Au seuil du Nouvel AN
Il est difficile de se défaire de la perception, ancrée en nous depuis une éternité, d'un 1er janvier chargé de nos illusions! Nouvelle année, page blanche, début d'un nouveau cycle qui revient tous les ans, renforçant la certitude sinon l'espoir d'avoir une chance de corriger les ratages de l'année précédente. Les bonnes résolutions du janvier, essoufflées d'année en année au bout de quelques mois, voire de semaines, ne nous empêchent guère de récidiver.
Arrivés en décembre, au terme d'une année fourbue, épuisés nous-mêmes à franchir les obstacles de la vie quotidienne qui demandent de plus en plus d'efforts, au fur et à mesure que notre énergie se consume, il nous reste l'épreuve ultime des festivités: à la fois 3000 m steeple et 110 m haies - et la récompense au bout. Notre médaille est le plaisir de réunir famille et amis, autour d'une table de fête, ressentir la chaleur de l'amour et de l'amitié, quitte à enfouir un temps l'angoisse tapie au fond de nous.
Aussi loin que je me souvienne, le 31 décembre, j'attends minuit debout, et j'imagine vraiment la nouvelle année en train de franchir mon seuil. Cela fait du bien de sentir arriver le renouveau qui apporte avec lui le vent frais qui balayera ma maison, ma vie, qui est plein de promesses d'effacer l'harassement, la lassitude, l'usure du "vieil homme" du passé. C'est aussi l'occasion de fêter l'événement en compagnie amicale, Noël étant réservé à la famille.
La soirée du 31 a tenu ses promesses: nous avons accueilli la nouvelle année avec deux amies proches, dans les réminiscences à la fois gaies et mélancoliques, les rires et les gourmandises. L'esprit grand ouvert l'un vers l'autre et vers le monde.
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