Le blog de Flora

souvenirs

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De nos "premières fois"...

14 Mai 2019, 09:34am

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Publié par Flora bis

  L'administratrice de notre blog commun (en hongrois) a lancé le sujet suivant: "Nos premières fois". Les contributeurs, quelques furieux graphomanes, sont tous à peu près de la même génération, nés pendant et surtout, après la guerre. Ainsi, les souvenirs que nous partageons, se nourrissent quasiment du même terreau nostalgique...   

   Il y a des "premières fois" déterminantes qui ne seront pas dévoilées. Sans l'ambiguïté bienfaisante de la fiction, à la frontière de l'imaginaire, on ne soulève pas facilement le voile sur des souvenirs intimes... Pas même dans une autre langue qui, installant la distance nécessaire entre le vécu et le partage, rend ce dernier possible. 

   * Mon premier cartable: c'était un petit cartable, cadeau de mon père pour ma première rentrée des classes en 1954. Il était cousu de petits rectangles multicolores qui formaient un ensemble harmonieux entre le roux, l'ocre et le vert olive et il sentait bon le cuir. Mon père, lieutenant de réserve de l'armée était revenu en permission pour quelques jours. Ils étaient expédiés à la frontière yougoslave pour ramasser les mines installées quelques temps auparavant. Il y a eu un redoux dans les relations entre Tito, "le chien enchaîné" et les Russes et ses proches alliés... Je me souviens des larmes de mon père en repartant car personne ne pouvait être sûr des retrouvailles... 

* Mon premier bal: il a eu lieu pendant mes vacances d'été dans le petit village de mes grands-parents maternels. A 15-16 ans, la famille a jugé que je pouvais participer au bal clôturant la Kermesse du village. J'ai décrit cet événement si marquant dans une micro-fiction*** où la fiction n'a joué qu'un tout petit rôle...

* Mon premier vol en avion : il a eu lieu entre Moscou et Samarkand. J'étais étudiante à Moscou entre août 1969 et juin 1970. Ce voyage à la découverte de l'Asie centrale a eu lieu à la fin d'avril 1970. Nous avons quitté Moscou sous la neige en pleine nuit et après des heures de vol, nous avons atterri dans le printemps de Samarkand, sous le soleil! Par la suite, pour visiter Boukhara et Tashkent, nous avons repris l'avion 4 fois pendant ce voyage: des longs-cours confortables au petit coucou (Antonov) à 30 places partagées avec des oies dans les corbeilles des Ouzbeks rentrant du marché...

   Bien sûr, il y aurait encore d'innombrables "premières fois" à évoquer... J'arrête ici, de peur d'être trop diserte car l'éventuel lecteur est souvent fatigable... Plus la vie est longue, plus les expériences s'accumulent. Encore que, les occasions d'en faire de nouvelles ont tendance à se tarir. Les explorations grisantes des jeunes années où tout reste à découvrir se remplacent par "mon premier cheveu blanc", "ma première cataracte", "ma première prothèse de hanche" etc. peu exaltantes. On fera avec, bon an mal an...

*** l'histoire a été publiée sur ce blog le 25 août 2010, dans la catégorie "microfictions", sous le titre de "Feu de Saint-Jean"

   

  

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Retrouvailles

9 Mai 2019, 19:30pm

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Publié par Flora bis

   J'ai été gâtée cette semaine! Des visiteurs dès lundi ! A commencer par mon fils qui a fait une apparition éclair avec le train du soir pour repartir dès le lendemain midi. Nous avons dîné dans un restaurant, avec une bonne conversation comme d'habitude et qui me fait toujours beaucoup de bien. Des miettes de bonheur mais tellement bonnes à prendre!

   Après son départ, je me suis mise à préparer l'arrivée d'un couple d'amis d'un lointain passé d'Istanbul... Nos enfants étaient inséparables et les parents aussi: Noël, Nouvel An, week end et voyages à travers la Turquie et Chypre... Nous avons gardé le lien, mais la distance dans le temps et dans l'espace raréfie les rencontres. Nos enfants sont devenus adultes, nous avons des petits-enfants mais à l'intérieur, aucun changement! Ne vous fiez pas aux cheveux blancs et les quelques kilos en trop  -  ce sont les mêmes personnes qui s'étreignent pour retrouver les souvenirs communs, pour combler les hiatus du temps...

   Plus de 20 ans nous séparent de notre dernière rencontre. Deuil, maladies mais aussi bonheurs, voyages se mélangent et se racontent. Les conversations se poursuivent quasi sans interruptions, mon passe-temps favori et qui ruine ma réputation de cuisinière en me faisant régulièrement brûler les plats en préparation...

   Ces 24 h pleines du bonheur des retrouvailles vont me nourrir pour les jours à venir!... Et si le soleil s'y mettait en plus?...  

(ill. les 3 premières photos: hier à Valenciennes; les 3 dernières: réveillon à Istanbul 1989)

 

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Vacances hongroises caniculaires

12 Août 2018, 17:05pm

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Publié par Flora bis

   Je suis de retour de nos vacances en Hongrie. Une douzaine de jours, très chauds (35-38° ou plus, en permanence), je perdais des litres d'eau jour et nuit...

   Jadis, j'étais habituée à de telles chaleurs, sans être éprouvée de la sorte. Il n'y a pas que le climat qui change: moi aussi. Je crains de n'avoir d'autre choix que de m'y résigner.

   Mais tout cela n'est que l'écume des jours... Reste le plaisir véritable d'être avec les enfants et petits-enfants, avec la famille de là-bas: les rires, les jeux, les conversations plus approfondies car c'étaient des vacances. On a gagné un temps précieux, sans les écrans, sans connexion Internet, même les téléphones étaient au repos! Quel bienfait de sortir du circuit oppressant et répétitif des nouvelles du monde, des informations anxiogènes qui ne vous lâchent pas et qui finissent par vous ébranler. Nous avons fait ce choix-là.

   Pour les enfants, 3 jours au Balaton pendants lesquels je suis restée  -  par choix personnel  -  à la maison, à la rencontre de mes fantômes. Ils commencent à m'accepter, on dirait. De toute façon, j'étais incapable de bouger, de m'éloigner, de mettre le nez dehors, à cause de la canicule. J'ai même évité la plage de sable chaud de la Tisza qui borde notre petite ville. Je cherchais l'ombre, je lisais, j'écrivais... un peu.

 

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Ce n'est qu'un jeu de ballon rond...

11 Juin 2018, 16:12pm

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Publié par Flora bis

   

   Au risque d'étonner  -  voire de faire fuir  -  quelques lecteurs, je voudrais parler de foot... C'est un peu le moment: nous sommes quelques uns à partager les souvenirs uniques de l'explosion de joie du 12 juillet 1998. Tout comme la rage de honte de l'épisode d'Afrique du Sud où l'équipe de France a touché le fond...  

   Non, je ne suis pas une passionnée du foot ni du sport en général (l'apparence est trompeuse!); d'ailleurs, je n'en suis pas fière... Avec Gilbert, j'ai pris l'habitude de suivre les événements sportifs à la télé. Il aimait presque tous les sports, il en pratiquait aussi mais avant tout, c'était l'esprit de l'exploit, du dépassement de soi qui le passionnaient. Depuis mon fauteuil, j'étais devenue une vraie spécialiste du rugby, de l'athlétisme, du vélo, du foot, du tennis, du ski, de la course automobile et j'en oublie...

   L'autre jour, j'ai regardé le documentaire sur la Coupe du Monde du Football 1998. Les champions d'il y a 20 ans, dégarnis ou grisonnants, quelque peu épaissis, évoquaient l'EVENEMENT de leur vie sportive. Avec, dans leurs regards, l'émotion d'il y a vingt ans, intacte. Tout comme dans le mien. Avec, plus d'une fois, des larmes aux yeux...

   L'atmosphère, plus que tiède du départ, s'est progressivement réchauffée jusqu'à la liesse populaire qui nous a emportés tous. J'ai revécu les moments poignants des matchs successifs, jamais gagnés d'avance, où nos compétiteurs devaient y croire en se surpassant pour franchir l'obstacle. Pour qu'ils puissent se retrouver 20 ans après et communier dans l'émotion et l'amitié inchangées, il a fallu un sentiment collectif (ce mot d'Aimé Jacquet tant raillé!) fort qui a transcendé les quelques individualités en vue. Il leur a fallu beaucoup d'humilité  -  à commencer par le sélectionneur malmené qui les avait protégés des critiques malveillantes des journalistes omniscients  -  aussi, pour les préserver de la grosse tête avant l'heure et pour garder la capacité d'émerveillement de ce qui leur arrivait! Cet émerveillement semblait encore vivant 20 ans plus tard, en eux aussi bien qu'en leur public...

   Je me souviens des clameurs, des rues envahies de notre petite ville, des visages en joie, bariolés de bleu-blanc-rouge, drapeaux à la main. La foule convergeait de partout vers la Place d'Armes et l'Hôtel de Ville où nous avons entamé spontanément la Marseillaise, sous l'oeil de Jean-Louis Borloo sorti sur le balcon. Des inconnus s'embrassaient. On était loin des menaces de toute sorte. La joie et la fierté étaient contagieuses, dépassant de loin une coupe du monde gagnée.

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Impossible

23 Avril 2018, 19:33pm

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Publié par Flora bis

de ne pas déposer un petit caillou sur la tombe de ma mère ce jour de 23 avril... Un caillou intime, visible uniquement par moi (et par les quelques personnes qui s'égarent sur mon blog)... Si c'est intime, pourquoi le partager?... Parce que les mots apaisent.

 

   J'ai choisi cette photo prise par mon fils.  

   C'était pendant nos vacances d'été. Ma mère se tient devant la porte de la cuisine, la coiffure toujours impeccable, amaigrie par le chagrin d'avoir perdu son fils, mon frère... Huit ans après mon père. La solitude, ce gouffre sans fond qu'elle n'a jamais supporté se referme sur elle. 

   Je lis dans son regard clair: elle esquisse un demi-sourire, histoire de ne pas gâcher l'ambiance... La famille est arrivée, son petit-fils chéri, celui de France est là pour quelques semaines, le complice des sourires et des jeux, des plaisanteries et des confidences depuis toujours, depuis l'éternité des vacances heureuses... 

   Sur la photo, elle me regarde dans les yeux. Je lis mon éternelle culpabilité.  

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Fins de novembre festives

28 Novembre 2017, 19:42pm

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Publié par Flora bis

   Activités, festivités intenses... Les derniers jours de novembre, les 27-28, sont respectivement les jours d'anniversaire de Gilbert et de notre fils. Ce dernier a failli venir au monde le soir où nos amis s'étaient réunis pour fêter l'anniversaire de son père. Le champagne a dû rester au frais et nous, avec un léger trac au ventre, partis vers l'hôpital militaire français des forces alliées  d'occupation de Berlin-Ouest... Il est né le lendemain, en début d'après-midi.

   C'était il y a quarante ans. Pour moi, le sentiment d'un petit miracle demeure.

 

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Adieu à Françoise Blanc-Dupasquier

15 Mai 2017, 12:55pm

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Publié par Flora bis

C'est une photo que j'ai empruntée sur le blog de Françoise.

Elle vient de mourir, après un long et pénible calvaire, une bataille héroïque.

Je l'ai connue  -  sans jamais l'avoir rencontrée  -  sur la blogosphère, à mes débuts en 2008. J'ai admiré ses aquarelles, leur liberté, leur légèreté inimitable. Elle travaillait beaucoup le nu, d'après des modèles vivants et c'était cela qui nous a rapprochées. On a échangé beaucoup de mails plus personnels que je garde précieusement. Elle suivait avec une grande fidélité  -  vertu primordiale pour moi  -  mon blog, mes dessins et mes débuts en écriture, toujours généreuse en encouragements. J'aimais son esprit caustique, prêt à l'autodérision. Je l'admirais  -  et elle était pétrie de doutes, tout comme moi, au fond.

Dernièrement, nous sommes devenues encore plus proches. La maladie impitoyable a eu le dernier mot, malgré les défis courageux qu'elle lui lançait. Peut-on souffrir de la perte d'une amie "virtuelle"?... 

Je vous assure que oui. Beaucoup...

Adieu à Françoise Blanc-Dupasquier
Adieu à Françoise Blanc-DupasquierAdieu à Françoise Blanc-Dupasquier

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Fils invisibles

23 Janvier 2017, 12:01pm

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Publié par Flora bis

Hier, je suis tombée sur deux photos, prises à peu près à 20 ans d'écart l'une de l'autre...

en haut, 5e de gauche, moi

L'une, la photo de classe de mes 10 ans est prise sous les grands arbres de la cour de l'école. Nous terminons la section élémentaire, je tiens fièrement mon bulletin de fin d'année. Tout d'un coup, le parfum de ce jour d'été m'envahit: la sensation de la petite robe blanche amidonnée et fraîchement repassée sur le corps et l'immanquable ruban dans les cheveux... Juin 1958.

Je regarde mes camarades de classe et leurs noms ressuscitent un par un, collés à leurs images... Parmi eux, un blondinet souriant aux yeux bleus et aux irrésistibles fossettes qui me plaisait tant... Ce qui me permet de ressentir une parfaite compréhension pour les peines de coeur de ma petite-fille qui a exactement le même âge maintenant...

2e rang du bas, 5e de droite, ma mère

L'autre photo de groupe a été prise à la fin des années trente, réunissant les participants d'un spectacle amateur. Parmi eux, une petite blonde d'à peu près 10 ans, au regard rêveur et fière de faire partie de l'événement. Ma mère. Nous aurons 19 ans d'écart.

Ils ne le savent pas encore mais quelques années plus tard, la guerre va passer par là, d'abord l'armée allemande reculant, puis l'ouragan de l'armée russe. Et, avec l'armée hongroise déchiquetée, un soldat perdu qui deviendra mon père...

( moi: photo du haut. 5e de gauche dans le rang du haut. Ma mère : photo du bas. 2e rang du bas, 5e de droite)

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Rencontres

31 Août 2016, 12:30pm

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Publié par Flora bis

Au milieu du mois d'août, j'ai rencontré quelques uns de mes anciens élèves dans la petite ville du sud-est hongrois, scène des débuts de ma courte vie d'enseignante (les trois premières années) et aussi, de ma rencontre avec Gilbert.

J'enseignais le russe dans le groupe d'une quinzaine d'élèves de la section de russe. Cinq heures par semaine. Petit groupe enthousiaste, avec des niveaux différents mais avec le même élan sympathique de leur quinze ans. Je suis restée avec eux deux ans, jusqu'à notre départ pour l'Algérie.

Je sortais de la fac et d'un stage linguistique d'un an et demi en URSS. Evidemment, le programme officiel du lycée me semblait très étroit, ainsi l'ai-je complété abondamment avec des récits, des chansons, des poésies (Pouchkine, Lermontov, Jessenine surtout), des nouvelles et des contes, afin de rendre l'apprentissage de la langue, de la grammaire le moins rébarbatif possible. J'ai réveillé quelques vocations, paraît-il...

En Algérie, je recevais leurs longues lettres: ils m'écrivaient à tour de rôle. J'ai organisé une correspondance (en russe!) entre eux et mes élèves algériens, afin de "booster" l'envie de ces derniers à apprendre le russe...

Quarante ans sont passés... Il y a peu, ils m'ont retrouvé grâce aux réseaux sociaux. Mes adolescents de jadis à l'âge de grands-parents! Miroir cruel du temps qui passe... pour moi aussi. Ils ont accourus des quatre coins du pays pour ces quelques heures. Chargés de cadeaux. Leur regard n'a pas changé: le même enthousiasme y brille, celui qui m'a rendu nostalgique à vie pour le métier d'enseignant.

Rencontre - instant lumineux dans l'existence fugace... Il en reste dans la mémoire des sédiments de bonheur qui, parfois, nous aident à vivre.

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Retour à la maison

20 Août 2016, 12:03pm

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Publié par Flora bis

Paysage de Schiele au Leopold-Museum
Paysage de Schiele au Leopold-Museum

Mes pérégrinations vacancières ont débuté avec le mois de juillet, pour ne prendre fin que ces jours-ci. Le soleil nous a faussé compagnie près de la frontière belge pour que la ré-acclimatation soit parfaite! Et le petit crachin indécis filtrant de l'épaisseur gris ne fait que parfaire le sentiment d'avoir retrouvé le bon port...

Les enfants repartis, je retrouve le silence de la maison et la fatigue me tombe dessus comme un bloc de pierre jusque-là suspendu au-dessus de la tête. Les chevilles enflées par les 17 h de voiture, en grande partie la nuit, les articulations ankylosées et la tête lourde, je regarde, impuissante, les affaires à ranger, le courrier à éplucher, le jardin en état de jungle... Je choisis le canapé.

Après la côte picarde, direction du sud-est de la Hongrie, avec un arrêt à Vienne pour deux jours, afin d'admirer les tableaux de Schiele et de Klimt dans leurs musées. Le Leopold Museum et sa remarquable collection des tableaux de Schiele m'a particulièrement subjuguée. La foule, par contre, se massait surtout devant "Le baiser" de Klimt au Belvédère, tableau exploité à fond sur la camelote pour touristes, ornant tasse, soupière, beurrier, parapluie, sac et porte-clés etc, etc...

La maison nous attend, avec une nouvelle jeunesse acquise pendant notre absence. Les enfants font du vélo et d'autres jeux de plein-air, sous un soleil qui dépasse largement les 30°, tous les jours. Il est infaillible au rendez-vous, sauf un jour qui aboutit à un orage mémorable.

Rencontres chaleureuses, promenades agréables reviennent en flashs successifs. De quoi nourrir les vaches maigres qui ne manqueront pas de pointer leurs mufles...

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