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Honoré de Balzac (1799-1850) * Citations

9 Octobre 2014, 14:16pm

Publié par Flora bis

Honoré de Balzac (1799-1850)   *   Citations

Un géant! Marx et Engels disaient de lui que l'on apprenait plus dans ses romans que dans tous les traités d'économie et de sociologie du monde. Durant sa relativement courte vie dont 26 ans de travail forcené d'écriture à en ruiner la santé, il a créé 93 romans et nouvelles, sans tenir compte de sa vaste correspondance. Il a réalisé une étude quasi d'entomologiste de la société: de l'aristocratie en déclin à la montée de la bourgeoisie et de l'argent tout-puissant, et de ses victimes collatérales. "La Comédie humaine" ( en résonance avec La Divine comédie de Dante) est à la hauteur de ses ambitions démesurées.

(illustration: Balzac par Rodin)

* Il est aussi facile de rêver un livre qu'il est difficile de le faire.

* La mission de l'art n'est pas de copier la nature, mais de l'exprimer.

* Il y a du bonheur dans toute espèce de talent.

* Les vocations manquées déteignent sur toute l'existence.

* Le malheur est un marche-pied pour le génie, une piscine pour le chrétien, un trésor pour l'homme habile, pour les faibles un abîme.

* Les âmes fortes ne sont ni jalouses ni craintives: la jalousie est un doute, la crainte est une petitesse.

* On respecte un homme qui se respecte lui-même.

* Les lois sont des toiles d'araignées à travers lesquelles passent les grosses mouches et où restent les petites.

* La gloire est le soleil des morts.

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M
Bonsoir,<br /> <br /> Je partage assez l'image de la toile d'araignée.<br /> <br /> Le malheur devenu trésor pour l'homme habile me convainc moins. Mais peut-être faudrait-il s'entendre auparavant sur ce terme équivoque de &quot;malheur&quot;. Quand on dit : &quot;à quelque chose malheur est bon&quot;, sans doute on ne songe point à toutes les sortes de malheur, et on ne considère pas assez qu'il est des malheurs irréparables qui brisent tout. Mais il est vrai que parfois le malheur - ou une certaine catégorie de malheurs - fortifient l'âme, comme un grand vent qui la met à nu, qui la fait frissonner, puis l'oblige à trouver des ressources en elle-même pour repartir et s'inventer autrement. <br /> <br /> Ce malheur-là, dans sa vérité dérangeante, rend l'âme philosophe.<br /> <br /> Sur ce point je ne connais pas beaucoup de textes comme &quot; Le destin de solitude &quot; de Marcel Conche (éd. encre marine, 1999).
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F
Oui, je pense qu'il s'agirait de ce malheur-là qui nous oblige à mobiliser nos ressources ignorées... Pour ma part, ils m'ont plutôt permis de me découvrir des forces inconnues.<br /> Ceci dit, je reconnais qu'il peut y en avoir qui nous détruisent... Merci d votre visite!