Le blog de Flora

famille

Un vieux cahier en témoin

1 Novembre 2025, 03:56am

Publié par Flora bis

   Saisir le dernier jour du mois pour tenter de rattraper mon retard, c'est bien moi... En sachant, de plus, que c'est impossible. Ce constat mènerait bien plus loin, mais je ne récolterais que des regrets inutiles. 

   Derrière moi, des jours chargés des préparatifs pour fêter quatre anniversaires automnaux, des courses et des coups de fil innombrables. Depuis samedi, c'est l'arrivée des enfants, le bonheur, les rires et le sommeil rassuré, profond comme à chaque fois que je ne dors pas seule dans la maison. Mon fils et ma plus jeune petite-fille ont pu rester quatre jours de plus, un petit supplément de cadeau. 

   Restée seule de nouveau, mes pensées se réfugient dans le passé... Avec une amie, nous en avons parlé hier : faut-il fuir les tentations de la nostalgie? Nous empêche-t-elle de vivre notre présent? Oui, je l'avoue, le passé se fait souvent refuge, à condition d'éviter certains souvenirs, dangereux comme des sables mouvants. L'avenir, de toute façon, est désormais derrière moi et il rétrécit de jour en jour comme peau de chagrin. Quant au présent, j'essaie de le vivre aussi riche que possible  -  même si ce "possible" est trop mince à mon goût pour en nourrir mon (blog) quotidien...

  La mémoire est une matière vivante, mouvante, changeante; elle transforme parfois le vécu que nous croyions immuable, fixé une fois pour toutes. Je viens d'en avoir la preuve éclatante et vaguement douloureuse comme un bleu à l'âme... Je referme le vieux cahier de la marque "Общая тетрадь" que je garde près de moi depuis 1969-70... Oui, depuis ces années-là, il a traversé beaucoup de déménagements et de bouleversements alors totalement imprévisibles. Nous l'avons entamé avec Marie à Moscou (pour fixer nos souvenirs que nous pressentions mémorables!) au moment où nous y sommes arrivées à la fin du mois d'août 1969, pour l'année universitaire, en stage de langue et civilisation russe et soviétique... Logées avec des étudiants russes et étrangers dans une bâtisse ancienne non loin du stade Loujniki, nous étions quatre par chambre : dans la nôtre, Marie et moi, nous étions deux Hongroises en compagnie d'une Russe, Natacha et une énigmatique Bulgare, Angelina.   

Voyage en Ouzbekistan; au premier plan, moi avec une fleur dans les cheveux

   Quelle plongée dans le cahier, survolant presque toute l'année avec les événements au rythme échevelé de nos vingt ans! J'ai l'impression que nous n'étions jamais fatiguées! Les cours, les voyages aux pays baltes, en Asie Centrale, en Géorgie et en Arménie, les soirées d'étudiants, les études en bibliothèque et les nombreuses soirées de théâtre!... Sans compter la vie de tous les jours dont les événements nous réservaient souvent des rebondissements insolites! Tout cela pour enrichir sans cesse notre vocabulaire jusque là plutôt livresque... 

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Je ne peux pas faire autrement!...

14 Août 2025, 12:14pm

Publié par Flora bis

   Je viens de boire un espresso, destiné à donner le petit coup de fouet à mon cerveau embrumé par la chaleur. Même si mes jambes deviennent défaillantes, j'aimerais bien qu'à l'étage supérieur, les rouages résistent encore à la canicule et aux ravages du temps...

   Depuis peu, je découvre en moi des gestes, des habitudes de ma mère qui, venant d'elle, m'exaspéraient... Souvent, je lui reprochais de "traîner les pieds" et d'accrocher ainsi les tapis qui couvraient le sol de toutes les pièces de la maison de mon enfance. Tout comme la mienne, maintenant. Ma mère avait des problèmes d'hypertension et je vivais dans l'angoisse permanente qu'elle ne tombe. Régulièrement, elle me donnait des nouvelles de ces chutes dont elle arrivait à se relever seule pendant longtemps, avec des bleus certes mais sans fracture. Oui, ça tenait du miracle  -  ou de son squelette  solide...

   Depuis quelque temps, je m'aperçois que la cause de mes chutes assez fréquentes est le fait que je traîne les pieds... Non pas par paresse ou nonchalance mais parce que je ne peux pas faire autrement... Et si en plus je me dépêche, la chute n'est pas loin, violente, traumatisante, avec des conséquences imprévisibles... Ayant pris conscience de la chose,  je lutte pour m'en défaire tout en rendant hommage à ma mère pour ces petites leçons de l'au-delà, du temps qui s'écoule, de l'âge qui tente de prendre le pouvoir.

  

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Escapade en Hongrie

30 Juillet 2025, 11:03am

Publié par Flora bis

   Un mois de juillet qui s'apparente au Sahara, caniculaire et dépourvu de présence humaine, hormis quelques visiteurs perdus, sur les pages de mon blog... Moi-même, je suis partie pour me reposer de la vue et des bruits déprimants de ma rue. Oui, elle sera plus belle  -  j'espère que je tiendrai jusque-là.

   Je reviens de Hongrie où j'ai passé une dizaine de jours agréables en compagnie de mon fils, par une chaleur généreuse de 36-39°. Ce qui a un peu compliqué l'escapade, c'était l'état de mes jambes, la droite en particulier, victimes de 2 chutes successives dans la maison, quelques jours avant notre départ. "Ce n'est plus un accident, c'est un signe d'avertissement", me disais-je car je n'avais aucune envie de partir... Être là-bas, oui, mais pas voyager!... J'étais épuisée, lasse et stressée, et en même temps, la perspective de passer une semaine avec mon fils et la famille hongroise ont vaincu mes réticences. 1700 km (+ 250 pour mon fils pour me cueillir au passage) en voiture et en une fois!... Avec quelques pauses cafés en claudiquant sur mes jambes enflées et bleuies par des hématomes des genoux aux orteils, nous sommes arrivés vers 2 h 30 du matin, après avoir traversé 5 pays de l'Europe! Un repas complet préparé par ma belle-soeur nous attendait au réfrigérateur mais nous ne pensions qu'à retrouver nos lits respectifs!

Dès le lendemain, nous avons entamé notre régime paresseux : grasse matinée, déjeuner et petites courses de démarrage chez l'épicier du coin, rencontres avec la famille de mon neveu avec dîners improvisés, lecture, jeux de cartes (où je perdais plus que de coutume, ce qui n'entame jamais mon envie de jouer). Des excursions dans les villes d'alentours, petits parcours habituels limités cette fois-ci par les conséquences de mes chutes. Je n'ai pas pu résister à l'acquisition de 6 nouveaux livres et d'une bonne bouteille d'alcool d'abricot à ramener ici. Au retour, nous avons fait une halte d'une soirée très agréable chez ma nièce.

   Une rencontre insolite m'a particulièrement marquée. J'ai revu la petite soeur de ma meilleure amie du lycée... Nous avons passé 4 ans assises côte-à-côte en classe mais les années de fac nous ont séparées. Elle est décédée il y a quelques années et sa soeur souhaitait me rencontrer pour m'offrir un beau livre, l'oeuvre de la vie de mon amie, sa thèse de doctorat. La famille a extirpé l'oeuvre importante de l'ordinateur et l'a éditée en un livre somptueux.. Un tome richement illustré de 400 pages, "Geoponika". Encyclopédie byzantine du 10ème siècle, traduit du grec ancien par mon amie. Je me sens extrêmement privilégiée.

   Nous avons passé deux heures à discuter passionnément, dans un café, avec Anne-Marie, la "petite soeur" que j'avais vue la dernière fois il y a 60 ans... La jeune adolescente est devenue une dame de 70 ans, cheveux blancs comme neige, pianiste concertiste et professeure de musique. Nous nous sommes reconnues dès le premier instant.

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Monde extérieur - monde intérieur

17 Juin 2025, 18:01pm

Publié par Flora bis

   Un lundi de Pentecôte paresseux, somnolent... Pas le moindre bruit filtré de la rue, ni de fumet âcre des barbecues bruyants des jardins environnants.

   Ce mois de mai et même le début du juin, des jours fériés multiples avec des ponts, bienvenus pour les "actifs" mais déroutants  -  pour ne pas dire déstabilisants, pour nous qui n'avons plus les repères du travail dans le monde extérieur. J'ajoute le "monde extérieur" car la distinction existe bel et bien désormais : un monde "intérieur", parfois solitaire et immobile, que l'on essaye d'expurger des dangers sournois... Et le monde extérieur qui en est plein.

J'ai passé un weekend court, à peine 24 heures, chez les enfants. J'ai pris le train avec les autres grands-parents pour assister au spectacle de la plus jeune de nos petites-filles, dans une troupe de théâtre amateur. On peut admirer le travail de l'animatrice avec le groupe d'ados, de l'écriture sur mesure de la pièce à la mise en scène : une formidable activité recréatrice et libératrice en dehors du travail scolaire!

   La canicule approche. Pour l'instant, elle touche à peine les 28-30° mais elle frappe de plus en plus tôt. La fraîcheur de la maison résiste encore...

    De l'extérieur, des bruits des guerres arrivent à nous, de partout. A l'intérieur, les faits divers sanglants, les craquements d'une société malade infusent en nous une sourde angoisse. On se dit : pourvu que la maison résiste encore!...

   Mon amie E. nous invite à un goûter. La maison bruit du passage de plusieurs de leurs petits-enfants en compagnie de leurs copains qui accourent des quatre coins de la planète. Ils sont jeunes, beaux, lumineux. A la fois audacieux et lucides. Nous leur laissons un travail énorme.

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Retour à ma vie minuscule

12 Mai 2025, 17:34pm

Publié par Flora bis

  Une lessive sèche sur le fil tendu de la terrasse. Retour à ma vie minuscule mais réconfortante que j'ai parfois l'illusion de gouverner. Je suis rentrée de chez les enfants hier midi.

   La meilleure façon de se rendre compte de la solitude, cadre habituel de sa vie, c'est de rentrer chez soi au bout de quelques jours ou d'une plus longue absence. Dès la clé dans la serrure et la porte entrouverte, on hume les odeurs familières un peu "renfermées", on scrute les objets habituels au passage : ils n'ont pas bougé de leur place et vous attendent avec docilité et dévouement. Derrière les volets que l'on s'empresse d'ouvrir pour redonner vie au décor, les pots de fleurs assoiffées réclament à boire. Et personne ne se précipite à votre rencontre.

   Le jardin... plutôt la jungle! L'herbe a poussé si vigoureusement qu'elle m'arrive aux genoux. Je ne distingue plus les fleurs! Quand aurais-je le courage, plutôt la force de m'y attaquer? Je me sens exténuée rien qu'à y penser...

   Les images et les sons des jours précédents tournoient dans ma tête. Tout ce qui me terrassait de stress avant mon départ (serai-je à la hauteur des taches qui m'attendent?) s'est évanoui pendant les jours ensoleillés, à la vue du beau jardin qu'un robot discret et infatigable maintient en l'état d'un terrain de golf de première classe. Le châtaignier majestueux neige de pétales blancs, tandis que l'acacia, le plus haut parmi les arbres centenaires, vient de se couvrir de grappes blanches odorantes, au goût du miel, celui de mon enfance. A deux pas de la grande baie vitrée, je cueille du persil frais pour les repas. Car je cuisine beaucoup, midi et soir. Toutefois, cela me laisse du temps pour mes habitudes devant l'ordinateur du bureau. J'en ai besoin désormais.

   Souvent, l'une de mes petites-filles est là, en pleine révision, parfois les deux, grâce aux jours fériés de la semaine. De leurs amis se joignent à nous une partie du weekend. J'aime la compagnie des jeunes, ils me ramènent aux temps nostalgiques où j'enseignais...

   Leurs parents arrivent frigorifiés du pays le plus au nord de l'Europe où le soleil, à cette époque, ne se couche pas. Nous regardons aussitôt leurs photos insolites et dépaysantes. Je boucle ma valise pour repartir tôt, le lendemain matin, mission agréable, chaleureuse et joyeuse accomplie.

Retour à ma vie minuscule
Retour à ma vie minusculeRetour à ma vie minuscule
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Dimanche de Pâque, sourire et petite bruine

21 Avril 2025, 13:13pm

Publié par Flora bis

   Voilà. Nous sommes un lundi de Pâque, solitaire comme ces dernières années. Cela fait partie des changements inéluctables qui ne me révoltent pas, en bon adepte d'Epicure. Inutile de se taper la tête contre le mur quand c'est dans l'ordre des choses! Au lieu de combattre les incontournables métamorphoses, il faut les apprivoiser, apprendre à vivre avec. Bien sûr, quand on peut les améliorer, il ne faut pas s'y refuser. Tout en douceur et harmonie, autant que possible. Eviter de s'infliger des souffrances inutiles. Arrivée à un certain âge (pas encore canonique!), nous en avons déjà eu notre dose...

   Hier, dimanche de Pâque, une amie est venue me voir avec deux petits gâteaux au chocolat, pour accompagner le café et en guise de pure incitation pour fermer l'oeil sur mon niveau de sucre. Nous aimons échanger de temps en temps sur des sujets légers mais aussi plus graves et profonds. Je la connais depuis au moins trente ans, nous nous accompagnons de loin en loin, partageant parfois des activités ou des étapes plus ou moins douloureuses de nos vies. Je tiens beaucoup à notre amitié.

    Elle possède une qualité rare dans mon entourage amical : elle aime JOUER! Je ne suis pas la seule à éprouver (hélas, trop rarement!) les bienfaits du jeu sur le cerveau et sur l'état du corps en entier : il diminue le stress, procure un bien-être immédiat au corps grâce au dopamine, stimule la mémoire en agissant sur l'hippocampe etc., bref, que de bons effets que beaucoup se refusent! Bien sûr, je ne parle pas des jeux vidéo que je ne pratique pas et que je désapprouve à haute dose. En famille, je me régale car dès leur enfance, presque tous ont été initiés aux jeux de société et tout le monde y participe, de façon transgénérationnelle!

   Alors, dimanche, après avoir consommé le café et les gâteaux, décortiqué les problèmes personnels de santé et d'autres, nous avons terminé gaiement sur deux parties de crapettes*, chacune de nous ayant gagné la sienne. de quoi nous séparer le sourire aux lèvres et dans la tête!

* crapettes : jeu de cartes

 

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Intermède avec anniversaire

12 Mars 2025, 13:03pm

Publié par Flora bis

   Exceptionnels 10 jours de beau temps dans la partie qui me concerne de la France : du sud de Paris à la frontière belge! Soleil dès le matin, belles et longues journées dans la douceur  -  que demande le peuple?... Je suis même descendue sur ma pelouse, armée de gants et de sécateur pour tailler les quelques rosiers et hortensias de ce côté. Le travail est loin d'être fini : j'essaie de tailler aussi mon érable du Japon, l'attraction principale de ce mini-jardin. Il en occupe bientôt la place principale.

   J'ai passé le week-end chez les enfants. Je mesure la marche impitoyable du temps dans les changements de nos habitudes. Nous, les trois grands-parents restants, avons sensiblement le même âge. Nous habitons la même ville, ce qui facilite les retrouvailles familiales. Ainsi, nous avons plus de vingt ans de routine de voyager ensemble vers Paris ou vers la Baie de Somme pour rendre visite aux enfants. Pendant longtemps, en voiture. Désormais en train. Les temps changent, notre état physique va en déclinant.

Les deux jours passés avec les jeunes m'ont reposée... Nous n'avons pas eu d'autre programme que d'être ensemble et cela me remplit de bien-être. Les enfants sont fatigués de leur vie harassante, des grands autant que les plus jeunes. Nous avons fêté le 19e anniversaire de l'aînée des petites-filles. Les études ne lui laissent pas beaucoup de temps de repos, mais la veille, elle a quand-même organisé, avec quelques amis, une grande sortie à Paris, avec promenade et soirée dansante sur un bateau sur la Seine! J'observe de loin la vitalité incroyable de ces jeunes dont j'ai été et que je ne suis plus...

Je n'oublie pas de mentionner les nombreuses parties de cartes qui ont partiellement comblé mon envie permanente et inassouvie des jeux! Je patienterai jusqu'à la prochaine occasion.

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Préparatifs de Fête

19 Décembre 2024, 13:00pm

Publié par Flora bis

   L'horloge presse. J'y jette un coup d'oeil rapide mais négligeant, j'ai trop envie de flemmarder sur mon écran d'ordinateur! De commencer la journée par ce bain de bien-être  -  de jouvence aussi, pourquoi pas  -  de communication stimulante, censée me donner envie de m'attaquer au monceau de choses à faire. Oui, je m'y attaquerai, j'ai le sens du devoir, mais avant, j'ai envie d'ouvrir grand les fenêtres de ma vie sur le monde! De jouer un peu avec les idées et les mots.

   Dernière ligne droite avant Noël. Les cadeaux sont rassemblés, à 90%. Les manquants seront complétés ce weekend, je l'espère. Le menu prend forme également. On commence à penser à la soirée de St-Silvestre, elle s'organise tout doucement. Rien à voir avec l'effervescence de la fête de Noël qui demande un plus grand déploiement  des énergies, à la hauteur du plaisir qu'elle représente de réunir les enfants autour de nous. Au regard de cet élan de bonheur, aucune fatigue ne fait le poids!

   Hier, la dernière réunion associative de l'année s'est déroulée de façon festive, chacun ayant en tête que dans quelques jours, au solstice d'hiver dans l'hémisphère Nord, nous aurons le jour le plus court de l'année! En même temps, quasi l'instant d'après, la lumière commencera à s'allonger chaque jour de quelques minutes, nous insufflant un peu plus d'espoir de retrouver la pleine lumière. Cette année en Europe (heure française), cela tombe exactement le samedi 21 décembre à 10 h 21'... Ouvrons l'oeil, cela ne dure que quelques secondes!... 

   Chaque membre de l'association a mis la main à la pâte pour préparer un petit repas agréable à consommer ensemble, en discutant autour de la table, en changeant de place pour que personne ne soit oublié. 

Heureuses Fêtes de Noël à chacun de Vous, de Nous Tous!

décoration d'hiver

décoration d'hiver

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Cela ne s'arrange pas avec l'âge...

24 Novembre 2024, 21:30pm

Publié par Flora bis

     En une nuit, la température a augmenté de près de 20°! Une personne normalement constituée  -  du moins selon le modèle ancien  -  passe difficilement de la tempête de neige aux bourrasques printanières. Les nouveaux modèles humains en formation, ceux qui survivront aux changements climatiques en accordant la température de leur corps aux circonstances capricieuses, à l'instar des lézards, recevront avec un flegme royal, sourcillant à peine, ce genre de nouvelle.

   Cette courte mise au point relative à la plus fraîche météo est sans rapport avec le sujet initial de cet article. Il s'agit d'un phénomène récurrent qui me met mal à l'aise à chaque fois que je dois faire face à des compliments... Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu beaucoup de mal à  "encaisser" les éloges. Surtout, en direct, sans avoir la moindre possibilité de replis, ni le plus petit trou de souris pour me cacher. En vieillissant, cela ne s'arrange pas.

   J'essaie d'en déceler les causes. Bien sûr, l'éducation familiale y est pour quelque chose. Il ne faut pas s'enorgueillir de tel ou tel don : on n'y est pour rien, c'est un cadeau de la nature! En générale, il faut se méfier du péché d'orgueil, l'humilité étant érigée parmi les vertus cardinales. Et moi, j'étais un enfant plutôt obéissant.

   Est-ce un manque manifeste d'estime de soi? Si oui, d'où vient cette défaillance? Je n'arrive pas à en identifier la cause. Ma mère a rarement été avare en compliments, et elle en ramenait des brassées des réunions de parents / profs. Ces éloges, je les écoutais en silence, sans commentaires : tout en me faisant chaud au coeur, ils me gênaient aux entournures, ne serait-ce que vis à vis de mon frère qui n'en a pas eu autant...

   J'ai entendu quelque part que le regard fier de la mère donne confiance au fils pour se réaliser, tandis que la fille a besoin du regard du père qui reconnaît, qui encourage, pour avoir confiance en elle. Était-ce le regard positif du père qui faisait défaut? Pourtant, il devait bien éprouver de la fierté à mon égard, sans jamais l'exprimer. Comme si tout allait de soi pour moi... Ou alors, pensais-je parfois, tous les domaines où j'excellais étaient à mille lieux de son intérêt... Il n'était pas contre, sans s'y intéresser pour autant. Pourtant, si j'ai un don pour le dessin, c'est de lui que je le tiens.

 

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Récompense inattendue

22 Octobre 2024, 19:28pm

Publié par Flora bis

   Il faudrait que je reprenne vite la plume  -  plutôt les touches du clavier  -  si je ne veux pas que le lecteur sympathique, généreux et souvent inconnu oublie définitivement le chemin qui mène à mon blog! Je suis revenue à la maison dans la nuit du dimanche, avec mon fils, après 14 h de voiture souvent dans les bouchons pour travaux qui ralentissent les autos sur des kilomètres. Après 10 jours passés en Hongrie (cadeau surprise pour mon anniversaire) sous un soleil éclatant.

   J'ai du mal à retrouver mes marques habituelles, repérer dans la solitude les contours de ma vie. Je suis sur le point de m'endormir dès que je me pose, en dépit des cafés multiples... Là-bas, nous avons eu une cure de désintoxication de la télé et de l'ordinateur  -  et je dois avouer qu'ils ne me manquaient même pas... Par contre, nous sommes souvent sortis en promenade au soleil, en visite dans la famille mais les soirées à jouer aux cartes à deux font partie de mes plus agréables souvenirs... J'adore jouer aux cartes ou à d'autres jeux de société mais mes ami(e)s ne partagent pas ces passions-là... Ainsi, les occasions sont très rares.

   La lecture, les conversations ont remplacé le temps passé devant les écrans habituels. Et ce soleil, généreux, abondant mais dépourvu de ses forces exténuantes estivales nous a accompagnés comme une récompense.

  

Récompense inattendue
Récompense inattendue
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