Remonter la pente, à la recherche du "sel de la vie"...
Pression démesurée toute la semaine, entraînant un stress croissant... Pas bon pour mon hypertension récalcitrant et pour un tas d'autres choses que je ne cherche même pas à identifier vraiment pour ne pas augmenter le stress. L'organisation de ma vie est lamentable - nuits blanches et matinées raccourcies comme peau de chagrin... Ne me blâmez pas trop, mes chers amis, pas même par bienveillance, je sais bien que vous avez raison mais c'est plus fort que moi...
Donc, lundi dernier, la semaine démarre en fanfare : je prépare mon nescafé dans le verre de 2 dl habituel (qu'il convient de ne pas laver après chaque usage!), pour le siroter lentement tout en ouvrant ma boîte aux lettres virtuelle. Moment délicieux pour démarrer la journée! Je le pose à portée de main, sur mon petit bureau-univers, très encombré de mon chaos personnel dans lequel je navigue avec aisance. D'un geste malencontreux de ma main gauche, je le renverse sur mon clavier, d'où il continue à se répandre sur ma jambe et sur le parquet, finissant sur un bout du tapis... J'ai tellement paniqué pour le clavier que je ne sentais même pas la brûlure sur ma peau, tout en m'étonnant au passage, de la quantité impressionnante de liquide que mon verre pouvait contenir!... Je secoue, j'éponge le clavier (petit rectangle très plat de 11 x 28 cm dont les iMac sont équipés), pour le moment, ça a l'air de marcher... Il n'y a que le léger parfum de café flottant au-dessus des touches qui rappelle l'aventure...
A la recherche d'un peu de quiétude, je me tourne vers Françoise Héritier et son petit bouquin d'à peine 90 pages, paru en 2012 chez Odile Jacob, "Le Sel de la vie". Nous étions nombreux à succomber à sa gourmandise de mots, d'émotions, de sensations, énumérées "en vrac", en une longue liste appelée par elle "une fantaisie", devenue un énorme succès de librairie. Je l'ai présenté sur ce blog en juillet 2012. Elle est décédée en 2017.
..."Françoise Héritier est scientifique, anthropologue, professeur honoraire au Collège de France, élève de Claude Lévi-Strauss. Cette petite femme de près de 80 ans, pétillante d'esprit, nous livre une "fantaisie", comme elle la définit, écrite entre le 13 août et le 10 octobre 2011, sous forme de lettres adressées à un ami. C'est quasiment une seule longue phrase, une énumération sans début ni fin, "de sensations, de perceptions, d'émotions, de petits plaisirs, de grandes joies, de profondes désillusions, parfois... Il faut voir dans ce texte une sorte de poème en prose en hommage à la vie."
Chère Françoise, à l'instar de Vous, je vais me pencher sur ma propre liste, pour ressusciter les moments magiques de la mémoire, en guise de consolation...
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