Le blog de Flora

reflexions

Gardons le cap!

4 Novembre 2018, 12:10pm

Publié par Flora bis

   L'anticyclone est de retour. Pourtant, le soleil éclatant reste incapable de dissoudre la pesanteur de la solitude. Volonté, raison déposent les armes. Difficile d'avouer sa défaite, alors que l'on prônait depuis des années le sacro-saint contrôle de ses émotions.

   Les épreuves portent bien leur nom. A la fois l'événement tragique que nous subissons, mais aussi une sorte de test, d'examen que le destin nous fait passer pour savoir de quel matériau nous sommes sculptés. Sommes-nous en terre fragile, friable qui tombe en poussière à la première secousse venue (et que dire des secousses à répétitions...)? Ou alors, en granit, en apparence  indestructible... Résiste-t-il aux coups de boutoir acharnés du destin? Nous sommes les seuls à savoir l'apparition des fissures microscopiques, ressenties avec une douleur sourde et anxieuse, verrouillée à l'intérieur.

   Il est important de garder la face tant que l'édifice tient à peu près debout, par politesse envers les autres et aussi pour nous-mêmes. Pourtant, lors de nos face à face avec nous-mêmes, solitaires et sans fard, plus besoin de ménager les apparences. Nous sommes nus devant la vérité et nous soutenons son regard dans le miroir. Nos échecs, nos compromissions, nos petites gloires vraies ou factices, nos lâchetés et nos grandeurs d'âme  - le constat, pour le moment, ne parvient pas à entamer notre amour inébranlable de la vie.

   Voilà. J'ai réussi à finir sur une note optimiste... Les apparences sont sauves. 

 

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Oxymore parfait

19 Octobre 2018, 11:04am

Publié par Flora bis

Je viens de noter quelques phrases dans mon journal de bord à spirale:

" 19 octobre vendredi: Quasiment le premier jour maussade depuis des mois! Epaisse couche nuageuse, pas un rayon de soleil, même pâle!... Au début, c'est presque apaisant, plus rien n'attire dehors, à nous l'écriture! Mais je crois que j'aurai très vite assez de ce genre d'apaisement.

Cet après-midi, je devrai faire des courses (à Carrefour?) pour le plein du week end, de quoi faire une soupe, p. ex. L'autre jour, je suis passée chez Leclerc  -  je crois qu'une fois m'a suffi. Leurs paupiettes sont archi-salées! (Mon dieu, quelle immense petitesse de ma vie!...)"

Je l'ai écrit ainsi, avec cet oxymore parfait, association de deux mots au sens antagonique: car soudainement, l'immense petitesse de ma vie m'est apparue dans toute sa désolation...

   Si je m'en suis rendu compte avec ce choc au coeur, c'est parce que je n'y suis pas encore tout à fait résignée. Une petite flamme persiste à clignoter sous les strates multiples des années et des épreuves: celle qui, depuis les commencements, m'aidait à aborder la vie avec autant de curiosité, d'espoirs et d'envies des choses extraordinaires. Persuadée que ce serait une aventure unique et passionnante...

 

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Complexes d'infériorité

9 Octobre 2018, 11:59am

Publié par Flora bis

   Ce matin, j'ai écouté à la radio un échange très intéressant sur le complexe d'infériorité, ce phénomène très répandu qui sape l'estime de soi de ses victimes. Son spectre est très large et va des signes physiques aux traits de comportement. Il trouve ses origines, la plupart du temps, dans la petite enfance, voire dans l'adolescence. Ce sentiment peut naître d'une remarque humiliante, venant de l'entourage ("Tu n'es pas gâté(e) par la nature!" "Tu décolles quand?" etc.), des parents ou des enseignants ("Tu es nul(le)", "Il n'y a rien à en tirer" etc.) et la personne qui jusque là vivait dans une paisible inconscience de ses prétendus défauts, se retrouve ratatinée dans des complexes fatidiques qui lui empoisonneront la vie.

   Notre époque a rendu le dictat de l'image omniprésent et surpuissant. L'obligation de correspondre à cette image standardisée laisse peu de place à l'originalité physique sortie du schéma. De plus, s'arrêter à l'aspect extérieur pour juger (jauger) l'individu, on ne prend pas la peine de creuser en profondeur pour découvrir les trésors de qualité éventuels qu'il cache... Oui, il les dissimule car ses complexes d'infériorité bien ancrés le paralysent. 

   La taille, la couleur, le poids, les origines sociales, les dispositions intellectuelles ou physiques  -  tout peut engendrer un complexe, entrainant la honte, l'angoisse, le repli sur soi. Parfois, une volonté farouche de revanche propulse le complexé de jadis au firmament du succès et ainsi, le petit Bonaparte devient l'empereur du monde! (J'ai pu observer p.ex. combien de vedettes du cinéma, de la télé ou de la politique, plus ou moins éphémères, sont de taille inférieure à la moyenne...)

   Pour ma part (et j'ai, bien sûr, mes petits complexes tenaces maintenus bien au chaud), je me garde bien de les exposer au grand jour. Pourquoi? Parce que j'ai remarqué que si nous attirons l'attention sur notre point faible  - ou supposé tel  -  les gens ne verront plus que lui! Alors que jusque là, ils n'en avaient aucune idée... Donc, évitons les souffrances inutiles!

(ill. dessin R.T. 1998)

 

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Hasards...

18 Septembre 2018, 10:01am

Publié par Flora bis

 

Le hasard existe-t-il? Cette question tracasse l'humanité depuis une éternité.

Elle me tracasse aussi, un peu plus, depuis hier après-midi.

Hasard heureux  -  ou malheureux. Nous acceptons volontiers le premier, sans chercher plus loin. Le second, plus traumatisant, pose la question de son essence: y a-t-il une cause secrète  invisible, une volonté divine cachée?... Einstein lui-même ne l'aurait-il pas légitimée ainsi: "Le hasard, c'est Dieu qui se promène en incognito" ?...

Les hasards gouvernent ma vie depuis bien longtemps. Si je remonte aux commencements: depuis la rencontre fortuite de ma mère et de mon père, en 1945, dans la rue d'un village improbable, au crépuscule, à l'autre bout du pays où la fin de la guerre a mené mon père, en militaire dépenaillé, à la recherche d'un verre de lait. De pures coïncidences... Existent-elles vraiment?

Souvent, sous forme de plaisanterie, j'introduis un ange gardien dans ce manège hasardeux qu'est notre vie. Lorsque sa maîtrise nous échappe, un imprévu malheureux nous fait frôler la catastrophe. Si nous ne faisons que de la frôler, c'est grâce à la vigilance bienveillante de notre Ange gardien! Je crois que le mien n'a pas d'ailes, je ne peux même pas le décrire. D'ailleurs, même si je pouvais, je ne le ferais pas. Ca ne se livre pas, un Ange gardien.

Sur ce blog, j'ai relaté plusieurs épisodes de ces dernières années où il m'a rattrapée in extremis (endormissement sur l'autoroute, chute dans la cave, fracassement d'une porte de garage au bout d'une pente en Smart etc, etc...) Rien que ces quelques dernières années. En y repensant, il y a eu d'autres sauvetages miraculeux, depuis bien longtemps. Depuis que je suis née. Commençant, d'ailleurs, par ma naissance.

La journée d'hier a mal commencé. La nouvelle du décès prématuré d'un de mes anciens élèves (à 51 ans) m'a perturbée. Sur F-B, les hommages spontanés, émus et bouleversés pleuvaient littéralement. Pourquoi faut-il mourir pour savoir à quel point les gens vous estiment?... Quand vous ne pouvez plus l'entendre, de toute façon.

En descendant de l'étage, j'ai raté les deux dernières marches de l'escalier. Je suis tombée lourdement sur le dos, ma tête a frappé le carrelage du couloir (très dur!)... Commotionnée, mais vivante. Une fois de plus.

 

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Un anniversaire

15 Septembre 2018, 10:46am

Publié par Flora bis

 

Le dixième...

Les blogs intéressent-ils encore les gens? 

Je m'aperçois que le mien a eu 10 ans cet été, en juillet. Je me souviens de l'enthousiasme avec lequel je l'ai inauguré, tremblant presque de l'émotion de m'exposer ainsi... Exposition pourtant bien modeste, parmi les millions de blogueurs!...

Depuis, tout s'est accéléré dans le monde de la communication démocratisée. Instantanée.  On parle déjà de l'obsolescence de Facebook, succès planétaire de la décennie passée. Pas assez rapide, pas assez superficiel pour la génération des "zappeurs", survolant, insatiables, les nouveautés à se mettre sous la dent à chaque instant, s'arrêtant à peine pour digérer la précédente bouchée... 

Tout cela me donne le tournis, une frustration de plus en plus forte, un besoin profond de m'arrêter, de descendre du manège fou, pour réfléchir un peu... Mettre les sensations en perspective, à leur place en moi.  Revenir à l'immobilité suspendue de l'instant...

(dessin: R.T.)

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Le défi des trains...

28 Août 2018, 10:34am

Publié par Flora bis

   Je continue le travail sur mon texte autour des femmes solitaires. A l'origine, elles étaient cinq, autant de destins dont le point final était la solitude: choisie ou imposée. Pour la version retravaillée, j'en garde quatre. Laquelle éliminer?...

   J'ai le choix entre "la femme battue" et celle qui était "heureuse" au moment ou la mort lui a pris son compagnon. Son destin est le seul "contrepoint" dans la série sans illusion. Tout comme dans la vie, en fin de compte. 

   En écrivant, j'essaie de me mettre dans la peau du personnage afin que ses paroles sonnent aussi naturellement que possible. C'est un exercice à la fois jouissif et épuisant. A chaque fois que j'ouvre le fichier, je retravaille, je fignole l'ensemble, à partir du début. Je sais que je pourrais poursuivre ce travail de fourmi indéfiniment. Un jour, il faudra dire stop.

   Parler de la souffrance d'une "femme battue" (hélas, cela devient un statut, une étiquette) est un sujet. La souffrance, en général, est digne d'un plus grand intérêt que le bonheur, pour les créateurs dans tous les domaines. Une histoire de catharsis, sans doute.

   C'est pour cela que j'ai choisi de garder, finalement, "la femme heureuse". J'aime le rythme créé par le contrepoint, c'est vrai. J'aime encore plus le défi de raconter le bonheur, sans que cela se vautre dans la niaiserie.

   Parler des trains qui arrivent à l'heure. Réveiller un "non-sujet".

"Terrasse" pastel R. T. 2015

 

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Dimanche sous les parasols

22 Août 2018, 18:25pm

Publié par Flora bis

   

Dimanche dernier, tout un après-midi, sous les parasols d'un couple ami, j'ai pu m'adonner à mon occupation favorite: à la conversation. Non pas au bavardage stérile pour "tuer le temps" mais à l'échange véritable, riche en profondeur qui rapproche les gens, qui aide à mieux se connaître.

   M. et Th. ont ouvert leur porte et surtout leur jardin à une bonne vingtaine de personnes, adultes et enfants, pour que nous puissions nous retrouver, membres d'une même association, pendant les vacances, avant le début de la nouvelle saison. Tous bronzés après l'été caniculaire, nous avons eu plaisir à nous revoir. Les sujets de conversation ne manquaient pas.

   Je venais de travailler sur un texte qui relatait des vies solitaires, celle d'une femme en particulier qui a vécu sa vie entière dans un mariage sans amour, tout en abritant au fond de sa mémoire un amour secret et sacrifié. Elle se consolait avec l'idée qu'ayant rencontré ce sentiment bouleversant, elle n'a quand-même pas vécu pour rien :

"A l’évocation du mot « amour », c’est encore son image qui surgit dans ma tête… Dans ma tête de vieille folle qui s’obstine à garder ce sentiment intact… C’est lui seul qui ravive le goût du vertige, du désir inassouvi comme on ne peut le ressentir qu’à l’adolescence : puissant, dévastateur… Je me réfugie auprès de ce souvenir  pour me convaincre que j’ai quand même connu l’amour…"

La discussion est partie de la difficulté à exprimer nos émotions. J'ai évoqué le petit livre d'Alain Badiou et de Nicolas Truong "Eloge de l'amour" dont j'ai parlé dans un article sur mon blog en 2009: "Je me suis toujours demandé pourquoi la déclaration d'amour (envers moi ou moi envers l'autre) avait toujours été une épreuve aussi dure. Eh bien, Alain Badiou m'éclaire : "La déclaration d'amour est le passage du hasard au destin, et c'est pourquoi elle est si périlleuse, si chargée d'une sorte de trac effrayant. (...) Elle signifie justement le passage d'une rencontre hasardeuse à une construction aussi solide que si elle avait été nécessaire." 

La conversation a tourné autour de ce sentiment puissant, capable de transformer notre regard: raviver les couleurs du monde ! On ne touche plus terre, on se sent léger et débordant d'une énergie toute-puissante, la tête chavirée...  

Plus tard, avec l'âge  -  comme si c'était de la fatalité  -  on est censé remplacer ce sentiment si juvénile par la sagesse qui canalise les débordements. On jette un regard bienveillant et  nostalgique à ces tourments, avec, au fond du coeur, un soupir de regret qui voudrait retenir la jeunesse fugitive... 

 

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La deuxième étoile

17 Juillet 2018, 11:23am

Publié par Flora bis

Supporters "maison"

   Que d'émotions! Je ne cesse de me demander comment un jeu de ballon  -  il est vrai, planétaire  - arrive à m'embarquer dans une telle vague déferlante d'émotions commune à des millions de gens... Moi qui aime tant maîtriser ce qui m'arrive, du moins, m'en donnant l'illusion.

   J'ai vécu la première étoile en 1998, les digues de la peur rompues par le coup de sifflet final, l'incroyable exploit arrivé. La deuxième est forcément moins intense: un tout petit peu moins. Il y a le sentiment du "possible" derrière.

   Je lis une certaine presse rance hongroise, certains blogs aussi, juste pour voir que ça existe, pour avoir honte à leur place. Par bonheur, il ne représente pas tout le pays, même s'ils sont actuellement au pouvoir dans mon pays d'origine. Ils disent par exemple que la Croatie aurait vaincu facilement une équipe française (sous-entendu: celle-ci ne l'était pas du tout, avec si peu de Blancs!) D'autres y ont vu une preuve de l'envahissement de l'Europe par la "race" inférieure et craignaient la menace pour l'extinction de la pureté blanche et forcément chrétienne européenne! Je bouillonne de rage et de honte en lisant de tels propos! Que le petit pays croite de 4 millions d'habitants qui priait ensemble avec ferveur pour la victoire ne pouvait que gagner! Raté! Il faut croire que certains manquaient à l'appel... Qu'en matière de football, c'est quand-même la meilleure, la plus soudée des équipes qui gagne. En l'occurrence, de couleurs arc-en-ciel!

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Est-ce facile de critiquer?

11 Juillet 2018, 19:47pm

Publié par Flora bis

   Sur mon blog hongrois, nous avons eu des échanges intéressants au sujet de la relation parfois difficile entre écrivains et critiques, sur des ego surdimensionnés des auteurs qui considèrent les remarques (surtout négatives) comme des vengeances d'écrivains ratés... 

   Est-ce facile de critiquer la prestation des autres? Pas si simple. Surtout, si vous connaissez l'auteur, plus ou moins intimement. Certains, avec prudence, se tiennent à distance de la production littéraire de leur conjoint(e) ou ami(e). Sage précaution! Même s'il est flatteur de répondre à la sollicitation de donner son avis, d'être le lecteur privilégié, c'est un terrain éminemment glissant! 

   Quoi de plus normal que la soif de l'écrivain d'une reconnaissance aussi large que possible? Sinon, il suffirait d'écrire pour son tiroir. Le danger qui le guette est double. Le nez sur son texte, il manque de la distance nécessaire pour pouvoir le juger objectivement (si jamais le jugement objectif existe). Il y voit non seulement ce qu'il a réalisé mais aussi ses intentions! Il les lit entre les lignes, de façon subliminale, visibles par lui seul... L'autre danger est plus narcissique: il barbote, s'ébroue dans le bain des mots, il s'émerveille de ses propres trouvailles, incapable de déceler le bavardage inutile et surchargé, le ridicule qui guette...

   Comment le lui dire, alors qu'il est si heureux de sa performance?... Comment lui broyer le moral quand l'écriture est devenue sa respiration?... Il vous en voudra à mort.

 

 

"Poème maudit" par Santiago Caruso

 

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Positivons!

27 Juin 2018, 11:58am

Publié par Flora bis

   Ma boîte email, vieille de plus de 25 ans, s'est définitivement bloquée... 

   J'ai passé l'âge où l'on gère avec souplesse ce genre de bouleversement sismique de l'existence. D'abord, la panique vous gagne: vous perdez tout un pan de votre histoire, de votre vie... Le danger de ne pas recevoir un courrier administratif important vous effleure: impôts, gaz, téléphone, associations et j'en passe. Les amis, la famille: votre cordon ombilical qui vous relie au monde des vivants est coupé... J'exagère? Un peu. Reste le téléphone, la poste, la sonnette sur la porte, mais nous en perdons l'habitude. La messagerie électronique est tellement plus pratique, tellement plus rapide!...

   Dans le sillage de mon adresse email, ma page Facebook se bloque. Les mots de passe: mon cauchemar! Il en faut partout, on en change aussi au cours des années. J'essaie de les noter au fur et à mesure, mais les feuilles s'envolent! Je me retrouve, recroquevillée sur mon problème et je crée un nouveau compte (l'ancien avait 7 ans!) Retrouver les amis, les prévenir...

 

Recréer une nouvelle page... de ma vie?...

Aussitôt, mes réflexes de sauvetage se mettent en route. N'est-ce pas une occasion de renouveau qui se présente devant moi et qui va bien au-delà d'un compte Facebook et une nouvelle adresse email? Je peux tout trier comme pour un déménagement. Le grand débarras. Me libérer des pesanteurs! Les habitudes ont une force d'inertie inouïe. Elles sont réconfortantes, douillettes, même si, au bout d'un moment, elles peuvent rendre l'atmosphère étouffante, lourde, comme dans une maison jamais aérée... Abandonner certaines habitudes, des relations pesantes ou stériles qui vous enfonçaient, vous tiraient en arrière... Repartir d'un nouvel élan, changer soi-même.

Un peu.

 

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