Le blog de Flora

etat des lieux

Kintsugi

8 Janvier 2023, 20:49pm

Publié par Flora bis

   Essayant d'ignorer le niveau du sucre et les kilos en trop issus des festivités incessantes depuis la mi-octobre (trois anniversaires, Noël et Nouvel An), une amie et moi, nous avons décidé de marquer l'épiphanie avec une galette à la frangipane. C. que je connais depuis le début des années 1990, peu après notre arrivée dans cette agréable ville du Nord, a apporté, de son côté, deux autres petits gâteaux au chocolats de chez notre pâtissier préféré!

   Cela fait plus d'un mois que nous ne nous sommes pas vues. A chaque fois, nous sommes surprises de la proximité de nos perceptions des choses. Nos parcours, quoique différents, ne sont pas exempts d'épreuves, de tragédies mêmes. Nous les avons traversées, et le seul fait que nous pouvons les évoquer, prouve, d'une certaine façon, notre victoire sur elles. Elle en est sortie avec des blessures longues à cicatriser, les miennes sont soigneusement dissimulées sous une armure verrouillée à triple tour.

   A un moment de la conversation, elle évoque Jung et sa théorie de synchronicité. Je parle des blessures que nous portons en nous toute notre vie, il vaut mieux, par conséquent, que nous les acceptions et que nous essayions d'en faire une force, un signe de victoire. Au même moment, elle me parle de la rencontre avec quelqu'un qui l'aurait initiée à l'art japonais du kintsugi. C'est l'art vieux de 500 ans qui consiste à réparer les pots cassés au sens propre et figuré. Au lieu de jeter un bol cassé, fendu, on le recolle en soulignant la fêlure, la réparation à la feuille d'or. On fait, en quelque sorte, de sa blessure cicatrisée un ornement.

 

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"Ce qui ne me tue pas, me rend plus fort" (Nietzsche) Est-ce si sûr?...

11 Décembre 2022, 14:56pm

Publié par Flora bis

    Mon premier article en décembre! Si le précédent faisait allusion aux lendemains qui chantaient ou qui déchantaient, au quotidien monotone et sans reliefs, j'ai été servie en secousses! Mais pas au sens positif.

   Je m'y attendais, en quelque sorte: au fond de mes pressentiments, il existe toujours une appréhension pour l'atterrissage après le vol au-dessus des nuages. Est-ce à cause de mes bons vieux "complexes d'illégitimité" bien ancrés dans l'inconscient, et dont j'aimerais bien comprendre un jour les origines ?... Ou plutôt laisser tomber, se résigner et faire avec. Pour le restant du chemin qui, après tout, n'est plus si long par rapport à celui déjà parcouru. Avec ce même poids familier dans mon sac à dos.

   (Pourquoi ce goût pour les digressions  -  comme reculer pour mieux sauter  -  avant d'entamer l'essentiel? Gagner du temps, rassembler ses forces physiques et intellectuelles pour le grand saut? Que l'on espère, dans l'idéal, sans atterrissage?...)

   J'ai aussi ce défaut de vouloir tout tirer au clair, avec obsession.

   Venons-en aux faits. Sept heures passées aux urgences nocturnes de l'hôpital: de minuit à 7 heures du matin. A l'origine de l'appel quelque peu paniqué: un saignement du nez abondant, pour la première fois de ma vie. Non pas des gouttes, ni un mince filet mais un robinet que l'on ouvre, inarrêtable, abondant. Un gros rouleau de Sopalin y est passé, en attendant l'ambulance, arrivée 20 minutes plus tard. 

   Les urgences, la nuit: "cour des miracles" de la déchéance humaine... Essentiellement des vieux  -  dont moi  -  sur des civières longeant les couloirs, remplissant les "boxes" sommairement équipés, parmi le personnel qui court dans tous les sens, avance les civières au fur et à mesure aux places devenues disponibles comme les caddies dans la queue devant les caisses d'un supermarché... Et surtout, l'attente... Interminable, vide, dans l'ignorance de son but et de sa durée. Les vieux sont, dans leur majorité, patients, silencieux, résignés. On attend son sort.

  

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Rêve oppressant

21 Novembre 2022, 12:07pm

Publié par Flora bis

   Une nouvelle semaine débute. Je ressens, avec une acuité grandissante, l'ambiance qui monte à l'approche des fêtes de fin d'année. Une excitation plutôt joyeuse d'autrefois à laquelle se mêle l'anxiété de l'époque actuelle, plutôt rabat-joie. Des sentiments latents de menaces venues de toute part, de n'importe où... J'essaie d'y résister, avec plus ou moins de succès.

Ma nuit, pourtant brève, n'a pas été de tout repos. Comme il m'arrive parfois, couchée sur mon côté gauche, de me réveiller péniblement, cherchant ma respiration coupée... Cela peut être relativement long... Je sors d'un rêve oppressant, je supplie la force implacable de lâcher sa pression sur mon cou, sur mon coeur qui peine à repartir... J'essaie de me libérer de l'étreinte mortifère en cherchant désespérément quelques arguments : donne-moi un peu de temps, je n'ai pas encore fini ce que j'ai à faire!...

   Une fois mes esprits retrouvés, je change de côté. Le sommeil tarde à revenir : les efforts ont été épuisants. Quel est cette chose que je dois parachever avant de tirer ma révérence? Une dette à solder ou une vraie chose qui ne serait qu'à moi, qui me représenterait  -  ou plutôt m'incarnerait  -  véritablement, sans obéir à n'importe quel autre oukase venu d'on ne sait où...

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Au rythme de la nature

15 Novembre 2022, 10:25am

Publié par Flora bis

   Nous entrons dans l'automne à un rythme clément... La clarté diminue de jour en jour, surtout depuis la fin d'octobre, au moment où nous avons reculé nos montres. Les rayons du soleil boudent mon jardinet qui, par conséquent, reste plongé dans l'ombre humide toute la journée. Des roses tardives, comme égarées s'accrochent, obstinées. Une blanche lumineuse et quelques rouges écarlates, en guise d'encouragement  -  ou de consolation... La terrasse  -  et surtout moi  -  attendrons plusieurs mois, avant de sortir le parasol vert.

Les jours raccourcis, le manque relatif de luminosité, l'humidité et la fraîcheur nous bercent vers l'endormissement presque total de la nature qui a besoin de ce temps de repos pour préparer sa renaissance, à la fin de l'hiver. Sans même le vouloir, nous ressentons ce rythme intime qui nous invite à le suivre. Comme une irrépressible somnolence, une torpeur envahissante. La sagesse nous conseille de ne pas résister, de nous abandonner à cet engourdissement universel. Pour nous régénérer, nous revivifier après les dégâts de la canicule. A mon âge, j'ai du mal à consentir à ce temps perdu, même s'il est sans doute nécessaire. J'ai envie de profiter de chaque instant.

  La solstice d'hiver sonne la fin de la sieste! Les festivités de la fin d'année annoncent la renaissance de la lumière qui va en augmentant, de quelques minutes par jour :  ce sera long, très long mais dans ce sens, c'est plus stimulant!

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Effacement de ma "semaine faste"...

11 Octobre 2022, 11:08am

Publié par Flora bis

   Hier, j'ai écrit un article assez long, une sorte d'éloge de ma semaine faste qui venait de s'écouler. Elle a été riche en rencontres de presque tous les jours, prêtant à chaque matin une attente stimulante et joyeuse. J'ai planché au moins 1 heure et demie sur mon petit compte-rendu, ressuscitant au passage les émotions, les sensations sous le soleil exceptionnellement clément, selon mes souhaits très intimes.

   J'ai choisi, avec un soin pointilleux, l'image qui illustrait l'ensemble puis je me suis précipitée vers une tâche urgente  -  en omettant d'appuyer sur le bouton d'enregistrement du brouillon. En moins d'une minute  -  le temps de réaliser mon erreur  -  tout a disparu! Sans aucune possibilité de récupérer le fruit de mes efforts!

   Qui n'a pas éprouvé le sentiment de rage, de regret, de l'autoflagellation dans des circonstances semblables? On maudit le système cruel, sans pitié pour les distraits. On essaie de reproduire de mémoire le texte perdu mais ce n'est pas très tentant. S'il est perdu c'est qu'il ne méritait pas d'exister, pense-t-on avec un certain fatalisme consolant...

   Quand-même, quand-même... Je voudrais au moins énumérer ces événements heureux en quelques mots:  une réunion avec mes lectrices pour une première prise de contact avec les textes, dans une ambiance effervescente, joyeuse et studieuse, deux autres réunions non moins chaleureuses, solennelle ou simplement amicale, sans oublier la visite très agréable de deux dames du "Pôle Seniors" de notre ville, me consacrant ainsi, pour de bon, digne de mon "grand âge"!

   Sans oublier mon repas du dimanche: un moule-frites de ma préparation qui, je dois l'avouer, a été succulent à souhait, et même un peu plus!

 

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Chat du matin, ...

27 Septembre 2022, 10:20am

Publié par Flora bis

   Je profite du regain d'énergie offert par le soleil matinal qui se montre entre deux averses. Ma voisine vient de m'apprendre que cette nuit, nous avons eu une très grosse pluie avec des coups de vent forts. Je n'ai rien entendu, pourtant, j'ai éteint après 4 h du matin!

Mon préféré: BASTET l'Egyptien

Je viens de passer un certain temps à la chasse d'un chat roux tigré, "adolescent" mal élevé qui prend ses aises dans mon jardin et sur ma terrasse, me regardant avec insolence si je lui intime l'ordre de déguerpir. Il fait partie des 5-6 chats (minimum!) du voisinage qui se promènent sur "l'esplanade" que les murs séparant les jardins leur offrent. Ils surveillent les oiseaux à leur portée et n'hésitent pas à en attraper si l'occasion se présente. C'est insupportable surtout à cause de la saleté déposée un peu partout sur ma pelouse et l'impossibilité de laisser la porte ouverte sans surveillance.

   Quitte à me faire mal voir par les amis des bêtes  -  bien que je ne fasse jamais de mal à ces dernières  -  j'ai une règle simple: chacun chez soi. Si je me prive de leur compagnie, j'ai mes nombreuses raisons. Et je ne tolère surtout pas qu'ils s'imposent sans être invités.

 

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Délicieux bricolage

20 Septembre 2022, 10:57am

Publié par Flora bis

   Alerte rouge sur mon blog: bientôt la fin du mois et je n'ai publié jusqu'à présent que deux notes! Et voilà mon sage et éternel sens du devoir, de la promesse tenue: au moins quatre articles à publier sur mon blog jusqu'à la fin du mois... Cela ne devrait pas poser problème car l'envie d'écrire est présente à chaque instant, comme une envie de jouer avec les mots, de dialoguer. Au cas échéant et faute de mieux parfois, avec moi-même... Pour voir plus clair dans l'écheveau qu'est ma vie.

   Je n'aime pas ce temps incertain, mi-figue, mi-raisin qui vous colle au moral comme un chewing-gum à la semelle... Il vous coupe l'envie de sortir, sans pour autant vous offrir le sentiment de réconfort de vous pelotonner à l'intérieur de l'abri. Le sentiment d'urgence, absent pendant l'été, ne me quitte pas: je jongle avec les rendez-vous de toute sorte, fixés sur des post it jaunes, collés sous mes yeux sur mon ordinateur  - et j'arrive quand-même à en oublier, en notant mal l'heure par exemple... Probablement, par actes manqués éloquents.

   C'est le contrecoup d'une vie solitaire où personne ne peut vous servir de béquille pour gérer le quotidien. De pense-bête  -  qui peut se révéler casse-pieds... Oui, j'essaie de faire l'inventaire de la vie solitaire. Son principal avantage: sans la liberté qu'elle vous assure, comment pourriez-vous, sans vergogne, gaspiller des heures précieuses  -  et souvent délicieuses  -  pour bricoler des petits textes parfaitement inutiles sur votre ordinateur?...

     

 

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L'exposition de Marcoville - un enchantement

19 Août 2022, 19:45pm

Publié par Flora bis

    Le soir approche. D'habitude, c'est l'heure d'arroser avec rapidité et parcimonie mon jardin mouchoir de poche. Cela fait deux jours que la fine pluie m'en dispense. Je me sens soulagée. 

   Jeudi après-midi, avec quatre amies, nous avons visité une exposition extraordinaire à Cambrai. Je n'avais jamais entendu parler de l'artiste original qui l'a créée: Marcoville (Marc Coville). Il utilise des matériaux de récupération en verre et en ferraille qu'il découpe, plie, colorie ou non, selon ses envies et ses rêves, pour donner vie à ses univers joyeux et consolants. 

    Il faut que je voie cette exposition! Cambrai n'est pas loin, la décision est prise entre amies.

   Par goût personnel, je ne suis pas une grande fan des installations. Pourtant, dès le parvis de la Chapelle des Jésuites, le spectacle visuel géant m'attire irrésistiblement. Une forêt d'arbres magiques, colorés, démesurés qui s'avèreront être le jardin d'Eden! Nous nous promenons parmi les troncs rugueux qui attirent nos mains pour les toucher comme des enfants: ils sont en petits éclats de verre, découpés façon mosaïque, colorés ou non, avec des cimes proportionnellement minuscules, ce qui les rend encore plus hauts et inaccessibles. Comment cueillir alors le fruit défendu?...

   Plus loin, un banc géant de poissons, en verre transparent, suspendus très haut sous la coupole de la chapelle: des milliers de poissons qui descendent jusqu'à nous, et s'entrecliquettent aux mouvements de l'air, des ondes de la musique ou du chant!... Des angelots les suivent gaiement, comme pour rendre ce paradis attirant et joyeux. Sans oublier des groupes de vierges découpées en morceaux de verre teinté qui longent les deux côtés.

   L'exposition s'intitule "Lumières célestes". La belle façade et l'intérieur baroques (1678-1694) de la chapelle constitue un écrin idéal pour l'accueillir. Croyant ou non, le spectateur est touché par un souffle invisible de spiritualité, suggérée par la transparence sans cesse changeante des morceaux de verre qui bougent au rythme de ce souffle, généré à la fois par le lieu et par les visiteurs. 

L'exposition de Marcoville  -  un enchantement
L'exposition de Marcoville  -  un enchantement
L'exposition de Marcoville  -  un enchantement
L'exposition de Marcoville  -  un enchantement
L'exposition de Marcoville  -  un enchantement

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Entre deux mois d'été

30 Juillet 2022, 10:35am

Publié par Flora bis

   Bientôt le mois d'août. Malgré la chaleur insupportable du juillet, je n'attends pas le suivant avec impatience. Il sera caniculaire, fatalement. Avons-nous d'autre choix que le stoïcisme?... J'essaie, au moins, de gagner un peu de temps de vie. Qui file inexorablement, entre les doigts, comme le sable de mes belles plages de l'Océan. C'est en partie cette sensation d'impuissance à retenir le temps, qui m'empêche  -  avec le doute, tenace  -  de plonger dans le travail, au lieu de me laisser couler dans l'engourdissement. 

   Pourtant, le travail agit comme un aphrodisiaque! Si l'on réussit à saisir l'inspiration par la queue, elle peut vous transporter dans des endroits inattendus, vous faire décoller du sol ou au contraire, vous faire creuser jusqu'aux profondeurs inconnues qui font à la fois du mal et du bien... Ce travail vous laisse une satisfaction intense mais fugace, jusqu'au surgissement de la question fatidique: "A quoi bon?..."

 

Nous en avons longuement discuté hier soir avec mon amie M., autour d'un dîner improvisé dans un restaurant. M. faisait partie de l'équipe de notre revue, elle s'occupait plus particulièrement de la rubrique "poésie". Poète elle-même, une très bonne poète, à mon humble avis (et pas que le mien). Elle a 9 ans de moins que moi, je connais des chapitres de sa vie, passionnée, courageuse. Je l'admire à plus d'un titre, mais surtout pour son audace inébranlable: j'ai rarement entendu le mot "impossible" de sa bouche. Enthousiaste, elle se lance dans des projets qui, rien qu'à leur énoncé, me feraient fuir, incrédule. Et avec elle, ça marche! Son énergie chaleureuse entraîne tout le monde derrière elle.

    On a l'impression qu'elle ne connaît pas la peur. 

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Un samedi soir au cinéma

24 Juillet 2022, 18:15pm

Publié par Flora bis

   Entre 16 et 17 heures, j'ai passé rapidement la tête par la porte de la cuisine. Une chaleur insoutenable m'a coupé le souffle et j'ai vite fait marche arrière. L'après-midi, le soleil tape de toute sa vigueur sur ma terrasse et le parasol que j'ouvre avant midi, ne fait qu'atténuer tant bien que mal sa force dévastatrice. Les plantes cherchent à respirer, elles aussi mais pas la moindre brise... Les oiseaux se taisent, se planquent comme ils peuvent dans les branches.

   Pour apporter un peu de fraîcheur à l'ambiance suffocante, je me réfugie dans le souvenir de la soirée d'hier. Il faut dire qu'il faisait au moins 10° de moins et cela se sent! Quelques jours plus tôt, mon amie Martine a eu la bonne idée de proposer une sortie cinéma pour le weekend. Nous avons eu du mal à dénicher un film tentant: le choix estival est maigre entre les bagarres violentes et gratuites à l'américaine, les comédies éculées ou les dessins animés...  

   Finalement, notre choix s'est arrêté sur "La nuit du 12"  de Dominik Moll (dont j'ai beaucoup apprécié en 2000 le premier grand succès, " Harry, un ami qui vous veut du bien"!). Nous étions une dizaine dans la salle  -  déjà, le parking clairsemé détonnait pour une séance de 19h30 de samedi soir! Est-ce que la moitié de a ville serait partie en vacances?... 

   J'aime ce genre de faux-policier, son rythme par moment alangui, subitement accéléré puis retombé, entre espoir et abattement, indifférence raisonnée et obsession envahissante... Il s'intéresse plus aux hommes qu'à l'énigme à résoudre. Les plus légers frémissements des visages en gros plan en racontent davantage que les rebondissements spectaculaires, ils renferment plus de tension que les mots (Bastien Bouillon et surtout, l'extraordinaire Buli Lanners!).  A la fin, nous restons scotchés sur nos fauteuils, regardant défiler le générique mais à sa place, ce sont les images du film qui reviennent nous hanter. 

 

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