Le blog de Flora

reflexions

Parole de grand-mère...

23 Décembre 2008, 17:35pm

Publié par Flora

   Je passe 4 jours en tête-à-tête avec ma petite-fille de deux mois tout juste : un véritable cadeau de Noël de mon fils et de ma belle-fille qui sont partis ces quelques jours sans les enfants, pour s'offrir un peu de vacances, les seules de cette année.
   Ces quatre jours sont là pour que nous nous tissions des liens indestructibles, Alice et moi. Cela passe par les regards, cet échange tacite et secret, le sourire esquissé dessinant des fossettes charmeuses et par le petit corps émouvant s'abandonnant avec une confiance bouleversante et sans limites sur votre épaule, plongeant, détendu, dans un sommeil profond.
    Ses premières vocalises répondent à vos appels initiatiques à la parole et aux émotions : elle suit vos lèvres et s'essaye de les imiter. Prémisses d'une merveilleuse communication, dépourvue d'arrières-pensées et de faux-semblants. Tous les bébés naissent innocents.
    Elle est absolument sans défense : sans vous, elle ne peut rien faire, pas même se mouvoir. Elle est demande absolue : soins, nourriture, caresses et amour. Pour quelle raison ressentons-nous pourtant, que c'est nous qui sommes comblés de cadeaux ?
    Je la regarde et je me refuse au jeu de lui imaginer un avenir : il lui appartient, elle le forgera à sa façon, selon les possibilités qui s'offriront à elle ou qu'elle saura provoquer, conquérir. J'espère seulement que ces ondes puissantes qui nous traversent et qui nous lient à jamais, sauront toujours la protéger et la rendre forte et belle, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur... 

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Questionnement sur la beauté : un début de réflexion

19 Décembre 2008, 10:59am

Publié par Flora

   Je sais : je m'attaque encore à l'Everest, comme dirait Patrick qui se reconnaîtra... Je suis pleinement consciente qu'on peut consacrer toute une vie à cette réflexion et encore, elle ne suffirait pas... Ce n'est que le début d'une recherche de réponses où le questionnement est plus intéressant que les trouvailles. Et c'est encore une façon de reconnaître notre parfait et innocent dilettantisme touche-à-tout mais ne vaut-il pas mieux se poser des questions que de planer en toute quiétude stérile sur notre existence si impitoyablement courte? Il est vrai que Flaubert a assené un coup fatal à nos ardeurs avec son "Bouvard et Pécuchet" ! Mais, au fond, rien ne décourage un vrai dilettante...

   Une chose est évidente : nous avons un besoin vital de beauté autour de nous. Plus difficile est de définir ce qu'elle signifie. Est-ce la même sensation pour tout le monde ? Y a-t-il des codes précis qui les provoquent en nous ? D'évidence, non, la réponse serait trop simple. De quoi dépendent les codes personnels ? De l'éducation, de l'histoire de chacun d'entre nous ? De la société, de l'époque dans laquelle nous vivons ? Y a-t-il une part d'inné dans notre perception ? Sans doute un peu de tout cela...

   Lorsqu'il s'agit d'exemple, la plupart des gens pense à un paysage, une fleur ou une oeuvre d'art, voire à la beauté humaine, tout cela perceptible des yeux. Pourtant, les autres sens peuvent être sollicités aussi. Sans parler de la beauté abstraite d'une idée, d'un sentiment ou d'un magnifique théorème scientifique. 

   Une chose est en commun : la beauté provoque une sensation, une intense émotion, proche de la jouissance (pour heurter les bons sentiments, je dirais une décharge hormonale, "enzimale" dans notre cerveau). On peut ensuite la développer, la théoriser jusqu'à la hisser aux sommets de la spiritualité (à définir !), la relier à la recherche morale (beau = bon).

   La beauté des oeuvres d'art serait un domaine extrêmement complexe à elle seule. Que signifie la "beauté véritable" ? Le nombre d'or sacré régissant l'harmonie dans l'art et l'architecture des siècles passés n'aurait-il pas subi de violentes secousses dans la création à partir de la première guerre mondiale?

   Et pour finir, que serait la beauté sans la laideur? Serait-elle moins visible?... 
 

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Questionnement sur l'épicurisme

13 Novembre 2008, 19:23pm

Publié par Flora

  
  Epicure
a fondé, en 306 av. J-C, le Jardin, petite communauté près d'Athènes où il accueillait hommes, femmes, libres et esclaves, pour dispenser ses idées, sous forme de conversations. Hélas, de ses 300 textes, il nous reste quelques Maximes et trois Lettres.
    Lorsque je l'ai découvert, c'était comme une révélation : j'étais donc née son adepte, je le pratiquais, j'y aspirais sans le savoir! Quand Gilbert  -  à l'opposé de mon inertie apparente  - me reprochait mon "manque d'ambition" et de combativité dans certaines situations, je répliquais avec un tranquille "à quoi bon de se taper la tête contre mur si cela ne fait pas avancer les choses", ce qui avait l'art de l'exaspérer.
 Lui, boulimique de travail comme si ses jours avaient été comptés  -  et de fait, ils l'étaient  -   ne s'arrêtait guère pour jouir du résultat obtenu, il visait déjà plus loin, plus haut. Défis éternels, dépassement de soi.
    Epicure, l'hédoniste ascète, prône la maîtrise en tout : en nos désirs, éliminant ce qui peut bouleverser l'équilibre serein et en plaisirs terrestres de toutes sortes (on lui a collé, par pure calomnie jalouse, les accusations d'excès en tous genres). Face aux moralisateurs austères, il remplace le bien et le mal par le bon et le mauvais , en plaçant l'individu au centre de son intérêt et en éliminant les dieux en même temps que la crainte de la mort. " La mort n'est rien pour nous, puisque lorsque nous sommes, la mort n'est pas là et lorsque la mort est là, nous ne sommes plus."  Cela ouvre des perspectives inouïes ! Il veut avant tout positiver, comme nous dirions aujourd'hui. "Il n'y a rien d'effrayant dans la vie pour celui qui a compris qu'il n'y a rien de terrible à ne pas être " et cela me renvoie de façon évidente et lumineuse à ce que j'ai noté sur la première page de mon blog, pour l'anniversaire de la mort de Gilbert, en juillet dernier, maladroitement, certes, mais dans l'esprit du grand Epicure, sans le savoir.
    Est-il actuel de nos jours? Dans un monde aux valeurs déliquescentes, où l'homme a la cruelle impression d'être abandonné par la politique, les dieux et les philosophes, Epicure l'invite à construire son monde intérieur, y trouver le bonheur et la sérénité dans un univers maîtrisé.
    Rarement on a vu autant de livres, de conférences prétendre nous offrir la recette de ce bonheur et de cette sérénité. C'est que nous devons en manquer cruellement!... 

    

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Le français, une seconde "peau"

1 Août 2008, 17:06pm

Publié par Flora

  
Quelle jouissance de s'exprimer dans cette merveilleuse langue française, souple  comme une liane et rigoureusement limpide, élégante, fantaisiste mais toujours attentive à la justesse à laquelle elle offre mille nuances! Jusqu'à la fin de mes jours, je n'en aurai pas assez de l'explorer, de m'approprier ses infinis raffinements pour tenter de trouver le mot juste à sa juste place. Lorsqu'on y parvient, cela provoque une sensation de volupté, une intense émotion de plénitude comme devant la beauté d'une création humaine ou devant la nature avec laquelle on se sent soudain en parfaite adéquation. La pensée créatrice qui s'exprime à l'aide des couleurs, des traits, des notes, des formes ou des mots pour essayer de transmettre la même jouissance, la même émotion à celui qui regarde, écoute ou lit  -  quelle magnifique aventure quand on y parvient!
    Cette digression ne m'écarte qu'en apparence de mon sujet initial. La tentative de rassembler les miettes de ma mémoire est un combat et une jouissance à la fois. Il faut bien commencer quelque part... Ce monde est tellement lointain : est-ce plus loin dans l'espace ou dans le temps? Les deux, sans doute. Dans une autre vie. Une autre personne...
    Je ne pensais pas que ce serait aussi difficile, que cela me plongerait presque dans une apnée d'angoisse. Remonter jusqu'à une petite fille  -  la plus petite possible  -  cela va-t-il m'obliger à quitter mon corps de maintenant (afin de me "voir") pour ce voyage dans le passé pour recréer un monde devenu imaginaire, pour redonner vie à des personnes devenues illusions ?
     De plus, j'ai parfois la nette impression que s'exprimer dans une langue ou une autre entraîne un travestissement de la personnalité : on devient autre, en accord sans doute avec l'initiation mystérieuse à cette langue et avec notre vécu dans son expression. Serions-nous modelés par la langue et par les sédiments de l'histoire culturelle collective qu'elle entraîne dans son sillage?
     Les premières impressions que je peux exhumer remontent au début des années cinquante. (Pacte de sincérité à la Rousseau avec le lecteur? je n'y crois pas. Dans la mesure du dicible plutôt. Malgré la technique la plus sophistiquée, c'est quand même l'oeil du photographe qui choisit l'angle de la prise...)

la suite suivra...

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Emotions - piège ou nécessité?

11 Juillet 2008, 19:39pm

Publié par Flora

Un sujet qui demande quelques réfléxions :

De nos jours, les émotions sont omniprésentes, à tel point que les média font passer la moindre information dans cet emballage, que les politiques préfèrent s'adresser à elles plutôt qu'à notre jugement libre et réfléchi, et nous sommes en droit de nous demander si elles ne servent pas à la manipulation massive.

Personnellement, je m'en suis souvent méfiée, par tempérament sans doute, par une vraie aversion pour le trop plein de larmes et la dissolution totale du jugement dans ce déluge.
 
Ceci dit, tenter de maîtriser ses émotions ne veut pas dire en être incapable. La maîtrise permet de les formuler, de les comprendre et par conséquent, les vivre en profondeur plutôt que de les dissoudre dans une hécatombe lacrimale.
J'avoue qu'il m'est arrivé de pleurer même au cinéma, à certains moments du Cercle des poètes disparus (les adieux du professeur à sa classe), Le choix de Sophie (la mère obligée de désigner un de ses enfants pour l'envoyer dans une famille allemande et l'autre dans le camp de la mort).

Pourquoi certaines choses les provoquent et pas d'autres?
Il paraîtrait qu'elles font appel à des souvenirs lointains, tellement enfouis que nous n'en avons plus aucune conscience. Un événement les fait remonter à la surface, telle une éruption volcanique... Les émotions conscientes et souvent inconscientes dirigeraient nos choix et nos comportements.

On dit parfois "être submergé d'émotion". Je me suis toujours méfiée de cette expression. Qui dit "submergé", n'est pas loin de "coulé"...

On peut porter un jugement de valeur sans émotion, mais la révélation de nos propres valeurs passe obligatoirement par l'émotion.

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Ce jour, c'est inéluctablement...

7 Juillet 2008, 17:50pm

Publié par Flora

La mort a depuis toujours obsédé Gilbert, avec son injustice suprême pour un humain, avec son mystère indéchiffrable. Dans de nombreux textes, il tourne autour pour la défier, pour l'apprivoiser. La mort tragique ou dérisoire mais toujours énigmatique qui aura le dernier mot.

"...De l'intérieur, dans sa bouche, son sexe, corps soudain inerte. Encore chaud, déjà froid. Son corps décomposé. J'ai senti sa mort. Senti, pas compris. Je ne comprends jamais. La seconde où tout bascule. La seconde. Le milliardième.
   Son regard éteint et qui pourtant savait. Pour une seconde, un millirdième. Qui savait et ne sait plus. Plus d'elle. Plus rien. Pourriture, poussière, néant. Glisser hors d'elle, la rejeter.
   Son regard au dernier instant. Regard sur moi. Elle savait. Depuis toujours. Démasqués mon orgueil, ma folie. Chercher ce qu'il ne faut pas chercher. Son regard, le dernier. Si éloquent. Sur mon visage. Et le rictus. Cela aussi, elle savait. Mon visage que je n'avais pas su traquer. Regard qui s'éteint. Un milliardième et tout s'en va. Un rat de moins. Bon débarras. Son regard où s'incrit ma mort."


Gilbert Millet : Le jeu de la mort et du hasard  in  Le Déchant , éd. Nestiveqnen,  2005


Cette lucidité impitoyable est difficilement supportable pour la plupart des gens qui préfèrent la contourner ou la masquer par des pensées lénifiantes qui font abstraction de la brutalité insoutenable de la vérité. On peut aussi échafauder des croyances selon lesquelles la mort ne serait qu'une étape  -  puisque cela ne peut pas finir comme ça!  -  et notre parcours continue éternellement sous d'autres formes. Personnellement, je pense comme lui : la mort est bien une fin et cela rend la vie encore plus précieuse, encore plus unique et encore plus admirable! Il n'y a pas de brouillon, on n'a aucune possibilité de corriger la copie...  Et ce n'est pas vraiment triste... On a notre chance sur terre, il ne faut pas la gaspiller. Après? On rejoint la matière qui ne disparaît pas mais se transforme et ce n'est pas grave... Quelques uns nous regretteront un temps, d'autres seront peut-être soulagés qu'on libère une place au soleil. Il est préférable que nous utilisions ce passage si court, si fulgurant au regard de l'éternité, à transmettre quelque chose qui participera à renforcer l'édifice humain, telles les tranches des colonnes du temple d'Aphrodite renforçant les murailles de Constantinople...

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Questionnement sur la spiritualité

5 Juillet 2008, 17:27pm

Publié par Flora

Je suis sans cesse à la recherche du sens de ce mot, sans son parfum d'encens, sans la certitude d'un monde invisible; un sens à moi, en accord avec l'idée lumineuse des sciences qui cherchent et qui ne se contentent pas de dire : tu ne le sauras jamais, contente-toi de croire à un dieu...

Un jour, quelqu'un m'a dit : "Nous avons élevé nos enfants dans l'ouverture, le doute, le questionnement. Je me demande si nous n'aurions pas mieux fait de leur donner la douce certitude d'une religion au lieu de les exposer à une éventuelle souffrance?"
Cette réfléxion m'a bouleversée et je me suis dit que je préférais cent fois souffrir les yeux ouverts que de me bercer de la vérité d'un dogme.

L'esprit humain créateur qui cherche inlassablement sa place dans l'Univers...
Créer. Créer l'illusion, surtout. Mais aussi, peut-être, créer sa vérité. Ce serait-il cela, la spiritualité?
Quand on trouve le mot juste, l'image, le mouvement, le trait, la couleur et le son justes, n'approche-t-on pas cette vérité un peu, donc le lien entre visible et invisible, comme on entend communément la définition de la spiritualité. Reste la tâche ardue de la faire sienne. Cela relativise beaucoup de choses, nous libère du poids du regard des Autres, même si nous vivons beaucoup dans ce miroir, par ce miroir. Ils sont des ombres mouvantes de notre décor.
Il y a tellement de sujets dont il faudrait faire le tour, sur lesquels il faudrait faire le point. Faire le point, marquer l'étape, avant de continuer à avancer, si possible. 
Vivre  -  est-ce être conscient de ce qu'on est, de ce qui nous arrive, de ce qu'on fait?
Peut-on vivre sans cette conscience? Sans doute. Mais peut-on encore appeler cela vivre?...
  

 

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Un peu de Gilbert...bientôt deux ans...

5 Juillet 2008, 00:52am

Publié par Flora

...De demi-ton en demi-ton, monte la perfection rugueuse des pierres hissées, du plus loin des carrières, par les boeufs massifs avides de se changer en gargouilles, de contempler l'horizon nuageux tout en crachant une pluie sale. Isabelle s'est allongée, dans sa posture de gisant. Cette pétrification est le contraire d'une paralysie. Ainsi couchée, elle sent le choeur se bâtir de sa chair durcie, de ses os, puis le transept, la nef et la façade, le jubé, les voussures, les travées et les voûtes, croisées d'ogives à l'acoustique parfaite que la musique borne et traverse. Sans efforts, son chef-d'oeuvre se hérisse de tours octogonales où culminent le flèches.
               * Denn alles Fleich, es ist wie Gras
                und alle Herrlichkeit des Menschens
                wie des Grases Blumen
L'herbe et les fleurs des champs chatouillent ses paupières, picotent ses narines et c'est la renaissance de la couleur, les vitraux qui se tissent de croches, de clefs de sol, se vitrifient de rondes et de soupirs, d'éclats de verre, résilles de plomb, de triolets où les ouvriers se mettent au travail, échelles, marteaux, sous l'oeil d'un diable jaune. Humble et contrit, Théophile pénètre dans l'église qu'il a fait construire, s'agenouille devant l'autel de la Vierge. [...]
Gilbert Millet : Le Déchant   roman, éd. Nestiveqnen, 2005 

*"Car toute chair est comme l'herbe / toute la gloire de l'homme  / est comme la fleur de l'herbe"
Première Epître de Pierre, deuxième partie du Deutsches Requiem de Brahms.

Le sept juillet 2006, vers sept heures du matin, il a cessé de respirer soudain, laissant béant l'immense espace qu'il occupait jusque là. Depuis, le mystère indéchiffrable de la mort se dresse devant moi à chaque instant : comment peut-on, dans une fraction insaisissable de l'instant, devenir rien, après avoir été tout ? Devenir fantôme de plus en plus évanescent du souvenir...
Je ne possède aucun remède réconfortant d'une croyance en un au-delà, d'une âme bienveillante qui veillerait sur moi. C'est le souvenir puissant d'un combat héroïque de chaque instant qui me transmet son incroyable énergie, suppléant à la tristesse stérile une volonté de faire de chaque jour fugace quelque chose de sensé qui ne le laisserait pas s'enfuir sans laisser de trace.

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En guise de bienvenue

3 Juillet 2008, 20:07pm

Publié par Flora

Dans mon esprit, démarrer un blog, c'est lancer une bouteille à la mer.
Se raconter ne suffit pas : on espère que quelqu'un repêchera le message et le contact s'établira miraculeusement entre inconnus.
Pour se raconter, il suffirait de s'acheter un bon gros cahier à spirale.
Un blog, pour moi, c'est plus un dialogue  - multiple - qu'un monologue.
Un autre défi se dresse devant moi : la langue. Le français n'est pas ma langue maternelle, j'ai commencé à l'apprendre à 14 ans, au lycée comme seconde langue étrangère, en plus du russe, obligatoire. J'en ai fait mon métier initial : professeur de russe et de français, langues étrangères. Deux langues magnifiquement riches, très éloignées en structure de ma langue maternelle, le hongrois.
Cela fait longtemps (sans donner trop d'indications sur ma date de naissance) que j'ai quitté la Hongrie pour suivre mon mari, un Français échoué dans la Hongrie communiste comme lecteur dans un lycée où j'exerçais mon métier. Le français, je l'ai vraiment appris, dégusté, absorbé avec lui qui était un styliste fin aussi bien dans le quotidien que dans ses romans, essais, nouvelles et pièces de théâtre. Je dis était  car il n'est plus depuis deux ans...
Dans ce blog, je voudrais faire découvrir la littérature hongroise à travers des textes traduits par mes soins.
Je voudrais faire vivre les textes publiés ou non de mon mari pour répondre à ses souhaits, pour en donner à lire à ceux qui ne les connaissent pas encore.
Pour finir, de temps en temps, je vous laisserai entrevoir mes dessins et peintures, autre occupation depuis l'âge de 10 ans...

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Bienvenue sur overblog

3 Juillet 2008, 18:58pm

Publié par Flora

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