Le blog de Flora

etat des lieux

Une semaine de soleil qui aurait pu se passer autrement

12 Mai 2024, 20:36pm

Publié par Flora bis

    Oui, le dimanche soir... Ce n'est pas le moment que je préfère dans la semaine. Mais quelle semaine! Une vraie montagne russe des émotions!

    Le beau temps était revenu mardi ou mercredi. Mais surtout, mon "vandale" à moi, en abîmant ma voiture, il a réussi à pourrir ma vie pour un bon bout de temps ... (Qu'il ne l'emporte pas au paradis!) Une semaine fériée où l'on ne peut joindre personne et l'on n'est pas libre de ses mouvements sans déranger les autres... Heureusement, mes amies en or étaient là pour me dépanner et pour essayer de me distraire! Un soir de cinéma, un goûter bucolique dans un jardin à la pelouse digne d'un terrain de golf rasé de près, de l'assistance à mes courses alimentaires hebdomadaires afin que je ne meure pas de faim et même, une invitation à la répétition d'une pièce de théâtre, suivie d'un café sous un cerisier géant, avec l'essentiel : beaucoup de conversations! Dans ce regain d'énergie du désespoir, j'ai même offert une tonte fraîche à ma pelouse avant le retour du mauvais temps! Certes, le jardin n'est pas encore fignolé dans tous les détails mais la vieille dame a eu droit à un peu de repos avant l'épuisement total... 

   J'avais l'intention de dîner sur ma terrasse, en écoutant le babillage incessant des oiseaux se préparant au silence de la nuit mais le fumet  -  ou  plutôt la fumée  -  du barbecue du voisin m'a cloîtrée à l'intérieur.

 

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Semaine de ponts...

8 Mai 2024, 13:38pm

Publié par Flora bis

   Il serait grandement temps de monter dans la salle de bain pour me rendre "présentable" : pour quoi, pour qui?... Exclusivement pour moi. La moitié du pays a pris la route pour des contrées ensoleillées, par conséquent, beaucoup de places sont disponibles dans ma rue habituellement si encombrée. Cette semaine de 5 jours de "vacances" qui fait tellement plaisir aux "forces vives" (elles les méritent amplement!) mais qui rend la vie des "largués" oppressante et déserte en accentuant leur solitude... 

   La fin de la semaine passée a été si réussie que dimanche soir, en raccompagnant une amie, je me suis autorisée (la première fois depuis longtemps!) un soupir de soulagement, presque de joie : tiens, la vie peut-être belle quand-même!... Ce soupir a été suivi aussitôt de la petite sonnerie d'alerte : attention, tu vas le payer cher, ce genre d'abandon à la satisfaction! Je suis habituée à la vie en apnée car, d'ordinaire, les représailles ne se font pas attendre. Il n'en fallait pas plus de quinze heures.

    Une belle réunion vendredi soir nous a plongés dans les réflexions enrichissantes, du baume au coeur pour moi après les retrouvailles avec ma solitude. Dimanche après-midi, une amie est passée et nous avons discuté  -  comme toujours, en profondeur et en constatant avec surprise les nombreuses similitudes dans nos réactions  -  pendant deux bonnes heures. J'ai enchaîné avec une sortie cinéma en compagnie d'une autre amie, finissant la séance au restaurant pour discuter du film à chaud. Tout cela est trop agréable, n'est-ce pas, pour mériter les coups de règle métallique du sort sur les doigts?...

   C'est arrivé le lendemain matin, vers 11 h. Ma voiture était garée sous mes fenêtres, dans la rue (je n'ai pas de garage). En raccompagnant ma voisine, nous découvrons des bris de verre sur le trottoir. La vitre du passager avant est en mille morceaux, la carrosserie enfoncée près de la serrure et la portière ne ferme plus. Il n'y avait rien à voler dans l'auto... C'était en plein jour, sans doute pour un plaisir sadique, une pulsion subite et gratuite (pas pour moi!!!) d'un triste individu dont les problèmes d'une existence nulle, vide de sens ne se résoudront pas pour autant... Même en incognito...

   Voilà, ce n'est pas dramatique, diraient les gens raisonnables, ça arrive à tant d'autres et tout le temps! Il n'y a pas de quoi se retrouver en détresse. J'ai passé le reste du temps au téléphone avec l'assurance, l'expert, le garage agréé, le dépanneur qui devait évacuer la voiture. Juste avant le démarrage des 5 jours de pause sur tout le pays. Le monde devient inaccessible, heureux, en vacances. Je reste cloîtrée, sans pouvoir bouger plus loin que le tour du pâté de maisons pour me dégourdir les jambes. Le ciel est gris, alors que selon la météo, il fait beau dans la majeure partie de la France. Sauf sur cette bandelette au Nord.

 

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Avril le capricieux

13 Avril 2024, 13:01pm

Publié par Flora bis

      Plaisir rare de la petite semaine passée en compagnie de la plus jeune de mes petites-filles. Elle a 15 ans et demie. A cet âge-là, on a encore le droit de compter les demies. Des échanges toujours intéressants, quelques parties de "crapettes" (jeu de cartes) et surtout, de "baccalauréat", un peu de shopping et un restaurant avec les autres grands-parents, et les cinq jours se sont envolés.

   Par bonheur, le ciel a été plutôt clément avec nous : désormais, le soleil apparaît de temps en temps. L'autre nuit, nous avons même essuyé un vrai orage avec éclairs et tonnerre, accompagnés de vent violent. C'est la montagne russe : un jour, 12°, le lendemain 24°! Dans mes souvenirs d'enfance, on appelait le mois d'avril "le fou" ou "le capricieux" qui pouvait nous apporter une tempête de neige au lendemain d'une journée à 20°!... 

   Elle vient de repartir avec son père : pour ce dernier, le temps du week end, pour elle, la deuxième semaine des vacances de printemps seront au programme. Et pour moi, un peu de solitude qui me laisse un goût mi-figue, mi-raisin... Il faudra bien que je m'y fasse, que je retrouve le plaisir parcimonieux de la solitude... J'en ai besoin pour me concentrer sur les projets qui m'attendent encore, pour jouir d'une relative liberté de disposer de mon temps, pour revoir mes amis. 

   Des six mois de séjour de mon fils chez moi, il ne reste plus qu'une quinzaine de jours... Preuve de la vitesse affolante du passage du temps. Oui, un passage éclair. J'aimerais que malgré le travail harassant de ses journées, il lui reste le souvenir d'un havre paisible, en repensant à la maison jadis familiale, où, la plupart du temps, sa mère l'attendait le soir avec un petit dîner censé lui faire plaisir... 

   

Avec Alice, en 2020...

Avec Alice, en 2020...

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Entre deux nuances de gris

4 Avril 2024, 14:05pm

Publié par Flora bis

   Il pleut, consciencieusement, sans interruption... Grisaille, lampe allumée à 11h du matin. 

   Je voudrais bien insuffler un peu de gaieté, à défaut, de sérénité à mon blog mais je me sens cernée... Allez, je viens de trouver une chose positive : la Rhônelle, notre ruisseau parfois invisible, n'a pas l'air de vouloir déborder pour le moment... J'ai une pensée compatissante pour les habitants des lieux qui luttent depuis des mois avec les inondations successives. Peut-être parce que je suis née au bord de la Tisza, un affluant important du Danube qu'il rejoint à Belgrad. Il part des Carpates et traverse la partie Est de la Hongrie. Au printemps, il quitte son lit jusqu'à la digue construite au 19e s. 

 

La terrasse, le jardin attendent patiemment les soins printaniers. Moi aussi. Je me replie sur l'intérieur de la maison, plus particulièrement sur ce coin de la salle à manger, devenu bureau, refuge où mon quotidien disparaît. Autour du rectangle bleu de mon ordinateur, les livres et cahiers, agendas et factures enfouis créent un joyeux chaos que j'essaie parfois de discipliner mollement, histoire de signifier que c'est moi qui le domine et pas inversement...

   Ici, le monde entier à portée de main m'accueille. Virtuellement. A la manière des fantômes diaphanes au pied de mon lit, venus en visite inattendue. Je voudrais les toucher, vers le matin, lorsque le sommeil me quitte lentement, péniblement, m'abandonnant sur le no man's land entre rêve et réalité...

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La semaine dernière...

27 Mars 2024, 11:34am

Publié par Flora bis

   J'allais entamer mon nouvel article par un instant météo, comme d'habitude. L'état du ciel, avant de redescendre sur terre. Au passage, je me demande, pourquoi cette irrésistible habitude? Pourquoi cet état des lieux comme point de départ, avant de laisser les idées, les souvenirs s'élancer?...

   Sans m'attarder plus longuement, je me dis que c'est encore mon besoin originel de m'assurer du sol ferme et solide sous mes pieds, celui des réalités auxquelles je suis irrémédiablement attachée, au grand désespoir de mon mari, amateur de l'imaginaire, de la science-fiction et du fantastique... J'ai été la première lectrice de ses essais volumineux dans ce domaine (aux éd. Ellipses et Belin)  -  sans avoir lu les centaines d'oeuvres traitées...

   Intellectuellement, j'admirais la force de l'imaginaire, de la capacité d'anticipation de ces auteurs, leur approche différente de la réalité, finalement. Mais ils me déstabilisaient, me plongeant dans la vision d'un avenir apocalyptique, désespérant que je supportais moins bien que l'analyse du désespoir du présent ou du passé. 

   Le ciel est changeant. 12°, entre deux averses.

   Une semaine éprouvante derrière moi, avec un épisode du malaise désormais habituel. Il m'a privée de trois jours de ma vie. Heureusement, il y a eu le week end chez les enfants, pour les 18 ans de ma petite-fille aînée. L'ambiance chaleureuse et détendue a contribué à ce que je retrouve un début de forme. Je ne me lassais pas de regarder leur beau jardin, avec les arbres encore frileux et le magnolia  dont les fleurs formaient un tapis blanc sous les rayons du soleil, prêtant un air féerique aux ruines du vieux lavoir...

   

 

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"Dum spiro..."

18 Mars 2024, 13:20pm

Publié par Flora bis

   J'ai décidé de m'occuper un peu de moi, le temps du weekend passé. Au lieu de courir à droite et à gauche, tout en me reprochant de ne jamais satisfaire entièrement à mes obligations, je resterais à la maison. Je me pencherais sur mon sentiment permanent de vivre quasi en apnée et de survoler ainsi ma vie à la hâte, sans avoir vraiment prise sur elle. Plongée sans répit dans une angoisse sourde.

   La décision est née d'un reportage entrevu sur le Net. Un médecin et un thérapeute discutaient  de notre respiration qui s'avèrerait incorrecte et serait source d'une multitude de problèmes de santé.

Cela fait longtemps que je crois aux bienfaits de la bonne respiration (sans l'appliquer pour autant : acrasie, si tu nous tiens!) : je n'avais pas 30 ans, quand une sage-femme de l'hôpital militaire français de Berlin-Ouest nous a initiées, quelques femmes qui attendions un enfant, à la relaxation par la respiration. Allongées sur un tapis de yoga, nous devions "balayer" mentalement chaque parcelle de notre corps, des orteils (un par un) au sommet du crâne, prenant conscience des noeuds de tension existants et les dénouant ainsi. Parallèlement, elle nous enseignait la respiration par le  ventre : inspirer par le nez, en gonflant d'abord le ventre, puis expirer par la bouche, commençant par le ventre, puis comprimant le thorax. Le tout au ralenti, pour approcher le rythme cardiaque pendant le sommeil profond. J'ai appris entre autres que je stimulais ainsi le nerf vague (le plus long du corps humain, du crâne au ventre, il dirige toutes les fonctions automatiques, de la respiration au rythme cardiaque, la digestion, la circulation du sang etc). En état de stress, la respiration est plus rapide et incomplète et cet état prolongé est très nocif à l'ensemble des fonctions de notre corps mal oxygéné car il libère le cortisol, l'hormone de stress.

   Lire tout cela d'un trait peut sembler intimidant mais n'ayez pas peur : j'ai moi-même une formation de scientifique très basique due au lycée et à mon intérêt d'amateur plus tard. Surtout, je vis le stress tous les jours avec ses effets néfastes (inflammations, douleurs articulaires, diabète, cancer, hypertension  -  n'en jetez plus!). Aux difficultés de m'endormir, je tente de remédier par la respiration lente, proche de celle du sommeil profonde libératrice. Si, en montant les dix-neuf marches menant à ma chambre, je me surprends de respirer à l'économie, je gonfle à fond les poumons et aussitôt, j'ai moins mal aux genoux... Dans la journée, il m'arrive de me mettre la pression inutilement  -  alors que je suis, normalement, "maître des horloges" de ma vie,  -  aussitôt, j'essaie de décompresser en appliquant quelques séances bienfaitrices de respiration, afin de me soulager de l'envahissement néfaste du stress! 

   Pour le résultat espéré, on verra bien, plus tard...  

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Année bissextile

29 Février 2024, 19:29pm

Publié par Flora bis

   Nous sommes le 29 février : une fin de mois qui n'arrive que tous les quatre ans! Tiens, je constate que je suis un peu accro à des dates significatives. Je ne vais pas négliger celle-ci  sans m'arrêter à son passage, tout en ayant une pensée pour les personnes qui auront eu moins de jours d'anniversaires, qui seront donc potentiellement plus jeunes que les autres, mais aussi auront reçu moins de cadeaux!...

 

 

Je ne suis pas mécontente d'en finir avec ce mois de février. Le printemps est annoncé pour le 21 mars... Notre résistance est en miettes, le visage dans le miroir du matin lugubre de la salle de bains en témoigne... Qui est cette personne aux traits tirés, version vieille photo en noir et blanc, cheveux hirsutes, ni longs ni courts, ni blonds ni gris?... Où sont passés ses reflets ensoleillés, encadrant un visage à la peau lisse, sourire aux lèvres?... Oui, un visage qui souriait à son reflet dans le miroir. 

   

Dehors, petit crachin aux gouttes glaciales. Les miettes de notre résistance sont encore sollicitées pour un bon bout de temps. La maison est chaude. En Ukraine, les champs de bataille sont enneigés et, à 20 km de Moscou, la terre toujours gelée attend le cercueil de Navalny.

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Episode qui en rappelle d'autres...

6 Février 2024, 16:34pm

Publié par Flora bis

   J'ai passé le week end dernier au bout de ma vie. Cela sonne grandiloquent, exagéré mais en vérité, ça ne devait pas en être très loin... Si ma mémoire est bonne, cela m'est arrivé pour la deuxième (ou troisième) fois ces 10-15 dernières années. Et la plupart du temps, au bout d'une période de stress intense. Quand cela retombe enfin, je me vide, je m'effondre littéralement, pour remonter doucement, avec trois kg en moins (une poussière au regard de mes ambitions dans le domaine...), une ou deux nuits blanches en plus! Puis, mes jambes retrouvent peu à peu des forces, la tête tourne moins  -  et je monte les 18 marches vers ma chambre les pas et le coeur un peu plus assurés.

   Oui, j'ai présenté mon travail sur le doute le vendredi soir et le public semblait intéressé par l'éclairage du sujet.

Vieux pêcheur à la ligne, 1967, stylo bille

   D'emblée, j'ai souligné l'importance du doute comme une méthode de réflexion qui permet d'avancer le questionnement pour éclairer le sujet de tout côté, pour analyser les opinions, le pour et le contre, avec le respect dû à la diversité des points de vue. Car, qui a droit de  revendiquer détenir la vérité? Nos certitudes peuvent être remises en question au fur et à mesure que notre réflexion avance. Cependant, le but n'est pas d'être englué dans un état d'esprit instable, finalement stérile qui ferait définitivement table rase de toute prise de position mais d'élaborer quelques solides convictions, quelques points de repère qui aident à vivre, tout en laissant la porte ouverte. Car la réflexion ne doit pas restée figée, le doute est son élément dynamique qui la fait avancer.

   Normalement, j'avais plusieurs mois pour rassembler mes idées et les rédiger. Mon penchant inné pour la procrastination m'en a empêchée : j'attendais le dernier mois, tout en préparant le sujet dans ma tête. On a dû avancer la date d'une quinzaine jours, me mettant ainsi le couteau sous la gorge et déclenchant la décharge d'adrénaline qui pouvait me faire bouger du point mort d'une inanité pesante.

   J'ai passé deux semaines sous un stress intense. Même si parfois j'ai dû arrêter le travail effectif pour prendre un peu de distance, dans ma tête, elle ne cessait de tourbillonner, avec le délai qui s'approchait, fatidique... On connaît la fin de l'épisode. Ca va déjà mieux. Au suivant!...

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Entre ombre et lumière

17 Décembre 2023, 19:08pm

Publié par Flora bis

   L'infirmière vient de passer pour mettre les trois sortes de gouttes qui restent des cinq du départ, dans mon oeil gauche au cristallin opacifié, puis remplacé par un flambant neuf. L'infirmière vient 3 fois par jour, et cela rythme mon temps : il faut que je sois là au moment de sa tournée. Les 5 heures d'intervalle s'enfuient très vite, à peine j'ai le temps de m'en rendre compte et la sonnette retentit à nouveau.

   Décembre gris, maussade mais tiède... La première neige a résisté très peu de temps. Tous les jours, je me lève vers 7 h 30, que je m'endorme avant minuit (quasi impossible) ou à 4 h du matin... A ce régime, cela va de soi que je tombe de fatigue. Ce n'est pas très commode par les temps de chasse aux cadeaux de Noël, moment joyeux et épuisant à la fois!

   Nous allons vers la fin d'une période bien ancrée dans notre perception du temps qui se mesure aussi en années. Leur nombre nous fait prendre conscience du chemin parcouru et du poids des expériences vécues. J'aime ce côté saisonnier de notre façonnement d'homme de l'hémisphère nord, du moins quand les quatre saisons étaient encore bien distinctes. Je suis de moins en moins taraudée par des désirs de vivre sous les cieux où il fait toujours chaud et beau, avec une toile azur tendue au-dessus de nos têtes, sans nuages et sans orages... De ce fait, je serais privée d'un moment de souffrance, de contrariété, suivi d'un bonheur intense, mérité et perçu comme une récompense... Toujours le contraste entre l'ombre et la lumière qui rendent visible l'une l'autre et qui se mettent réciproquement en valeur... 

   

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Première neige

3 Décembre 2023, 19:20pm

Publié par Flora bis

   Nous voici en décembre... Il gèle, cela  commence à ressembler à l'hiver!... La neige est tombée cet après-midi, pour fondre 1 heure plus tard mais à vrai dire, elle ne me manque pas. Désormais, je guette son arrivée avec anxiété car elle est devenue une difficulté de plus à mettre le nez dehors.  Sans parler du froid intense, avoisinant le 0°, tantôt en-dessous, parfois juste au dessus. Les vrais hivers font partie d'une autre vie, d'un monde révolu : celui de mon enfance et adolescence en Hongrie et de mes vingt ans en Russie... 

   Comment ai-je fait pour les supporter, ces hivers interminables qui duraient parfois six mois, avec -20°, -30°, avec la neige permanente, en couches successives gelées sur les trottoirs qu'en Russie, personne ne prenait la peine de balayer, de cendrer ou sabler... Devenus de vraies patinoires, ils nous offraient le spectacle des chutes incessantes, des babouchkas* emmitouflées de châles et de manteaux épais, et surtout avec des valenki* aux pieds, ces bottes en feutre faites en laine de mouton et qui vous préservent les pieds du froid et de l'humidité! (et sûrement plus antidérapantes que nos bottes en cuire!)... 

   Ici, non loin de la mer, les vrais hivers deviennent rares. Ainsi, nous, les ramollis de la civilisation développée, nous paniquons à la vue de 5 cm de neige. Et je ne parle pas du supplément d'angoisse causée par l'âge!...

 

babouchka Grand-mère, plus largement vieille femme

* valenki  bottes en feutre russes, faites avec de la laine de mouton

première neige

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