Le blog de Flora

reminiscences

Tout passe... pensées de fin d'été

28 Septembre 2024, 11:41am

Publié par Flora bis

   Le soleil à peine voilé, le drap bleu tendu du ciel me redonne le petit élan que j'aime tant et qui me manquait le long de la semaine maussade. L'envie de dessiner, d'écrire revient aussitôt. La machine à laver travaille discrètement en arrière-bruit, pour me rappeler qu'il n'y a pas que de l'art dans la vie! Que l'été est bien fini et que les jours ensoleillés deviennent rares : il faut donc se précipiter sur la lessive si on veut la sécher dehors! Ainsi les contraintes du quotidien prennent soin de vous descendre de votre "flow" si enivrant, si rare, pour vous enfoncer dans la prose la plus banale du monde : lessive, cuisine, courses... J'y pense : est-ce pareil pour un homme? Est-il ainsi rappelé à l'ordre, coupé dans son élan par une servitude incontournable, terre à terre mais impérieuse?...

   Sous notre ciel du Nord, pendant les rares moments ensoleillés, je me sens persécutée par un sentiment d'urgence : il faut en profiter, ça na va pas durer! Sentiment inconnu avant le départ de mon pays natal aux étés interminables qui me donnaient une certaine insouciance, celle de vivre dans le présent. L'urgence s'estompait sans pouvoir gâcher l'immersion quasi sans limite de ce qui me captivait l'attention... Je sais maintenant à quel point c'est rare et précieux.

   Dans le pastel ci-dessous  (2015), c'est ce sentiment alangui, nonchalant que je voulais sans doute ressusciter... Rien ne presse mais tout passe... Même ce dessin fragile.

Tout passe... pensées de fin d'été

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"A mon seul désir"

4 Septembre 2024, 16:01pm

Publié par Flora bis

   Début de septembre... La chaleur quasi caniculaire, après une légère hésitation, s'est laissé effacer par une averse nourrie. Le jardin en avait besoin, nous aussi qui cherchions de l'air dans l'atmosphère lourde.

   Quant à moi, je cherche non seulement ma respiration mais aussi mes repères. J'ai besoin de temps, désespérément, et j'en gaspille par poignées!... Comme si, au fond de moi, je fuyais le moment fatidique où je devrais m'y mettre pour de bon... Faire la chose à laquelle j'aimerais consacrer le plus clair de mon temps, celle qui me donne le sentiment incomparable d'être vivante. Voir cette chose finie, achevée, existante. Jusqu'à l'extinction du désir de faire, de créer... Dieu a eu besoin de sept jours pour cela, dit la Bible, moi, beaucoup plus! Encore que, depuis l'achèvement de la création du monde, le vieux créateur ne manque pas de boulot pour corriger son Oeuvre, essayer de la sauver de toute sorte de périls dont les rejetons en surnombre de son couple initial  -  à son image!  -  la menacent!

   Bref, je décide de m'apporter à moi-même la preuve du courage, de la ténacité qui sont nécessaires pour aller jusqu'au bout de mon désir. Bannir la pusillanimité qui susurre à l'oreille en permanence : tu manques de persévérance, de foi, de talent, d'imagination, à quoi bon? Le monde ne s'arrêtera pas de tourner sans tes efforts ridicules et prétentieux. De toute façon, il poursuivra sa course folle jusqu'à sa perte et personne ne s'apercevra de ta disparition, pas plus que de ton existence.

   N'empêche... Ce qui reste entre l'Alpha et l'Oméga de cette existence minuscule qu'est mon Univers et mon Eternité, sera arrimée "à mon seul désir"...

"A mon seul désir"

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Noces d'or... + 1

25 Août 2024, 17:55pm

Publié par Flora bis

   Un 25 août. Il y a des dates qui s'impriment dans notre esprit de façon si tenace que nous y revenons tous les ans. Façon pèlerinage. Anniversaires de toute sorte.

   Au départ des courses, je n'aurais jamais imaginé atteindre les noces d'or. 50 ans de mariage!... Cela semblait si loin... Surtout à notre époque où les mariages longs deviennent rares (les courts aussi)...

   Quand-même... Il faut croire que les contes de fée ont la peau dure. D'habitude, ils se terminent au point culminant de l'histoire, avec la promesse d'une longue vie ensemble, garnie de beaucoup d'enfants.

   C'était aussi mon souhait, mon idéal, en dépit des exemples nombreux de mariages ratés autour de moi. Des conseillers dégrisés me prévenaient, impitoyables, que la réalité ne correspondrait pas aux contes de fée. Peine perdue! On imagine toujours qu'on fera mieux que les oiseaux de malheur, qu'ensemble, on triomphera sur les obstacles et le mauvais sort.

   J'ai atteint les 50 ans de nos noces d'or toute seule. La mort a eu le dernier mot.

   Est-ce que cela compte dans le lot des cinquante, ces noces bancales où l'on danse seule depuis 18 ans?...

Noces d'or... + 1

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Mort d'un monstre sacré

18 Août 2024, 19:49pm

Publié par Flora bis

     Alain Delon vient de mourir.

   Pourquoi suis-je frappée tant par cette nouvelle, alors que la fin de sa vie s'étalait déjà depuis longtemps et si péniblement sur les pages des magasines en mal de sensations et si prompts à déchiqueter les idoles?... Pour suggérer sans doute que les célébrités ont eux aussi leur lot de malheurs et d'humiliations. Que finalement, devant la mort, les gâtés et les ratés de la fortune se retrouveront égaux, nus et démunis. Maigre consolation.

   Delon semblait passablement agacé quand on lui parlait de sa beauté comme son premier atout, sans doute parce qu'il soupçonnait un manque de reconnaissance pour son talent d'acteur. Comme tout artiste instinctif qui n'a pas eu de formation artistique consacrée (foule de peintres, musiciens, saltimbanques  -  seuls les écrivains et poètes font exception) il éprouvera toute sa vie un sentiment caché de dilettante... Seul son orgueil démesuré l'aidait à contrebalancer cette souffrance. Sa beauté irrésistible, cadeau du ciel, faisait intimement partie de sa personnalité, il fallait faire avec et même s'en servir beaucoup, à l'occasion. Elle le rendait non seulement irrésistible, mais aussi inaccessible. On l'aimait ou pas, on ne pouvait s'empêcher de tomber sous le pouvoir de son magnétisme. Il avait deux ans de moins que son copain et rival, Jean-Paul Belmondo qui est mort, lui aussi, à 88 ans. A l'encontre d'un Belmondo, que le public surnommait Bebel, Delon n'avait pas de petit nom affectueux et familier, on l'appeleit "Delon" et personne n'aurait osé l'aborder dans la rue...

   A défaut de pouvoir l'aimer, on l'admirait, comme une étoile solitaire et lointaine. Il a travaillé avec de très grands réalisateurs, il a parfois changé de registre, revenant invariablement aux gangsters ou flics ténébreux, la flingue à portée de main, regard d'acier, pénétrant, avec, parfois, un voile  d'inconsolance. Il a souhaité reposer dans sa propriété, parmi les tombes de ses malinois préférés, plus fidèles et moins décevants que les humains...

 

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Gamberge inutile

25 Juillet 2024, 12:14pm

Publié par Flora bis

   Pour écrire, ou au moins, nettoyer la jungle du jardin, bouger du point mort de l'impuissance fustigée voire niée par les champions de la volonté, par l'armée de petits procureurs gorgés de convictions  -  que faudrait-il faire?...

   Je suis la première à en souffrir, en déplorant amèrement le temps précieux enfui, gaspillé! Le choeur accusateur ne fait qu'augmenter le poids de ma culpabilité, m'intime avec l'autorité de ceux qui savent qu'au lieu de me lamenter, je n'ai qu'à me secouer les puces... Immanquablement, surgit dans ma mémoire l'image  -  d'il y a au moins 50 ans  -  de ma belle-mère qui n'a jamais manqué ni de volonté ni de courage et qui un jour, me voyant paralysée au fond de la détresse, m'a mis dans la main une éponge et et un flacon de Cif : "Tiens, va astiquer la baignoire, tu te sentiras mieux!" Et ça a marché, la méthode "sans ménagement" et l'activité qui ne demande pas de gamberge, m'a fait bouger du point mort... Pour un temps.

   Au fond, je sais que j'ai besoin de cela : de la nécessité incontournable ou de l'autorité qui m'imposent de bouger, de faire quelque chose qui me sort de la léthargie, parfois vers un acte totalement anodin... L'autorité que par ailleurs, j'ai du mal à supporter, contre laquelle je me révolte, tout en reconnaissant tacitement, plus tard, son utilité pour combattre ma pusillanimité.

   J'ai commencé cette note dans cet esprit-là : faire quelque chose, même insignifiant, pourvu qu'à mes yeux, je cesse d'être l'impuissante qui n'arrivera à rien, parce qu'au fond, elle ne croit pas que l'agitation sauvera l'homme... Pourtant, mes intentions, initialement étaient volontaires et optimistes.

Gamberge inutile

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Retour au bercail

16 Juillet 2024, 18:18pm

Publié par Flora bis

   Je devrais dire : du bercail d'ici vers le bercail initial... et je retombe aussitôt dans le piège des identités. Celles que j'essaie de concilier, d'enrichir mutuellement l'une par l'autre, depuis bientôt 51 ans. Et ce voyage  -  pour ne pas dire "pèlerinage"  -  annuel me plonge invariablement dans les mêmes joies et les mêmes peines. Soulagements et écorchures du coeur.

   Les personnes si importantes de ma vie d'autrefois  -  celle de "là-bas"  -  se pressent autour de moi en fantômes bienveillants, parents et grands-parents, frère, oncles et tantes, même les voisins, figurants si indispensables pour compléter le décor. Ce décor qui, d'année en année, ne cesse de se métamorphoser.. Tout comme moi-même qui ferai partie de leur nombre à mon tour. Une photographie pâlissante dans un album que les générations futures essaieront de deviner : "Qui était-ce déjà, cette inconnue sur l'image délavée?..."

   Tout cela n'est pas triste... Il convient de regarder les choses de la vie en face; la nécessité de bien vivre, aussi bien que possible, la parcelle qui nous est impartie... Comme un cadeau, un miracle, une grâce ou une chance, chacun selon ses convictions ou son imaginaire.

   On dirait que le périple que je viens d'accomplir vers mon pays natal me transforme en philosophe de comptoir! A chaque fois, une confrontation entre passé et présent devient nécessaire. Pendant la petite semaine, deux rencontres avec le passé m'attendaient. Avec deux étapes décisives de ma vie : la première, avec six anciens camarades du lycée (le bac en 1966!) et la deuxième avec mes anciennes élèves que j'ai quittées en 1974, après seulement deux ans passées avec elles, pour suivre Gilbert vers l'inconnu : son nouveau poste en Algérie.

   Les deux rencontres ont été riches en émotions. Le temps me semblait à chaque fois trop courte! Tant de choses importantes restaient à évoquer! Des anecdotes nous ramenant dans une jeunesse encore pleine d'espoirs, des récits de nos vies face aux espoirs d'antan... Et surtout : une pause en silence, les yeux dans les yeux, pour communiquer l'indicible.

  

photos 1-2. avec mes camarades du lycée, à 41° à l'ombre 3. avec mes anciennes élèves
photos 1-2. avec mes camarades du lycée, à 41° à l'ombre 3. avec mes anciennes élèves
photos 1-2. avec mes camarades du lycée, à 41° à l'ombre 3. avec mes anciennes élèves

photos 1-2. avec mes camarades du lycée, à 41° à l'ombre 3. avec mes anciennes élèves

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Revivre au soleil

23 Juin 2024, 21:49pm

Publié par Flora bis

   Nous sommes aux alentours du solstice d'été, au point culminant de la lumière : les jours les plus longs de l'année, les plus propices aux veillées, aux dîners qui se rallongent sur les terrasses dans le parfum des chèvrefeuilles et la tiédeur de l'été naissant. Je garde en mémoire ces moments magiques de plénitude où l'on s'autorise de humer l'éternité de l'instant... (tout en essayant d'oublier le chant discret des moustiques lorsqu'ils paraissent)

   Ce mois-ci, j'aurai du mal à tenir les 4-5 notes sur mon blog. Pourtant, les sujets ne manquent pas! C'est plutôt le temps de se poser dans le calme qui devient rare pour saisir l'inspiration. Je cours après les préparatifs des vacances, une procuration pour les élections surprises concoctées par le Président (qui pourraient bien lui péter à la figure...), les cadeaux à dénicher, des RDV médicaux et les dernières lessives ajournées à cause des pluies incessantes etc... Juste après une ultime réunion associative de fin de saison, avec deux amies, nous avons quand-même pris le temps d'une petite soirée resto très gaie, pleine de rire et d'autodérision, mais aussi de projets pour l'avenir plus ou moins proche. Cela fait du bien.

   Je guette avec quelques suspicions le ciel pour l'instant bleu immaculé : pendant combien de temps va-t-il nous accorder ce plaisir rare? Il m'a habituée, depuis les 34 ans que j'habite ici, à prendre ses rares cadeaux  avec retenue comme des enfants sages dressés par des parents intraitables et austères : sans montrer de joie excessive, en n'y croyant qu'à moitié.

   Cet après-midi, j'ai quand-même sorti mon parasol vert, pour prendre sous son ombre, café et thé avec une amie. Pour parler de vie, de mémoire et de littérature...

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De la fierté - ou pas...

30 Mai 2024, 19:11pm

Publié par Flora bis

   Dehors, tout est mouillé, comme presque tous les jours et depuis des mois... En gros, depuis le début de l'automne. Le thermomètre grimpe péniblement  -  et rarement  -  jusqu'à 20°, les radiateurs se remettent en route la nuit pour nous attendre le matin, tièdes. C'est uniquement la peur de la canicule et de son souvenir qui me permet de supporter tant bien que mal le manque du soleil, sans attraper la neurasthénie. La nappe phréatique déborde!

   Une bonne nouvelle : j'ai récupéré ma voiture au bout de presque 3 semaines d'attente. Quel plaisir de la conduire à nouveau! Elle me mène partout, m'attend patiemment devant la porte, tel un cheval harnaché, prêt à galoper! Un week-end chargé en témoigne : des réunions chez moi et ailleurs, une soirée de retrouvailles littéraires chez Muriel et le lendemain, un spectacle théâtral écrit et mis en scène par une autre amie. Ambiances chaleureuses pour faire oublier le ciel maussade.

   Entretemps, j'ai travaillé sur un sujet intéressant reçu de notre dévouée administratrice qui s'occupe de notre blog commun en hongrois, depuis bientôt 15 ans. Une petite dizaine de graphomanes persiste pour l'alimenter. Souvent, le sujet choisi permet non seulement de jouer de la nostalgie mais aussi de réfléchir sur nous-mêmes. Tout comme cette fois-ci : la fierté. Depuis l'enfance, comment avons-nous  vécu ce sentiment? L'avons-nous éprouvé, l'éprouvons-nous encore?

   Dans notre enfance, l'éducation stricte et avare en compliments nous enseignait avant tout l'humilité. Elle n'encourageait guère le développement du sentiment de fierté, ou alors, très discrètement, "à l'étouffée". Être fier avait un petit parfum "d'avoir la grosse tête", de mépriser autrui, ce qui était hautement répréhensible.

   De plus, s'enorgueillir des dons que nous aurions reçus en héritage des parents ou de la nature, éventuellement d'une volonté divine pour certains, ne rimait à rien : nous n'y aurions eu aucune mérite. Pourtant, j'avoue que j'aurais certainement été très fière si j'avais reçu en héritage une belle voix ou une chevelure magnifique à ensorceler le monde entier! Ce n'a pas été le cas. 

   Puis-je être fière d'un certain talent pour le dessin, hérité sans doute de mon père qui l'ignorait lui-même superbement? Ou des facilités à apprendre des langues étrangères qui me permettent de créer des contacts et de me sentir chez moi presque partout? Est-ce ma soif insatiable d'apprendre, ma curiosité envers les gens, à les déchiffrer, les comprendre, à créer des liens, ma nature plutôt fidèle comptent-elles parmi les fiertés possibles? Certes, ce sont des traits positifs à mes yeux mais de là à en être fière, il y a un chemin...

   En conclusion : il y a peut-être une chose dont je suis fière et que je dois surtout à moi-même : c'est le fait d'être en vie. Et je compte cet acharnement à partir de ma venue au monde. Le parcours ressemble parfois à une montagne russe qui vous secoue. Il s'agit de bien s'accrocher pour ne pas tomber du wagonnet... Mon self-control me permet de maîtriser plutôt bien les secousses, les angoisses et les tempêtes, afin de préserver l'apparence de l'équilibre. Ce qui est plus agréable pour tous, y compris - et surtout - pour moi même. 

 

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Une sportive par procuration

20 Avril 2024, 13:22pm

Publié par Flora bis

   Etat des lieux : semaine froide et capricieuse, soleil par intermittence, averses copieuses... Matchs de foot successifs à la télé, avec des "remontadas" spectaculaires mettant les nerfs en pelote. Il n'y avait pas que nos radiateurs qui chauffaient l'ambiance!

   C'est peut-être une introduction inhabituelle pour ma note bloguesque de la semaine et pourtant, je suis bien une connaisseuse du football, initiée par mon mari, preuve éloquente lui-même qu'un intello et un fervent supporter du sport peuvent cohabiter dans la même personne! 

   Ma nature plutôt indolente, vagabonde rêvasseuse ne me poussait pas vers la pratique du sport mais j'aimais regarder les compétitions, sans doute parce que les regarder me dispensait de la pratique... Avec Gilbert, que j'ai connu dès le début comme un sportif actif, faisant sa petite course matinale (il travaillait les après-midi) d'une vingtaine de km entre Szentes et Csongràd, j'ai même poussé l'enthousiasme à m'équiper d'un survêtement et des chaussures de sport mais j'avoue que mon enthousiasme a vite dégonflé, laissant la place à ma vraie nature... Pendant les vacances d'été à Laon, toute sa famille suivait le Tour de France, s'installant religieusement devant la télé dès le début de la retransmission, volets baissés sur les  -  RARES!  -  rayons du soleil sous les latitudes picardes... Parfois, nous avons même calé nos vacances dans les Alpes pour voir un passage du Tour dans un virage des montées des cols. Rien que pour l'ambiance, car pour le reste, on le voyait mieux à la télé!

 

 

 

   Je me souviens des Jeux Olympiques mémorables, du bout du monde : je mettais le réveil pour 2-3 h du matin, afin de pouvoir regarder l'athlétisme en direct, avec des horaires décalés!... J'aimais l'atmosphère insolite, feutrée de ces levers de soleil vécues avec Gilbert, la tasse du café fumant à la main à l'aube, pendant  les Jeux à Montréal, Los Angeles, Séoul, Atlanta ou Sydney. Le plus mémorable souvenir me lie incontestablement aux Jeux de Séoul, en 1988 à Istanbul, avec le pont doré du soleil levant sur le Bosphore... (snif, snif... et mouchoir pour la larmichette)

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Avril le capricieux

13 Avril 2024, 13:01pm

Publié par Flora bis

      Plaisir rare de la petite semaine passée en compagnie de la plus jeune de mes petites-filles. Elle a 15 ans et demie. A cet âge-là, on a encore le droit de compter les demies. Des échanges toujours intéressants, quelques parties de "crapettes" (jeu de cartes) et surtout, de "baccalauréat", un peu de shopping et un restaurant avec les autres grands-parents, et les cinq jours se sont envolés.

   Par bonheur, le ciel a été plutôt clément avec nous : désormais, le soleil apparaît de temps en temps. L'autre nuit, nous avons même essuyé un vrai orage avec éclairs et tonnerre, accompagnés de vent violent. C'est la montagne russe : un jour, 12°, le lendemain 24°! Dans mes souvenirs d'enfance, on appelait le mois d'avril "le fou" ou "le capricieux" qui pouvait nous apporter une tempête de neige au lendemain d'une journée à 20°!... 

   Elle vient de repartir avec son père : pour ce dernier, le temps du week end, pour elle, la deuxième semaine des vacances de printemps seront au programme. Et pour moi, un peu de solitude qui me laisse un goût mi-figue, mi-raisin... Il faudra bien que je m'y fasse, que je retrouve le plaisir parcimonieux de la solitude... J'en ai besoin pour me concentrer sur les projets qui m'attendent encore, pour jouir d'une relative liberté de disposer de mon temps, pour revoir mes amis. 

   Des six mois de séjour de mon fils chez moi, il ne reste plus qu'une quinzaine de jours... Preuve de la vitesse affolante du passage du temps. Oui, un passage éclair. J'aimerais que malgré le travail harassant de ses journées, il lui reste le souvenir d'un havre paisible, en repensant à la maison jadis familiale, où, la plupart du temps, sa mère l'attendait le soir avec un petit dîner censé lui faire plaisir... 

   

Avec Alice, en 2020...

Avec Alice, en 2020...

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