Le blog de Flora

jardin

Cultivons notre jardin

12 Novembre 2021, 11:23am

Publié par Flora bis

   Cela fait 31 ans que j'habite cette maison. C'est bien la première fois  -  et sans aucun doute la dernière  -  que je reste aussi longtemps dans les mêmes murs! Quand nous y avons emménagé en 1990, après avoir quitté Istanbul, nous n'avons certainement pas pensé que ce serait définitif. Notre vie jusqu'alors nous avait habitués à des courtes séquences de 2 à 6 ans dans un pays. Poser nos valises définitivement sonnait, du moins pour moi, comme une sanction, pour ne pas dire une condamnation avec la vision de la barrière s'abaissant devant moi. Clouée sur place. Jusqu'au bout. Ce qu'il y avait d'effrayant dans cette perspective, c'était "le bout". Le terme, inévitable, le bout dans lequel on se cogne.

   Après avoir quitté la maison de mes parents, j'ai toujours habité en appartement. L'idée du jardin, son manque ne m'effleurait même pas. Les fleurs en vase ou en pot me suffisaient.

   Ici, dans cette maison, mon jardinet de ville avec ses 50 m2 a rapidement pris une importance inattendue. Mes réflexes anciens, en sommeil depuis mon enfance, se sont petit à petit réveillés. L'héritage atavique de mes grands-mères, celui de ma mère m'a poussée instinctivement vers ce petit carré vert, enfermé entre les murs hauts. J'ai bêché la terre, ressemé la pelouse malmenée par le chien des anciens propriétaires  -  et j'ai planté huit rosiers de toutes les couleurs le long des murs. Dans un coin à mi-ombre, un camélia a trouvé la meilleure des places. Au milieu, un érable du Japon rouge, en pot jusqu'alors, a pu libéré ses racines à partir du moment où j'ai renoncé à l'idée de déménager. La construction de la terrasse, sans laquelle le jardin serait désormais inimaginable, a parachevé, pour un bon bout de temps, les aménagements.

   Souvent, je laisse mon regard se promener, s'attarder sur ce "mouchoir de poche" qui affiche pourtant, avec une certaine prétention, le nom de jardin. Je pense qu'il me ressemble, comme les jardins ressemblent à leurs propriétaires, je l'ai souvent observé. Une certaine fantaisie mais toujours contrôlée: pas question que la jungle prenne le pouvoir!... Une soif de liberté et d'exubérance, une envie de se débarrasser des entraves, et en même temps, ce besoin d'ordre et de maîtrise... Pour que ça ne parte pas à vau l'eau.

 

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Poèmes en vert et bleu

6 Septembre 2021, 10:25am

Publié par Flora bis

   

Je n'ose presque pas l'évoquer, par crainte de faire cesser la magie de cet été si rare : le soleil, dès le petit matin, le ciel bleu immaculé et le parfum du chèvrefeuille en folie sur ma terrasse, près de la porte de la cuisine! Je ne suis pas difficile ni revendicative, je le prends comme un cadeau inattendu, avec la gratitude de ceux qui ne sont pas gâtés par les cieux.

   Forcément, je ressens un regain d'énergie et j'essaye illico d'en profiter. Il faut que je m'expose au soleil, en vue d'augmenter le niveau de ma vitamine D, que j'améliore la couleur déplorable d'aspirine (pas du tout effervescent) de ma peau due au ciel gris plomb de notre été dans la fameuse "goutte froide"!

   Je réponds donc à l'invitation de l'association "Le cahier allant vers..." animée par les infatigables Muriel, Rémy, Yamina, Céline et les autres. Ils ont organisé une petite récitation de poésies sur le thème de la nature, dans le Parc des Prix de Rome qui se trouve juste derrière ma rue. Dans le demi-cercle de l'agora ensoleillé, un public attentif et interactif les écoutait, faisant fi des motos pétaradantes des rues alentour et des cris joyeux des enfants qui couraient parmi les sculptures installées dans les allées, convoquant l'esprit des nombreux artistes originaires de Valenciennes qui avaient tous obtenu le Prix de Rome en leur temps. Tout cela sous le soleil caressant d'une belle fin d'après-midi de septembre.

Poèmes en vert et bleuPoèmes en vert et bleu

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Calfeutrés

15 Janvier 2021, 11:49am

Publié par Flora bis

   Cela fait plus de deux semaines que j'ai déserté mon blog. Les visiteurs, découragés, se lassent de frapper à la porte d'une maison que seuls les courants d'air et les fantômes traversent...

(Suis-je comme Annie Girardot à son dernier César: "Je ne sais pas si j'ai manqué au cinéma français mais à moi, le cinéma français a manqué follement, éperdument, douloureusement...") Non, je n'en suis pas aux larmes, plutôt au manque d'écriture, de la nécessité de tirer au clair les impressions, les sentiments, les contradictions et les questionnements. L'écriture possède le don d'aplanir les égarements, de lisser les souffrances, d'apaiser les détresses, avec l'aide des mots, ces lumignons magiques à éclairer les coins sombres de l'existence. Bon, j'espère que je n'ai pas été trop grandiloquente, sans pouvoir m'empêcher de m'ébrouer dans les mots comme les canards dans l'eau printanière!... Quoi que... Parfois, ça fait du bien..

   Hier, pendant la nuit, une mince couche blanche a recouvert les toits des maisons, des voitures et le gazon du jardin. Toute la journée, la température avoisinait le 0° et je suis sortie sur la terrasse, devenue une véritable patinoire, avec mille précautions. Signe de vieillissement, ai-je noté. Avant, je n'avais pas besoin de prudence particulière pour affronter l'hiver, ni le hongrois, ni le russe, ni le berlinois, avec leurs températures très en-dessus de 0° : si je tombais, je me relevais sans craindre que le terme de la vie valide ne soit arrivé...

   

   

   

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Nous ne sommes pas à l'abri du meilleur!...

1 Janvier 2021, 14:44pm

Publié par Flora bis

   1er janvier 2021... Ouf, nous y sommes arrivés! Cela ne veut pas dire que le temps de la grande respiration est déjà là. Que nenni! Tout ce qui nous tracasse, tout ce qui nous emprisonne depuis presqu'un an, ne s'évanouira pas comme par enchantement, parce que nous avons tourné une page du calendrier!...

   Il y a des voix irréfléchies  -  ou les traiter plutôt d'incultes?  -  qui affirment bruyamment que nous avons vécu "l'année la plus horrible de l'histoire de l'humanité"... Consternant. Comment comparer les années de guerre, d'épidémie de peste, les grandes famines ou la grippe espagnole d'il y a un siècle demandant jusqu'à 50 millions de victimes? Comment les comparer avec notre confinement douillet, compensé, aménagé pour la majorité de la population? Etre privés de restaurant, de boîtes de nuit, de cinéma ou de salle de sport, de vacances exotiques : est-ce comparable avec des privations autrement plus douloureuses et éprouvantes? Parfois, remettre les choses à leurs justes proportions ne ferait pas de mal, à condition d'avoir un peu de réflexions.

"Cultivons notre jardin!"

   Certes, nous avons vécu une année pénible, avec des contraintes, des angoisses sourdes, des souffrances et des deuils. Pour ceux qui ont perdu un proche ou qui ont souffert de la maladie dans leur chair, peu importe s'ils font partie de 50 millions ou de quelques dizaines de milliers.

    Nous avons résisté, nous sommes toujours là. C'est notre victoire, modeste ou grandiose mais victoire quand-même. Nous avons résisté au virus invisible et sournois, à la dépression ambiante due à la solitude et au manque de perspectives claires. "Ce dont j'ai le plus peur, c'est la peur" pouvons-nous citer Montaigne, légèrement paraphrasé. Vaincre la peur, c'est déjà un pas vers la légèreté si désirée. Je citerais quelques lignes des paroles d'une chanson d'Yves Duteil (qui ne fait pas partie de mes idoles mais cette fois-ci, je suis en accord parfait avec ses mots):

Et même si le mal s'acharne à tout détruire
S'il conspire en silence en attendant son heure
Nous aurons beau tout faire pour nous garder du pire
On n'est jamais vraiment à l'abri du meilleur

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Mois de mai bancal

30 Mai 2020, 11:52am

Publié par Flora bis

  Quatrième article au mois de mai sur mon blog. Un mai bizarre, un peu bancal entre espoir et crainte, envie de respirer ou de rester en apnée suspendue dans un temps sans lendemain... Les autorités jouent aux équilibristes entre les impératifs d'une économie fragilisée et la peur de voir l'épidémie redémarrer. Finalement, on a l'impression de naviguer à vue  -  ou plutôt à l'aveugle?  -  dans une situation inédite qui a ébranlé la foi en le pouvoir illimité de l'homme sur son destin. 

   Autour de 28 000 morts en France. "Seulement! Vous vous rendez compte, sur 66 millions? " s'écrie mon médecin, en estimant la panique surdimensionnée par les média et les autorités. On ne sait plus où donner de la tête. Hier, une de mes amies,  passant devant ma maison, est restée à 2m de la porte sur le trottoir, refusant d'entrer  -  alors que l'autorisation était passée 2 jours plus tôt!... Nous avons bavardé au moins 20 minutes dans cette position inconfortable, dans le bruit et les odeurs des voitures, sous le soleil ardu mais elle a dit qu'à part sa promenade quotidienne, elle ne sortait pas, et surtout, elle ne voyait personne dans un lieu clos, pas même sa fille, son mari s'occupant des provisions...

   Pour ma part, j'ai bien envie de profiter du week end de la Fête des Mères dans une semaine, pour recevoir mes enfants que je n'ai pas vus depuis le 23 février... D'ici là, j'aimerais parfaire quelques préparatifs pour arranger la terrasse, pour organiser les courses et les repas, même si tout cela mettra, à coup sûr, mes batteries à plat... Mais le plaisir de les revoir n'a pas de prix. 

Mois de mai bancal
Mois de mai bancalMois de mai bancal
Mois de mai bancal

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Promenade dans un jardin féerique

27 Août 2019, 09:09am

Publié par Flora bis

   Cela fait des années que je collectionne les céramiques de Andrea Vertel. Ses figurines apparaissent de temps à autres sur mon blog. Cet été, j'ai réalisé mon vieux désir : visiter, au bord du Danube, son jardin féerique où toutes les pièces de sa production s'exposent dans l'herbe, dans des recoins secrets, sur les murs et sur les étales!

   Nous nous sommes promenés pendant une bonne heure dans les méandres du grand jardin, sous un soleil de plomb, tenant le chien en laisse. La petite dame mince, dépourvue du moindre effort commercial, s'est contentée d'emballer les pièces que je lui rapportais sans cesse, elle notait les prix au fur et à mesure. Ma famille française s'étonnait : un sourire avenant, un verre de rafraîchissant, quelques mots aimables lui feraient vendre la moitié de son jardin d'un seul coup!... J'ai essayé de lui trouver des excuses : n'est-elle pas là, avant tout, pour créer, produire et non pas pour vendre?... 

   Ma collection qui frise la monomanie, a démarré il y a plus de vingt ans. J'aime le charme grotesque, la tendresse ironique de la vision de Andrea Vertel. Ses figures, dépourvues de tout réalisme sirupeux, me surprennent et m'enchantent. Avec le sentiment de "la dernière fois", j'ai fait quelques folies... J'ai pris un grand oiseau pour le jardin, afin que mon petit mouton se sente moins esseulé, un plus petit pour m'inspirer, me regardant écrire, perché sur mon bureau et trois autres qui peuvent s'accrocher au mur et qui cherchent encore leur place.

(site: www.vertelandrea.hu)

Promenade dans un jardin féeriquePromenade dans un jardin féerique
Promenade dans un jardin féerique

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Beau début pour juillet

11 Juillet 2019, 10:20am

Publié par Flora bis

   J'ai du mal à reconnaître ma terrasse et mon jardinet! De bonnes fées les ont remis en forme en quelques heures rapides, hier après-midi: taillé les haies (qui avaient tellement poussé que je ne voyais plus le bout du jardin), désherbé les parterres, tondu la pelouse, libéré la terrasse qui a gagné en surface etc... Tous ces travaux qu'il faut effectuer régulièrement et que j'étais devenue incapable d'assurer suffisamment...

   Qui étaient les bonnes fées en question, discrètes et efficaces? Mon neveu et sa famille: sa femme et ses deux enfants dont un garçon de 20 ans, arrivés en visite chez moi (de Hongrie) pour huit jours. Ce n'était pas la première fois, plutôt la quatrième. Nous avons été à la mer, passé un week end à Paris chez mon fils, très attaché à son cousin. Le beau temps ensoleillé sans être trop chaud a été de la partie. 

   Nous avons aussi beaucoup discuté, mon passe-temps favoris, atour de la table, sur la terrasse, à l'ombre du parasol. A., sa femme, discrète et efficace, m'a entièrement déchargée de la vaisselle, son sourire, sa bonne humeur étaient un vrai rayon de soleil! Quant à moi, j'ai assuré l'intendance, la cuisine et les transports (ma petite Clio a résisté à la surcharge et les passagers à l'état des sardines dans leur boîte!...) Quelle agréable semaine nous avons passée!

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Les derniers cadeaux

30 Septembre 2018, 11:22am

Publié par Flora bis

de mon jardin! Après les nuits pleines d'étoiles, les matins se réveillent piquants de quelques degrés, pas plus...  Le soleil, encore triomphant, réchauffe rapidement la face engourdie du monde. Les rosiers, assommés tout l'été par la canicule, se bousculent pour m'offrir leurs derniers cadeaux. Chaque jour qui s'éveille, j'en suis reconnaissante, émue, en regardant ces fleurs pleines, majestueuses ou plus modestes, tendre vers moi leurs têtes multicolores.

   Je fais le tour, d'abord du regard, à partir de la terrasse, puis m'approchant d'elles, pour une caresse, en signe de gratitude pour leur générosité à mon égard. Je suis consciente  -  le sablier me le rappelle,  impitoyable, surtout à l'approche de mon anniversaire  -  que je partage un peu leur sort: l'hiver arrive bientôt, profitons des derniers jours (années?...) de clémence pour rendre au destin les quelques fruits des possibilités vraies ou hypothétiques dont il nous aurait gratifiés...

Les derniers cadeaux
Les derniers cadeauxLes derniers cadeaux

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Belle semaine

22 Avril 2018, 19:20pm

Publié par Flora bis

   Une semaine de bonheur pendant laquelle je pouvais remonter les volets le matin sans le mauvais pressentiment de les ouvrir sur un ciel de désolation, de grisaille menaçante... L'été a fait irruption dans le jardin, dans la maison et dans les coeurs: 28°, orgie de verdure en quelques jours, à tel point qu'il fallait tondre la pelouse d'urgence, mardi soir, à l'arrivée de la fraîcheur toute relative... Après les 15-16° de la semaine précédente, nous avions la tête et le coeur qui chaviraient... 

   La météo nous ramène déjà à plus de mesure: une dépression approche du côté des îles britanniques pour nous rafraîchir la mémoire: nous habitons dans le Nord!... Pas d'emballement prématuré!

   N'empêche... Cette semaine m'a fait un grand bien. La visite éclair de mon fils y est pour beaucoup. Il est venu mercredi pour écouter ma modeste prestation lors d'une réunion d'association et il est reparti tôt le lendemain matin, car le travail l'attendait à Paris. A cause des grèves, il n'a pas pu venir en train.

   Je voulais qu'il puisse profiter du beau temps, qu'il oublie la tension de son rythme habituel parisien, avec le transport quotidien harassant, la pression du travail et des horaires tardifs. Nous avons pris notre repas sur la terrasse, j'ai sorti la chaise longue pour qu'il se détende devant la beauté du jardin. Nous avons regretté l'absence de ma belle-fille et les deux petites mais la technique moderne a pu pallier un peu à ce manque.

   Hier, j'ai fait un tour dans la jardinerie du quartier pour quelques pots de fleurs, destinés à égayer la terrasse. 

 

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Point de départ et de non-retour...

8 Avril 2018, 11:49am

Publié par Flora bis

   Je m'aperçois que mon jardin constitue un point d'encrage, non seulement dans ma vie mais aussi pour mon blog, point de départ pour une note à publier. Il arrive souvent que l'envie d'écrire, de communiquer existe mais il manque l'impulsion, la première phrase. Quelle direction choisir pour le vagabondage?...

   On n'a parfois qu'une vague idée de ce dont on aurait envie d'échanger... L'essentiel serait-il de discuter ou de formuler sa pensée pour y voir plus clair? Serait-ce, en quelque sorte, un dialogue avec soi-même?...

   La pénurie des commentaires donnerait raison à cette intuition. Dans mes statistiques de fréquentation, je vois un nombre de visiteurs parfois conséquent pour un petit blog qui ne fait pas trop d'effort pour se faire connaître mais heureusement qu'il y a Françoise M. et la fidèle Aude qui me laissent un petit caillou de temps en temps, signe de leur passage... Une autre fidèle Françoise est partie dessiner des nus légers et charnus, épanouis et mélancoliques à la fois, au-delà de ce monde matériel  -  mais en existe-t-il un autre?... Notre longue amitié virtuelle me manque... Suis-je une indécrottable sentimentale, bien que je m'en défende la plupart du temps, fuyant le déluge des émotions suscitées, calculées si souvent pour manipuler les foules?... Je suis bien consciente que c'est un réflexe de défense: je m'accroche à ma matérialité palpable pour protéger ma vulnérabilité et mes émotions à fleur de peau, en les enfouissant bien profondément, à l'abri des regards...

   Bon, après m'être livrée (comme dirait mon fiston) si intimement, je reviens à mon jardin. Quel plaisir d'assister à son réveil, un peu tardif cette année! Le camélia offre ses dernières fleurs, ayant résisté bravement aux gels de février, les jacinthes se terminent et les tulipes se bousculent au portillon. Et les draps, pour la première fois de l'année, sèchent sur le fil! 

(à cliquer sur les photos!)

Point de départ et de non-retour...
Point de départ et de non-retour... Point de départ et de non-retour...

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