Le blog de Flora

reflexions

Face-Book contra blogosphère

14 Août 2012, 18:33pm

Publié par Flora bis

   Un air de vacances plane sur la blogosphère, si ce n'est le signe d'un mal plus insidieux, plus grave... Du désintérêt, peut-être.

Num-riser0007.jpg   Il y a un an, j'ai ouvert un compte FaceBook, après des mois d'hésitation.Il est vrai que F-B n'a pas très bonne réputation. Plus encore, je ne voulais pas suivre le troupeau, quasi par obligation, sous prétexte que tout le monde y est. J'ai succombé quand-même à la tentation... Une nouvelle porte s'est ouverte, avec la possibilité de fréquenter des gens nouveaux (surtout des peintres extraordinaires, pour ma part). 

   Je ne suis pas adepte des records à battre quant au nombre de mes "amis"... Plutôt sélective. Je laisse venir les choses. Je préfère un petit nombre mais des relations de qualité.

   F-B permet d'être extrêmement réactif:un clic et vous donnez votre avis précieux (du moins pour vous). L'événement passe en un éclair. Remarque-t-on votre absence? Pas sûr. A notre époque où le zapping est roi, c'est sans doute là que réside son succès. Il faut sans cesse du nouveau à se mettre sous la dent. Il n'y a pas le temps (ni la demande...) pour le développement d'un raisonnement, la plupart des visiteurs ne suivraient pas au-delà de quelques lignes, surtout, sans image accrocheuse à l'appui.

   C'est pour toutes ces raisons que j'aime les blogs. Vous pouvez prendre votre temps pour écrire, publier quelque chose de plus abouti, du moins en avoir la prétention immodeste. Mais qui prendra encore le sien pour le lire, et, plaisir ultime pour l'auteur de la bouteille à la mer, pour laisser un commentaire, preuve de son intérêt pour la petite bafouille venue du coeur?...  

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Joie de vivre - et religion...

4 Août 2012, 17:53pm

Publié par Flora bis

images-1-copie-2.jpeg   Je regarde une émission sur LCP au sujet de l'Egypte d'aujourd'hui, un an après le printemps plein d'espoir d'une évolution démocratique. Les religieux ont pris la place restée vacante, les Frères Musulmans, jugés trop mous, sont poussés par les extrémistes salafistes, financés ouvertement par l'Arabie Saoudite... Le pays plutôt paisible semble en ébullition.

   Aux années 80, nous avons fait un voyage de dix jours à travers l'Egypte, d'Alexandrie à Abou Simbel, en avion, en bateau et en felouque. Le voyage le plus extraordinaire à travers le temps! Les monuments gigantesques me fascinaient, témoins immobiles des millénaires, oeuvres du génie humain, érigés par son aspiration à la spiritualité. Une religiosité complexe, avec une place singulière réservée à la mort et à l'au-delà.

   Du Caire surpeuplé, il me reste des images d'une circulation inextricable, celles d'une architecture chaotique, envahissant le désert jusqu'aux pieds de Khéops... Les millions d'habitants investissant même les cimetières. Un peuple souriant et agréable, tolérant. Sur le visage de Sadate qui avait tendu la main à Begin, j'ai découvert les traits des dieux nubiens. La danse et le chant étaient des arts traditionnels et séculaires. Ils se retrouvent menacés maintenant par le fanatisme religieux.

   J'observe la figure de l'avocat qui mène la croisade contre les chanteuses et danseuses, au nom de la morale dictée par sa conception de la religion. J'essaie de comprendre sa pensée. Son visage immobile, ses petits yeux intraitables prononcent la sentence: il faut préserver les bonnes moeurs car une femme non voilée incite au péché... Chant et danse sont oeuvre du diable... Ce dernier semble inspirer une grande peur à ce monsieur par ailleurs si autoritaire!

   Le prédicateur salafiste barbu, filmé dans la rue, avec ses propos et son visage qui ne respirent pas franchement la finesse et la complexité de la réflexion, est plus violent, prêt à en découdre avec la première chevelure féminine visible! Une femme ne doit pas exposer la moindre parcelle de son corps aux regards forcément concupiscents, seulement 'à son légitime propriétaire... Je me demande sans cesse: de quoi a-t-il peur? De quoi a-t-elle peur aussi, la doctoresse en études coraniques, emballée de pied en cape, en expliquant la nécessité de cacher le corps féminin? A qui ne font-ils pas confiance? A la femme qui, maintenue en laisse courte, aspire forcément à la liberté?... Ou bien, à eux-mêmes... Pourquoi une femme normalement vêtue inciterait-elle la meute des mâles à se jeter sur elle? Pourquoi, sinon à cause d'une frustration massive organisée au nom de la religion...

   Pourquoi les religions monothéistes ont-elles tendance à coupler péché et sexualité? Alors qu'une saine conception de la vie ne doit pas exclure la joie. Sous toutes ses formes.

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Rangements et pieds de plomb...

21 Juillet 2012, 11:43am

Publié par Flora bis

   Je ne pensais pas être aussi dépendante du soleil, du moins de la lumière! Depuis de longs mois,  -  excepté la fulgurante et prometteuse semaine de fin de mars  -  nous sommes plongés dans un temps maussade, pluvieux, automnal, avec la température à l'avenant. Le niveau de ma sérotonine doit être au plus bas... J'ai dû épuiser mes réserves. J'ai du mal à bouger, ayant l'impression de traîner des boulets de plomb attachés aux pieds comme les prisonniers des temps jadis...  

   Par contre, au moindre regain du beau temps, l'énergie me revient immédiatement, avec des envies de tout remuer et de rattraper les mois d'asthénie... Hélas, cela retombe aussitôt, faute de carburant... Il n'est pas étonnant d'avoir en tête l'image stéréotypée des Scandinaves moroses, voire suicidaires!

Numeriser0009-copie-1.jpg Ranger un placard encombré des vestiges du passé est particulièrement pénible et lent dans ces conditions. Le temps s'arrête. Je trie les vêtements d'un autre âge qui était le mien il y a quelques années. Tiens, ma robe de mariée que j'ai dessinée moi-même, il y a 39 ans... Un modèle qui devait pouvoir se remettre par la suite. Mais remet-on vraiment une robe de mariée?... 

   Une amie ne cesse de me faire de petites allusions sur les personnes qui restent figées dans le passé, insensibles à la vie qui continue. Sans elles. Cette amie, de ma génération, vient de rencontrer le grand amour, après quelques années de solitude. Bien que je l'aie assurée de ma totale neutralité sur la question (je suis très contente pour elle!), de mon respect du libre choix de chacun, elle insiste... comme pour se justifier, même inutilement. 

   Le deuil a ses stations. Il ne faut pas être pressé  -  ni presser personne  -  à les franchir. Je trie les pulls de Gilbert: ils faisaient tellement partie de son image! Au bout de 6 ans, je vais pouvoir tout débarrasser en les donnant à des gens qui en auront encore l'usage. Débarrasser... ce mot m'agresse encore. On débarrasse les déchets inutiles, encombrants. Lui ne m'encombre pas. Il devient de plus en plus immatériel.

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Le spectacle est fini...

16 Juin 2012, 14:49pm

Publié par Flora bis

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Hier soir, la quatrième représentation  -  sans doute la plus rodée, la plus réussie  - s'est achevée, au terme d'une semaine intense. Tous les soirs, j'ai pris le chemin pour y assister. A chaque fois, le trac s'est renouvelé, tenace, car ni le public ni les comédiennes n'étaient les mêmes... Je ne peux que remercier Richarda Nohinck et Godelieve Tournois pour leur brillante prestation. Je suis touchée qu'elles aient consacré autant de leurs temps à mes mots...

"Pépites d'or et vieille lavande"... Le ton passablement léger du début se charge progressivement de tension. Les parents sont morts (dans un accident de voiture) et enterrés ensemble, selon leur volonté, soudés qu'ils étaient par un amour infaillible durant leur longue vie.DSCN0759.JPG Leurs deux filles trient les objets et les souvenirs... Petit à petit, tout finit par se remettre en questions: leurs rivalités lointaines et sournoises, les apparences qui gouvernent leur vie et pour finir, l'image des parents parfaits... Des choses enfouies refont surface...

   De longues minutes après les derniers mots, le public reste en place, en proie à une émotion palpable que je voulais retenue. Une discussion s'ensuit et qui dure deux à trois heures encore, se prolongeant autour du verre de l'amitié... Chacun reconnait une parcelle de sa propre enfance dans les souvenirs de Victoria et de Dominique. Cette résonance me plaît car pour moi, il n'existe pas de vie sans histoire, pour ne pas dire sans intérêt. Il suffit de prendre la peine d'y prêter attention, pour chercher derrière les apparences.

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"Pépites d'or et vieille lavande"...

14 Juin 2012, 12:20pm

Publié par Flora bis

DSCN0731 Que font deux soeurs dans la maison de leur enfance, au retour du cimetière où elles viennent d'assister à l'enterrement de leurs parents?...

   Après une première expérience il y a un an où, tremblante de trac, j'ai "lâché" mon premier texte sur scène, dans la brillante interprétation de Richarda, je récidive cette fois-ci avec un dialogue entre deux personnages. J'avais envie d'expérimenter cette technique: la confrontation entre plusieurs personnes, à travers ce qu'elles se disent, sans descriptions ou analyse psychologique, rien que par ce qu'elles disent et la façon dont elles le font... Tentative excitante à l'avance! Dès le début, j'ai pensé à mes deux interprètes, j'écrivais, je rajustais les répliques en les imaginant jouer... Je me sentais comme la couturière devant son mannequin d'essayage... Cependant, je me suis refusé d'assister aux répétitions: du moment que vous confiez votre texte à ceux qui le feront vivre, il doit pouvoir vous échapper!

   Après deux représentations, je suis très contente! Le public en a l'air aussi... Deux autres soirées suivront encore; j'essaierai de reprendre quelques photos de meilleure qualité!

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Jogging et papotage...

11 Juin 2012, 16:08pm

Publié par Flora bis

3 Grasses 2010 NEW Nous sommes inondés d'avis de spécialistes, de conseils avisés d'experts qui auscultent sans relâche notre bien-être physique et moral. Les sentences se contredisent parfois; je les soupçonne même de se modifier selon la conjoncture et les saisons. Les bienfaits du magnésium contenu dans le chocolat reviennent immanquablement aux alentours de Noël et de Pâques et le foie gras cesse de menacer le niveau de notre cholestérol à l'approche de Noël... 

   Malgré ma méfiance naturelle, un communiqué du département de psychiatrie de Stanford me plaît bien. En substance, "... l'une des meilleures choses que l'homme puisse faire pour sa santé est d'avoir une épouse, alors que pour la femme, la meilleure des choses à faire pour être en bonne santé est d'entretenir ses relations avec ses amies."

  Cette phrase suggère plusieurs questions sur la différence des besoins masculins et féminins. Quel besoin pour sa santé remplit l'épouse pour l'homme, besoin que lui-même semble inutile de fournir pour le bien-être de sa femme? Il y a comme un petit décalage dans la symétrie conjugale!... Doit-elle être bonne "gouvernante", infirmière, cuisinière et amante avertie, résumant ainsi tous les domaines de compétence nécessaires?

   Deuxième question: le papotage entre amies serait-il plus utile pour la production de la sérotonine, ce neurotransmetteur qui combat le stress et l'état dépressif, qu'une belle relation conjugale? Ou bien la "communion des chairs" seule satisferait-elle l'homme, tandis que son épouse chercherait-elle son supplément de sérotonine dans une bonne conversation entre copines où l'on peut échanger, se livrer, dissolvant le stress et allégeant le poids des problèmes?... Les femmes ont l'habitude de ces confidences que les hommes répugnent à lâcher même entre amis. Seulement, les savants spécialistes prétendent qu'une bonne petite bavette taillée entre copines préserve mieux notre santé que de consciencieuses suées régulières dans une salle de gymnastique...   

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Choc identitaire

24 Mai 2012, 19:21pm

Publié par Flora bis

DSC01366 Où se trouve désormais ce "chez moi", ce "home", cet "otthon", pour lequel le français n'a pas d'équivalent en un seul mot?... Connaître l'état de se trouver entre deux chaises n'est pas très réconfortant. Enrichissant peut-être mais pas confortable. On peut facilement se réveiller par terre.

   C'est à peu près le sentiment que j'éprouvais pendant le court séjour dans mon pays natal. Je suppose ne pas être la seule dans ce cas.

   Si je compte bien, j'ai passé à ce jour plus de temps en dehors que dans mon pays d'origine, je m'exprime depuis plus longtemps dans une langue étrangère que je ne l'ai fait dans ma langue maternelle. Tout cela était lié à Gilbert. C'était plus facile quand nous habitions dans un tiers pays: ni chez moi, ni chez lui. Personne n'était avantagé... 

   Puis, il a disparu, mort, évaporé dans le néant. Reste une petite poignée de cendres et beaucoup de présence dans la mémoire. Cette présence me maintient ici. Mon autre moitié m'attire vers le sol qui m'avait mise au monde, vers la langue  -  originale, infiniment riche  -  que j'ai abandonnée en même temps...

DSC02816 S'exprimer dans une langue devient organique lorsqu'on arrive à dépasser un certain stade de balbutiement plus ou moins avancé. Lorsqu'on arrive à trouver le mot juste. Exactement celui qui s'arrache de nos entrailles pour exprimer au plus près ce que nous sommes. C'est ce que je m'obstine à obtenir un jour en français, tentant d'apprivoiser cette belle langue capricieuse, gâtée par tant de géants de la littérature. Langue de l'écriture par excellence! Et mes efforts, même si parfois maladroits, sont éminemment jouissifs!

   Mon autre "chaise", ma langue maternelle? Je dois changer de peau pour qu'elle me laisse l'approcher, me la ré-approprier.

   Suis-je encore chez moi dans mon pays d'origine? Un pays métamorphosé où mes repères vacillent. Le pays où tous parlent ma langue maternelle comme les membres d'une même famille. Observez ce que vous éprouvez quand, à l'autre bout du monde, vous tombez sur un compatriote inconnu que vous n'auriez même pas remarqué chez vous. Un sentiment d'appartenance à la même famille. C'est là que je me sens soudain en lévitation entre deux chaises...

   Peut-on se sentir concerné par deux pays à la fois? J'arrache une branche d'acacia dans la rue de ma mère et j'enfouis mon nez dans la grappe de fleurs lourde du parfum de miel de mon enfance. Je tente une réponse: oui, sans doute, comme on est concerné par le passé et le présent, en même temps.

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Petite pause printanière

11 Mai 2012, 11:49am

Publié par Flora bis

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Je fuis la grisaille! Le blog va profiter d'un peu de repos, le temps que je prenne un petit bain de jouvence (résultat non garanti!) sur les terres qui m'ont vu naître et grandir  -  oh, pas démesurément, jusqu'à 164 cm environ...

Le bain en question ne s'effectuera probablement pas encore sur cette plage de la Tisza, rivière qui borde le lieu de ma naissance et qui, descendue des Carpates, se jette dans le Danube à quelques 150 km plus loin, à Belgrad... Elle a accompagné mon enfance... Un jour, je la raconterai... A bientôt!

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Tri sélectif... du passé

3 Mai 2012, 19:42pm

Publié par Flora bis

Elena NEW Je regarde au fond de la benne où je viens de jeter une bonne trentaine de toiles et de dessins sous-verre. Ils gisent pêle-mêle, écrasés les uns sur les autres, les verres brisés, les toiles éventrées. Un monsieur de passage en sauve deux in extremis. Plus de vingt années de ma vie dans ce tombeau improvisé! Ils tentent une dernière supplique pour m'amadouer. Je résiste. Je leur tourne le dos et je remonte dans ma voiture. Sans un regard en arrière.

   Einstein-bebe_NEW.jpg Objectivement, tout cela n'avait qu'une vague valeur émotionnelle. Et encore, des émotions positives mais aussi beaucoup de très noires. Il faut essayer de faire de la place autour de soi pour se donner un peu d'air. Couper certains liens forts et nocifs. Ces derniers temps, je pense souvent au désencombrement, de mon vivant, afin de libérer les enfants de cette tâche pénible. Peut-être, une façon de me libérer moi-même...

   Cela fait trop longtemps que je me laisse enchaîner par les souvenirs. La vague de nostalgie omniprésente contre laquelle je me battais mollement, tout en me laissant engloutir par sa vase tiède, constituait un refuge douillet contre les intempéries du présent. Il suffisait de poser un regard sur ces objets pour que l'époque de ma rencontre avec eux ressurgisse de façon immédiate et authentique, me replongeant dans les bons et mauvais souvenirs. Les revivre ainsi représentait la preuve que ces années ont vraiment existé. Sinon, j'aurais eu l'impression de les avoir rêvées...

     

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Émancipation

19 Avril 2012, 18:40pm

Publié par Flora bis

Jardin "Émanciper la femme, c'est excellent; mais il faudrait avant tout lui enseigner l'usage de la liberté." (Emile Zola)

   Pour sa phrase paternaliste, infantilisante même, Zola a des excuses: il a vécu il y a plus de cent ans. Sa formule part plutôt d'un bon sentiment. Les femmes commençaient à vouloir sortir du rôle de la poupée (gonflable) ou de la Mère sanctifiée. J'ai encore en mémoire la sentence sans appel de tel grand-père: "Il y a les femmes que l'on épouse, et d'autres avec qui on prend son plaisir!" J'ose à peine imaginer le sous-entendu: avec l'épouse, on ne prend guère son plaisir...

   En cent ans, on a fait quelques progrès. Pourtant, les femmes sont toujours mécontentes! Comme a dit jadis un de mes élèves en Algérie: "Madame, il faut se méfier des femmes! Vous leur donnez le petit doigt, elles vous arrachent le bras!

   En France, il y a la loi sur la parité, discutable, très discutée. Si elle dérange, c'est parce qu'elle représente l'aveu, selon lequel il faut passer en force pour secouer l'inertie de la société. Je me souviens de la première liste électorale municipale qui l'a appliquée dans ma ville. C'était une nouveauté, les journalistes ont invité les colistières pour qu'elles exposent leurs propositions  -  spécifiquement féminines! J'ai été la seule à m'offusquer: je n'étais pas d'accord de rester une fois de plus cantonnée dans le domaine des crèches, des garderies d'enfants, des trottoirs à aménager pour les poussettes, des maisons de retraite et des cantines scolaires! De la culture, à la rigueur... Elles sont un peu poètes dans l'âme... Aux hommes les choses sérieuses, aux femmes de faire mu-muse avec ce qu'elles connaissent le mieux!

   Dans mon idéal, hommes et femmes sont partenaires, ils partagent équitablement les tâches. Il n'est pas nécessaire "d'enseigner l'usage de la liberté" à la femme comme à une mineure démunie. Il suffit de laisser la place qui lui revient.

 

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