Le blog de Flora

reminiscences

Bouquet multicolore

20 Avril 2023, 10:19am

Publié par Flora bis

   Comment traduire en français l'expression hongroise "százágra süt a nap"? Je connais bien sa signification : "le soleil brille" mais c'est succinct, il manque l'image mentale de la grande roue de feu, avec ses centaines de rayons qui fusent! Pas la petite boule pâlotte, entourée d'un halo indécis qui diffuse, au mieux, une tiédeur parcimonieuse, prompte à se cacher derrière les nuages. En regardant la terrasse de ce matin, l'expression refait surface des lointains de mon enfance, le plus souvent de la bouche de ma mère que le soleil dope généralement d'une énergie puissante et inépuisable qu'elle essaie d'insuffler vainement à la maisonnée, à l'exception de mon père qui n'a guère besoin de dopage.

   C'est de cette énergie dont j'avais envie depuis le début de la semaine pour recevoir des amies de longue date. En général, l'essentiel de mon énergie passe dans la cogitation autour du menu même si c'est la conversation que j'attends avec le plus grand intérêt. Cette fois-ci, apparemment, je me suis sortie honorablement des défis culinaires, à en juger aux réactions des convives.

   Lucienne et Yana, je les connaissais d'abord indirectement : c'est mon mari qui avait le contact régulier avec elles par son travail. Après son décès, ce contact est devenu plus personnel pour se transformer en amitié.

   Yana est d'origine bulgare, ce passé constitue un point commun entre nous, certaines de nos références sont semblables. Lucienne est romancière et notre revue avait accueilli quelques uns de ses textes courts. Nous nous sommes revues assez régulièrement, lors des salons du livre ou chez les unes et les autres, même si les années Covid ont provisoirement stoppé ces retrouvailles. Je suis son oeuvre attentivement. Elle-même a commenté mes premières publications avec des encouragements, ce qui a fait du bien à mon indécrottable pusillanimité. Elles font partie du bouquet multicolore et précieux de mes amitiés qui m'aident à vivre.

Bouquet multicolore

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Où sont passés les Pâques d'autrefois?...

7 Avril 2023, 12:05pm

Publié par Flora bis

   Dimanche et lundi de Pâques approchent. Pour moi, ce seront des jours ordinaires que je passerai probablement seule, les ami(e)s occupé(e)s avec leurs familles, mes enfants en voyage. Je suis contente pour eux, ils avaient grand besoin de se changer les idées. La solitude ne me chagrine pas : heureusement, en bientôt 17 ans, j'ai appris à occuper le temps agréablement en ma compagnie aussi.

   C'est bien loin, il est vrai, des effervescences d'autrefois, des préparatifs joyeux dans la maison de mon enfance, préalablement rafraîchie sous le soleil printanier, remplie des effluves du jambon et des saucisses maison qui cuisent doucement, en compagnie des oeufs, dans une énorme marmite qui ne sert qu'à cette occasion. Le défilé des "arroseurs" dont mon père tient à être le premier, à l'aube, versant une bonne rasade d'eau fraîche sous ma couette pour me tirer du sommeil... C'est pour la bonne cause : pour assurer ma bonne santé pour le reste de l'année! Les garçons qui sonneront à la porte jusqu'à midi, utiliseront de l'eau de Cologne de parfums divers dont le cocktail donnera un mélange lourd et inextricable... En échange, ils recevront un oeuf coloré et une pièce qui gonflera leur argent de poche. 

   Ici, en France, ce coutume n'existe pas. Cela fait bien longtemps que personne ne "m'arrose" plus et cela se ressent à ma petite santé... Là-bas, les parents reposent au cimetière. Je me rends compte avec stupeur que c'est à mon tour de prendre leur place, en première ligne du barrage contre la mort. Le soleil est présent mais ne réchauffe plus la maison de l'enfance, à part les rares moments d'été où nous y allons. A Pâques, les effluves alléchantes du jambon fumé et de la brioche vanillée me manquent... Irrémédiablement.

  

Où sont passés les Pâques d'autrefois?...Où sont passés les Pâques d'autrefois?...

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Escapade brève dans le passé

11 Février 2023, 13:07pm

Publié par Flora bis

   Tant de fois je m'installe, je me réfugie dans ma bulle devant mon ordinateur, à la recherche du réconfort, de la consolation que seule l'envie lancinante d'écrire peut m'offrir. Ressusciter les souvenirs du passé ou de humer les plaisirs (rares) et les tracas (plus courants) du présent. Plonger dans la "nostalgie d'un ravissement", avec les mots de Yasmina Reza qui qualifie ainsi l'écriture. Définition qui me convient parfaitement. 

   Le passé, pour moi, ne représente pas seulement un refuge, ni un désintéressement stérile du présent mais une mine de grâces pour mieux comprendre ce dernier. Egrainer le chapelet des générations précédentes, les images des fantômes familiers, j'en ai constamment besoin pour vivre pleinement le présent. Questionner le socle sur lequel ma vie s'appuie. 

   J'ai eu de la chance de connaître mes quatre grands-parents, de vivre avec eux, d'être bercée, nourrie de leurs histoires qu'ils racontaient avec le talent des conteurs d'autrefois. Les grands-pères seulement. La première guerre mondiale a fait d'eux de grands voyageurs : le front russe, la captivité dans une ferme du Caucase pour l'un, dans une usine sucrière en Crimée pour l'autre. Je les écoutais jusqu'à plus soif, en projetant sur l'écran blanc de mon imaginaire les images suscitées par leurs mots, leurs expressions, mon cinéma sur les murs chaulés de la maison.

   Mes grands-mères ont gardé leurs histoires profondément enfouies en elles. Cela reste mon éternel regret : je ne sais presque rien de leur jeunesse. Les rares photos les montrent fières et belles. J'aimerais connaître leurs rêves  -  en ont-elles seulement eu? Et les tourments de leur vie amoureuse?...  Je les ai toujours connues vieilles, ridées à l'ombre des foulards immanquables. Ensevelie aussi l'envie de raconter. On disait à l'époque : "La femme s'appelle "Tais-toi"...

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Avec ou sans neige...

27 Janvier 2023, 18:10pm

Publié par Flora bis

   Nous sommes en fin de janvier, en plein hiver. Sans neige. Personnellement, elle ne me manque guère : elle fait partie des choses qui me rendraient la vie plus difficile... Je me vois marcher en équilibre laborieux vers le boulanger, sur les trottoirs en pente de notre quartier, transformés en patinoire par les couches successives de neige gelée... Tenter d'atteindre la poubelle sur la terrasse sans déraper...  Gratter la givre sur les carreaux de la voiture et démarrer en grelottant, les mains gelées... Devrai-je me résigner désormais à avancer à petits pas, navigant à vue (en baisse) parmi les obstacles, essayant d'éviter celui qui compliquerait mon quotidien. Tout un travail, sachant qu'une seule chute peut changer radicalement mon existence. Sans compter la chape de plomb du ciel d'hiver qui, dans notre région, distribue très rarement quelques rayons de soleil furtifs.

   Aussitôt, les souvenirs affluent des hivers mémorables d'antan. Comment est-ce possible que lesdits obstacles n'existaient pas alors? Pourtant, les hivers étaient incomparablement plus sévères! Et ma mère qui avait des principes impitoyables en vue de préserver notre santé, nous mettait dehors, mon frère et moi, après l'école, pour prendre l'air frais, jouer dans la neige, pendant un temps qui me semblait interminable... Nous rentrions à moitié congelés, pieds et mains douloureux (pourtant protégés par des gants et chaussettes chauds), les joues roses et du givre collé sur les cils! J'ai le souvenir réconfortant que l'on me frotte les mains et les pieds endoloris par le froid... Le soir, trois générations s'installaient autour du poêle pour raconter des histoires, écouter un match ou une retransmission théâtrale à la radio, les mains occupées à égrainer le maïs, à tricoter ou à raccommoder, à piler le piment séché dans un mortier en cuivre...

   Il est vrai, c'était encore des années sans télévision.

(illustration: image du Net, Fortepan)

 

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Kintsugi

8 Janvier 2023, 20:49pm

Publié par Flora bis

   Essayant d'ignorer le niveau du sucre et les kilos en trop issus des festivités incessantes depuis la mi-octobre (trois anniversaires, Noël et Nouvel An), une amie et moi, nous avons décidé de marquer l'épiphanie avec une galette à la frangipane. C. que je connais depuis le début des années 1990, peu après notre arrivée dans cette agréable ville du Nord, a apporté, de son côté, deux autres petits gâteaux au chocolats de chez notre pâtissier préféré!

   Cela fait plus d'un mois que nous ne nous sommes pas vues. A chaque fois, nous sommes surprises de la proximité de nos perceptions des choses. Nos parcours, quoique différents, ne sont pas exempts d'épreuves, de tragédies mêmes. Nous les avons traversées, et le seul fait que nous pouvons les évoquer, prouve, d'une certaine façon, notre victoire sur elles. Elle en est sortie avec des blessures longues à cicatriser, les miennes sont soigneusement dissimulées sous une armure verrouillée à triple tour.

   A un moment de la conversation, elle évoque Jung et sa théorie de synchronicité. Je parle des blessures que nous portons en nous toute notre vie, il vaut mieux, par conséquent, que nous les acceptions et que nous essayions d'en faire une force, un signe de victoire. Au même moment, elle me parle de la rencontre avec quelqu'un qui l'aurait initiée à l'art japonais du kintsugi. C'est l'art vieux de 500 ans qui consiste à réparer les pots cassés au sens propre et figuré. Au lieu de jeter un bol cassé, fendu, on le recolle en soulignant la fêlure, la réparation à la feuille d'or. On fait, en quelque sorte, de sa blessure cicatrisée un ornement.

 

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Questions d'urgence et d'organisation

26 Octobre 2022, 10:25am

Publié par Flora bis

   Ça y est, je vis le retour du sentiment d'urgence à plein régime! Autrement dit en apnée, ressassant les tâches à accomplir car les délais se resserrent de façon impitoyable. Finis les lambinages délicieux où l'on peut tromper le temps  -  et surtout soi-même  -  en pensant que le couperet ne tombera pas tout de suite, que l'on peut encore en gagner, de ce temps précieux qui repousse les limites fatidiques... Tout en fixant l'horizon qui s'approche à une vitesse folle. Et cela vaut aussi bien pour des événements pénibles (ex. RDV médicaux) que des très agréables (ex. visites familiales ou amicales)

 

 

Ah, si je pouvais être prudente et raisonnable comme certaines de mes amies qui m'en montrent l'exemple culpabilisant et inatteignable ! Elles font des listes, dosées pour chaque tâche et elles  arrivent au jour J bien plus organisées, bien moins épuisées que moi. Aussi loin que je me souvienne, je plongeais dans le délice jouissif et éphémère de gagner quelques jours, quelques heures ou même quelques minutes parfois, avant d'être avalée par l'inéluctable... Que ce soit le moment de sortir du lit et devoir courir ainsi jusqu'à la gare pour attraper mon train quotidien, le temps des révisions pour les examens, laissées pour la dernière nuit... Et je me vois jeune professeur, traverser le square en courant pour arriver au lycée au moment de la sonnerie, sous le regard mi-amusé, mi-réprobateur du proviseur qui accueillait les élèves devant la porte...

   J'ai tout de même fait quelques menus progrès. D'habitude, je ne suis pas en retard mais en avance non plus... Si quelqu'un me dit qu'il arrivera chez moi à 9 h 30, inutile de sonner à ma porte à 9 h 15, je serai encore sous la douche, dans l'impossibilité d'ouvrir.

    

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Effacement de ma "semaine faste"...

11 Octobre 2022, 11:08am

Publié par Flora bis

   Hier, j'ai écrit un article assez long, une sorte d'éloge de ma semaine faste qui venait de s'écouler. Elle a été riche en rencontres de presque tous les jours, prêtant à chaque matin une attente stimulante et joyeuse. J'ai planché au moins 1 heure et demie sur mon petit compte-rendu, ressuscitant au passage les émotions, les sensations sous le soleil exceptionnellement clément, selon mes souhaits très intimes.

   J'ai choisi, avec un soin pointilleux, l'image qui illustrait l'ensemble puis je me suis précipitée vers une tâche urgente  -  en omettant d'appuyer sur le bouton d'enregistrement du brouillon. En moins d'une minute  -  le temps de réaliser mon erreur  -  tout a disparu! Sans aucune possibilité de récupérer le fruit de mes efforts!

   Qui n'a pas éprouvé le sentiment de rage, de regret, de l'autoflagellation dans des circonstances semblables? On maudit le système cruel, sans pitié pour les distraits. On essaie de reproduire de mémoire le texte perdu mais ce n'est pas très tentant. S'il est perdu c'est qu'il ne méritait pas d'exister, pense-t-on avec un certain fatalisme consolant...

   Quand-même, quand-même... Je voudrais au moins énumérer ces événements heureux en quelques mots:  une réunion avec mes lectrices pour une première prise de contact avec les textes, dans une ambiance effervescente, joyeuse et studieuse, deux autres réunions non moins chaleureuses, solennelle ou simplement amicale, sans oublier la visite très agréable de deux dames du "Pôle Seniors" de notre ville, me consacrant ainsi, pour de bon, digne de mon "grand âge"!

   Sans oublier mon repas du dimanche: un moule-frites de ma préparation qui, je dois l'avouer, a été succulent à souhait, et même un peu plus!

 

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Eté indien

4 Octobre 2022, 11:27am

Publié par Flora bis

   Après deux jours de "moins bien" intense, fébrile et douloureux où je circulais  -  le moins possible  -  avec la lenteur et l'hésitation d'une mouche égarée dans la fraîcheur automnale, je commence à émerger...  Cette semaine, trois rendez-vous m'attendent, sans parler d'autres préparations urgentes, agréables pour la plupart. Ce serait bien que l'excès de stress qui accompagne désormais le moindre mouvement de ma vie me laisse un peu de répit! Je pense aux croyants de toutes les religions avec une certaine jalousie: ils ont au moins l'espoir que leurs prières seront entendues... peut-être. Cependant, que peut faire un dieu, même tout-puissant et bienveillant, des prières souvent contradictoires?... 

 

 

La douceur du temps m'offre une dernière clémence, les 20° m'invitent à la flânerie insouciante. Me laisser tenter d'un cadeau d'anniversaire, pourquoi pas?... M'abandonner à la chaleur vivifiante du soleil?... Ce sont assurément les derniers rayons qui sont encore capables de redonner quelques forces avant l'interminable hibernation. Où est passée ma nonchalance innée, qu'est devenue ma légèreté de jadis où les lendemains étaient porteurs d'espoir?... J'aimerais tant les retrouver!...

 

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Fin d'été, rentrée pour tous

1 Septembre 2022, 10:41am

Publié par Flora bis

  Aussitôt que l'on se place dans la respiration de l'écriture, l'addiction se réveille avec une sensation de faim. S'agît-il de la fiction ou d'un petit exposé pour inciter à la réflexion, aux échanges, c'est le bouillonnement agréable dans la tête, le plaisir de construire des idées, de semer des mots que l'on a attrapés au vol et soigneusement triés ensuite.

   La canicule s'éloigne, emportant avec elle le sentiment trompeur d'être en vacances. Drôle de sensation pour les gens de mon âge qui sont toujours en vacances  -  où jamais, si l'on veut... Les vacances, c'est une rupture dans nos préoccupations ordinaires, un dépaysement si possible, afin de nous recharger de nouvelles émotions. Oui, même pour les retraités... 

   Je n'ai pas beaucoup bougé pendant les mois d'été. Pourquoi ai-je quand-même la sensation d'avoir été en vacances? En cherchant un peu, je trouve un début de raison: la disparition du stress avec son cortège d'effets sur ma santé... Presque deux mois sans les éprouver! En été, même les média respirent la détente, le bombardement incessant des nouvelles angoissantes lèvent le pied. Les RDV médicaux, les démarches administratifs, les obligations de toute sorte sont au repos et remplacés par les rencontres familiales et amicales, agrémentées de petites sorties resto - ciné, avec leur légèreté au rythme langoureux de l'improvisation estivale  -  voici le remède le plus efficace contre le stress dévastateur!

 

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Une nostalgie incurable

3 Août 2022, 11:22am

Publié par Flora bis

   J'ai la mauvaise habitude, grâce à l'avènement de la télécommande, de pianoter une dernière fois sur les chaînes de la télé, avant de l'éteindre, au coeur de la nuit... Les émissions les plus intéressantes  -  du moins pour moi  -  repassent à ces heures tardives. C'est ainsi que je suis tombée l'autre soir sur "Echappées belles" qui proposait un "Week-end à Istanbul"...

   Dans quel piège ai-je atterri ! J'y suis restée 1 h et demie, scotchée à l'écran, en proie à des souvenirs qui se réveillaient en moi à plus de trente années de distance... Piège à la fois délicieux et douloureux d'une nostalgie incurable que m'ont laissée les six années passées à Istanbul, entre 1984 et 1990.

Beyoğlu, "mon" quartier

   J'en ai souvent parlé sur ce blog, lorsque les volutes des sensations passées remontaient à la surface, qui s'entortillaient autour de moi pour m'embarquer irrémédiablement, parfois jusqu'aux larmes... J'ai ressenti non seulement l'ambiance de la ville mais aussi l'odeur des grillades du "balık pazarı" de Beyoğlu, le fourmillement du Grand Bazar dans lequel j'ai appris à me repérer pour dire bonjour à "mes" marchands préférés autour d'un "çay" ou  un "sade kahve"... Le silence frais d'une mosquée ou d'un cimetière où je m'installais pour un dessin rapide... Ces empreintes sont innombrables, profondes et légères à la fois. Une ville de 15 millions d'habitants, où l'on prend plaisir à se perdre. Chaque quartier est vivant à sa manière et vous accueille, se laisse découvrir et au bout d'un moment, vous vous sentez chez vous. Surtout, en apprenant quelques mots de la langue turque pour soutenir une petite conversation, même rudimentaire.

Tout reste en vous, comme une entaille délicieuse.

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