Clint, le jeune homme de 94 ans
Finie la semaine belle et clémente mais je suis contente d'en avoir profité. Les dernières roses rouges flamboient dans le jardin, contrairement au petit érable du Japon qui a mauvaise mine : je soupçonne les dégâts de la canicule... Je lui fais confiance, je l'encourage à résister, à se requinquer pendant le sommeil hivernal.
Le soleil fait encore des tentatives anémiques pour briller jusqu'à 16-18 h, ensuite, il se couvre peu à peu. J'ai tout de même réussi à sécher deux lessives dimanche et lundi dehors, sur le fil, afin que les draps puissent absorber une dernière fois le parfum inimitable de l'été : un cocktail de verdure, de chaleur et de vent. Les radiateurs se mettent en route tout doucement...
En cachette, je voudrais tant que cette douceur survive jusqu'à mon anniversaire comme un cadeau réconfortant, réparateur des angoisses sourdes, des douleurs persistantes, compagnons de route désormais.
Je viens de lire une page attribuée à Clint Eastwood qui témoigne d'une inusable énergie créative à 94 ans. Son secret : ne pas laisser "le vieil homme" franchir le seuil de sa maison... En décrivant dans le détail les symptômes de la vieillesse résignée et geignarde (que je connais assez bien), il donne un coup de fouet salutaire au moral pâlissant.
Au fait, dans mon entourage, j'en connais, des Clint Eastwood au féminin!...
/image%2F0554474%2F20241008%2Fob_7d86ca_photos-clint-eastwood-tourne-en-france.jpg)