Face-Book contra blogosphère
Un air de vacances plane sur la blogosphère, si ce n'est le signe d'un mal plus insidieux, plus grave... Du désintérêt, peut-être.
Il y a un an, j'ai ouvert un compte FaceBook,
après des mois d'hésitation.Il est vrai que F-B n'a pas très bonne réputation. Plus encore, je ne voulais pas suivre le troupeau, quasi par obligation, sous prétexte que tout le monde y est. J'ai
succombé quand-même à la tentation... Une nouvelle porte s'est ouverte, avec la possibilité de fréquenter des gens nouveaux (surtout des peintres extraordinaires, pour ma part).
Je ne suis pas adepte des records à battre quant au nombre de mes "amis"... Plutôt sélective. Je laisse venir les choses. Je préfère un petit nombre mais des relations de qualité.
F-B permet d'être extrêmement réactif:un clic et vous donnez votre avis précieux (du moins pour vous). L'événement passe en un éclair. Remarque-t-on votre absence? Pas sûr. A notre époque où le zapping est roi, c'est sans doute là que réside son succès. Il faut sans cesse du nouveau à se mettre sous la dent. Il n'y a pas le temps (ni la demande...) pour le développement d'un raisonnement, la plupart des visiteurs ne suivraient pas au-delà de quelques lignes, surtout, sans image accrocheuse à l'appui.
C'est pour toutes ces raisons que j'aime les blogs. Vous pouvez prendre votre temps pour écrire, publier quelque chose de plus abouti, du moins en avoir la prétention immodeste. Mais qui prendra encore le sien pour le lire, et, plaisir ultime pour l'auteur de la bouteille à la mer, pour laisser un commentaire, preuve de son intérêt pour la petite bafouille venue du coeur?...
Ranger un placard encombré des vestiges du passé est particulièrement pénible et lent dans ces conditions. Le temps s'arrête. Je trie les vêtements d'un autre âge qui était le mien il y a quelques années. Tiens, ma robe de mariée que j'ai dessinée moi-même, il y a 39 ans... Un modèle qui devait pouvoir se remettre par la suite. Mais remet-on vraiment une robe de mariée?...
Objectivement, tout cela n'avait qu'une vague valeur émotionnelle. Et encore, des émotions positives mais aussi beaucoup de très noires. Il faut essayer de faire de la place autour de soi pour se donner un peu d'air. Couper certains liens forts et nocifs. Ces derniers temps, je pense souvent au désencombrement, de mon vivant, afin de libérer les enfants de cette tâche pénible. Peut-être, une façon de me libérer moi-même...