Le blog de Flora

etat des lieux ressenti

Petit flyer, oiseau de mauvaise augure

11 Janvier 2025, 14:04pm

Publié par Flora bis

   Une année se termine, nos festivités l'accompagnent jusqu'à la sortie, et sur le seuil, dans la foulée, nous accueillons la nouvelle.

   Les premiers jours, nous nous efforçons à nous habituer à l'idée de la nouveauté (qui ressemble pourtant furieusement à l'ancienne, y compris la vaisselle des festivités qui attend patiemment dans l'évier). Nous voudrions que tout soit renouvelé, jusqu'à l'air que nous respirons. Le sapin est fatigué, perd ses aiguilles... On le dépouille, range ses décorations dans les boîtes éculées, les mêmes depuis des décennies... Il ne faut pas les renouveler : elles sont gages de la continuité de notre vie selon des rituels immuables. Composantes mêmes de ces rituels.

   Cependant, la relative quiétude de la transition ne dure pas longtemps. La nouveauté s'annonce par un flyer dans la boîte aux lettres et gâche mon horizon pour plusieurs mois... Je ne peux pas dire que ce soit une véritable nouveauté. Les travaux reprennent, plus intensément que jamais, dans notre rue, avec stationnement interdit des deux côtés et dans les rues adjacentes. Je ne sais même pas où je pourrai garer ma voiture, au moins jusqu'en avril. Les courses, les RDV médicaux, les déplacements indispensables pèseront encore plus lourd, compte tenu du mauvais temps et des distances. A coup sûr, je sentirai mon âge et mon état de santé deux fois plus pesants qu'avec ma voiture qui attendait fidèle et disponible sous ma fenêtre. Je me souhaite avant tout un peu de courage pour survivre au moins jusqu'au printemps...

  

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Un avant-réveillon mouvementé

3 Janvier 2025, 13:28pm

Publié par Flora bis

   Il y a des fins d'année dont on se souvient. Quand tout se passe comme prévu, l'événement a tendance à s'estomper et à rentrer dans l'ordre grisâtre de ses semblables. Le 30 décembre dernier a pris quelques couleurs qui le distingueront, sans faire exprès.

   Il est vrai que je suis arrivée à cette date dans un état de fatigue avancée. Stressée, poussée à bout par des broutilles que jadis, je n'aurais même pas remarquées. Essoufflée au moindre effort, je n'arrivais pas à mettre un pied devant l'autre. Et bien désolée de cet état des choses...

   Le soir du 30, j'ai remémoré les deux-trois petits réglages qui restaient à faire pour le réveillon calme et chaleureux du lendemain, et je m'apprêtais à me détendre dans mon fauteuil. Au dernier instant  -  sur une inspiration subite, venant sûrement du diable himself  -  je voulais évacuer une petite poubelle sur la terrasse, en remontant le volet électrique. Et c'est là que, déjà dehors, la suggestion fatale me pousse à allumer la lampe extérieure, en passant mon bras à l'intérieur, sans regarder, j'appuie sur un bouton!... D'un peu plus loin, j'entends le bruit du moteur du volet qui descend! Et moi, avec la fatale perspective de rester dehors, en pull léger, dans le froid... Sans pouvoir appeler à l'aide, prévenir quiconque. En un instant, je mesure l'échéance de mon dernier jour... Est-ce arrivera aussi bêtement? Impossible!

   On sait que des situations d'urgence déclenchent un décharge d'adrénaline puissant. L'instinct de survie, dit-on. Mes réflexes me jettent vers le volet qui descend doucement et je l'attrape à 50cm du sol. Insuffisant pour passer en-dessous! J'essaie de le soulever, je le bloque un peu plus haut avec mon dos mais sans pouvoir compter sur mes genoux. Il ne me reste plus que de me jeter au sol et d'essayer de me faufiler sous le volet, avec les dernières forces du désespoir.

   Une fois dans la cuisine mais par terre, je ne suis pas sortie de l'auberge. Je suis incapable de me mettre debout, même en essayant de m'accrocher à quelque chose, à cause de mes genoux en compote. En me glissant sur les fesses jusqu'à mon téléphone, j'appelle ma voisine qui a une clé de chez moi. Après 20 h, elle n'est plus joignable, elle débranche tout. Reste à appeler les pompiers qui commencent à connaître l'adresse. Oui mais, il faudra encore glisser jusqu'à la porte d'entrée, le long du couloir qui semble interminable...

   Bref, tout est bien qui finit bien : ils arrivent, me soulèvent comme une plume et me conduisent aux urgences, constatant ma tension très élevée... J'y reste jusqu'à 2 h du matin, avec un diagnostic qui m'intime à chercher un cardiologue...

   A présent, je me remets doucement, me sentant comme quelqu'un qui sort  d'une centrifugeuse... Je ne suis pas habituée à une telle gymnastique et surtout, aussi longtemps!

Je vous souhaite,

mes très chers Visiteurs et invisibles Amis,

que votre Année 2025 vous épargne de semblables aventures

et qu'elle conserve votre inébranlable confiance en la vie!

  

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Le soleil est...

28 Octobre 2024, 19:43pm

Publié par Flora bis

   ... de plus en plus fatigué, plus opaque mais il résiste encore... Jusqu'à la fin du mois!..., ai-je imploré le maître des horloges, pour que le soleil garde sa douceur et nous amène petit à petit, avec clémence, vers la grisaille, l'humidité et le vent du nord... De toute façon, ce sera la saison la plus longue qui durera minimum cinq mois et nous laissera physiquement et moralement étiolés, anémiques et épuisés. Je préfère me projeter d'ores et déjà vers la fin de hiver, au lieu d'obéir à l'injonction de me calfeutrer dans mon terrier pour l'hibernation!... Faut-il qu'il soit attrayant, confortable, gai et inspirant pour susciter l'envie d'y emménager pour si longtemps!

   Déjà une semaine s'est écoulée depuis l'intermède agréable en Hongrie... Je n'ai pas parlé autant depuis des mois, en hongrois et en français, parfois les deux en même temps. Mon fils comprend le hongrois, il le pratique avec plaisir. Je reconnais, avec un brin de satisfaction, qu'il l'apprend facilement et de la même façon dont moi-même, j'apprenais les langues étrangères : non pas dans les dictionnaires mais "façon éponge", en les écoutant, les absorbant. Tandis que son père les apprenait visuellement, ayant besoin, pour les retenir, de noter les mots nouveaux dans ses petits bloc-notes, connaître les règles grammaticales. Dans un cas, le mot, l'expression reste dans l'oreille, dans l'autre, il s'imprime dans les yeux. Pour parler plus rapidement une langue nouvelle, il ne fait pas de doute que la première méthode est plus facile. A condition que notre ego ne souffre pas le martyre si on sourit à nos fautes de débutant!

il fait encore illusion...

il fait encore illusion...

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Récompense inattendue

22 Octobre 2024, 19:28pm

Publié par Flora bis

   Il faudrait que je reprenne vite la plume  -  plutôt les touches du clavier  -  si je ne veux pas que le lecteur sympathique, généreux et souvent inconnu oublie définitivement le chemin qui mène à mon blog! Je suis revenue à la maison dans la nuit du dimanche, avec mon fils, après 14 h de voiture souvent dans les bouchons pour travaux qui ralentissent les autos sur des kilomètres. Après 10 jours passés en Hongrie (cadeau surprise pour mon anniversaire) sous un soleil éclatant.

   J'ai du mal à retrouver mes marques habituelles, repérer dans la solitude les contours de ma vie. Je suis sur le point de m'endormir dès que je me pose, en dépit des cafés multiples... Là-bas, nous avons eu une cure de désintoxication de la télé et de l'ordinateur  -  et je dois avouer qu'ils ne me manquaient même pas... Par contre, nous sommes souvent sortis en promenade au soleil, en visite dans la famille mais les soirées à jouer aux cartes à deux font partie de mes plus agréables souvenirs... J'adore jouer aux cartes ou à d'autres jeux de société mais mes ami(e)s ne partagent pas ces passions-là... Ainsi, les occasions sont très rares.

   La lecture, les conversations ont remplacé le temps passé devant les écrans habituels. Et ce soleil, généreux, abondant mais dépourvu de ses forces exténuantes estivales nous a accompagnés comme une récompense.

  

Récompense inattendue
Récompense inattendue
Récompense inattendue

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"A mon seul désir"

4 Septembre 2024, 16:01pm

Publié par Flora bis

   Début de septembre... La chaleur quasi caniculaire, après une légère hésitation, s'est laissé effacer par une averse nourrie. Le jardin en avait besoin, nous aussi qui cherchions de l'air dans l'atmosphère lourde.

   Quant à moi, je cherche non seulement ma respiration mais aussi mes repères. J'ai besoin de temps, désespérément, et j'en gaspille par poignées!... Comme si, au fond de moi, je fuyais le moment fatidique où je devrais m'y mettre pour de bon... Faire la chose à laquelle j'aimerais consacrer le plus clair de mon temps, celle qui me donne le sentiment incomparable d'être vivante. Voir cette chose finie, achevée, existante. Jusqu'à l'extinction du désir de faire, de créer... Dieu a eu besoin de sept jours pour cela, dit la Bible, moi, beaucoup plus! Encore que, depuis l'achèvement de la création du monde, le vieux créateur ne manque pas de boulot pour corriger son Oeuvre, essayer de la sauver de toute sorte de périls dont les rejetons en surnombre de son couple initial  -  à son image!  -  la menacent!

   Bref, je décide de m'apporter à moi-même la preuve du courage, de la ténacité qui sont nécessaires pour aller jusqu'au bout de mon désir. Bannir la pusillanimité qui susurre à l'oreille en permanence : tu manques de persévérance, de foi, de talent, d'imagination, à quoi bon? Le monde ne s'arrêtera pas de tourner sans tes efforts ridicules et prétentieux. De toute façon, il poursuivra sa course folle jusqu'à sa perte et personne ne s'apercevra de ta disparition, pas plus que de ton existence.

   N'empêche... Ce qui reste entre l'Alpha et l'Oméga de cette existence minuscule qu'est mon Univers et mon Eternité, sera arrimée "à mon seul désir"...

"A mon seul désir"

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Février, promesse de printemps

17 Février 2024, 12:57pm

Publié par Flora bis

   Soleil magnifique à l'ouverture des volets. 12°. Une tourterelle entame son chant dans le prunier encore dénudé des voisins. Ses tentatives optimistes atténuent mon épuisement. Je décide de m'offrir un jour de repos, commençant par la grasse matinée car les marteaux piqueurs de la rue se taisent pendant le week end.

   Les courses sont faites (quelques oublis apparaissent...), j'ai récupéré mes deux paires de lunettes et grâce à elles, l'acuité des contours de ma vie s'améliore. Le jardin trempé par les neiges et les pluies peut attendre, il somnole encore mais la taille sera bientôt d'actualité. Le nettoyage de la terrasse aussi. Des plantations sont en vue, il ne manque qu'un peu de force physique...

   Les malaises du week end dernier, déclenchés par le stress, refont surface. Je renonce à une sortie, petit salon du livre dans une commune limitrophe pour saluer Muriel, une amie dont l'énergie et la passion semblent inépuisables! Il faut que je retrouve d'urgence un début de forme car la semaine prochaine s'annonce bien-bien occupée, avec plusieurs réunions en partie chez moi, chacune dans un domaine différent mais tout aussi intéressant.

   Depuis quelques jours, l'envie de dessiner des arbres et des visages revient comme une pâle réminiscence... Sera-t-elle assez forte pour que je m'y remette avant le retour de la pluie?... 

Février, promesse de printempsFévrier, promesse de printempsFévrier, promesse de printemps

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Sous le coup de la neige et du froid

21 Janvier 2024, 12:02pm

Publié par Flora bis

   Je regarde les gros flocons duveteux en train de tomber mollement et inlassablement sur mon jardin. Oh, ça finira peut-être par tenir!  -  pensé-je avec l'excitation heureuse de l'enfant de jadis... 

   C'était il y a presqu'une semaine. Et la couverture épaisse de la neige vierge est toujours intacte sur la terrasse et la pelouse, recouvrant mon grand oiseau bariolé tombé à la renverse. Il n'y a que ses pattes en l'air qui dépassent de sous la neige. Je le laisse se reposer, de toute façon, je ne peux pas y accéder.

   Alain, le fils de ma voisine, venu de la ville d'à côté, a gratté le trottoir devant la maison de sa mère, en y ajoutant le mien. Moi-même, j'ai hésité de franchir le seuil, craignant la chute et les complications qui la suivraient. 

   J'avais un RDV à l'hôpital chez l'ophtalmologue. Non sans appréhension, j'ai pris la voiture mais aux premiers tangages et glissements au freinage, sur les ronds-points et devant les feux, j'ai rebroussé chemin. Deux jours plus tard, nouvelle tentative. A 10h du matin, il faisait encore -4° et les serrures des portières de ma voiture, gelées, ne se sont pas laissé ouvrir. J'ai rappelé l'hôpital pour un nouveau RDV.

   Deux réunions ont été annulées en cascade. Il y a quelques années, je me serais encore moquée doucement aux dépens de ces Français ramollis qui parlent de "froid sibérien", dès que la température chute en dessous de 0°... Que la circulation reste bloquée dès 5 cm de neige!... A mon tour d'essuyer le ridicule... Où sont les hivers d'antan, mémorables, glacials qui duraient plusieurs mois?... En Hongrie, en Russie ou à Berlin?... Ils n'ont jamais "paralysé" personne, la vie suivait son cours, en attendant que ça passe... Me voici petite vieille frileuse qui a peur de son ombre, cloîtrée dans sa tanière.

Sous le coup de la neige et du froidSous le coup de la neige et du froid

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Janvier incertain ou "avenir radieux"...

15 Janvier 2024, 10:38am

Publié par Flora bis

   Le premier mois de l'année semble hésiter entre douceur et sévérité. Les 15-16° du début ont chuté vers le 0°, sinon jusqu'à -7°. Hier, la neige a fait sa réapparition.  Sauf le soleil qui demeure parcimonieux. Ça tombe bien : je n'ai aucune envie de sortir. C'est pour des corvées, la plupart du temps.

   La routine continue : des gouttes dans les yeux, plusieurs fois par jour. Mi-janvier morne, douleurs articulaires, moral en berne à l'avenant. Je regarde devant moi : tracas administratifs, trottoirs potentiellement glissants, avenir incertain. J'essaie de me secouer (en vain) : les jours s'allongent, on va vers le printemps! La perspective se perd dans les incertitudes.

   J'arrête : il n'est pas convenable d'assommer l'éventuel visiteur avec les idées aussi démoralisantes! Allez, soyons dynamiques, inspirants, pétillants, optimistes! J'écarquille les yeux pour affiner les contours, en attendant les nouvelles lunettes après les opérations successives. Encore un peu de patience, en attendant "l'avenir radieux" ("светлое будущее"), selon la promesse de notre jeunesse lointaine!

 

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Le seuil

6 Janvier 2024, 09:29am

Publié par Flora bis

 

Décembre est passé et on recommence! Je n'en avais pas encore fini avec le traitement post-opératoire de l'oeil gauche que l'autre l'a suivi sur la table d'opération. Pendant quelques jours, ils reçoivent les nombreuses gouttes en même temps. A partir de lundi, l'oeil gauche s'émancipera pour faire confiance à son cristallin flambant neuf, en matière synthétique, censé tenir son rôle jusqu'au bout, espérons-le. Le droit patientera à recevoir les gouttes jusqu'au début de février.

 

(Le pansement ne reste que les 3 premiers jours). Après, j'aimerais avoir une pause sans médecins ni infirmières, si possible!...

 

Entretemps, nous avons passé les festivités de Noël chez les enfants qui nous ont reçus, les trois parents restants, prenant sur leurs épaules pourtant bien fatiguées, le souci de l'organisation du réveillon. Leur cadeau de Noël  -  une sortie au théâtre samedi en famille  -  nous a enchantés! La dernière soirée de l'année s'est passée chez moi avec deux amies chères, à mettre en commun nos savoirs pour assurer le repas. Hélas, un mal de dos tenace dont je devrai m'occuper  -  dès que j'en aurai fini avec l'ophtalmologue  -  nous a gâché une partie de la soirée... Nous avons tout de même tenu bon jusqu'à minuit passé. Attendre la Nouvelle Année debout, un verre de champagne à la main, embrasser les amies  en vrai et les enfants au téléphone nous donnent l'illusion que le temps n'a pas de prise sur nous! Ou à peine.

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Jeu du chat et de la souris

1 Août 2023, 11:34am

Publié par Flora bis

      Dehors, il pleuviote, finement, inlassablement. Je ramasse à la hâte  -  pour la quatrième fois, en deux jours  -  le linge sorti de la machine, étendu sur le fil avec un excès d'optimisme. On dirait que les quelques rayons du soleil à mon réveil ont servi d'appât pour que j'étende les draps : une demi-heure plus tard, discrètement, à pas de loup, l'averse est de retour! C'est le premier jour du mois d'août, il est 11 h du matin. 16° sur le thermomètre.  Et cela, depuis près de trois semaines! Si quelqu'un me parle de sécheresse ou de canicule, je l'étrangle! Pourtant, je suis une personne paisible, infiniment paisible.

   J'avais comme un pressentiment : le soulagement du début de la fraîcheur allait tourner au vinaigre. J'avais demandé à Valérie de descendre le ventilateur entreposé au deuxième étage et depuis, il n'a été branché qu'une seule fois! La pluie est arrivé le lendemain. 

   A l'instant, quelques rayons percent l'épaisse couche nuageuse. Que faire? Continuer à jouer au chat et à la souris avec la pluie ou attendre jusqu'à 18 h en faisant confiance aux prévisions ultra-précises de mon téléphone? Mes nerfs commencent à s'effilocher...

 

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