Entre deux réveillons
Cela fait deux jours que je suis chez moi, que j'ai retrouvé le silence et la solitude, reposants au départ, après la cavalcade de Noël chez les enfants. Ils sont méritants d'avoir réuni autant de monde! (Il en faut toujours qui se dévouent pour resserrer les liens familiaux et amicaux...)
Nous, les parents (les 3 restants) étions attendus dès dimanche midi. Le lendemain, le frère de ma belle-fille est arrivé avec sa fillette. Et le 25, à midi, six cousins se sont joints à la tablée déjà bien garnie.
Le soir du 24, distribution des cadeaux: des choix finalement réussis, causes de tracas préalables, entre envie de faire plaisir et peur de ratage... Une table soignée et des mets succulents, des bons vins - pour nous, il est vrai, Noël est plus proche dans l'esprit aux fêtes païennes antiques aux alentours du solstice d'hiver, célébrant la promesse de la Lumière.
Au premier verre, j'ai eu envie de faire un petit discours mais finalement, j'y ai renoncé, de peur de paraître grandiloquente. C'était une pulsion intime, pour attirer l'attention, à un moment fugace dans la cavalcade des préparatifs, de l'adrénaline qui permet d'accomplir des prouesses, sur l'importance de l'instant: suspendons la course folle du temps afin qu'il ne nous échappe pas une fois de plus, saisissons la profondeur de cet instant qui nous réunit une fois encore, nous permettant de ressentir la chaleur vivifiante de l'autre... Prenons conscience de nos batailles, de nos défaites et de nos victoires surtout, puisque nous sommes toujours là, assoiffés de Lumière.


