Le blog de Flora

reflexions

Intermède avec anniversaire

12 Mars 2025, 13:03pm

Publié par Flora bis

   Exceptionnels 10 jours de beau temps dans la partie qui me concerne de la France : du sud de Paris à la frontière belge! Soleil dès le matin, belles et longues journées dans la douceur  -  que demande le peuple?... Je suis même descendue sur ma pelouse, armée de gants et de sécateur pour tailler les quelques rosiers et hortensias de ce côté. Le travail est loin d'être fini : j'essaie de tailler aussi mon érable du Japon, l'attraction principale de ce mini-jardin. Il en occupe bientôt la place principale.

   J'ai passé le week-end chez les enfants. Je mesure la marche impitoyable du temps dans les changements de nos habitudes. Nous, les trois grands-parents restants, avons sensiblement le même âge. Nous habitons la même ville, ce qui facilite les retrouvailles familiales. Ainsi, nous avons plus de vingt ans de routine de voyager ensemble vers Paris ou vers la Baie de Somme pour rendre visite aux enfants. Pendant longtemps, en voiture. Désormais en train. Les temps changent, notre état physique va en déclinant.

Les deux jours passés avec les jeunes m'ont reposée... Nous n'avons pas eu d'autre programme que d'être ensemble et cela me remplit de bien-être. Les enfants sont fatigués de leur vie harassante, des grands autant que les plus jeunes. Nous avons fêté le 19e anniversaire de l'aînée des petites-filles. Les études ne lui laissent pas beaucoup de temps de repos, mais la veille, elle a quand-même organisé, avec quelques amis, une grande sortie à Paris, avec promenade et soirée dansante sur un bateau sur la Seine! J'observe de loin la vitalité incroyable de ces jeunes dont j'ai été et que je ne suis plus...

Je n'oublie pas de mentionner les nombreuses parties de cartes qui ont partiellement comblé mon envie permanente et inassouvie des jeux! Je patienterai jusqu'à la prochaine occasion.

Voir les commentaires

"A mon seul désir"

4 Septembre 2024, 16:01pm

Publié par Flora bis

   Début de septembre... La chaleur quasi caniculaire, après une légère hésitation, s'est laissé effacer par une averse nourrie. Le jardin en avait besoin, nous aussi qui cherchions de l'air dans l'atmosphère lourde.

   Quant à moi, je cherche non seulement ma respiration mais aussi mes repères. J'ai besoin de temps, désespérément, et j'en gaspille par poignées!... Comme si, au fond de moi, je fuyais le moment fatidique où je devrais m'y mettre pour de bon... Faire la chose à laquelle j'aimerais consacrer le plus clair de mon temps, celle qui me donne le sentiment incomparable d'être vivante. Voir cette chose finie, achevée, existante. Jusqu'à l'extinction du désir de faire, de créer... Dieu a eu besoin de sept jours pour cela, dit la Bible, moi, beaucoup plus! Encore que, depuis l'achèvement de la création du monde, le vieux créateur ne manque pas de boulot pour corriger son Oeuvre, essayer de la sauver de toute sorte de périls dont les rejetons en surnombre de son couple initial  -  à son image!  -  la menacent!

   Bref, je décide de m'apporter à moi-même la preuve du courage, de la ténacité qui sont nécessaires pour aller jusqu'au bout de mon désir. Bannir la pusillanimité qui susurre à l'oreille en permanence : tu manques de persévérance, de foi, de talent, d'imagination, à quoi bon? Le monde ne s'arrêtera pas de tourner sans tes efforts ridicules et prétentieux. De toute façon, il poursuivra sa course folle jusqu'à sa perte et personne ne s'apercevra de ta disparition, pas plus que de ton existence.

   N'empêche... Ce qui reste entre l'Alpha et l'Oméga de cette existence minuscule qu'est mon Univers et mon Eternité, sera arrimée "à mon seul désir"...

"A mon seul désir"

Voir les commentaires

Première neige

3 Décembre 2023, 19:20pm

Publié par Flora bis

   Nous voici en décembre... Il gèle, cela  commence à ressembler à l'hiver!... La neige est tombée cet après-midi, pour fondre 1 heure plus tard mais à vrai dire, elle ne me manque pas. Désormais, je guette son arrivée avec anxiété car elle est devenue une difficulté de plus à mettre le nez dehors.  Sans parler du froid intense, avoisinant le 0°, tantôt en-dessous, parfois juste au dessus. Les vrais hivers font partie d'une autre vie, d'un monde révolu : celui de mon enfance et adolescence en Hongrie et de mes vingt ans en Russie... 

   Comment ai-je fait pour les supporter, ces hivers interminables qui duraient parfois six mois, avec -20°, -30°, avec la neige permanente, en couches successives gelées sur les trottoirs qu'en Russie, personne ne prenait la peine de balayer, de cendrer ou sabler... Devenus de vraies patinoires, ils nous offraient le spectacle des chutes incessantes, des babouchkas* emmitouflées de châles et de manteaux épais, et surtout avec des valenki* aux pieds, ces bottes en feutre faites en laine de mouton et qui vous préservent les pieds du froid et de l'humidité! (et sûrement plus antidérapantes que nos bottes en cuire!)... 

   Ici, non loin de la mer, les vrais hivers deviennent rares. Ainsi, nous, les ramollis de la civilisation développée, nous paniquons à la vue de 5 cm de neige. Et je ne parle pas du supplément d'angoisse causée par l'âge!...

 

babouchka Grand-mère, plus largement vieille femme

* valenki  bottes en feutre russes, faites avec de la laine de mouton

première neige

première neige

Voir les commentaires

15 jours d'absence, soleil!

2 Septembre 2023, 11:41am

Publié par Flora bis

   Il semblerait que j'avais réussi à enfermer un peu du soleil hongrois dans ma petite valise cabine de l'avion qui m'a ramenée à Paris dans la nuit de 31 août au 1er septembre... Même la pluie s'est arrêtée à mon arrivée dans ma ville du Nord, laissant les flaques fraîches briller au soleil!

   25° ! C'était mon rêve, depuis les 15 jours de canicule implacable avoisinant (ou dépassant) les 40°, sans la moindre brise, chargée d'humidité, dans le sud-est de la Hongrie où les étés aussi éprouvants semblent devenir la règle... Cela m'a privée de beaucoup de sorties, de promenades rêvées, je restais calfeutrée dans des maisons ou voitures climatisées... Je dois me rendre compte, d'année en année, du temps qui s'enfuit. La jeune femme d'antan qui adorait la chaleur estivale laisse sa place à une petite vieille vulnérable aux rayons brûlants et attentive aux alertes rouges de la météo.

   Heureusement, il restait la raison principale pour laquelle je me suis obligée d'entreprendre ces périples: la rencontre avec les membres de ma famille hongroise, ma belle-soeur - veuve de mon frère (disparu il y a juste 20 ans, déjà!...) - mon neveu et ma nièce et leurs enfants... Sans parler de ces quinze de jours pleins de délices passés avec mon fils et sa famille, dans la maison ancestrale qui leur appartient désormais. Cela aide à oublier l'épreuve de la canicule!

   Plusieurs repas en famille nous ont réunis mais nous profitions de toutes les occasions  pour nous voir. Mon neveu habite à deux rues de notre maison, il en prend soin en notre absence (qu'il en soit remercié infiniment). En attendant leur visite en France qui nous permettra de reprendre la conversation, les souvenirs et les rires, exactement là où nous les avons suspendus à notre départ...

15 jours d'absence, soleil!15 jours d'absence, soleil!
15 jours d'absence, soleil!15 jours d'absence, soleil!
15 jours d'absence, soleil!15 jours d'absence, soleil!
15 jours d'absence, soleil!15 jours d'absence, soleil!

Voir les commentaires

Sol invictus - pour le moment... et toujours ça de pris!

4 Juin 2023, 10:47am

Publié par Flora bis

   Je n'en reviens pas... IL🔆 est toujours là, sur la toile bleue immaculée, atténué par une petite brise qui rend sa chaleur tout à fait supportable à 25° -  26°! A des rares moments semblables, je cherche immanquablement le bouton à arrêter le temps!...

C'est la Fête des Mères. Quoi qu'on en pense : commerciale? (il faut bien que les commerçants vivent aussi!), obligatoire, formelle, forcée? (pas nécessairement, cela dépend de la sincérité de nos sentiments!). Elle donne l'occasion de nous pencher un instant sur notre sort de mère, les plaisirs immenses, les liens très intimes et indestructibles qui nous lient à notre progéniture. Sur le pouvoir démesuré que ce lien nous donne ou fait subir. Nous l'avons vécu en tant que l'enfant d'une femme et nous avons connu cette place privilégiée à notre tour. Je ne cesse de l'explorer sous ses formes multiples et passionnantes. 

   Je la fêterai toute seule (mais est-on vraiment seul dans l'écriture?) car nous avons pris de l'avance le week-end dernier chez les enfants qui nous ont gâtés. Hier, j'ai prolongé la semaine agréable en compagnie de mon amie E. pour une sortie cinéma qui s'est terminée dans un petit resto très agréable, profitant des jours de plus en plus longs. 

   Le film? "Jeanne Du Barry" de Maïvenn Le Besco, projeté en ouverture du festival de Cannes de cette année. Il divise les critiques que j'ai évité de lire pour ne pas être influencée. A part les dialogues maigres et pauvres, l'éclairage fatiguant à la bougie qui transformait les scènes intérieures en jeux d'ombres, j'aimais bien les images de Versailles, le palais, les jardins, la cour dont l'étiquette dénuée de naturel mais gorgée d'hypocrisie, de raideur, de mépris et de jalousies mesquins rendaient la figure de Jeanne plus singulière et plus humaine. Et j'aimais bien Maïwenn dans le rôle. Johnny Depp, roi vieillissant, se déplaçait comme sa propre statue raide et poudrée, le regard à peine vivant pour exprimer le moindre sentiment  -  et cela jusqu'à son dernier soupir qui lui a permis de prononcer enfin les seuls mots sincères... Notre Jeanne, après avoir connu le faste, a dû retrouver son "extraction modeste" et mourir à 50 ans.

   Le petit dîner nous a permis de déguster avec gourmandise un menu digne d'un restaurant gastronomique! (du bar avec des petits légumes à peine croquants et accompagné d'une sauce divine et légère, en dessert, un pain perdu généreusement arrosé d'une sauce encore chaude de caramel au beurre salé et une boule de glace au même caramel...) Une perdition!...

   

Voir les commentaires

Je ne veux pas me plaindre mais...

24 Mars 2023, 17:36pm

Publié par Flora bis

   Pourtant, mon horoscope du matin m'a fait miroiter une journée si sympathique que je devais m'attendre carrément au nirvana! De l'énergie à déplacer des montagnes, une humeur étincelante, un charme irrésistible à emballer tout ce qui bougeait! Je n'en demandais pas tant! Assumer un tel ravage s'avèrerait trop énergivore!

   Inutile de dire que les promesses n'ont pas été tenues. Le temps est passé à la vitesse d'un escargot anémique, sans le soleil qui aurait pu booster mon énergie en déclin, sous un ciel couleur d'encre noire, entre deux averses... Je me déplaçais mollement d'un fauteuil à l'autre, esquissant un mouvement indécis vers le dessin commencé hier et abandonné sans appétence. Je n'ai pas prononcé un seul mot de la journée. Appeler quelqu'un : non, inutile de déverser sur les autres cette humeur visqueuse de bave d'escargot qui colle aux semelles. 

   Ouvrir la télé pour s'évader un peu?...  Entre les pronostics catastrophistes à plus ou moins long terme, les manifestations qui dégénèrent, les déclarations de part et d'autre, pleines de mauvaise foi et de contre-vérités, lissées sous les slogans, la guerre à notre porte et la sincérité, l'honnêteté simples déguisées pour un bout de gras, pour un lambeau de pouvoir, l'amertume de comprendre qu'en fin de comptes, on se fera avoir, d'une façon ou d'une autre... Non, merci. Pour se distraire, vous avez le capitaine Marleau, série télé devenue victime agaçante de son succès du départ, figure dont la fraîcheur des débuts a flétri au fil des épisodes, avec sa chapka grotesque été comme hiver, aussi éculée que ses blagues et jeux de mots incessants, tirés par les cheveux... De plus, ma chaudière a rendu l'âme, au mieux, jusqu'à lundi...

 

Voir les commentaires

Escapade courte

16 Janvier 2023, 10:26am

Publié par Flora bis

   Le nid me lassait car je ne l'ai pas quitté depuis longtemps, je manquais d'air frais et libre, végétant prisonnière des habitudes pesantes et paralysantes pour mes neurones fatigués. Rien de mieux qu'une petite escapade de presqu'une semaine pour réveiller le plaisir de retrouver le train-train ancien, les petites manies rassurantes. Le retour me plonge dans leur chaleur familière, celle du nid protecteur où je connais la place des choses les yeux fermés.

   J'ai passé une petite semaine avec une de mes petites-filles, privée d'école pour des soucis de santé. Plaisir de retrouver un tête-à-tête devenu rare car les enfants grandissent très vite! Occasion de grandes discussions, de rires et de parties de cartes, de plats à préparer ensemble, de brèves télés qui me plongent immanquablement dans la sieste... Tout cela pour essayer de créer de courts intermèdes dans le flot des souffrances et des angoisses. 

    Le soleil nous accompagnait pour la plupart du temps, les grandes baies vitrées par deux côtés nous plongeaient dans la nature à portée de main, parmi les arbres centenaires qui hésitaient encore à succomber à l'appel d'un printemps précoce et trompeur.

   

 

Voir les commentaires

Eté indien

4 Octobre 2022, 11:27am

Publié par Flora bis

   Après deux jours de "moins bien" intense, fébrile et douloureux où je circulais  -  le moins possible  -  avec la lenteur et l'hésitation d'une mouche égarée dans la fraîcheur automnale, je commence à émerger...  Cette semaine, trois rendez-vous m'attendent, sans parler d'autres préparations urgentes, agréables pour la plupart. Ce serait bien que l'excès de stress qui accompagne désormais le moindre mouvement de ma vie me laisse un peu de répit! Je pense aux croyants de toutes les religions avec une certaine jalousie: ils ont au moins l'espoir que leurs prières seront entendues... peut-être. Cependant, que peut faire un dieu, même tout-puissant et bienveillant, des prières souvent contradictoires?... 

 

 

La douceur du temps m'offre une dernière clémence, les 20° m'invitent à la flânerie insouciante. Me laisser tenter d'un cadeau d'anniversaire, pourquoi pas?... M'abandonner à la chaleur vivifiante du soleil?... Ce sont assurément les derniers rayons qui sont encore capables de redonner quelques forces avant l'interminable hibernation. Où est passée ma nonchalance innée, qu'est devenue ma légèreté de jadis où les lendemains étaient porteurs d'espoir?... J'aimerais tant les retrouver!...

 

Voir les commentaires

A la marge d'une déception

26 Août 2022, 11:47am

Publié par Flora bis

   Hier soir, j'ai vu un des films attendu de la rentrée: "Les volets verts" de Jean Becker, avec Depardieu, Fanny Ardent, Benoit Poelwoorde etc. et ma déception est égale aux attentes avec lesquelles, toute affaire cessante, je me suis précipitée au cinéma... Heureusement, il n'a duré qu'une heure et demie...

   Les goûts et les couleurs ont le droit d'être différents. Ainsi, je me contente de revendiquer les miens... Le film ressemble au vieil acteur essoufflé dans sa graisse et alcool, entouré des clichés les plus éculés pour essayer de masquer le VIDE abyssal des personnages... Ils poussent tant bien que mal l'histoire prévisible dont le seul suspens consiste à savoir à quel moment le coeur du grand acteur va lâcher?... Ce qui ne tardera pas à arriver mais la scène parvient à devenir grand-guignolesque avec les petites notes sublimes de Barbara comme dernier soupir, grossier clin d'oeil encore à Depardieu acteur... Comme si ces clins d'oeil et allusions n'étaient déjà pas assez lourds depuis le début et qui nous donnent l'impression plutôt de l'amateurisme sans imagination que de la finesse inventive du scénario et de la mise en scène!...

   J'attendais le générique pour identifier les auteurs du scénario : Jean-Loup Dabadie et Jean Becker... Dabadie, dont c'est le dernier travail avant son décès en 2020 est un auteur très prolifique de paroles de chansons à grand succès, d'une liste très longue de scénarios de films qui nous ont marqués (Sautet, Pinoteau, Rappeneau, Yves Robert etc...), romans, pièces de théâtre... Les dix dernières années 4-5 collaborations avec J. Becker. 

   Ce film fait partie du projet de Depardieu d'une série de plusieurs romans de Simenon à adapter au cinéma, pendant la pandémie... Que dire? J'avoue que je sens même la patte de notre Gérard sur le scénario et la mise en scène, son penchant vers l'effet facile et grandiloquent sur les bords, pour conclure... Dabadie était-il déjà très fatigué? Jean Becker lui-même n'a pas la réputation d'être un grand scénariste.  Mais suis-je mauvaise langue?... Toujours est-il que les grands acteurs du film poussent désespérément l'absence criante d'épaisseur de leurs personnages et des situations mornes et répétitives, dépourvues de nuances, de profondeur... Le film avance cahin-caha vers le dénouement annoncé, les acteurs se débrouillent sans grand-chose à se mettre sous la dent... Les spectateurs non plus...

 

Voir les commentaires

Eté 2022, très chaud

13 Août 2022, 11:01am

Publié par Flora bis

   Je regarde le paysage presque désert de la blogosphère et moi-même, je deviens muette... Où sont les décisions de publier au moins 4 articles par mois?... Les inspirations, les résolutions retombent comme les branches fatiguées des fleurs de mon jardin, écrasées par les vagues successives de la canicule. Comme tout cela est fragile, dépendant très fort des échos alentours!

   Pourtant, je me dis que d'ici quelques semaines, nous allons geindre aussi intensément à cause de la grisaille, de la fraîcheur précoce, de l'absence du soleil qui séchait le linge en quelques heures, sur le fil, à deux pas de la porte de la cuisine ouverte sur la terrasse. De la disparition du parasol vert, remisé dans la cabane pour un an, avec le tuyau d'arrosage jaune citron qui tentait  -  avec peu de résultat  -  de rafraîchir les parterres de fleurs assoiffées, au soleil couchant...

   Remisés aussi, les souvenirs des dîners sur la terrasse avec amis et famille, le petit café du matin avant que le soleil brûlant ne sonne le repli derrière le volets baissés. Je voyage depuis mon fauteuil, grâce aux centaines de photos reçues presque tous les jours du fond des canyons de l'Ouest américain, des pentes rafraîchissantes des Alpes, des vagues étincelantes de la côte d'Opale...

(photos: ALFA)

Eté 2022, très chaudEté 2022, très chaud

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>