Le blog de Flora

etat des lieux

Une visite familiale qui fait du bien

13 Juillet 2022, 11:38am

Publié par Flora bis

   Plus de quinze jours sans pouvoir revenir sur mon blog! La raison de mon absence a été la visite de ma nièce et de son mari, venus de Hongrie pour une dizaine de jours. Ce n'était évidemment pas pour la première fois mais c'est toujours un plaisir renouvelé. Même si physiquement, ils peuvent constater d'année en année mon glissement progressif sur la pente fatidique, la joie, les rires et les conversations plus approfondies, sérieuses, touchant à l'essentiel, les émotions à fleur de peau et les éclats de rire valent une cure de vitamines! Chaque fois que nous nous sommes mis autour d'une table, ne serait-ce que pour un café, un rafraîchissement ou un repas improvisé sur la terrasse, sous le parasol ou pendant nos promenades, c'était l'occasion d'échanger des choses et d'autres, du passé et du présent, de la politique, de notre vie personnelle et des souvenirs... Des idées, des principes à l'aide desquels nous essayons de gouverner, tant bien que mal, nos vies... Echanger pour mieux connaître, mieux comprendre l'autre. 

   Ildikó, très sympa se demandait sans cesse comment me soulager, Győző étant un fieffé bricoleur, a réglé un tas de problèmes dans ma maison qui traînaient parfois depuis des années, faute de pouvoir les régler moi-même et qui m'empoisonnaient la vie, rien qu'en tombant sous mes yeux... Bref le bonheur pendant plus d'une semaine! 

   Sans parler du week end que nous avons passé à Paris chez mon fils, très attaché à sa cousine. Ils nous ont reçus chaleureusement, dans leur nouvelle maison. Samedi, ils se sont promenés toute la journée dans Paris. Je suis restée à la maison avec une de mes petites-filles, patraque comme moi, pour souffler... Dimanche, nous avons visité ensemble le superbe château de Vaux-le-Vicomte et son jardin conçu par Le Nôtre. Un souvenir exquis!...

(quelques photos pour illustrer le week end)

   

 

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Retrouvailles

26 Juin 2022, 12:15pm

Publié par Flora bis

   Hier soir, notre association fermait la saison annuelle, avant les départs en vacances pour ceux qui le feront, avec un repas. Nous avons rempli la grande salle d'une auberge à la campagne. 

   J'y allais en traînant les pieds (dans le sens propre et figuré). Depuis les mois de l'enfermement dû à la Covid, auquel j'ai eu tant de mal à me plier, je suis devenue casanière, véritable et tenace. Dominée par une inertie triomphante, j'ai du mal à me motiver pour mettre le nez dehors. "Tiens, ne serait-ce pas une façon de préparer ma demeure éternelle et reposante?... Bah, de toute façon, il faudra s'y résigner un jour, tant qu'à faire, préparons le terrain..." Voici un des méfaits des deux dernières années sur moi qui adorais les sorties et l'improvisation. Je deviens une petite vieille qui redoute toute bousculade de ses petites habitudes, de ses frontières minuscules. Une vie en veilleuse, en somme.

   Finalement, je suis contente de m'être laissée convaincre d'y aller. J'ai retrouvé des ami(e)s que je n'avais pas vu(e)s depuis longtemps. Nous nous sommes pris dans les bras, geste oublié et même interdit pendant les longs mois de l'épidémie. Maintenant encore, impossible de ne pas marquer une petite hésitation avant l'étreinte serrée (qui devient de plus en plus rares, de toute façon, avec l'âge et qui condamne les vieux solitaires à s'étioler comme les plantes oubliées sans arrosage...) Aux temps désormais lointains, nous nous embrassions (cette habitude d'embrassades abondantes à la française que j'ai trouvée à l'époque exagérée), nous nous serrions la main, geste pour beaucoup remplacé par le poing fermé tendu vers vous comme une menace... Ou par le coude, à la façon d'une intention de vous tourner le dos, de vous éloigner... L'un comme l'autre pour moi impossibles à accomplir.

"Oiseau" de Andrea Vertel, céramiste hongroise

"Oiseau" de Andrea Vertel, céramiste hongroise

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Un orage bienfaisant

18 Juin 2022, 16:51pm

Publié par Flora bis

   Pour commencer par une constatation fort peu originale : il fait CHAUD!  Je suis barricadée à l'intérieur de ma vieille maison de 100 ans, derrière ses murs épais. J'ai du mal à m'imaginer dans un appartement HLM en préfabriqués (je sais de quoi je parle : j'étais alors jeune et résistante et la canicule semblait plus clémente!) A présent, je rentre peu à peu dans la catégorie des vieilles dames qu'il faut surveiller et arroser par temps de grosses chaleurs comme des plantes rares et fragiles.

   Je continue l'article commencé hier soir, par la matinée rafraîchie du lendemain, avec une petite laine sur les épaules! Soulagée sous le ciel gris, humant l'odeur de la pluie nocturne qui monte du jardin. Il était temps! Les oiseaux se remettent à chanter, eux aussi. Le soleil commence à briller, timide, radouci pour le moment, tel comme nous l'aimons. C'est la Fête des Pères. Ni mon fils, ni moi n'en avons plus. Le mien aurait 100 ans, celui de mon fils 72... En ce qui concerne le second, je suis sûre qu'il détesterait cette phrase, lui rappelant le temps qui file, impitoyable! Il est mort à 56 ans et à la quarantaine déjà, il supportait mal l'idée de vieillir, de subir le "naufrage" en marche de l'individu. Bien loin du sentiment de "la maturité triomphante" dont je me délectais, au même moment... 

(photo: Chypre, 1990)

 

   

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Paysage lascif

17 Mai 2022, 09:40am

Publié par Flora bis

   Si je relis mes notes de l'an passé, le printemps et une partie de l'été se sont déroulés dans la fraîcheur, dans la "goutte froide" selon une expression pour moi nouvelle. Cette fois-ci, le printemps mérite son nom, à tel point que beaucoup réclament de la pluie, craignant la sécheresse caniculaire précoce. 32° au mois de mai n'est pas banal; heureusement, une petite brise rend l'extérieur supportable.

   Je me délecte de mon jardinet mouchoir de poche, de loin, du haut de la terrasse, faute de pouvoir descendre sur la pelouse. J'attends la livraison des trois marches de l'escalier. Le merle noir au bec jaune me rend visite tous les jours, sans se soucier vraiment de ma présence : tout juste s'il jette un coup d'oeil distrait en ma direction. Il est très occupé : les insectes abondent sur les fleurs du pivoine envahissant. Je ne me lasse pas des moments sous le parasol vert, à lire ou à écrire, à dessiner des arbres aux branches tourmentées. Elle n'est pas belle, la vie?... Attention, pas d'emballement, m'avertit aussitôt la petite voix intérieure qu'il convient, paraît-il, d'écouter en toute circonstance. Elle s'appuie sur bon nombre de mes expériences douloureuses !

Paysage lascif
Paysage lascif

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Des coups de leçon

8 Mai 2022, 18:18pm

Publié par Flora bis

   Dehors, soleil magnifique. Je pourrais m'installer sur ma nouvelle terrasse mais on dira que je ne suis jamais contente: au moment où je veux ouvrir mon super parasol vert, je m'aperçois qu'il manque un bout de la tige (tube) qui le maintient dans le pied... Il a du s'égarer dans le jardin parmi les bric-à brac au démontage du cabanon où il était stocké pendant l'hiver. Pourvu qu'il n'ait pas été évacué à la déchèterie avec d'autres débris!... Je ne peux même pas descendre sur la pelouse pour le vérifier car je serais incapable de remonter sur la terrasse, dans l'attente de l'escalier...

   Il ne faut pas grand chose pour que l'on se sente tout d'un coup démuni, impuissant... Il suffit d'une accumulation d'ennuis plus ou moins grands. Et depuis mon retour, ils pleuvent sur moi (je vous épargne la longue liste). Tout ce que j'entreprends à dénouer, à régler  -  et il y en a des masses!  -  échoue impitoyablement, comme par fatalité! Je comprends enfin : c'est la punition de m'être sentie intensément (et insensément!) heureuse les deux jours qui ont suivi mon retour... Il n'y a pas, ça ne rate jamais! Inutile d'essayer d'ignorer le poids du destin, il vous rattrapera toujours. Et il agira comme le dompteur face à l'animal à soumettre : dès que celui-ci lève la tête, il reçoit un coup sur le nez jusqu'à ce qu'il retienne la leçon!

 

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Une fin d'avril pleine de surprises

3 Mai 2022, 19:33pm

Publié par Flora bis

   La fatigue commence à gagner du terrain. Il y a une semaine, j'étais encore en Hongrie, en compagnie des enfants, dans la maison que je connais depuis mes 9 ans. Elle nous attendait réchauffée, nettoyée, le frigo garni du jambon et des oeufs pour Pâque, faits maison.

   Acclimatation, ré-acclimatation... Durs, durs les déplacements désormais. Pourtant, tout a été très bien organisé: une amie m'a déposée à la gare, passant le relais à mon fils à Paris. Au retour, inversement. Entre les deux, le vol entre Paris et Budapest. La semaine des préparatifs du voyage a été épuisante pour moi, essentiellement à cause du stress mais  -  grâce aux enfants qui m'ont permis de débrancher les soucis du quotidien  -  je peux dire que je suis rentrée plus reposée, rechargée de bonnes ondes d'amour, de gaieté, de sommeil, de lectures et de jeux de société, sans oublier les réunions de famille autour d'une grande table et quelques promenades au soleil! Il faut absolument que je puisse continuer sur un bon rythme de sommeil, mon point faible!

  A mon retour dans le Nord, une surprise m'attendait: la terrasse quasi terminée (il manque un petit escalier à 3 marches pour descendre dans le jardin et le cabanon pour cacher les outils)! Et non seulement les meubles ont été remis en place mais la pelouse tondue et les parterres désherbés! Entrant dans la maison garnie de nombreux bouquets de fleurs, j'ai plongé dans le parfum enivrant des lilas et des muguets... J'ai des amis en or! Vraiment.

 

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Du bonheur de chanter

28 Mars 2022, 18:53pm

Publié par Flora bis

   Bientôt, nous en aurons terminé avec le mois de mars. Affolant! Comment faire, pour ralentir la course effrénée du temps?... Le soleil nous gâte depuis au moins deux semaines. Je sens que ce printemps exceptionnel touche bientôt à sa fin, que le matin, en remontant mes volets, je ne serai plus éblouie par les rayons intenses mais je replongerai dans la mélancolie humide de la grisaille, celle des nuages lourds qui défilent ou qui stagnent, inamovibles pendant des semaines. "La terre a besoin d'eau", nous consolons-nous depuis une éternité.

   Je scrute les nouvelles, celles de la guerre et celles des élections bizarres, en Hongrie comme ici. Les deux me touchent, me déçoivent, m'inquiètent. En Hongrie, je ne vote pas: je n'y vis pas, je ne peux décemment pas revendiquer le droit d'influer sur les choix des habitants. C'est en France que les éventuels bouleversements me toucheraient en premier lieu, puisqu'en épousant G., j'ai fait le choix de partager sa vie et le sort de son pays (même si pendant une quinzaine d'années après notre mariage, nous avons vécu ailleurs que dans nos pays d'origine, "afin qu'aucun de nous deux ne soit avantagé" lui ai-je suggéré dès le départ...) 

   Il y a des jours que je devrais commencer en chantant... Non pas à cause de la joie ou de l'énergie qui me submergeraient, plutôt pour entretenir mes cordes vocales, tellement j'ai du mal à les échauffer, faute d'avoir prononcé un seul mot de la journée... Ah, le chant! Sur la palette des talents, cette couleur me manque cruellement... Et pourtant, si j'avais eu le choix, j'aurais opté, sans hésiter, pour ce bonheur pur à éprouver et à communiquer aux autres..

 

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Des choses et d'autres...

13 Mars 2022, 18:16pm

Publié par Flora bis

   Nous vivons une période trouble (encore une!) où nous avons du mal à nous mobiliser pour nos buts personnels, parasités par les événements indépendants de notre volonté. Tout semble inutile, dérisoire par rapport aux enjeux qui nous dépassent. Le corps, en synchronisation étroite avec le mental, est en proie à des troubles qui nous clouent au lit, enfiévré, fébrile, douloureux... Je dis bien "nous" mais au fond, je parle de moi. Le stress est un puissant et mystérieux trouble-fête. 

   Pourtant, il fait beau depuis quinze jours. J'ai fait l'effort de tailler une rangée de rosiers, il en reste trois ou quatre mais je n'ai plus de place pour détailler et ramasser les branches coupées, il faut que je les évacue d'abord à la déchèterie. Je dois m'acheter un autre sécateur, plus performant qui ne ruine pas mon pouce droit. La terrasse a besoin d'une révision complète et la cabane est à changer: elle s'affaisse et son toit s'est en partie envolé sous le vent tempétueux du février dernier... Je l'ai raccommodée tant bien que mal mais elle reste vraiment bancale. J'ai tendance à tirer une parallèle entre elles est moi : quand on devient impuissant à résoudre le problème qui surgit, on se laisse submerger peu à peu et tout part à vau l'eau... 

   Voilà le tableau!... Il n'est pas très gai mais j'essaie seulement d'émerger des trois derniers jours où je tenais à peine debout. Je préfèrerais, certes, vous parler d'un autre genre de tableau, peint à la main ou avec un appareil photos, destiné à élever l'esprit  -  ou même l'âme, si vous voulez  -  qui vous fait oublier les souffrances au lieu de les décrire...

   Mais comment oserais-je me plaindre de mes ennuis, comparés à la détresse des pauvres gens sous les bombes, devant les yeux du monde entier et causée par la folie de quelques tyrans de pacotille?... N'empêche que la souffrance n'est pas un sport où l'on compare les résultats et l'on essaie de battre des records...

Musée du Verre, Sans-Poteries

 

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Deux semaines sur les chapeaux de roue

6 Mars 2022, 19:17pm

Publié par Flora bis

   Miracle! (j'ai tort de le crier sur tous les toits!) Le SOLEIL brille depuis plusieurs jours!... Comme dopés par la lumière accrue, les jours ont incroyablement accéléré leur rythme, m'obligeant à devenir, de spectatrice impuissante, actrice tour à tour secouée, émerveillée, parfois exténuée par leur  vivacité.

   Le dîner amical chez moi, avec les scrupules habituels et épuisants du stress concernant mes compétences culinaires malgré la bienveillance sans limite de mes amis, s'est déroulé agréablement. Nous avons enchaîné aussitôt sur un week end chez les enfants. Ma belle et grande petite-fille aînée arrive sur ses 16 ans. Emouvante et inexorable course du temps... Hier encore, je l'ai tenue dans mes bras, poids plume d'à peine quelques jours.   

    Mes premiers pas dans leur nouvelle maison m'ont précipitée dans une chute, sur un seuil invisible. Il serait facile d'y déceler un sens hautement symbolique mais je me contente de quelques écorchures et de bleus, noyés dans une grosse douleur. C'est en claudiquant que j'ai suivi le programme que les enfants nous avaient concocté: repas au restaurant suivi de la visite de l'exposition de la collection Morozov à la Fondation Vuitton. Cette dernière, mon rêve secret depuis des mois, sans vraiment y croire, car le mois de mars, pour moi autant que pour les enfants, s'annonçait chargé. Et là (après 1 h de queue, malgré la réservation!), mes yeux pouvaient absorber les chefs-d'oeuvre sans retenue, pendant plusieurs heures, sur les 5 niveaux du bâtiment, beau navire de verre et d'acier. A la fin, je ne sentais plus mes jambes, elles se sont transformées en un magma brûlant de douleur. Mais peu importe! Mes yeux, ma tête, mon envie d'émotions provoquées par le face à face avec la beauté, ont été rassasiés pour un temps!

   Cette semaine s'est passée sans un jour de récupération: deux RDV médicaux assez prenants, plusieurs réunions associatives, deux longues marches pour la révision de ma voiture, sans compter les plus prosaïques courses alimentaires ont maintenu mon quotidien sous tension. Peu importe, je ne retiens que le plaisir du temps passé avec les enfants, l'immersion dans l'univers des impressionnistes et de leurs héritiers, les innombrables conversations intéressantes avec les amis... Malgré les gelées nocturnes, le printemps n'est pas loin! 

Renoir

 

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Résister

1 Février 2022, 17:40pm

Publié par Flora bis

   Nous avons enfin laissé derrière nous le premier mois de l'année. Non, je ne veux pas accélérer le temps, il passe, de toute façon trop vite! De plus en plus vite!... J'essaie de goûter chaque heure, chaque minute comme on savoure les dernières gorgées d'un bon vin... En cherchant à retenir longtemps sa saveur. 

   Je parle, bien sûr, d'une vie en solitaire. J'hiberne. Il n'y a pas d'autre mot pour dire mon peu d'envie de quitter ma maison, ne serait-ce que pour faire des courses alimentaires. Tant qu'il me reste une pomme, me dis-je pour m'autoriser, avec soulagement, à rester chez moi. Je m'y pelotonne, je me roule en boule dans un monde infiniment moins hostile que l'extérieur, le ciel de plomb, le crachin froid charrié par le vent du nord... En attendant le soleil qui sonnera la résurrection.

   Je suis certaine que les deux dernières années passées de confinements en restrictions, puis en liberté surveillée y sont pour beaucoup. Au début, c'était un renoncement dans la douleur, comme se heurter à un mur invisible, puis de plus en plus opaque. Ensuite, l'habitude forcée s'installe, s'ancre en nous et devient enfermement volontaire sous le poids de la peur.

   La famille, les amis sont mon oxygène. Les enfants croulent sous leurs propres problèmes, j'essaye de ne pas les accabler davantage. Mes amies sont incroyables. Elles essayent d'égayer mes jours ténébreux lorsque la dérision ne suffit plus... Elles sont des exemples de disponibilité, d'encouragements, de discrétion, de chaleur amicale. Sans compter qu'elles font des soupes extraordinaires qui réchauffent le corps et le coeur en hiver... Comment être à la hauteur d'autant de gentillesse?... 

   

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