Le blog de Flora

ressenti

Préparatifs de Fête

19 Décembre 2024, 13:00pm

Publié par Flora bis

   L'horloge presse. J'y jette un coup d'oeil rapide mais négligeant, j'ai trop envie de flemmarder sur mon écran d'ordinateur! De commencer la journée par ce bain de bien-être  -  de jouvence aussi, pourquoi pas  -  de communication stimulante, censée me donner envie de m'attaquer au monceau de choses à faire. Oui, je m'y attaquerai, j'ai le sens du devoir, mais avant, j'ai envie d'ouvrir grand les fenêtres de ma vie sur le monde! De jouer un peu avec les idées et les mots.

   Dernière ligne droite avant Noël. Les cadeaux sont rassemblés, à 90%. Les manquants seront complétés ce weekend, je l'espère. Le menu prend forme également. On commence à penser à la soirée de St-Silvestre, elle s'organise tout doucement. Rien à voir avec l'effervescence de la fête de Noël qui demande un plus grand déploiement  des énergies, à la hauteur du plaisir qu'elle représente de réunir les enfants autour de nous. Au regard de cet élan de bonheur, aucune fatigue ne fait le poids!

   Hier, la dernière réunion associative de l'année s'est déroulée de façon festive, chacun ayant en tête que dans quelques jours, au solstice d'hiver dans l'hémisphère Nord, nous aurons le jour le plus court de l'année! En même temps, quasi l'instant d'après, la lumière commencera à s'allonger chaque jour de quelques minutes, nous insufflant un peu plus d'espoir de retrouver la pleine lumière. Cette année en Europe (heure française), cela tombe exactement le samedi 21 décembre à 10 h 21'... Ouvrons l'oeil, cela ne dure que quelques secondes!... 

   Chaque membre de l'association a mis la main à la pâte pour préparer un petit repas agréable à consommer ensemble, en discutant autour de la table, en changeant de place pour que personne ne soit oublié. 

Heureuses Fêtes de Noël à chacun de Vous, de Nous Tous!

décoration d'hiver

décoration d'hiver

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Entre humeur et volonté, mon coeur balance...

11 Décembre 2024, 13:57pm

Publié par Flora bis

   Temps de grisaille, temps accéléré des préparatifs de Noël, en y croyant envers et contre tout. Malgré les râles pessimistes et désabusés, on y croit dur comme fer, d'autant plus que le nombre de nos Noëls à accueillir encore se compte, au mieux, sur les deux mains... Pouvons-nous y ajouter les pieds?... Ce serait bien si... si la forme physique suit! Non seulement celle de nos pieds mais aussi de la tête.

   Suis-je pessimiste comme on a l'habitude de fustiger ma lucidité ?... " Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme de volonté! Tout homme qui se laisse aller est triste", assène Alain, paraphrasant Pascal ("Le pessimisme est affaire d'humeur, l'optimisme est affaire de volonté.") Ne serait-ce vraiment qu'une question d'humeur ou de volonté? J'ai beau vouloir ignorer les impératifs du temps qui file en accéléré, je n'ai aucun pouvoir de le freiner. Tout au plus dois-je travailler à remplir au mieux, le plus utilement et agréablement le laps imparti. En attendant, il me reste la méthode Coué, l'autosuggestion du brave Émile le pharmacien qui est devenu célèbre en suggérant qu'à force de répéter qu'on est heureux, cela finira par arriver. La phrase miracle est : "Tous les jours et à tout point de vue, je vais de mieux en mieux". Je ne me moque pas vraiment : il est devenu le précurseur de la pensée positive, si utilisée de nos jours. En d'autres temps, j'y aurais été bien plus sensible.

   J'ai l'habitude de répondre que j'ai été une indécrottable, congénitale optimiste! Jusqu'à ma rencontre avec Gilbert qui me traitait non pas d'optimiste mais "d'inconsciente"... Tandis que lui-même, aurait été non pas pessimiste mais simplement - lucide!

    Je me suis défendue longtemps, essayant de créer un équilibre fragile entre ces antagonismes mais sa maladie a emporté mes digues fragiles contre la souffrance. Depuis, je lutte contre la noyade sans vraiment savoir nager...

 

Dans une mosqué d'Istanbul, 1989, lavis d'encre

 

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Comme un canard dans l'eau

2 Décembre 2024, 20:23pm

Publié par Flora bis

   J'ai vu un mini reportage (partagé sur Facebook) sur une dame de presque 104 ans qui passe la majeure partie de son temps dans son atelier de peintre, devant ses grandes toiles multicolores. Initiée à la peinture enfant, elle dit avoir vécu de la vente de ses toiles. En effet, elles sont superbes! La peinture a prolongé sa vie, donnant à celle-ci un sens et un bonheur quotidien. Son beau visage conserve cette jeunesse et cette sérénité. Elle espère s'endormir un jour, pour toujours, heureuse, parmi ses tableaux. Elle me donne envie.

   Le dynamisme, la jeunesse de la centenaire m'a donné un coup de pêche et m'a poussée devant mon clavier toute affaire cessante! Je ne savais même pas de quoi j'allais parler, je ressentais seulement le désir irrépressible des mots... En faisant confiance à l'ouverture de l'écluse qui, la plupart du temps, déclenche leur déferlement. La réflexion. L'envie de communiquer. L'envie de partage...

à 2 ans...

  

Aussi loin que je me souvienne, je connais ce sentiment. Le besoin de comprendre le monde autour de moi. Au fur et à mesure que je découvre ses émerveillements multiples, j'essaie d'en formuler le sens pour moi. Les mots me viennent relativement tôt, et d'après ma mère, je parle avant de marcher. Le monde m'enchante, je m'ébroue dans la parole comme un canard dans l'eau.

   La découverte de la lecture et de l'écriture ouvre une autre porte, où les mots déferleront en silence. J'avoue que cela rend bien des services aux solitaires...

Cependant, qui sait? Je finirai peut-être par discuter avec moi-même, à haute voix, en toute intimité...

 

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Cela ne s'arrange pas avec l'âge...

24 Novembre 2024, 21:30pm

Publié par Flora bis

     En une nuit, la température a augmenté de près de 20°! Une personne normalement constituée  -  du moins selon le modèle ancien  -  passe difficilement de la tempête de neige aux bourrasques printanières. Les nouveaux modèles humains en formation, ceux qui survivront aux changements climatiques en accordant la température de leur corps aux circonstances capricieuses, à l'instar des lézards, recevront avec un flegme royal, sourcillant à peine, ce genre de nouvelle.

   Cette courte mise au point relative à la plus fraîche météo est sans rapport avec le sujet initial de cet article. Il s'agit d'un phénomène récurrent qui me met mal à l'aise à chaque fois que je dois faire face à des compliments... Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu beaucoup de mal à  "encaisser" les éloges. Surtout, en direct, sans avoir la moindre possibilité de replis, ni le plus petit trou de souris pour me cacher. En vieillissant, cela ne s'arrange pas.

   J'essaie d'en déceler les causes. Bien sûr, l'éducation familiale y est pour quelque chose. Il ne faut pas s'enorgueillir de tel ou tel don : on n'y est pour rien, c'est un cadeau de la nature! En générale, il faut se méfier du péché d'orgueil, l'humilité étant érigée parmi les vertus cardinales. Et moi, j'étais un enfant plutôt obéissant.

   Est-ce un manque manifeste d'estime de soi? Si oui, d'où vient cette défaillance? Je n'arrive pas à en identifier la cause. Ma mère a rarement été avare en compliments, et elle en ramenait des brassées des réunions de parents / profs. Ces éloges, je les écoutais en silence, sans commentaires : tout en me faisant chaud au coeur, ils me gênaient aux entournures, ne serait-ce que vis à vis de mon frère qui n'en a pas eu autant...

   J'ai entendu quelque part que le regard fier de la mère donne confiance au fils pour se réaliser, tandis que la fille a besoin du regard du père qui reconnaît, qui encourage, pour avoir confiance en elle. Était-ce le regard positif du père qui faisait défaut? Pourtant, il devait bien éprouver de la fierté à mon égard, sans jamais l'exprimer. Comme si tout allait de soi pour moi... Ou alors, pensais-je parfois, tous les domaines où j'excellais étaient à mille lieux de son intérêt... Il n'était pas contre, sans s'y intéresser pour autant. Pourtant, si j'ai un don pour le dessin, c'est de lui que je le tiens.

 

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Cadeau

14 Novembre 2024, 12:36pm

Publié par Flora bis

   La tête sous l'eau, comme d'habitude quand j'attends un événement censé me rendre heureuse, avec  l'angoisse de tous les ratages qui pourraient gâcher l'ambiance... A présent, cela me demande une organisation serrée des préparatifs, des courses aux rangements, de la préparation des lits aux confections des repas, de l'achat des cadeaux à leur emballage... J'ai une pensée nostalgique pour la personne dynamique d'antan que j'étais, capable d'improvisation joyeuse et détendue  -  et pourtant sans ratage, la plupart du temps!

   J'ai atteint le palier où l'on dit : vieillir, c'est un cadeau! Chaque jour, il faut se réveiller avec la satisfaction de pouvoir encore jouir de la vie... En dépit des oiseaux de malheur et des criminels égoïstes et tout puissants qui s'emploient à gâcher l'avenir qui nous attend... Alors, pour pouvoir respirer encore à pleins poumons en regardant le jardin au coucher de soleil soyeux, j'essaie de prendre conscience du moment présent et des délices qu'il m'offre encore...

 

 

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Pianiste, danseur ou potier...

10 Novembre 2024, 12:27pm

Publié par Flora bis

      Il était grand temps de revenir son mon blog, le mois de novembre est bien entamé! Il n'y a même pas un chat qui m'y attend, me direz-vous, c'est plutôt moi qui ressens l'envie de l'intimité avec l'écriture du blog. Oui, bizarrement, cette écriture est à la fois personnelle, pour ne pas dire confidentielle  -  et publique, même si ce public reste "confidentiel", je devine à peine ses contours... J'éprouve parfois la sensation qui ressemble à ce que je ressentais en dessinant dans les rues ou les coins secrets, familiers d'Istanbul : être à la fois dans ma bulle - invisible? - et dehors, parmi les gens.

   Peu importe, mon but premier est que ce geste demeure aussi régulier que possible, nécessaire comme les gammes du pianiste ou les exercices à la barre du danseur. Parfois, je me sens même dans la peau du potier qui entre dans son atelier sans but précis, éprouvant seulement le fourmillement du désir de créer dans ses doigts... L'envie de toucher la glaise, la malaxer, la pétrir jusqu'à ce qu'elle devienne vivante, palpitante dans sa main, qu'elle lui suggère l'oeuvre à extirper de la masse difforme. Il conviendra ensuite de la lisser, de l'élaguer, de la soupeser du regard à distance afin que ses éventuels défauts sautent aux yeux. Mais tout cela n'intéresse probablement que moi, ma petite cuisine intime. Petite mise au point vitale avec moi-même, grâce à la liberté que le genre du blog offre à son auteur, un hébergement à tous ses délires... Presque tous...

pêcheur à la ligne

pêcheur à la ligne

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Clint, le jeune homme de 94 ans

8 Octobre 2024, 12:52pm

Publié par Flora bis

   Finie la semaine belle et clémente mais je suis contente d'en avoir profité. Les dernières roses rouges flamboient dans le jardin, contrairement au petit érable du Japon qui a mauvaise mine : je soupçonne les dégâts de la canicule... Je lui fais confiance, je l'encourage à résister, à se requinquer pendant le sommeil hivernal.

   Le soleil fait encore des tentatives anémiques pour briller jusqu'à 16-18 h, ensuite, il se couvre peu à peu. J'ai tout de même réussi à sécher deux lessives dimanche et lundi dehors, sur le fil, afin que les draps puissent absorber une dernière fois le parfum inimitable de l'été : un cocktail de verdure, de chaleur et de vent. Les radiateurs se mettent en route tout doucement...

   En cachette, je voudrais tant que cette douceur survive jusqu'à mon anniversaire comme un cadeau réconfortant, réparateur des angoisses sourdes, des douleurs persistantes, compagnons de route désormais.

   Je viens de lire une page attribuée à Clint Eastwood qui témoigne d'une inusable énergie créative à 94 ans. Son secret : ne pas laisser "le vieil homme" franchir le seuil de sa maison... En décrivant dans le détail les symptômes de la vieillesse résignée et geignarde (que je connais assez bien), il donne un coup de fouet salutaire au moral pâlissant.

   Au fait, dans mon entourage, j'en connais, des Clint Eastwood au féminin!...

 

  

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Tout passe... pensées de fin d'été

28 Septembre 2024, 11:41am

Publié par Flora bis

   Le soleil à peine voilé, le drap bleu tendu du ciel me redonne le petit élan que j'aime tant et qui me manquait le long de la semaine maussade. L'envie de dessiner, d'écrire revient aussitôt. La machine à laver travaille discrètement en arrière-bruit, pour me rappeler qu'il n'y a pas que de l'art dans la vie! Que l'été est bien fini et que les jours ensoleillés deviennent rares : il faut donc se précipiter sur la lessive si on veut la sécher dehors! Ainsi les contraintes du quotidien prennent soin de vous descendre de votre "flow" si enivrant, si rare, pour vous enfoncer dans la prose la plus banale du monde : lessive, cuisine, courses... J'y pense : est-ce pareil pour un homme? Est-il ainsi rappelé à l'ordre, coupé dans son élan par une servitude incontournable, terre à terre mais impérieuse?...

   Sous notre ciel du Nord, pendant les rares moments ensoleillés, je me sens persécutée par un sentiment d'urgence : il faut en profiter, ça na va pas durer! Sentiment inconnu avant le départ de mon pays natal aux étés interminables qui me donnaient une certaine insouciance, celle de vivre dans le présent. L'urgence s'estompait sans pouvoir gâcher l'immersion quasi sans limite de ce qui me captivait l'attention... Je sais maintenant à quel point c'est rare et précieux.

   Dans le pastel ci-dessous  (2015), c'est ce sentiment alangui, nonchalant que je voulais sans doute ressusciter... Rien ne presse mais tout passe... Même ce dessin fragile.

Tout passe... pensées de fin d'été

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Mort d'un monstre sacré

18 Août 2024, 19:49pm

Publié par Flora bis

     Alain Delon vient de mourir.

   Pourquoi suis-je frappée tant par cette nouvelle, alors que la fin de sa vie s'étalait déjà depuis longtemps et si péniblement sur les pages des magasines en mal de sensations et si prompts à déchiqueter les idoles?... Pour suggérer sans doute que les célébrités ont eux aussi leur lot de malheurs et d'humiliations. Que finalement, devant la mort, les gâtés et les ratés de la fortune se retrouveront égaux, nus et démunis. Maigre consolation.

   Delon semblait passablement agacé quand on lui parlait de sa beauté comme son premier atout, sans doute parce qu'il soupçonnait un manque de reconnaissance pour son talent d'acteur. Comme tout artiste instinctif qui n'a pas eu de formation artistique consacrée (foule de peintres, musiciens, saltimbanques  -  seuls les écrivains et poètes font exception) il éprouvera toute sa vie un sentiment caché de dilettante... Seul son orgueil démesuré l'aidait à contrebalancer cette souffrance. Sa beauté irrésistible, cadeau du ciel, faisait intimement partie de sa personnalité, il fallait faire avec et même s'en servir beaucoup, à l'occasion. Elle le rendait non seulement irrésistible, mais aussi inaccessible. On l'aimait ou pas, on ne pouvait s'empêcher de tomber sous le pouvoir de son magnétisme. Il avait deux ans de moins que son copain et rival, Jean-Paul Belmondo qui est mort, lui aussi, à 88 ans. A l'encontre d'un Belmondo, que le public surnommait Bebel, Delon n'avait pas de petit nom affectueux et familier, on l'appeleit "Delon" et personne n'aurait osé l'aborder dans la rue...

   A défaut de pouvoir l'aimer, on l'admirait, comme une étoile solitaire et lointaine. Il a travaillé avec de très grands réalisateurs, il a parfois changé de registre, revenant invariablement aux gangsters ou flics ténébreux, la flingue à portée de main, regard d'acier, pénétrant, avec, parfois, un voile  d'inconsolance. Il a souhaité reposer dans sa propriété, parmi les tombes de ses malinois préférés, plus fidèles et moins décevants que les humains...

 

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Dilemmes

6 Août 2024, 12:29pm

Publié par Flora bis

 

 

J'ai décidé (pour la n-ième fois) que je cesserais de m'énerver contre la bêtise, cet héritage incommensurable que l'humanité trimballe avec elle depuis les commencements où elle a réussi à "tailler" son premier silex. Bien sûr, je n'ai pas l'orgueil de me soustraire à ce destin commun. On se révolte contre la bêtise des autres, la plupart du temps, sans voir la sienne propre. Et souvent, cette bêtise porte le nom de "conviction"...

On a pourtant besoin de quelques convictions solides, sans oublier qu'il est sain de les remettre sur la balance, de temps à autres. A moins que, pétrifié sur une échelle de sa propre évolution, on soit incapable de bouger.

   A partir de ce simple constat, il faut bien réfléchir, avant de choisir son cible. Vos amis se raréfieront, vos ennemis seront légion.

 

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