Le blog de Flora

ressenti

Fidélité contre la fuite du temps

24 Janvier 2026, 14:08pm

Publié par Flora bis

      J'ai enfin terminé le dessin qui devait servir de modèle pour mes cartes de voeux et je m'apprêtais à les imprimer, après avoir préparé, nettoyé, "aligné" mon imprimante  -  et patatras, le premier essai a donné un résultat catastrophique! Dans l'urgence, mon fils m'a fait penser à un imprimeur en ligne bien connu, j'ai aussitôt préparé la maquette et commandé le nombre d'exemplaires prévus. Le petit colis est arrivé hier matin et j'ai donc mon programme copieux pour le weekend! 

   Il fait maussade comme il sied à un mois de janvier finissant. Après la courte période du début du mois, enneigée, glaciale et glissante, je me réjouis du redoux, j'essaie de trouver beau et rassurant le ciel parfois couvert.

   Quelques coups de fil retentissent d'un passé désormais lointain... Un ami du siècle dernier (1976-82) quand - après 2 ans en Hongrie, puis autant en Algérie - Gilbert a reçu sa nomination au lycée franco-allemand de Berlin-Ouest et nous avons débarqué avec une bande de professeurs fraîchement nommés, la plupart célibataires, des quatre coins de la planète (surtout d'Afrique et  d'Amérique du Sud etc.) En attendant que nos appartements soient préparés dans une des cités militaires, nous étions logés dans l'hôtel Aiglon, à l'entrée du Quartier Napoléon, le QG de l'Armée Française occupant le nord de Berlin-Ouest... L'amitié avec beaucoup d'entre eux a traversé presque 50 ans, elle perdure, et à chaque fois, nous nous étonnons de nos cheveux blancs.

   Un autre coup de fil dans la matinée me rappelle nos années d'Istanbul où Gilbert a fait du théâtre pendant 5 ans. L'animateur culturel du Consulat français qui dirigeait la troupe ne manque jamais me faire signe plusieurs fois dans l'année, en particulier vers Noël...

  Cette semaine, je reçois un message d'une ancienne élève de Gilbert, du Lycée Galatasaray d'Istanbul : début février, elle sera de passage à l'université de ma ville et elle aimerait me revoir si j'y habite toujours...

   Ces messages ressuscitent un passé de plus en plus lointain - où nous étions jeunes et voyageurs... Ces relations ont gardé, pour la plupart, leur fraîcheur. Durant les années écoulées depuis, nous nous sommes souvent revus avec bon nombre d'entre eux : Raymond, Patrice, Alain, Michel, Maddy, René, Chantal, Jean-Paul, Judith, Anne, Özge, Soultane, Haydée, Jean-Marie, Philippe, Marlène et Claire... etc, etc... Chez nous ou chez eux, parfois chez nos parents, en France ou en Hongrie... Et les liens restent solides car on se lie plus vite et plus fort quand on est jeune.

    Le monde autour de nous a changé mais pour moi, la fidélité reste une vertu cardinale. Elle a la capacité de rafraîchir, de garder intacts les sentiments du passé, de la jeunesse immuable du coeur. 

 

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Le temps qui s'émiette... à moins qu'il ne s'égoutte...

14 Janvier 2026, 18:13pm

Publié par Flora bis

   Nous profitons d'un redoux bienfaisant. La neige a disparu, les trottoirs sont larges et dégagés. En contrepartie, le ciel se cache sous une épaisse couverture grise, déversant de la pluie un jour sur deux. Ainsi, nous ne nous rendons pas vraiment compte que la lumière augmente, minute par minute, tous les jours. Mais intimement, nous le savons. Et c'est déjà réconfortant en soi.

   Le lendemain des séances de kiné (deux fois par semaine), je suis  courbaturée comme si je sortais d'une centrifugeuse... Alors, je me ménage une rémission en douceur : j'ai suffisamment à faire devant mon ordinateur ou avec mon livre à lire et à annoter le plus rapidement possible. Cependant le plus urgent : mes cartes de voeux qui doivent arriver à destination avant la fin du mois! Je fignole, puis je change de fond en comble le dessin du visage, destiné à devenir carte à imprimer. Il se modifie comme mon état d'esprit, voire mon état d'âme, encore plus chamboulé... Je mets en couleur le noir et blanc, je triture son expression, en lui donnant un air plus jeune, plus serein, histoire de tenter d'exercer ainsi un coup de force sur moi-même... Marre de cet état de vieille chose désappointée en permanence!... Comme en ce moment même, où mon petit monde balisé se fissure et tout se complique, me menaçant de s'effondrer. Essayant d'oublier les douleurs sournoises et diffuses, "je me secoue" comme on me le conseille si souvent, plus ou moins ouvertement, et avec plus ou moins de ménagement... Est-ce que je finirais vraiment par "m'affaisser" définitivement, sinon?...

   Il y a des moments où l'on voudrait posséder une pédale capable d'accélérer le temps et à d'autres, la même pédale serait serait prête à le ralentir, voire l'arrêter complètement, afin d'en savourer chacune des miettes. (A ce propos : le temps en a-t-il, des miettes, ou plutôt des gouttes, dorées comme le miel?...)

 

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Noël, Noël...

23 Décembre 2025, 10:31am

Publié par Flora bis

 

Je souhaite à tous les Visiteurs de mon blog

un très beau, très joyeux, très sincère Noël,

avec ou sans crèche mais

une vraie joie des retrouvailles dans le coeur!

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Avenir radieux

15 Décembre 2025, 12:32pm

Publié par Flora bis

   Comme c'est stimulant d'ouvrir ses fenêtres sur le soleil! Même si sa lumière n'est qu'un pâle reflet car en hiver, il n'arrive pas à grimper au-dessus de la maison du dr Zoude, en face (il n'y habite plus mais pour moi, elle reste pour toujours, "la maison du dr Zoude", figure immuable du médecin à l'ancienne de nos premières années dans cette ville devenue la nôtre). Après la rangée des jours  gris, notre niveau de sérotonine est au plus bas... A propos de sérotonine, peut-on en trouver, des fois, en pilules ou en gélules, au pire, en piqûres, pour nous donner un peu d'optimisme et de dynamisme, pour accomplir les nombreux "devoirs" heureux qui nous attendent jusqu'à Noël?...

   Les cadeaux commencent à être au complet (il manque le mien "de la part de Gilbert"), le kiné a encore quelques séances pour me remettre en état et supporter le voyage. Je dois préparer quelques gâteaux pour festoyer, faire des courses pour les ingrédients. (D'après les prévisions des planètes, l'année 2026 sera gorgée d'activités passionnantes!... Si celle-ci ne l'était pas encore, j'ai quelques inquiétudes quant à mes capacités...)

   Hier, j'ai entendu un débat intéressant entre historiens, psychologues, écrivains et journalistes. Le sujet : l'Intelligence Artificielle qui a fait irruption dans notre vie. Non seulement en outil scientifique mais comme une compagne de tous les jours pour certains, une confidente qui est toujours sous la main pour intervenir sur demande. Quelques témoignages filmés m'ont sidérée, p. ex. un jeun homme lui demandant un conseil vestimentaire ou une jeune femme pour surmonter ses problèmes de solitude... Oui, l'isolement est réel et pour le surmonter, il est plus facile de s'adresser à l'I. A. sur son téléphone, discrète et toujours disponible qui NE VOUS JUGE PAS!... D'humeur égale, elle remplace parents et amis. Pire : petit à petit, elle efface certaines connections, fonctions du cerveau qui s'étaient crées pour chercher à résoudre soi-même les problèmes surgis. Poison lent qui est en train de créer une humanité écervelée. Et elle n'est encore qu'aux balbutiements.

 

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Tourments et résolutions fragiles

10 Décembre 2025, 12:25pm

Publié par Flora bis

      Bientôt, je dois retourner chez mon kiné pour la 2e séance de la semaine. Cette fois-ci, j'ai décidé de prendre les choses en main, en cédant aux nombreuses pressions venues de partout... J'ai eu du mal a trouver son cabinet dans un quartier conçu par un architecte fantaisiste qui, manifestement, voulait bouleverser les traditions : au lieu de s'aligner, les immeubles "serpentent, ondulent", avec les noms des rues, les numéros introuvables à l'avenant... Bref, mon sentiment d'incapacité notoire, d'échecs successifs s'est emparée de moi : comment supporter cette vie au ralenti où tu n'arrives même plus à voir clair pour conduire le soir tombé, où chaque sortie relève de l'aventure aléatoire?... Demander de l'aide aux ami(e)s très généreu(ses)x n'enlève pas le sentiment d'humiliation, doublé par l'angoisse d'usurper leur gentillesse. Éternel obstacle quasi insurmontable.

   Le kinézithérapeute m'a gardée une bonne heure pour une première séance. Il en a fallu du temps pour faire le tour de mon état physique et moral à l'abandon que je lui ai expliqué par un ras-le-bol généré par les années de RDV fréquents chez les médecins. La mort de G. y a mis fin, en grande partie, puis j'ai pris le relais pendant un temps. Jusqu'à jeter l'éponge, quitte à négliger ma santé. Je n'arrivais pas à me résigner au projet que le reste de ma vie soit ces stations de plus en plus rapprochées de "raccommodages"... J'aime trop la vie pour cela. Pas n'importe quelle vie, pas à n'importe quel prix.

   Tout cela me demande un effort décuplé. On verra s'il résiste à l'envie d'évasion... Du moins dans la tête.

   

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Fin de novembre en beauté

30 Novembre 2025, 21:30pm

Publié par Flora bis

   Aujourd'hui, le ciel a fait la fête au dernier jour du novembre : bleu étincelant après la grisaille épaisse d'hier. Soleil éblouissant, sans le vent qui aurait gâché la fête. Il n'y a que les gens de notre région pour remarquer pareil phénomène que la rareté rend exceptionnel.   

En famille, nous avons fêté l'anniversaire de mon fils, samedi soir chez moi, dimanche midi chez les parents de ma belle-fille, toujours les mêmes sept personnes. Ainsi, nous profitons pleinement des 24 heures, tous ensemble, dans une ambiance chaleureuse que j'aime tant. Pourtant, tout le monde était fatigué : mes petites-filles, surchargées par les contrôles d'une année de baccalauréat pour l'une, par les horaires lourds d'un stage d'étude pour l'autre, leurs parents par la vie professionnelle. Il n'y a que le chien Oméga qui affichait une forme étincelante, en faisant une course incessante entre le fond du jardin et le canapé du salon... Ma belle-fille, avec sa discrétion efficace habituelle, m'a donné un précieux coup de main dans la préparation du repas et dans la disparition miraculeuse de toute la vaisselle. La génoise, pour le fond de l'omelette norvégienne, je l'ai préparée la veille et le clou du spectacle a bien marché! Tout le monde avait l'air content. On s'est donné RDV pour fêter Noël chez eux.

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Vague à l'âme de novembre

23 Novembre 2025, 14:39pm

Publié par Flora bis

   Je voudrais, avant tout, saluer le Visiteur (la Visiteuse) de mon blog qui, bravant la neige, le froid glacial et la déception, frappe à ma porte quasi tous les jours, pour vérifier si je suis encore vivante... Il paraît que oui.

   Ce n'est que mon troisième article en novembre; cela peut passer inaperçu à d'autres que moi. Dehors, il fait -2° et je rentre de chez le coiffeur. Cela fait plusieurs jours, voire semaines que je piétine devant l'obstacle et que je recule au dernier moment, saisissant tous les prétextes bons ou mauvais pour rester cloîtrée dans ma tanière. Cet après-midi, un soleil timoré m'a fait bouger du point mort. La coiffeuse a bien-bien allégé ma tête, du moins extérieurement.

   On dit que novembre est moche, que le froid nous donne envie de nous calfeutrer : la chaleur de l'abri fait prendre conscience de la chance d'en posséder un. Noël est encore loin, mais on a inventé le black friday pour nous distraire en dépensant nos sous, avec l'illusion de faire des affaires très malignes! Et la certitude d'être plus malin que les autres est un composant indispensable pour l'estime de soi d'un Français. Syndrome d'Astérix...

   Je réprime l'envie de déverser sur le lecteur des seaux entiers de mon spleen, mot que je croyais emprunté chez les romantiques anglais dont le pays brumeux et les habitudes culinaires offrent de véritables raisons d'être mélancoliques... J'apprends que le mot anglais "spleen" qui signifie "rate," provient du latin et du grec ancien "splen" désignant le même organe que la médecine ancienne supposait produire de la bile noire... Cette dernière, il est bien connu, ne donne vraiment ni bonne mine, ni bonne humeur!...

   Sans pouvoir à tous les coups engendrer des chefs-d'oeuvre à la Byron, Lamartine ou Baudelaire, Pouchkine ou Lermontov, la mélancolie ou vague à l'âme s'est répandue au 19ème siècle, teintée d'un certain romantisme noble. Par la suite, elle a donné naissance à un véritable mal des temps modernes : la dépression. Alors que le niveau de vie a augmenté dans des proportions extraordinaires, "la dépression est devenue un des fléaux du monde moderne d'autant plus tragique que nos sociétés hédonistes, qui exaltent la recherche du bonheur et les vertus de l'optimisme, marginalisent les dépressifs et excluent les perdants." (Georges Minois, historien) 

(illustration dessin R. T. 2006)

 

 

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Déblaiement saisonnier derrière les barricades

13 Novembre 2025, 18:56pm

Publié par Flora bis

   Je viens de rendre un travail exigeant pour lequel j'ai eu un délai extrêmement court  -  juste ce qu'il faut pour le petit coup de fouet d'adrénaline capable de me bouger des états de tergiversation, de procrastination qui me paralysent habituellement.

   Je fouille un compartiment bourré de mon bureau, histoire d'opérer un petit déblaiement saisonnier : enlever les documents devenus sans intérêt et ne garder que les rares et précieux, des lambeaux de ma vie... De toute façon, je les sais condamnés dans un délai plus ou moins long, à une benne anonyme ou plus modestement à une poubelle domestique, déchiquetés avec charité ou jeté par un geste indolent et blasé. Quelle importance? On quittera ce monde nu comme on y était entré. 

   Je me barricade derrière les remparts des objets imprégnés des émotions qui s'attachent à leur arrivée dans ma vie. Leur simple vue éveille l'instant de leur apparition et la personne, par qui ils y ont fait irruption. Des lettres, des photos, un bout de dentelle faite par l'expéditeur me replongent dans l'émoi d'antan et je m'attarde avec une délectation mélancolique dans ces états d'âme qui refusent de vieillir et de se lasser. Difficile d'y renoncer pour un futur qui ressemble à une pente savonneuse et un présent somme toute peu exaltant...

 

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Du dédoublement

16 Octobre 2025, 20:55pm

Publié par Flora bis

   Je viens de lire quelques mots de Paul Auster qui parle du dédoublement, en quelque sorte, de sa personnalité entre celle qui accomplit des tâches banales et quotidiennes, de courses, de cuisine... et celle qui écrit. Il a le sentiment qu'il s'agit de deux personnes distinctes. Inévitablement, il m'amène à jeter un regard dans mon miroir imaginaire.

   Oui, l'envie d'écrire, le sentiment d'urgence est toujours là, devançant même le sujet... Le Moi qui en est éloignée par les servitudes de la vie quotidienne, n'est pas le Moi qui attend avidement la possibilité de se jeter dans le bain bienfaisant des mots, des idées, des images et des émotions. Alors le vrai Moi peut enfin prendre le dessus, rejoindre sa place désignée sans doute depuis toujours, par une fée égarée se penchant sur un berceau lointain pour prononcer cet augure extravagant qu'est l'écriture. Ou le dessin, à part égale : créer, raconter le monde, les émotions, en les vivant et les faisant vivre par procuration. Oui, imparfaitement, sans doute, mais avidement, pour sûr.

   La compagnie des autres, le partage, indispensables pour déclencher ce petit fourmillement, ce léger picotement dans les doigts et dans la tête, dans la poitrine aussi, incitent à respirer à pleins poumons et poussent irrésistiblement à s'y mettre!...

   Il y a quelques jours à peine, nous étions cinq autour de la table d'un goûter d'anniversaire, pour déguster un gâteau exquis au chocolat (je peux le dire car ce n'est pas moi qui l'ai fait) avec des macarons non moins succulents, fondant dans la bouche... Je note au passage : savourons les plaisirs de la vie, car ils fournissent le carburant pour avancer et franchir les obstacles, tout en donnant d'autres forces et d'autres nourritures! La chaleur de l'amitié circulait autour de la table, dans les mots, les sourires et les yeux, stimulante et consolante. 

 

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Aventure unique

8 Octobre 2025, 15:38pm

Publié par Flora bis

   Je suis coincée au rez-de chaussée, en pyjama et robe de chambre et cela m'énerve prodigieusement. Comme si j'avais du temps à perdre sans compter! J'attends la livraison d'un colis et le transporteur ne précise pas   -  même approximativement  -  l'heure à laquelle il passera. Je déteste attendre dans le vide. J'aime les personnes ponctuelles, ni en avance, ni en retard. Moi-même, j'essaie de cultiver cette vertu et je reviens de loin!

   Jusqu'à ma rencontre avec Gilbert, j'étais, pour ainsi dire, toujours en retard. Je cherchais presque, au dernier moment, le prétexte pour me retarder... Ma nonchalance de la province méridionale d'Europe centrale s'est heurtée à la ponctualité occidentale, pire encore, celle de la France du Nord, en la personne de G. qui avait hérité de son grand-père bien-aimé, conducteur de locomotive, une ponctualité à toute épreuve. Petit à petit, il m'a dressée à la discipline. Sauf accident, je suis à l'heure. Mais pas en avance.

   Le stress m'a de nouveau envahie. Je le sens dans tout mon corps, je me répète sans cesse les tâches à ne pas oublier d'ici la fin du mois. Par moment, je m'applique des séries de respirations "yoguiques" pour tenter de desserrer l'étau mais je serai bientôt obligée de m'offrir des plages de simili-repos pour tenir le coup ("simili", car pendant ce temps, je ne peux pas tromper mon cerveau qui ne cesse de cavaler).

   La période qui précède mon anniversaire est toujours sensible. Malgré la conscience du lent déclin de mon existence qui se met parfois à tanguer, je m'accroche à l'idée d'une petite victoire sur les embûches du parcours. Oui, je m'accorde cette minuscule satisfaction car je résiste encore, je suis toujours là! Et je remercie mes proches et mes amis, sans oublier mon ange gardien que je sollicite beaucoup, pour m'aider à continuer cette unique et malgré tout exaltante aventure qu'est la vie. 

... et sans le moindre maquillage pour arranger un peu le déclin... (été 2025)

 

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