Le blog de Flora

ressenti

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Grand périple hivernal

2 Mars 2026, 03:16am

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Publié par Flora bis

   Ça y est, le périple de 3500 km (aller/retour) à travers l'Europe que je redoutais tant à cause de la menace de neige, s'est achevé hier midi... Partis samedi 21 février vers 18 h avec mon fils, nous sommes arrivés au but - dans la maison de mon enfance qui lui appartient désormais - le lendemain, vers 10 h du matin... S'en sont suivis 5-6 jours chaleureux de retrouvailles, avec la famille et les lieux que nous aimons revoir ou simplement avec le grand soleil, éclatant sur la toile d'un azur immaculé... Mais le fond de l'air était plutôt frisquet, jusqu'à -2 degrés la nuit.

    On sent dans l'atmosphère et sur les visages soucieux des gens l'approche des élections parlementaires et la fin de règne de V. Orbán possible, au pouvoir depuis 2010. La plupart des gens semblent désabusés, comme s'ils ne croyaient plus aux changements réalisables, alors qu'ils ont enfin un candidat d'opposition crédible!... On les comprend : après tant de déceptions, ils ont du mal à accorder leur confiance...

   En province, les gens se couchent tôt : j'ai pu commencer ma rééducation de sommeil! Avec mon fils, les soirées étaient paisibles, sans télé, sans ordinateurs. Des parties de cartes (qu'il gagnait beaucoup!), de la lecture aussi. Je me suis retenue : j'ai acheté un seul livre, pensant aux montagnes qui m'attendent dans toutes les pièces de la maison!

à droite, la tonnelle de vigne est encore en plein sommeil hivernal

à droite, la tonnelle de vigne est encore en plein sommeil hivernal

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Du coq à l'âne mais dans l'ordre

19 Février 2026, 20:41pm

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Publié par Flora bis

   "La nostalgie est néfaste, elle empêche d'avancer", me met en garde la personne que j'aime du seul amour inconditionnel qui existe : celui d'une mère... J'essaie de lui expliquer  -  vainement  -  qu'à mon âge, il y a plus de vie derrière moi qu'il n'en reste devant, qu'avec mon présent limité, enchâssé dans des précautions, seul le passé me permet de recréer "la vraie vie"... D'autant plus que je peux trier les souvenirs et ne ressusciter que les bons!

   C'était une belle semaine riche, pleine de stress et d'événements qui vous bousculent, tout en vous caressant... Je ressens le besoin de faire une halte comme d'habitude, pour retrouver la position d'équilibre dans le calme comme toute Balance qui se respecte. Cela permet de me lancer dans la bataille : préparer ma valise pour samedi à l'aube, un repas pour vendredi soir, quelques courses d'avant le départ, régler la dernière facture de chauffage qui allègera singulièrement mon bas de laine  -  et ajouter quelques paragraphes à ma Licorne, histoire de ne pas oublier le goût de l'effort intellectuel salvateur!...

   Surtout, ne faire aucun projet pour la semaine à venir : interdit de tracer le moindre mirage délicieux sur l'horizon! Ce serait le meilleur moyen de tout faire échouer et transformer le rêve en cauchemar! Laissons venir les choses, prêts à les accueillir.

 

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Un après-midi qui fait du bien

14 Février 2026, 13:22pm

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Publié par Flora bis

   Le couteau sous la gorge... Les délais négligés pendant des mois se resserrent, façon "noeud coulant, le stress monte et m'étouffe. C'est bien l'effet recherché, il indique que le niveau d'adrénaline est assez élevé pour me faire bouger du point mort.

   J'ai quand-même mis de côté les affaires urgentes, pour réserver mon après-midi à la visite de Sultan (prononcer : "Soultane"), une des anciennes élèves turques de Gilbert au lycée Galatasaray d'Istanbul, lieu de notre séjour entre 1984-90.

   La ville reste pour moi un point nostalgique toujours intact même si les larmes cessent de monter aux yeux comme pendant longtemps à la vue des lieux familiers ou aux sons lancinants des chansons de Zülfü Livaneli... Ville magique, éreintante, elle vous enchante, vous captive et ne vous lâche plus. A la fois par son immensité, la majesté de ses panoramas imposants et par les innombrables détails de la vie quotidienne qui deviennent familiers et font que vous vous sentez intégrés dans le paysage, dans le tissus même de la vie : elle vous adopte sans préjugé et sans distinction et vous vous sentez chez vous. Une fourmilière sans cesse en mouvement qui vous accueille, comme votre bakkal (épicier), votre kasap (boucher), votre baklavaci (pâtissier, marchand de baklavas) ou votre çiçekci (marchand de fleurs), qui vous offrent le thé pour vous faire patienter, voire un bouquet supplémentaire en signe d'amitié.

   La fidélité est pour moi une vertu cardinale, ai-je l'habitude de dire. Nous avons quitté Istanbul il y a plus de 35 ans. Nous y sommes revenus 6 ans plus tard, à l'occasion du mariage de Sultan, et avons revu bien d'autres élèves d'antan. Avec le regain de l'attachement intact.

   Et maintenant... 30 ans sont passés, Gilbert, leur professeur de français bien aimé n'est plus, depuis bientôt deux décennies. Je revois la jeune femme rayonnante d'antan en une professeure d'université de 55 ans, qui voulait me revoir à l'occasion de son passage à l'université de ma ville. Je suis très touchée car je ne connaissais les élèves de mon mari qu'indirectement, quand nous invitions ses classes de temps en temps à la maison pour un goûter. Des jeunes femmes brillantes, chaleureuses, avides d'apprendre. Nous regardons les photos de l'époque, et de plus récentes aussi qui racontent nos vies. Les décès, les naissances des enfants et petits-enfants, les espoirs et les préoccupations. Nous échangeons des petits cadeaux. Plus de deux heures s'envolent en un clin d'oeil.

(photo : j'ai accroché l'oeil bienveillant protecteur  -  cadeau de Sultan et de sa soeur Feyhan  -   au-dessus de mon bureau... J'en ai bien besoin!)

 

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Savourer un café brûlant

30 Janvier 2026, 13:59pm

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Publié par Flora bis

   J-2 avant la fin du mois... D'un côté, hâte d'en finir, de la grisaille de l'hiver, de l'autre, ne la pressons pas, elle arrivera bien trop vite, la fin de l'étape obligée!... Vivre chaque instant à fond, essayant de trouver du goût même dans la grisaille qui vous scie la jambe, la volonté et la gaieté... 

   Savourer la lenteur comme une tasse de café brûlant, avec le droit de ne pas se précipiter quelque part, à chaque instant, vers une obligation impérieuse... Suspendre le mouvement et se donner le droit de s'attarder sur un détail, une couleur, un reflet... Laisser germer une pensée, même pour un rapide retour dans le passé dont on s'escrime à ne garder que des bons souvenirs... Tâche éminemment ardue!

   Enfouir la culpabilité très ancienne de s'offrir des instants inutiles... Quand on n'a de compte à rendre à personne d'autre qu'à nous mêmes, ce moi intime s'avère un gendarme plus redoutable que les ombres du passé! Il faut se battre avec elles, une par une, faire tomber les anciennes tutelles et emprises, avec le sentiment jouissif des briseurs des idoles. Ainsi, on peut espérer vaincre à la fin ce gendarme intime tout puissant.

   Texte énigmatique? Pas sûr. Je pense que beaucoup se reconnaîtront.

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Fidélité contre la fuite du temps

24 Janvier 2026, 14:08pm

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Publié par Flora bis

      J'ai enfin terminé le dessin qui devait servir de modèle pour mes cartes de voeux et je m'apprêtais à les imprimer, après avoir préparé, nettoyé, "aligné" mon imprimante  -  et patatras, le premier essai a donné un résultat catastrophique! Dans l'urgence, mon fils m'a fait penser à un imprimeur en ligne bien connu, j'ai aussitôt préparé la maquette et commandé le nombre d'exemplaires prévus. Le petit colis est arrivé hier matin et j'ai donc mon programme copieux pour le weekend! 

   Il fait maussade comme il sied à un mois de janvier finissant. Après la courte période du début du mois, enneigée, glaciale et glissante, je me réjouis du redoux, j'essaie de trouver beau et rassurant le ciel parfois couvert.

   Quelques coups de fil retentissent d'un passé désormais lointain... Un ami du siècle dernier (1976-82) quand - après 2 ans en Hongrie, puis autant en Algérie - Gilbert a reçu sa nomination au lycée franco-allemand de Berlin-Ouest et nous avons débarqué avec une bande de professeurs fraîchement nommés, la plupart célibataires, des quatre coins de la planète (surtout d'Afrique et  d'Amérique du Sud etc.) En attendant que nos appartements soient préparés dans une des cités militaires, nous étions logés dans l'hôtel Aiglon, à l'entrée du Quartier Napoléon, le QG de l'Armée Française occupant le nord de Berlin-Ouest... L'amitié avec beaucoup d'entre eux a traversé presque 50 ans, elle perdure, et à chaque fois, nous nous étonnons de nos cheveux blancs.

   Un autre coup de fil dans la matinée me rappelle nos années d'Istanbul où Gilbert a fait du théâtre pendant 5 ans. L'animateur culturel du Consulat français qui dirigeait la troupe ne manque jamais me faire signe plusieurs fois dans l'année, en particulier vers Noël...

  Cette semaine, je reçois un message d'une ancienne élève de Gilbert, du Lycée Galatasaray d'Istanbul : début février, elle sera de passage à l'université de ma ville et elle aimerait me revoir si j'y habite toujours...

   Ces messages ressuscitent un passé de plus en plus lointain - où nous étions jeunes et voyageurs... Ces relations ont gardé, pour la plupart, leur fraîcheur. Durant les années écoulées depuis, nous nous sommes souvent revus avec bon nombre d'entre eux : Raymond, Patrice, Alain, Michel, Maddy, René, Chantal, Jean-Paul, Judith, Anne, Özge, Soultane, Haydée, Jean-Marie, Philippe, Marlène et Claire... etc, etc... Chez nous ou chez eux, parfois chez nos parents, en France ou en Hongrie... Et les liens restent solides car on se lie plus vite et plus fort quand on est jeune.

    Le monde autour de nous a changé mais pour moi, la fidélité reste une vertu cardinale. Elle a la capacité de rafraîchir, de garder intacts les sentiments du passé, de la jeunesse immuable du coeur. 

 

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Le temps qui s'émiette... à moins qu'il ne s'égoutte...

14 Janvier 2026, 18:13pm

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Publié par Flora bis

   Nous profitons d'un redoux bienfaisant. La neige a disparu, les trottoirs sont larges et dégagés. En contrepartie, le ciel se cache sous une épaisse couverture grise, déversant de la pluie un jour sur deux. Ainsi, nous ne nous rendons pas vraiment compte que la lumière augmente, minute par minute, tous les jours. Mais intimement, nous le savons. Et c'est déjà réconfortant en soi.

   Le lendemain des séances de kiné (deux fois par semaine), je suis  courbaturée comme si je sortais d'une centrifugeuse... Alors, je me ménage une rémission en douceur : j'ai suffisamment à faire devant mon ordinateur ou avec mon livre à lire et à annoter le plus rapidement possible. Cependant le plus urgent : mes cartes de voeux qui doivent arriver à destination avant la fin du mois! Je fignole, puis je change de fond en comble le dessin du visage, destiné à devenir carte à imprimer. Il se modifie comme mon état d'esprit, voire mon état d'âme, encore plus chamboulé... Je mets en couleur le noir et blanc, je triture son expression, en lui donnant un air plus jeune, plus serein, histoire de tenter d'exercer ainsi un coup de force sur moi-même... Marre de cet état de vieille chose désappointée en permanence!... Comme en ce moment même, où mon petit monde balisé se fissure et tout se complique, me menaçant de s'effondrer. Essayant d'oublier les douleurs sournoises et diffuses, "je me secoue" comme on me le conseille si souvent, plus ou moins ouvertement, et avec plus ou moins de ménagement... Est-ce que je finirais vraiment par "m'affaisser" définitivement, sinon?...

   Il y a des moments où l'on voudrait posséder une pédale capable d'accélérer le temps et à d'autres, la même pédale serait serait prête à le ralentir, voire l'arrêter complètement, afin d'en savourer chacune des miettes. (A ce propos : le temps en a-t-il, des miettes, ou plutôt des gouttes, dorées comme le miel?...)

 

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Noël, Noël...

23 Décembre 2025, 10:31am

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Publié par Flora bis

 

Je souhaite à tous les Visiteurs de mon blog

un très beau, très joyeux, très sincère Noël,

avec ou sans crèche mais

une vraie joie des retrouvailles dans le coeur!

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Avenir radieux

15 Décembre 2025, 12:32pm

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Publié par Flora bis

   Comme c'est stimulant d'ouvrir ses fenêtres sur le soleil! Même si sa lumière n'est qu'un pâle reflet car en hiver, il n'arrive pas à grimper au-dessus de la maison du dr Zoude, en face (il n'y habite plus mais pour moi, elle reste pour toujours, "la maison du dr Zoude", figure immuable du médecin à l'ancienne de nos premières années dans cette ville devenue la nôtre). Après la rangée des jours  gris, notre niveau de sérotonine est au plus bas... A propos de sérotonine, peut-on en trouver, des fois, en pilules ou en gélules, au pire, en piqûres, pour nous donner un peu d'optimisme et de dynamisme, pour accomplir les nombreux "devoirs" heureux qui nous attendent jusqu'à Noël?...

   Les cadeaux commencent à être au complet (il manque le mien "de la part de Gilbert"), le kiné a encore quelques séances pour me remettre en état et supporter le voyage. Je dois préparer quelques gâteaux pour festoyer, faire des courses pour les ingrédients. (D'après les prévisions des planètes, l'année 2026 sera gorgée d'activités passionnantes!... Si celle-ci ne l'était pas encore, j'ai quelques inquiétudes quant à mes capacités...)

   Hier, j'ai entendu un débat intéressant entre historiens, psychologues, écrivains et journalistes. Le sujet : l'Intelligence Artificielle qui a fait irruption dans notre vie. Non seulement en outil scientifique mais comme une compagne de tous les jours pour certains, une confidente qui est toujours sous la main pour intervenir sur demande. Quelques témoignages filmés m'ont sidérée, p. ex. un jeun homme lui demandant un conseil vestimentaire ou une jeune femme pour surmonter ses problèmes de solitude... Oui, l'isolement est réel et pour le surmonter, il est plus facile de s'adresser à l'I. A. sur son téléphone, discrète et toujours disponible qui NE VOUS JUGE PAS!... D'humeur égale, elle remplace parents et amis. Pire : petit à petit, elle efface certaines connections, fonctions du cerveau qui s'étaient crées pour chercher à résoudre soi-même les problèmes surgis. Poison lent qui est en train de créer une humanité écervelée. Et elle n'est encore qu'aux balbutiements.

 

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Tourments et résolutions fragiles

10 Décembre 2025, 12:25pm

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Publié par Flora bis

      Bientôt, je dois retourner chez mon kiné pour la 2e séance de la semaine. Cette fois-ci, j'ai décidé de prendre les choses en main, en cédant aux nombreuses pressions venues de partout... J'ai eu du mal a trouver son cabinet dans un quartier conçu par un architecte fantaisiste qui, manifestement, voulait bouleverser les traditions : au lieu de s'aligner, les immeubles "serpentent, ondulent", avec les noms des rues, les numéros introuvables à l'avenant... Bref, mon sentiment d'incapacité notoire, d'échecs successifs s'est emparée de moi : comment supporter cette vie au ralenti où tu n'arrives même plus à voir clair pour conduire le soir tombé, où chaque sortie relève de l'aventure aléatoire?... Demander de l'aide aux ami(e)s très généreu(ses)x n'enlève pas le sentiment d'humiliation, doublé par l'angoisse d'usurper leur gentillesse. Éternel obstacle quasi insurmontable.

   Le kinézithérapeute m'a gardée une bonne heure pour une première séance. Il en a fallu du temps pour faire le tour de mon état physique et moral à l'abandon que je lui ai expliqué par un ras-le-bol généré par les années de RDV fréquents chez les médecins. La mort de G. y a mis fin, en grande partie, puis j'ai pris le relais pendant un temps. Jusqu'à jeter l'éponge, quitte à négliger ma santé. Je n'arrivais pas à me résigner au projet que le reste de ma vie soit ces stations de plus en plus rapprochées de "raccommodages"... J'aime trop la vie pour cela. Pas n'importe quelle vie, pas à n'importe quel prix.

   Tout cela me demande un effort décuplé. On verra s'il résiste à l'envie d'évasion... Du moins dans la tête.

   

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Fin de novembre en beauté

30 Novembre 2025, 21:30pm

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Publié par Flora bis

   Aujourd'hui, le ciel a fait la fête au dernier jour du novembre : bleu étincelant après la grisaille épaisse d'hier. Soleil éblouissant, sans le vent qui aurait gâché la fête. Il n'y a que les gens de notre région pour remarquer pareil phénomène que la rareté rend exceptionnel.   

En famille, nous avons fêté l'anniversaire de mon fils, samedi soir chez moi, dimanche midi chez les parents de ma belle-fille, toujours les mêmes sept personnes. Ainsi, nous profitons pleinement des 24 heures, tous ensemble, dans une ambiance chaleureuse que j'aime tant. Pourtant, tout le monde était fatigué : mes petites-filles, surchargées par les contrôles d'une année de baccalauréat pour l'une, par les horaires lourds d'un stage d'étude pour l'autre, leurs parents par la vie professionnelle. Il n'y a que le chien Oméga qui affichait une forme étincelante, en faisant une course incessante entre le fond du jardin et le canapé du salon... Ma belle-fille, avec sa discrétion efficace habituelle, m'a donné un précieux coup de main dans la préparation du repas et dans la disparition miraculeuse de toute la vaisselle. La génoise, pour le fond de l'omelette norvégienne, je l'ai préparée la veille et le clou du spectacle a bien marché! Tout le monde avait l'air content. On s'est donné RDV pour fêter Noël chez eux.

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