Le blog de Flora

balade

Promenade dans un jardin féerique

27 Août 2019, 09:09am

Publié par Flora bis

   Cela fait des années que je collectionne les céramiques de Andrea Vertel. Ses figurines apparaissent de temps à autres sur mon blog. Cet été, j'ai réalisé mon vieux désir : visiter, au bord du Danube, son jardin féerique où toutes les pièces de sa production s'exposent dans l'herbe, dans des recoins secrets, sur les murs et sur les étales!

   Nous nous sommes promenés pendant une bonne heure dans les méandres du grand jardin, sous un soleil de plomb, tenant le chien en laisse. La petite dame mince, dépourvue du moindre effort commercial, s'est contentée d'emballer les pièces que je lui rapportais sans cesse, elle notait les prix au fur et à mesure. Ma famille française s'étonnait : un sourire avenant, un verre de rafraîchissant, quelques mots aimables lui feraient vendre la moitié de son jardin d'un seul coup!... J'ai essayé de lui trouver des excuses : n'est-elle pas là, avant tout, pour créer, produire et non pas pour vendre?... 

   Ma collection qui frise la monomanie, a démarré il y a plus de vingt ans. J'aime le charme grotesque, la tendresse ironique de la vision de Andrea Vertel. Ses figures, dépourvues de tout réalisme sirupeux, me surprennent et m'enchantent. Avec le sentiment de "la dernière fois", j'ai fait quelques folies... J'ai pris un grand oiseau pour le jardin, afin que mon petit mouton se sente moins esseulé, un plus petit pour m'inspirer, me regardant écrire, perché sur mon bureau et trois autres qui peuvent s'accrocher au mur et qui cherchent encore leur place.

(site: www.vertelandrea.hu)

Promenade dans un jardin féeriquePromenade dans un jardin féerique
Promenade dans un jardin féerique

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Périples d'été, riches et fatigants

21 Août 2019, 08:10am

Publié par Flora bis

   Je regarde les photos de ces 3 semaines de vacances, encore et encore, tout en essayant de recoller les morceaux éparpillés de mon pauvre corps... Peu importe, l'essentiel est d'avoir vécu ces sensations fortes, cette beauté et le soleil qui les enveloppait. Les faiblesses du corps écrasé par la fatigue, on espère en venir à bout lorsque le temps du repos arrivera enfin...

   Les enfants ont concocté un programme très varié: à commencer par 1 semaine dans les Alpes, près de Briançon, à 1300 m d'altitude, entourés de sommets époustouflants entre 2-3000 m, aux tons et reliefs sans cesse variés, au gré du soleil. Il est vrai que je me suis tenue à l'écart des activités familiales (canyoning, rafting, parapente, vélo  -  et même des randonnées digne de ce nom), me contentant d'un peu de marche avec mon bâton de faux randonneur. Respirer surtout cet air si pur dont on oublie même la saveur comme celle des tomates de notre enfance...

   Venise... Sur le chemin vers la Hongrie, nous y avons fait halte pour une nuit. Retrouvailles fugaces mais inoubliables! Cette fois-ci, ce n'était plus la découverte de son charme désuet, d'une beauté à vous couper le souffle, phénomène que j'avais vécu dans le sens propre il y a 8 ans... Je savais ce que je cherchais à retrouver, avec la sensation intime de la dernière fois...

   Après avoir traversé la Slovénie, nous sommes arrivés en pleine nuit dans le sud de la Hongrie, pour y passer 15 jours, souvent caniculaires, bien remplis de bricolages, de promenades, de plages et de retrouvailles familiales. Le retour, de nuit, en voiture (1700 km), nous a laissés en morceaux... Le travail a déjà repris pour certains.

 

   

Périples d'été, riches et fatigants
Périples d'été, riches et fatigantsPériples d'été, riches et fatigants
Périples d'été, riches et fatigantsPériples d'été, riches et fatigants

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Homère au Louvre-Lens

12 Avril 2019, 12:39pm

Publié par Flora bis

   Hier, grâce à deux excellentes amies qui ont bien voulu me "chaperonner" toute l'après-midi, nous avons improvisé une visite au Louvre-Lens, pour voir l'exposition "Homère".

   Je me suis "armée" de la canne de mon défunt voisin, en prévision des heures de piétinement dans les salles du musée. A de pareils moments (heureusement, exceptionnels), je ne manque jamais d'une pensée amusée à l'intention de ma mère... Elle a longtemps refusé l'appui d'une canne et à 83 ans, elles m'a encore répondu, offusquée: "Tu n'y penses pas; j'aurais l'air de quoi avec?... D'une vieille..."

   Homère... Ses deux grandes épopées, l'Iliade et l'Odyssée font partie des fondements de la culture européenne et nous ne sommes même pas sûrs qu'il ait réellement existé. Tout le monde connaît les épisodes de la guerre de Troie et des 10 ans des pérégrinations d'Ulysse.

   L'exposition du Louvre-Lens est extrêmement riche en documents (300 pièces). Je regarde les imposantes sculptures en marbre des dieux et des héros musclés, gonflés de testostérone qui nous reçoivent dès l'entrée, avec leurs histoires d'amours et de guerres étroitement mêlées qui influent sur le destin de l'homme ordinaire... Ulysse, tellement archétypal et si individuel à la fois avec ses éclats de génie et ses faiblesses que tout le monde peut reconnaître en lui son éternelle humanité. Et la brave Pénélope... Tout d'un coup, je me dis: "Mais quelle tarte, cette pauvre Pénélope!" En effet: tandis que son mari met 10 ans pour parcourir les Cyclades et retrouver le chemin du bercail, s'attardant pour prendre du bon temps à chaque fois que des bras féminins tentants s'ouvrent à son passage, Pénélope l'attend, elle tisse, imperturbable, repousse toutes les tentations en épouse modèle! N'est-ce pas l'incarnation du fantasme masculin sur la femme idéale qui laisse la liberté à l'homme de vagabonder, et, en fidèle fée du logis, elle attend le retour de son guerrier?...

 

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Un samedi pas comme les autres

29 Octobre 2018, 16:14pm

Publié par Flora bis

   Cela faisait des semaines  - depuis que j'ai appris qu'il y aurait une exposition Schiele - Basquiat à la Fondation Vuitton  - que j'attendais l'événement en retenant mon souffle.  Le premier faisait partie de mon Olympe personnel depuis longtemps, mais le second, je ne le connaissais que sur reproductions. Peut-être seulement depuis sa mort précoce de 1988...

   Le bâtiment même de la Fondation est une merveille de l'architecture contemporaine, tout en courbes de verre et acier, s'avançant vers vous comme un magnifique bateau amiral, dans la verdure du Bois de Boulogne.

Egon Schiele occupe un niveau, essentiellement avec ses dessins. Cela me fait

particulièrement plaisir, car depuis longtemps, j'ai une attirance irrésistible pour ses dessins, bien plus que pour sa peinture, plus rare (pour 300 peintures, il nous laisse 3000 dessins!) et pour moi moins intéressante. Le vrai génie de Schiele se manifeste dans ses dessins, dans cette fulgurance virtuose, juste et incisive qui déforme, tord, réinvente le monde à travers le prisme de son regard, de sa soif de déchiffrer les bouleversements du début du 20ème siècle dans la Mitteleuropa au bord de l'effondrement.

   Trois niveaux sont consacrés à Jean-Michel Basquiat, ce génie instinctif, éternel adolescent, disparu, lui aussi à 28 ans. Je voulais ce face à face, pour la première fois, avec ses tableaux que l'on prend en pleine figure, pour se laisser  petit à petit cueillir, happer, pour qu'ils continuent à nous hanter longtemps encore...

 

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Balade de samedi

7 Mai 2018, 19:11pm

Publié par Flora bis

   Une amie m'a laissé un message énigmatique: "Es-tu libre après-demain? Si oui, je passe te prendre à 14h30 jusqu'au soir!" 

    Elle a gardé le secret de la destination pendant presque tout le trajet. Il faisait un temps splendide: par ici, impossible de se permettre le luxe de ne pas en profiter!

   

Elle ne m'a pas bandé les yeux et au bout de quelques kilomètres, j'ai constaté que nous avons quitté le plat pays pour un paysage vallonné: sentiers de randonnées, petits villages nichés dans la verdure ivre de printemps, exhalant partout le parfum des glycines et des lilas! Nous avons marché sous les arbres pour mériter une halte sous les parasols d'un restaurant bien connu, paraît-il, dans la région et qui brasse sa propre bière... 

   Nous avons dégusté tarte aux pommes et glace de caramel au beurre salé (pour laquelle je suis prête à me damner...), nous avons devisé tranquillement sur la terrasse, au-dessus des clapotis du cours d'eau qui se prenait par endroit pour un torrent!...

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Nouvelles expériences

1 Février 2018, 18:51pm

Publié par Flora bis

   Une journée ensoleillée! Timidement, certes, mais ensoleillée. Cela a suffi pour me requinquer un peu le moral, remontant ma sérotonine au dessus du seuil critique. Cela m'a donné aussi l'impulsion encore faible et vague pour cesser enfin de disserter sur la grisaille, la petite pluie pénétrante et le jardin transformé en une éponge géante dans laquelle j'évite de m'enfoncer... 

   Le week end passé à Paris y est aussi pour beaucoup: une réunion associative enrichissante le vendredi soir et la chaleur de l'accueil des enfants samedi-dimanche. Dommage que le samedi ait été occupé en grande partie par plusieurs heures d'attente aux urgences où une phlébite aigüe m'a permis d'être plongée pour la première fois dans l'ambiance que je ne connaissais que par description... Pour positiver à l'instar de mon fils, ces quelques heures nous ont permis d'échanger amplement sur passé, présent et futur. Chose que je fais toujours avec grand plaisir en sa compagnie.

   Je suis rentrée dimanche soir, munie de 10 piqûres d'anticoagulants que je m'administre moi-même, au rythme d'une par jour. Un autre apprentissage. Tant que la curiosité reste intacte, tout comme la soif d'apprendre, notre parcours n'est pas tout à fait fini...!

 

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Montaigne à Tournai (Belgique)

18 Septembre 2017, 18:55pm

Publié par Flora bis

  

   Le festival "Les (rencontres) Inattendues" de Tournai, entre le 31 août et le 3 septembre m'a épatée avec la richesse de sa programmation, autour du thème des héros, en musique, en réflexions philosophiques, scientifiques, artistiques. La belle ville de Tournai a servi d'écrin à ces manifestations, entre la Cathédrale, L'Evêché et la Halle aux Draps... Nous étions trois à franchir la frontière invisible entre la France et la Belgique pour y goûter, pour écouter et regarder un spectacle inattendu: "Montaigne" de Koen de Sutter.

   L'artiste met en scène et "joue" les "Essais" de Montaigne pendant près de 2 heures. Une performance. Il nous convainc de l'actualité toujours aussi réjouissante des pensées de ce philosophe humaniste du XVIe siècle qui ne cesse de nous apporter la démonstration à quel point il ne se prend pas tragiquement au sérieux: il est un "honnête homme" tout simplement, comme vous et moi, portant en lui "la forme entière de l'humaine condition". 

   Humilité, doute... Les maîtres-mots de Montaigne. D'ailleurs, ne vont-ils pas bien ensemble? Pourquoi écrit-il? A l'en croire, pour chasser l'ennui... "Ai-je perdu mon temps, de m'être rendu compte de moi, si continuellement; si curieusement? (...) Combien de fois m'a cette besogne diverti de cogitations ennuyeuses?"

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Avant la pause estivale

30 Juin 2017, 12:06pm

Publié par Flora bis

   Bientôt, la blogosphère sera semblable au désert de Gobi: ceux qui la nourrissent ou la lisent seront dispersés sur des plages ou à l'ombre de leur jardin, voire dans des voyages exotiques et culturels aux quatre coins de la planète (qui manque pourtant de "coins") et ils auront bien mieux à faire que de lire les élucubrations solitaires de quelques graphomanes perdus...

   Partager... D'où vient cette envie irrépressible de partager ses états d'âme, ses lectures et ses films, ses modestes ou immodestes productions avec le public qui n'en demande pas tant? Par bonheur, il possède la précieuse liberté de passer son chemin, sans même s'arrêter un instant, sans laisser un caillou en signe de son passage... 

 

 A mon tour, je ne peux résister à l'envie de parler de cette journée du 28 juin, une seule journée entre deux averses, où l'autobus loué par l'association des Amis du Musée nous a conduits à Compiègne et à Chantilly, sur les traces des "Heures Italiennes" des musées de Picardie. Outre l'admiration pour l'art italien, j'ai profité de l'occasion de découvrir ce deux villes où je ne suis encore jamais allée.

   Compiègne, Musée Vivenel... Ce grand collectionneur du XIXe s., descendant d'une famille d'artisans maçons, assoiffé de savoir et de culture, devient un des plus grands bâtisseurs de Paris. L'exposition présente des dessins et estampes italiens à partir du 15e s. appartenant au fond de la collection Vivenel. 

   Cela fait un moment que je rêvais de visiter le château du duc d'Aumale à Chantilly. Sa célèbre collection de peinture ancienne (la deuxième en France après le Louvre) contient des tableaux de Raphaël, de Giotto, de Lippi, de Poussin, de Corot etc... Un enchantement dont mes photos bien imparfaites ne donnent qu'une pâle idée... 

(à cliquer sur les photos pour les agrandir!)

Avant la pause estivale
Avant la pause estivaleAvant la pause estivaleAvant la pause estivale

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Mon ange-gardien ne chôme pas...

6 Juin 2017, 18:09pm

Publié par Flora bis

Un long week end chez les enfants, près de Paris...

Mon Ange-gardien, une fois de plus, a reçu un appel d'urgence.

Voilà ce qui l'a sorti de sa quiétude, alors qu'il somnolait paisiblement sur son nuage...

Samedi après-midi, je demande négligemment à mon fils s'il n'a pas envie de faire un tour à un  IKEA proche... Sans idée précise derrière la tête, se laissant tenter éventuellement par une bricole... Il fait partie de ces hommes rares qui aiment musarder dans les magasins. Nous avons passé deux heures délicieuses à discuter, à rire et à pousser l'autre à succomber aux tentations un peu rêvées... Détendus: l'un et l'autre avions grand besoin de ce sentiment de lâcher-prise si exceptionnel... 

Finalement, j'ai pris un tapis de 2x3m et un matelas enroulé qui se gonfle tout seul ultérieurement. Au moment de charger la marchandise, nous avons réalisé que nous étions avec une Smart!... Le coffre étant minimal, je tenais un pot de palmier d'1 m environ entre les genoux, tandis que le tapis restait coincé sous mon coude gauche, tout en dépassant par le hayon. Le matelas bouchait le reste de la visibilité, excepté par les deux rétroviseurs latéraux. Moi-même, je tentais de capter un peu de paysage à travers les feuilles du palmier.

Arrivés à la maison, la Smart se gare en haut de la pente menant au garage en sous-sol. Mon fils commence à extirper le matelas du coffre, hayon relevé, lorsque j'ai la vague impression entre les feuilles que la voiture avance... D'abord tout doucement, puis en accélérant dans la descente, tout droit sur la porte du garage flambant neuve, fermée! Je crie: "Ca descend!" Mon fils: "Tire le frein à main!" (en réalité, il avait été tiré) Moi: "Où il est? Je ne le vois pas!" (caché par le tapis roulé sur ma gauche). Un fracas assourdissant me fait fermer les yeux un instant, j'entends des cris de la famille et de la voisine accourue, je vois la porte défoncée et repliée au plafond et la lunette arrière en miettes, répandue au sol et dans le coffre... La Smart, courte et vulnérable, encastrée dans la C4 qui attendait, placide, dans le garage sans se laisser impressionner par une petite boîte en carton...

Bizarrement, pas un instant je n'ai pensé à pouvoir être blessée; seul le sort de la porte et de la voiture m'inquiétait. Et de fait, mon Ange-gardien m'a une fois de plus rattrapée...

Le lendemain, une visite au Grand-Palais et un dîner dans un restaurant japonais ont fini par nous réconforter.

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Les trésors de Sars-Poteries

4 Février 2017, 11:31am

Publié par Flora bis

   Qui connaît la petite commune de Sars-Poteries, 1500 habitants, au creux de l'Avesnois? J'y suis allée avec ma belle-mère il y a quarante ans, pour acheter un service de table en grès, très en vogue à cette époque... Il y a deux jours, j'y suis retournée en compagnie de deux amies.

   Dans ma mémoire, il ne restait pas de souvenir précis de ce jour torride de juillet. Alors, je redécouvre les lieux. Le département du Nord vient de rouvrir le Musée du Verre: bâtiment aux lignes épurées, tout en verre et en pierres bleues de la région. Une collection permanente illustre l'histoire de la tradition verrière du village. Les "bousillés", notamment. Ce sont des objets que les verriers étaient autorisés de fabriquer pendant la pause du déjeuner, pour leur plaisir, pour jouer avec leurs talents créatifs. 

   Sur un autre niveau, plusieurs grandes salles blanches au plafonds démesurés présentent la collection contemporaine. L'initiative appartient à l'abbé Mérieux qui, aux années 1970, a beaucoup oeuvré pour ressusciter les traditions verrières du village. Des symposiums internationaux sont organisés, des rencontres et des résidences d'artistes tchèques, polonais, danois, belges, canadiens etc. leur permettent d'échanger, de s'enrichir et de s'inspirer mutuellement au contact d'univers différents, dans des ateliers aux équipements les plus modernes.

   J'aime beaucoup les objets en verre. Objets usuels ou décoratifs. Ils existent grâce à la lumière qui les traverse. Ainsi, ils sont perpétuellement changeants, selon l'éclairage frontal ou à contre-jour, naturel ou artificiel. Ajoutons à cela l'effet de la matière, de la couleur qui les composent, filtrant la lumière toujours insaisissable... 

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