Le blog de Flora

etat des lieux

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Ambiance d'octobre sous la pluie...

5 Octobre 2020, 15:59pm

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Publié par Flora bis

   Cette photo, je l'ai empruntée sur le Net, il y a plusieurs années. Je la garde sous les yeux, à la page d'accueil de mon ordinateur, au cas où j'aurais besoin d'encouragement pour trouver de la beauté dans la grisaille automnale, de la poésie dans une tasse de thé fumant à la lumière feutrée d'un abat-jour en soie... Tandis que dehors, les gouttes de la pluie tintinnabulent sur la table rouge de la terrasse,  inlassablement.

   Depuis le printemps, la météo (je dis "météo" sans d'autres convictions plus solides) nous gratifiait d'une abondance de soleil parfaitement inhabituelle sous nos latitudes. Comme si les décideurs célestes de notre sort avaient voulu adoucir l'épreuve du confinement, la privation de tendresse et d'amitié et la solitude aride par la clarté des jours de plus en plus longs. Après des mois de canicule, de sécheresse, d'arrosage et d'autres tentatives de sauvetage du jardin, nous avons accueilli les premières averses presque avec soulagement: les rosiers allaient ressusciter, la pelouse jaunie retrouverait sa vigueur. Nous sommes abondamment servis. A présent, une pause serait la bienvenue, juste en cadeau d'anniversaire...

   Bientôt une année de plus au compteur... Quelle importance?... Ce n'est pas le jour J qui nous fera vieillir mais tous les autres qui s'écouleront entre les deux dates. J'essaie de retenir l'instant, le présent si insaisissable... la tasse de thé et sa légère amertume et le petit gâteau suave qui fond dans la bouche... 

   

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Rentrée à pas de charge

7 Septembre 2020, 18:19pm

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Publié par Flora bis

   Une semaine de plus sur la montagne russe de mon été 2020. Drôle d'impression de vouloir me poser et d'avoir le sentiment qu'il est impossible d'arrêter le manège. Moi qui ai tant aimé les changements, les surprises improvisées, je mesure le poids et l'envie de la lenteur, voire de l'immobilité... Oui, me poser pour me réparer jusqu'à ce que le désir de bouger se réveille de nouveau.

  Les deux petites semaines de repos en Hongrie, entourée de la gentillesse des enfants m'ont offert le loisir de me remettre de la lessiveuse de la canicule française. Si la secousse de ma chute a un peu perturbé cette quiétude, mon retour en France l'a complètement effacée: je mesure le poids de ce qu'on appelle "charge mentale" que j'ai pu mettre de côté avec bonheur pendant mon séjour en Hongrie. La vie quotidienne est de retour et je le prends de plein fouet avec les factures à régler, le courrier en retard, les courses pour remplir le frigo vide, les coups de fil à donner, les RDV et les réunions à organiser. Mon rythme stressé, mes nuits raccourcies se sont réinstallés dès mon retour  et me font penser avec nostalgie aux matins hongrois ensoleillés en compagnie de mes petites-filles: on se couchait plus tôt pour se réveiller plus tôt et mieux profiter ainsi du temps devant nous qui semblait plus généreux...

   La première semaine a apporté un week end agréable avec le retour des enfants pour fêter les anniversaires de ma belle-fille et de sa maman, avec deux repas en famille, le bonheur des retrouvailles, autant de pansements sur les coeurs fatigués.

Anniversaires, mère et fille...

 

   

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La fleur au fusil

15 Août 2020, 17:32pm

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Publié par Flora bis

"Mimétisme" Rozsa T. encre, 1998

   Les tourterelles s'en donnent à coeur joie dans le prunier géant des voisins. Il fait très lourd, nuageux et tiède... La chaleur n'arrive pas à quitter la maison, les murs centenaires exhalent 27° dans la pièce la plus fraîche  -  que dire alors des autres, les plus chaudes?... Encore une nuit torride qui m'attend, me dis-je avec lassitude, avec un sourire évanescent pour mes jeunes années... J'en suis bien loin, soupirant uniquement après une brise nocturne qui me permettrait de dormir un peu....

   Faut-il remuer les dames fragiles et vieillissantes, afin de les empêcher de s'engourdir, de renoncer peu à peu à s'échapper de leur nid douillet?... A quoi aspirent-elles? "... traverser la solitude et la difficulté, l'isolement et le silence pour atteindre l'endroit où nous pouvons danser notre danse maladroite et chanter notre chanson douloureuse."  (Pablo Neruda) Les psychologues et les différents coachs sont en désaccord avec le poète chilien: bien vieillir devient un devoir impérieux, dans votre intérêt, mesdames et messieurs! Pour préserver une bonne santé, bougez, mangez léger, dormez beaucoup et à la bonne heure, riez au moins 1 heure par jour, intéressez-vous à vos proches et voisins, soyez créatifs en jardinant, tricotant ou vous initiant à l'aquarelle! Encore mieux ou en plus: faites de la danse country, du théâtre ou du taï chi, pour conserver ou atteindre un peu de souplesse de vos muscles ou de vos méninges, afin de rester jeunes le plus longtemps possible! Que l'on vous donne 10-15 ans de moins et surtout pas votre âge! Vous devez servir d'exemples aux générations plus jeunes: le chemin vers la disparition finale et sans appel n'est pas si effrayant, voyez-vous, jeunes gens, on y va en souriant et la fleur au fusil!...

   

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Tout-venant

14 Juillet 2020, 17:42pm

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Publié par Flora bis

   Les maniaques des blocs-notes, des agendas, des cahiers de toute taille me comprendront. Moi-même, j'en possède un certain nombre (offerts ou choisis), destinés à des tâches différentes: un petit dans le sac à main pour meubler des attentes imposées, épisodiques, dans les salles d'attente médicales, trajets en train ou en avion, pour laisser des traces des ambiances que je pourrais ressusciter plus tard, intactes; d'autres, plus grands, pour mes "journaux de bord", afin de consigner jour après jour, le temps qui s'enfuit.

   J'en ai un troisième, sous le coude, à mon bureau, près de l'ordinateur: il s'appelle "Zap Book, 100% recycled", 320 pages sans lignes ni carreaux, reliées à spirale, couverture vert vif. J'étais contente de ma trouvaille, de son papier grisâtre recyclé, de son épaisseur qui me promettait quelques années d'usage. Sa destination est spéciale et indispensable: "cahier pour le tout-venant" l'ai-je baptisé presqu'aussitôt. Ce nom m'a réjouie: cela veut dire  -  Liberté! Je peux noter des choses comme elles viennent, comme elles passent dans ma vie, dans ma tête, sans prédestination, sans organisation, sans autre but que de les retrouver plus tard, au hasard, en musardant parmi les pages... Cette joyeuse anarchie sans contrainte permet de fixer les choses importantes  au moment précis où elles passent car elle fixe surtout la couleur du moment.

   Petit échantillon pèle-mêle, au fil des pages, en français ou en hongrois, dans un fouillis jouissif: quelques astuces de l'utilisation du vinaigre blanc ou de la coquille d'oeuf concassée; esquisse d'un projet de roman; citations sur le désir; la recette de la Génoise et celle de la fameuse soupe aux carottes et au gingembre d'Evelyne; de la correspondance de Kafka et de Milena; étude du style de L. Slimani et de la peinture d'Alechinsky; compte des points d'une partie de Whist familiale;  archétypes de Mères; citations sur le silence... Etc... etc...

Mon jardin "fouillis"...

 

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Fête des Mères 2020

8 Juin 2020, 11:02am

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Publié par Flora bis

   Le ciel est maussade, sur la table de la terrasse les quelques gouttes de pluie n'ont pas encore séché. Le radiateur imposant de la cuisine reste tiède. Mais les traces joyeuses et mouvementées du week end ont disparu, pour survivre avec d'autant plus de vivacité dans ma mémoire. Il suffit de fermer les yeux sur le calme immobile, et les oreilles sur le silence envahissant.

   Pour la Fête des Mères, les décideurs ont libéré les élans de l'amour, pour transformer les aspirations virtuelles en réalité palpable! Pour moi, les précautions, restrictions conseillées ont volé en éclats, pour laisser la place à une envie bridée depuis deux mois et demi : prendre mes enfants dans les bras, les serrer  sur mon coeur, les embrasser sur la joue, pas symboliquement du tout! Et renouveler tout cela, en mots, en regard et en geste, autant de fois que j'en avais envie! Le bonheur au présent!

   Je sais bien que cette intensité est due à la rareté de l'événement, aux mois de restrictions, d'angoisse, de privations de mouvements, d'émotions positives, de contacts qui l'ont précédé. Il serait difficile de maintenir cette amplitude durablement. Mais elle m'a réparée du manque lancinant, supporté sagement durant des semaines, pour, me disait-on, préserver ma petite vie solitaire, en veilleuse, et attendre pour vivre enfin cet événement. Pour qu'il donne envie de reprendre le cours de ce qu'on appelle la vie...

 

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La Belle au bois dormant ouvre un oeil

3 Juin 2020, 15:43pm

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Publié par Flora bis

   En discutant avec ma voisine très alerte de 81 ans, nous avons constaté avec un certain étonnement que le stress était de retour dans notre vie d'anciennes confinées. Il est vrai que le désert de la vie affective et sociale, le futur suspendu pour 2 mois et demi a aplani notre vie quotidienne, sans relief, sans surprise bonne ou mauvaise. Ce n'était pas la peine de s'inquiéter pour les délais, les obstacles éventuels, les oublis accidentels puisque nous pouvions être sûrs que le lendemain sera en tout point semblable à la veille.

   Depuis quelques jours, les choses s'accélèrent. Les projets s'éveillent de leur sommeil de la Belle au bois dormant. De nouveau, les évènements font irruption dans mon calme plat, bousculant le rythme ancré depuis 7 semaines. Aussitôt, la panique des délais m'envahit. J'écris des post-it que je colle sur l'ordinateur, j'en place aussi dans la cuisine, pour biffer au fur et à mesure les choses accomplies, ce qui me donne la satisfaction que ma vie avance, que je prends à bras le corps les corvées "utiles", incontournables. Faire réviser le chauffage ainsi que la voiture, trouver enfin un réparateur pour les stores, ne pas oublier telle prise de sang et des RDV médicaux ajournés, envoyer ma déclaration d'impôts, acheter de la terre et des fleurs pour décorer la terrasse, passer chez le coiffeur pour tenter de rajeunir ma tête de confinée etc. etc... Pour respirer, je m'accorde des plages de lecture et d'écriture. 

 

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Mois de mai bancal

30 Mai 2020, 11:52am

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Publié par Flora bis

  Quatrième article au mois de mai sur mon blog. Un mai bizarre, un peu bancal entre espoir et crainte, envie de respirer ou de rester en apnée suspendue dans un temps sans lendemain... Les autorités jouent aux équilibristes entre les impératifs d'une économie fragilisée et la peur de voir l'épidémie redémarrer. Finalement, on a l'impression de naviguer à vue  -  ou plutôt à l'aveugle?  -  dans une situation inédite qui a ébranlé la foi en le pouvoir illimité de l'homme sur son destin. 

   Autour de 28 000 morts en France. "Seulement! Vous vous rendez compte, sur 66 millions? " s'écrie mon médecin, en estimant la panique surdimensionnée par les média et les autorités. On ne sait plus où donner de la tête. Hier, une de mes amies,  passant devant ma maison, est restée à 2m de la porte sur le trottoir, refusant d'entrer  -  alors que l'autorisation était passée 2 jours plus tôt!... Nous avons bavardé au moins 20 minutes dans cette position inconfortable, dans le bruit et les odeurs des voitures, sous le soleil ardu mais elle a dit qu'à part sa promenade quotidienne, elle ne sortait pas, et surtout, elle ne voyait personne dans un lieu clos, pas même sa fille, son mari s'occupant des provisions...

   Pour ma part, j'ai bien envie de profiter du week end de la Fête des Mères dans une semaine, pour recevoir mes enfants que je n'ai pas vus depuis le 23 février... D'ici là, j'aimerais parfaire quelques préparatifs pour arranger la terrasse, pour organiser les courses et les repas, même si tout cela mettra, à coup sûr, mes batteries à plat... Mais le plaisir de les revoir n'a pas de prix. 

Mois de mai bancal
Mois de mai bancalMois de mai bancal
Mois de mai bancal

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Ce ne sera jamais plus "comme avant"...?!

13 Mai 2020, 10:24am

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Publié par Flora bis

   Nous faisons nos premiers pas apeurés à l'air libre. J'exagère: je suis sortie régulièrement, pendant le confinement, pour les courses au supermarché, chez le boulanger et parfois, à la pharmacie. Sans masque et sans gants, sans trop de précautions, dont certaines je ressentais comme éloignées du bon sens (se changer de pied en cap, voire même se doucher dans son garage avant de franchir le seuil de sa maison, désinfecter même les pots de yoghourt etc...). Les rayons étaient suffisamment déserts pour éviter la proximité avec les autres et je me suis dit que se gratter le nez avec ou sans gant revenait à peu près au même... Bien sûr, à la maison, mon premier geste a été de me laver soigneusement les mains: cela m'arrive d'ailleurs, plusieurs fois par jour, depuis bien longtemps... Par contre, personne n'a franchi le seuil de la maison, pas plus que moi, je ne suis allée chez personne... 

   J'ai la nostalgie d'une certaine insouciance d'avant... Oh, il ne s'agit que des choses à la portée de tous, peu coûteuses, relativement faciles à réaliser... Un petit repas improvisé avec des amis pour échanger, s'intéresser à l'autre, partager ses soucis ou ses joies, une sortie au théâtre, au cinéma ou au restaurant, de temps en temps, pas trop souvent pour ne pas les banaliser et qu'elles gardent leur attrait exceptionnel... Serrer mes enfants dans les bras, très fort! En vrai et non seulement "en mode virtuel"...

   J'espère que nous aurons réussi à conserver au fond de nous ces quelques habitudes anciennes et qu'un jour, elles réapparaîtront pour redonner des couleurs à notre vie de solitaires. C'est ce que je réponds à ceux qui me tapent sévèrement sur les doigts avec leur phrase qui tombe comme un couperet: "RIEN ne sera plus comme avant!"

 

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Déconfinement...

29 Avril 2020, 18:35pm

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Publié par Flora bis

   J'ai écouté le discours du premier ministre à esquisser les perspectives du "déconfinement". Je me suis rendu compte que mon état d'enfoncement dans les profondeurs de l'isolement presque total était déjà tellement avancé que je n'arrivais même pas à me réjouir... Le déconfinement sera progressif, très lent. Heureusement pour moi qui supporterais difficilement une nouvelle secousse.

   Oui, depuis les premières alarmes suivies du débordement des urgences et le nombre de morts égrené jour après jour, les restrictions successives, nous avons encaissé des chocs réguliers qui nous ont renforcés peu à peu dans le sentiment du danger de mort imminent et invisible... J'évoque ici le cas d'une personne que je connais bien, de l'âge défini comme "à risque" avec quelques complications de santé. A cette occasion, j'ai appris un mot pour moi nouveau mais non moins effrayant: "comorbidité". Les médecins aiment bien utiliser un vocabulaire qui fait peur: c'est normal, ils ont assez souffert pour l'acquérir pendant leur long apprentissage et ce jargon hermétique impressionne avantageusement le patient déstabilisé... Bref, nous avons fini par atteindre un état friable, inconsistant, flottant dans un espace/temps indécis où l'on évite de se projeter dans l'avenir...

   Enfermés dans nos forteresses presque inviolables  -  à condition de ne pas mettre le nez dehors et de ne laisser entrer personne  -  nous pouvions nous sentir à l'abri.. La moindre sortie  -  avec notre propre autorisation contrôlable et verbalisable  -  relevait d'une aventure à nos risques et périls. 

   L'homme est un être éminemment social. Le priver des gestes élémentaires de sociabilité le plonge dans la dépression. Les poignées de main, les embrassades, les caresses, les regards et les sourires, la voix et ses modulations  -  tellement éloquentes au-delà même des mots  -  sans ces signes de proximité et d'affection l'humain dépérit. Un ou deux mètres de distance et le regard fuit. Le masque cache presque tout le visage et son expression. Et la froideur lisse de l'écran ne pourra jamais s'y substituer.

d'après l'affiche du film "Le silence des agneaux"

 

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Cinquième semaine - quelques réflexions inutiles

14 Avril 2020, 10:41am

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Publié par Flora bis

   Cinquième semaine. Hier soir, le président de la république a annoncé dans son discours ce que nous pressentions tous: le déconfinement ne débuterait pas avant le 11 mai. (Tiens, "déconfinement" : ces notions nouvelles deviennent si vite familières!)

   Ce n'était pas inattendu mais la frustration, l'impatience de certains  -  et parmi eux, il y en a qui ne sont pas les plus mal lotis avec grande maison, jardin  -  s'expriment en contestation: il faut descendre dans la rue, réclamer notre dû, masques, tests, liberté de circuler, la vie comme avant mais en mieux! Le pouvoir ne fait que de mentir, c'est de leur faute si on en est arrivés là... (d'autres "complotistes" plus radicaux n'hésitent pas à reprocher aux puissants un "lâcher de virus" afin de mieux museler la foule de soumis et d'opprimés.)

   Certes, il sera légitime de demander des responsabilités aux décideurs de ces dernières décennies qui ont forcé la transformation de la gestion de la santé en une entreprise qui doit gagner du fric au lieu d'en dépenser... Et même ainsi, et grâce au dévouement du personnel soignant, ce système a réussi à faire face à la tempête virale. En prenant soin de façon égale des riches et des pauvres.

   Je manque peut-être de veine révolutionnaire (quelque peu échaudée par une jeunesse dans un système communiste) mais je fonce rarement sans réflexion, tête baissée aux premiers slogans appelant à casser "ceux d'en face"... Cela ne veut pas dire d'applaudir à l'arrogant mépris de ceux qui étalent leur richesse, leur toute puissance sans partage, qui fraudent de façon éhontée ou qui le cachent pudiquement pour ne pas se faire remarquer... Dans une démocratie même imparfaite, il y a la loi qui doit protéger tous les citoyens, surtout les plus démunis qui n'ont pas d'autres moyens pour se défendre. 

céramique d'Andrea Vertel

   

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