Heureuse nouvelle année à tous mes fidèles lecteurs!
Ca y est, nous y sommes arrivés!
Cette date si chargée d'espoirs, est-elle un jour comme un autre, sommes-nous

les seuls à en faire une page (presque) blanche sur laquelle nous pourrons corriger les ratages de l'année passée?...
Je traîne les pieds... Je tarde à mettre en musique (joyeuse) les activités et obligations qui m'attendent. Je jette un coup d'oeil mou sur la vaisselle qui patiente dans la cuisine... Elle ne semble pas me presser outre mesure, elle non plus. Peut-être un peu de vélo d'appartement, avant, pour que mon genou gauche soit un brin plus musclé et qu'il me supporte pour le reste des tâches...
On a beau se dire qu'on n'est pas dupe, que rien ne change fondamentalement et que le fleuve tranquille ou violent qu'est notre vie ne change pas de lit pour la seule raison que nous avons tourné une page du calendrier... Dans notre existence d'habitant des régions tempérées du globe, notre vie composée de cycles immuables nous suggère que les minutes, heures, jours et semaines, les mois et les saisons, toutes ces tranches plus ou moins artificielles que nous nous sommes créées, rythment notre petite existence et impriment cette sensation de périodicité. Elles insinuent en nous cet espoir aussi (souvent déçu et ressuscité avec obstination) de pouvoir corriger le brouillon non abouti ou truffé de maladresses, de faux pas ou même de contresens. Sans parler de la sanction impitoyable, soulignée de rouge: "Hors sujet!" On y revient quand-même, avec un entêtement admirable.