La tricoteuse (encre et pierre noire, illustration 2005)
quatre catégories menées parallèlement : extraits des oeuvres de Gilbert Millet, traductions d'auteurs hongrois, réflexions et mémoires, dessins
Encore une relique que recelait la grande valise dénichée chez ma mère...
Elle contenait un certain nombre de feuilles que ma prof de dessin lui aurait rendu
avant de disparaître...
Cette prof a toujours beaucoup cru en moi, bien plus que moi-même.
Le dessin date de 1961 et il représente notre rue, un jour d'été.
Je l'ai fait à la va-vite, pour m'amuser (on le voit à la ligne des toits, capricieuse).
Les couleurs sont restées miraculeusement fraîches, en dépit des 50 ans écoulés.
Je me souviens, ma prof m'a passé ses vieux tubes de gouache desséchés,
et moi, pendant des heures, je m'émerveillais à diluer les couleurs féeriques...
Ma grand-mère maternelle, Mária... Elle est née en 1898, décédée en 1979...
J'ai fait ce portrait d'elle pendant des vacances d'été que je passais souvent chez mes grands-parents maternels, à l'autre bout du pays (cette autre extrémité faisait un peu moins de 400 km...).
Cela devait être au milieu des années 60, lorsque j'étais encore lycéenne.
Ma mère a gardé d'elle une photo ancienne : très belle jeune fille élancée, port de tête fier et un regard à damner tous les soupirants... De fait, mon grand-père y avait succombé, à vie...
Ce lavis date de 1961... Notre professeur de dessin a recruté cette vieille dame au marché.
Elle est venue poser, immobile, devant le groupe d'élèves de tout âge que notre prof réunissait
un après-midi par semaine, pour dessiner, peindre, visiter des expositions.
Pendant 4 ans, j'ai fréquenté ces après-midi qui constituent des meilleurs souvenirs
de mon âge de collégienne.
(Ce lavis est fait au pinceau et encre de Chine)
Encore une belle rencontre, pour le dossier de notre revue "Hauteurs". Nous avons soigneusement préparé l'entretien, ayant lu et relu les oeuvres romanesques et théâtrales de Manet. Volubile, chaleureux, l'écrivain nous a donné renez-vous dans un grand hôtel parisien. De la même façon qu'avec Amélie Nothomb, le contact a été pris par une simple lettre, écrite de ma main dans laquelle j'ai exposé notre projet.
Le lendemain, coup de téléphone et un accent cubain inimitable : "Je réponds toujours aux lettres sympathiques"... Depuis, nous échangeons des cartes de voeux...
Amelie Nothomb * portrait (2001) pour ceux qui veulent voir le récit de notre rencontre avec Amélie Nothomb...
Bon anniversaire à quelqu'un que j'aime bien, finalement.
On se côtoie depuis de nombreuses années,
on essaie de se découvrir inlassablement,
avec plus ou moins de réussite.
Je crois bien qu'on est condamnées à cohabiter jusqu'au bout...