Portrait du poète, écrivain Guy Goffette (1947)
POESIE
I. II.
Dès l'aube tout est dit : les pas Il reste deux ou trois choses
que nous ferons, l'herbe en porte à dire sous le ciel, deux
déjà la trace, et nos paroles, ou trois seulement par quoi
la brume en use le tranchant les poètes se reconnaissent
sur le sein des collines, l'échine bleue - c'est un creux, une ride, une
de la rivière, les tuiles cassées veilleuse dans la nuit de l'oeil,
par le gel, et sur ces trois notes deux ou trois qu'on peut à peine
inlassables du merle dans le cerisier entendre et qui nous tiennent
qui émerge : tout est dit, comme l'été dans la langue d'avril
mais le plus dur nous reste : à la merci des marges.
trouver la juste dédicace.
Portrait par R.T.


