quand elle nous calfeutre dans la chaleur de la maison  -  pour un temps! J'aime l'intimité solitaire quand elle succède à des retrouvailles bruyantes et heureuses. Une question d'équilibre dans le changement.  

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Dimanche maussade, 18 h...

29 Avril 2018, 18:18pm

Publié par Flora bis

 

  Dehors, il pleuviote. C'était prévu. Il n'empêche que c'est insupportable. Tout en sachant que la pluie manquait à mes rosiers.  Il y a la raison, si raisonnable!... Et il y a la réalité, ce ressenti des dimanche soirs tellement sinistres que cela ressemble à une condamnation.

   La grisaille accentue la désolation, les couleurs s'estompent, jusqu'à disparaître. Le ciel bas recouvre le monde  -  du moins le mien  -  qui s'étiole à l'étouffée. On se calfeutre, volets fermés, à la bougie. Il n'y a que sa flamme vacillante qui s'entête à rester verticale...

   Je me souviens de deux de mes amies d'antan. De l'une en particulier, pétillante, brillante, de grands yeux noirs qui vous fixaient tantôt étonnés, tantôt rieurs ou scrutateurs, sa voix rauque, ses rires qui  secouaient l'inertie de la salle des profs. Qu'est-elle devenue?... A-t-elle résisté aux dimanche soirs lugubres où la vie se terre?...

 

 

Dimanche maussade, 18 h...

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Belle semaine

22 Avril 2018, 19:20pm

Publié par Flora bis

   Une semaine de bonheur pendant laquelle je pouvais remonter les volets le matin sans le mauvais pressentiment de les ouvrir sur un ciel de désolation, de grisaille menaçante... L'été a fait irruption dans le jardin, dans la maison et dans les coeurs: 28°, orgie de verdure en quelques jours, à tel point qu'il fallait tondre la pelouse d'urgence, mardi soir, à l'arrivée de la fraîcheur toute relative... Après les 15-16° de la semaine précédente, nous avions la tête et le coeur qui chaviraient... 

   La météo nous ramène déjà à plus de mesure: une dépression approche du côté des îles britanniques pour nous rafraîchir la mémoire: nous habitons dans le Nord!... Pas d'emballement prématuré!

   N'empêche... Cette semaine m'a fait un grand bien. La visite éclair de mon fils y est pour beaucoup. Il est venu mercredi pour écouter ma modeste prestation lors d'une réunion d'association et il est reparti tôt le lendemain matin, car le travail l'attendait à Paris. A cause des grèves, il n'a pas pu venir en train.

   Je voulais qu'il puisse profiter du beau temps, qu'il oublie la tension de son rythme habituel parisien, avec le transport quotidien harassant, la pression du travail et des horaires tardifs. Nous avons pris notre repas sur la terrasse, j'ai sorti la chaise longue pour qu'il se détende devant la beauté du jardin. Nous avons regretté l'absence de ma belle-fille et les deux petites mais la technique moderne a pu pallier un peu à ce manque.

   Hier, j'ai fait un tour dans la jardinerie du quartier pour quelques pots de fleurs, destinés à égayer la terrasse. 

 

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Point de départ et de non-retour...

8 Avril 2018, 11:49am

Publié par Flora bis

   Je m'aperçois que mon jardin constitue un point d'encrage, non seulement dans ma vie mais aussi pour mon blog, point de départ pour une note à publier. Il arrive souvent que l'envie d'écrire, de communiquer existe mais il manque l'impulsion, la première phrase. Quelle direction choisir pour le vagabondage?...

   On n'a parfois qu'une vague idée de ce dont on aurait envie d'échanger... L'essentiel serait-il de discuter ou de formuler sa pensée pour y voir plus clair? Serait-ce, en quelque sorte, un dialogue avec soi-même?...

   La pénurie des commentaires donnerait raison à cette intuition. Dans mes statistiques de fréquentation, je vois un nombre de visiteurs parfois conséquent pour un petit blog qui ne fait pas trop d'effort pour se faire connaître mais heureusement qu'il y a Françoise M. et la fidèle Aude qui me laissent un petit caillou de temps en temps, signe de leur passage... Une autre fidèle Françoise est partie dessiner des nus légers et charnus, épanouis et mélancoliques à la fois, au-delà de ce monde matériel  -  mais en existe-t-il un autre?... Notre longue amitié virtuelle me manque... Suis-je une indécrottable sentimentale, bien que je m'en défende la plupart du temps, fuyant le déluge des émotions suscitées, calculées si souvent pour manipuler les foules?... Je suis bien consciente que c'est un réflexe de défense: je m'accroche à ma matérialité palpable pour protéger ma vulnérabilité et mes émotions à fleur de peau, en les enfouissant bien profondément, à l'abri des regards...

   Bon, après m'être livrée (comme dirait mon fiston) si intimement, je reviens à mon jardin. Quel plaisir d'assister à son réveil, un peu tardif cette année! Le camélia offre ses dernières fleurs, ayant résisté bravement aux gels de février, les jacinthes se terminent et les tulipes se bousculent au portillon. Et les draps, pour la première fois de l'année, sèchent sur le fil! 

(à cliquer sur les photos!)

Point de départ et de non-retour...
Point de départ et de non-retour... Point de départ et de non-retour...

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C'est ainsi que la terre est ronde

26 Mars 2018, 11:45am

Publié par Flora bis

Je cherche une place sur le mur, envahi par mes nombreux dessins et quelques peintures

pour le tableau fraîchement livré de Cléa. Je sais que la plupart des peintres préfèrent vendre leurs propres productions plutôt que d'acheter celles des autres, rivaux potentiels de surcroît. Pour ma part, j'ai succombé parfois aux coups de coeur; je l'aurais même fait plus souvent si mon porte-monnaie n'avait pas freiné mes élans. De plus, je sais bien qu'un achat rend une crédibilité de poids aux compliments faciles...

   Je ne suis pas coloriste: je suis bien plus attirée par des formes, des volumes mise en valeur par des ombres et des lumières, les contrastes fortes du noir et blanc, modelés avec peu de moyens. Quelquefois, un peu de couleurs juste pour réveiller le monochrome...

   Chez Cléa, c'est le contraire: débauche de couleurs chatoyantes, harmonie et nuances subtiles. Il n'est pas étonnant que son tableau m'ait attirée: je pense ne pas être capable de pareille abondance! De son côté, elle complimentait la plasticité de mes nus: à chacun son univers et c'est ainsi que la terre est ronde!

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Célébration du printemps

21 Mars 2018, 10:37am

Publié par Flora bis

   Officiellement, le printemps est là. Nous allons passer à l'heure d'été, pour la dernière fois, paraît-il, dans trois jours.

   Ce printemps factice et glacial n'est pas exceptionnel même si nous avons tendance à en tirer des signes de catastrophes annoncées. Je ne me plains pas de la journée extraordinaire d'hier! Le soleil généreux semble vouloir rattraper ses manquements de pingre de cet hiver. Je  le prends avec reconnaissance  -  ai-je le choix?... Les habitants des contrées ensoleillées qui tombent dans la déprime au bout de trois jours de pluie, peuvent-ils apprécier à sa juste valeur le cadeau quotidien que le soleil leur offre? Chez nous, c'est l'inverse: trois jours de soleil pour trois mois de grisaille... Et la course poursuite des nuages chargés de pluie sur la toile tourmentée du ciel, en guise d'attraction dont les gens du Nord finissent par tomber amoureux...

 

 

Mon camélia a résisté avec courage aux assauts du gel, du moins à ce jour. Pour preuve, cette photo, prise hier (sur l'image, je l'ai décapité pour éliminer le fil à linge...) J'ai taillé les rosiers, autre signe encourageant. Il reste beaucoup de tâches à accomplir: rafraîchir les arbustes, les pots de fleurs qui ont passé l'hiver sans protection. Nettoyer la table et les quatre chaises en métal, le cabanon à outils de jardinage (le repeindre) et laver la terrasse. Sans parler de la pelouse à tondre bientôt. Que de travaux manuels pleins de promesses des plaisirs renaissants: plaisirs pour les yeux et pour l'odorat des fleurs en abondance, plaisirs pour la peau des caresses du soleil... Sans oublier le linge séché en peu de temps et gorgé du parfum inimitable de la pelouse fraîchement tondue! 

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