Le blog de Flora

etat des lieux

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Sur les traces d'un dîner improvisé

15 Avril 2016, 19:26pm

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Publié par Flora bis

Sur les traces d'un dîner improvisé

J'aime les dîners improvisés... Souvent, ils sont les plus réussis. De plus, pas vraiment "cordon bleu" mais plutôt perfectionniste, je n'ai pas ainsi le temps de tergiverser, hésiter, cogiter - comme tout Balance qui se respecte - au casse-tête du menu et aux angoisses qui l'accompagnent d'être à la hauteur!

Là, où je prends le plus de plaisir, c'est la composition des invités. J'aime réunir des gens, à organiser des rencontres, surtout quand j'ai le sentiment qu'elles réservent des échanges intéressants, enrichissants, de belles découvertes pour les uns et les autres. Je connais des personnes qui gardent jalousement leurs amis, de peur de se retrouver abandonnées, les amis séduits par d'autres. Je suis dépourvue de ce sentiment crispé; je pense qu'élargir le cercle des amis ne nous en prive pas, bien au contraire: chacun s'en trouve enrichi. J'aime les ambiances simples, sans "prise de tête", chaleureuses où la gaieté se mêle à des sujets graves et chacun a envie de s'exprimer.

Le dîner du mercredi soir était de cet ordre-là. On avait envie de se connaître mieux, de tisser des liens: nouveaux pour certains, familiers mais plus approfondis pour d'autres. Le lendemain matin, deux bouquets de tulipes, une jolie boîte et quelques madeleines témoignaient encore de l'ambiance de la veille, avec les vagues de chaleur dans le coeur.

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Un beau dimanche...

14 Mars 2016, 12:12pm

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Publié par Flora bis

photo: Claire Debay
photo: Claire Debay

Apparemment, presque tout le monde a déserté hier les écrans de télé et d'ordinateurs... Bon signe, me disais-je en faisant comme tout le monde: partie avec des amies sous le drap tendu d'un bleu immaculé du ciel printanier, sous un soleil aveuglant tellement inhabituel qu'on n'y croit qu'à moitié!... Merci à l'anticyclone qui repousse l'humidité ordinaire, cadeau des Îles britanniques!

Quel beau dimanche! Nous nous retrouvons dans la salle d'exposition de notre amie Claire D. qui a sélectionné une bonne trentaine de ses photos superbes, prises à toutes les saisons dans les environs de Mons. Ce n'est pas la région la plus touristique de l'Europe: la Wallonie désertée de ses mines et de ses usines métallurgiques qui constituaient jadis sa principale richesse, souffre de la crise. Les photos de Claire, prises au bout d'un temps infini d'embuscade assise ou allongée dans l'herbe, guettant le moment fugace de l'apparition de la Beauté, unique et instantanée, du chevreuil surgissant, les oreilles dressées avec méfiance, dans le cercle dorée de la clairière; de l'oiseau minuscule se balançant sur l'épi de blé; l'aube pointant au-dessus du champ hivernal; ces arbres dénudés et solitaires attendant la saison des feuilles... ces photos montrent que la beauté est partout; il suffit de la voir et de la saisir...

Nous avons poursuivi avec un bon repas moules-frites dans un petit restaurant sympathique puis terminé chez des amis, incapables de nous rassasier du soleil qui s'en allait peu à peu parmi les arbres du jardin...

Un beau dimanche...

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Journée des Femmes

9 Mars 2016, 11:44am

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Publié par Flora bis

Journée des Femmes

Il serait peut-être temps de descendre de mon petit nuage où j'étais perchée depuis lundi soir...

L'invitation à cette soirée de bienfaisance d'une association de femmes actives, je la connaissais depuis quelques mois. A l'occasion de la Journée Internationale des Femmes, j'ai été censée, en compagnie d'une autre peintre et d'une écrivain-historienne et de cinq musiciennes, agrémenter le cadre et illustrer le programme, représentant des femmes qui créent...

J'ai donc accroché huit de mes dessins sur les cimaises de l'Avant-Scène de notre théâtre le Phénix (habitué à faire des expositions). Cependant, comme les organisateurs avaient estimé à l'époque mon parcours "atypique", j'ai été invité à l'exposer également, en 10 min. maximum, afin de pas fatiguer l'attention du public qui de toute façon, lâcherait l'affaire au-delà de ce délai.

Pas de problème, ayant l'habitude de prendre la parole en public depuis longtemps, je peux improviser, calibrer mon discours selon l'auditoire. Comme j'ai été présentée partageant mon temps entre l'écriture et dessin, j'ai décidé au dernier moment d'imprimer 2 pages pour illustrer et terminer mon propos.

Une bonne soixantaine de personnes remplissaient la salle. J'ai pris la parole dans le discret bruissement des conversations et des couverts. Progressivement, un silence palpable s'est installé.

Ces deux pages ont été écrites il y a une bonne dizaine d'années. Le début de l'écriture pour moi, peut-être bien. Je me souviens vivement de mes sensations d'alors, de m'être abandonnée avec confiance au pouvoir des mots: "Comment faire pour qu'un monde ressuscité très personnel ait un intérêt quelconque pour autrui? Qui plus est dans une langue d'adoption, invitée à être capable de traduire les sensations premières de l'enfance, le parfum particulier des acacias en fleurs un soir de printemps ou celui de l'herbe folle au bord du chemin, après l'averse... Ce parfum est celui d'un pays, celui d'une enfance. Et chaque pays, chaque enfance a le sien comme nulle part ailleurs."

Submergée des impressions ressuscitées alors, les mots affluaient irrésistiblement pour traduire le plus justement possible les strates enfouies des commencements... J'ai le souvenir d'une certaine ivresse première des mots, il y a dix ans.

J'ai dépassé le temps initialement imparti. Le silence profond, l'émotion à fleur de peau m'ont surprise. J'ai vite regagné ma place sous les applaudissements généreux.

Beaucoup de monde sont venus me parler après. Non seulement ils n'ont pas trouvé l'intervention trop longue mais ils ont regretté qu'elle ait prit fin...

(illustration: mon portrait par ma petite-fille Lucie, 10 ans)

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Soleil d'hiver

17 Janvier 2016, 16:47pm

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Publié par Flora bis

Soleil d'hiver

La météo nous prédit le début du vrai hiver: verglas, neige, des degrés en dessous du zéro. Après tout, rien de plus normal pour un mois de janvier.

Pourtant, je ne peux m'empêcher d'y penser avec une certaine angoisse. Je me vois arpenter les trottoirs glissants, à petits pas crispés et prudents comme les petites vieilles craignant la chute fatale qui les clouerait sur leur fauteuil pour le restant de leurs jours... Où est la jeune femme qui affrontait les frimas sans crainte, la neige épaisse et gelée pendant des mois, sans même écouter les présages anxiogènes de la météo...? A quoi bon coller l'oreille religieusement, plusieurs fois par jour, sur les prévisions, alors qu'il suffit de regarder par la fenêtre pour savoir le temps qu'il fait! Quant le à prévoir, cela ne changera en rien le déroulement des choses, mise à part l'anxiété générée à l'avance.

Le soleil est bas mais il gagne quelques minutes de rabiot tous les jours. Je contemple sa progression sur les statuettes de la cheminée, passant sur l'élégante aiguière en cuivre sur la petite table ottomane, souvenirs d'Istanbul qui me ramène immanquablement vers la boutique de Kato dans le Grand Bazar, m'allégeant en même temps d'une trentaine d'années...

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Soirée littéraire entre nous

11 Décembre 2015, 11:42am

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Publié par Flora bis

Soirée littéraire entre nous

Avant-hier soir, nous nous sommes réunis chez moi: une dizaine d'enthousiasmes et d'amours de la littérature qui bravions fatigue et froid. Beaucoup d'habitués étaient pris ailleurs en ce mois de décembre si rempli d'événements pressants et intéressants!

J'avais proposé le thème "Mon Paris", "Ma France", poussée par l'ambiance lourde de cet automne, entre attentat et élections aux sinistres présages. J'avais envie d'affirmer que l'amour du pays n'appartient pas exclusivement aux extrêmes qui s'en sont appropriés car celui-ci était abandonné frileusement par les autres...

Moi-même - cela allait de soi - j'ai choisi les écrivains, poètes et artistes étrangers qui sont venus en France, attirés par une culture fantasmée. Confrontés à la réalité, certains ont été déçus, d'autres sont restés, devenus partie intégrante du patrimoine culturel de la France, l'enrichissant tellement bien que beaucoup de Français ne savent même pas qu'ils étaient nés ailleurs!...

Beaucoup d'écrivains étrangers ont choisi la langue française comme langue d'écriture. Ils sont des centaines! Beckett, Ionesco, Sarraute, Tzara, Levinas, Kundera, Alexakis, Cheng, Kristeva, Cioran, Gary, Troyat, Semprun, Carrère-d'Encausse et la liste est encore longue!

Le Russe Andreï Makine, nourri par l'héritage d'une grand-mère française atterrie en Russie, a fini par s'installer en France et obtenir le prix Goncourt (1995) pour son roman "Le testament français". L'Américain Jonathan Littell est primé en 2006 pour "Les bienveillantes", l'Afghan Atiq Rahimi lui emboîte le pas en 2008 pour son roman "Singué sabour", sans parler de Gao Xingjian qui a obtenu le 13ème prix Nobel de la littérature française, avec son roman monumental "La montagne de l'âme". Eduardo Manet, Nancy Huston, Zoé Valdès, Hector Bianciotti, Nina Berberova... et la comtesse de Ségur! Tous ont choisi la langue française pour créer. Certains avaient déjà une oeuvre importante derrière eux dans leur langue maternelle, pour d'autres, la source de l'inspiration a jailli grâce à la langue française. D'évidence, écrire dans une langue d'adoption permet la mise à distance entre l'écriture et les émotions qui la nourrissent.

Les Français sont parfois étonnés quand je leur dis que pour moi, le français est la langue de l'écriture par excellence. Probablement, beaucoup d'entre eux n'ont pas conscience du trésor qu'ils ont reçu à la naissance. Trésor que nous, nés à l'étranger, devons nous approprier de haute lutte, au prix des efforts qui ne prendront fin qu'avec notre dernier jour... Mais quel plaisir intense lorsqu'on a la sensation jouissive de trouver le mot juste à sa juste place!

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Ciel de plomb, décembre...

2 Décembre 2015, 19:21pm

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Publié par Flora bis

Ciel de plomb, décembre...

Ce sont des jours de transition: ni chauds, ni froids, ni tension, ni relaxation totales... Le ciel est lourd, tout se teinte de gris et de toutes ses nuances. Deux semaines après la tragédie, les gens se tassent: la morne routine revient car bien obligée, mais sans la soupape de la fête. Comme une gueule de bois.

On prépare Noël sans y penser - sans y croire? C'est si loin, demain...

Anesthésiés? Peut-être. Besoin de rassembler les pièces éparpillées du puzzle. Mettre un peu d'ordre dans nos pensées, dans nos vies. Pour y croire de nouveau, encore et encore. Car sans carburant, le moteur est définitivement mort. Et cela, on ne peut pas se le permettre. Pour les générations futures que nous mettons au monde et qui ne l'ont pas demandé. La responsabilité pour elles nous incombe entièrement.

Je regarde mes petites-filles, magnifiques, intelligentes, sensibles, innocentes. Elles ont tous les talents, détiennent toutes les promesses, même celles de nos rêves morts-nés.

Elles nous font confiance. Nous n'avons pas le droit de les décevoir.

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Accords turcs...

22 Novembre 2015, 12:33pm

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Publié par Flora bis

Accords turcs...

"Istanbul solistleri"... Hier soir, j'ai reçu une invitation pour un concert de musique turque au théâtre. L'amie qui m'invitait connaissait ma nostalgie inextinguible pour la Turquie et pour Istanbul en particulier.

La musique turque traditionnelle est assez inhabituelle pour l'oreille européenne non initiée. Les instruments ont un aspect et une sonorité inconnus, les harmonies gaies et rythmées donnent en même temps l'impression de mélopées inconsolables. L'ensemble qui s'est produit hier au Phénix est composé des plus éminents représentants de cet art. Le public turc averti s'identifie, se fond littéralement dans les vagues nostalgiques de cette musique aux rythmes parfois endiablés, soumise aux multiples influences des peuples de l'empire ottoman, grecs, juifs, arméniens, albanais, azéris etc.

Pendant notre séjour à Istanbul, dans les années 1980, nous avons assisté plusieurs fois aux concerts de musique traditionnelle ottomane. Ainsi, hier soir, en fermant les yeux, des images me revenaient par vagues: le Bosphore avant tout, sur fond de ciel bleu, survolé par des escadrilles de mouettes voraces et criardes, la ruche infatigable, bruyante et colorée des rues, les boutiques minuscules encadrant un visage jovial et les chats, immanquables et paresseux...

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Ambiance de Toussaint...

2 Novembre 2015, 18:47pm

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Publié par Flora bis

Ambiance de Toussaint...

Hier après-midi, je suis allée au cimetière St-Roch. Vingt minutes de marche de chez moi, sous le soleil exceptionnellement clément pour un 1er novembre. Des tombes aux bouquets multicolores à l'orgie des arbres automnaux, le cimetière flamboyait, exalté par le soleil...

J'avançais avec mon pot de chrysanthèmes "pompons jaunes" comme il les aimait, sans être un amateur de fleurs. Tandis que je m'échinais, coupée en deux, à tailler les bosquets miniatures autour de la plaque de marbre qui, envahissants, masquaient l'inscription: "Si la réalité existait, il faudrait s'empresser de la faire disparaître", je me suis dit que ces efforts me sont destinés en premier lieu. La dette du survivant, tentative dupe de créer un lien aussi ténu que ce soit avec un passé vivant, avec un mort ressuscité par la mémoire... Vague remords de s'émerveiller encore du soleil qui réchauffe votre solitude...

Les croyants se préparent à la rencontre dans l'au-delà où il faudra répondre aux reproches en cas de négligence. Ils vont au cimetière pour accomplir leur devoir, en vue de la résurrection tant attendue. Je n'ai pas cet espoir-là.

Il ne reste que le souvenir qui vous niche, pour un instant, dans la chaleur d'antan, dans l'étreinte depuis longtemps refroidie...

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A la frontière...

13 Octobre 2015, 18:22pm

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Publié par Flora bis

A la frontière...

Je viens de publier une note sur mon blog hongrois, encore sous l'empreinte du jour de mon anniversaire. On a beau se dire que tout cela se passe dans a tête, que c'est un jour comme un autre, que sa solennité dépend en grande partie de nous et de notre entourage. Nous ne recevons pas d'un coup douze mois sur la tête, non: notre lente décrépitude est presqu'imperceptible, du moins pour celui ou celle qui nous aperçoit tous les jours - nous-mêmes...

Nous sommes à mi-octobre: hier, grand soleil, aujourd'hui 7° à peine, accompagné d'un vent glacial. Le moment où nous venons au monde a-t-il vraiment de l'influence sur notre caractère comme les astrologues l'affirment depuis toujours? En dépit de mon cartésianisme rassurant, je suis tentée d'y croire un peu... A la frontière de l'été indien où la saison froide fait des incursions brèves et inattendues pour nous habituer au frimas à venir, nous avons encore la mémoire de l'été dans la peau, tout en nous tournant déjà vers les jours raccourcis. Nous nous préparons à hiberner et guettons les derniers rayons tièdes pour nous requinquer... Je suis un peu ainsi: gaie et optimiste dès que le soleil revient, en proie à la mélancolie sous le ciel gris de plomb. Je me calfeutre avec la nostalgie de l'été autour du cou...

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Des temps troubles

6 Septembre 2015, 19:27pm

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Publié par Flora bis

Des temps troubles

La torpeur paisible des vacances est loin derrière nous. La Toile bruit des mouvements migratoires hors normes qui secouent l'Europe.

Cela concerne plus particulièrement mon pays d'origine, la Hongrie qui, depuis un certain temps, a mauvaise presse. Campagne d'affichage contre les "migrants" invités à s'abstenir de prendre le travail des Hongrois, distillation des rumeurs de dangers divers (épidémies, viols, terroristes dissimulés dans la foule des réfugiés), érection d'un mur de barbelés, au demeurant inefficace, à la frontière serbe, porte d'entrée de l'espace Schengen... L'hypocrisie de Bruxelles rencontre l'hostilité du gouvernement hongrois qui tente de ménager son aile d'extrême droite.

L'opinion publique est tiraillée entre ses peurs ancestrales devant le déferlant musulman qui éveille en lui les réminiscences de 150 ans d'occupation ottomane, et ses sentiments de compassion à la vue des foules épuisées des périples en bateau et à pied...

Tout cela mène à un cafouillage sans nom. La fameuse photo de l'enfant noyé - on se demande pourquoi les milliers de cadavres d'avant ont laissé tout le monde de marbre - crée un électrochoc. Les barrières autrichiennes et allemandes, jusque là baissées se lèvent pour offrir un accueil chaleureux aux milliers d'immigrés. Tant mieux pour eux. La vague de solidarité spontanée générée par des initiatives de simples particuliers hongrois contrebalance quelque peu l'image de honte que le gouvernement - et les dirigeants de l'église, oubliant toute miséricorde chrétienne - ont laissé devant le monde, qui lui même n'est pas exempt de pharisaïsme...

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