"Aime la vie et la vie t'aimera!"
D'innombrables publications nous expliquent comment vaincre le pessimisme ambiant. Des gourous obscurs nous "coachent" dans les dédales des épreuves et du stress quotidien où les "burn out" sont foison.
Une savante universitaire en psychologie, dr Emőke Bagdy, hongroise, soixante douze ans, pimpante, nous entraîne dans une de ses conférences pétillantes dont on sort requinqués. Non pas qu'elle nie la réalité des souffrances ("Yaka...") Ce qu'elle veut c'est nous donner des armes pour y faire face, au lieu de sombrer dans la tiédeur de notre propre victimisation qui mène à l'impuissance, puis au laisser-couler...
Je n'aimerais pas paraître en donneuse de leçon omnisciente, d'autant plus que moi-même, je suis loin d'avoir découvert la pierre philosophale (je la cherche, je la cherche!...).
Ce que nous laissons voir de nous sur nos blogs intimistes, nos pages de Facebook est affaire du goût d'exhibition personnel. Je me cantonne dans mon cas: c'est ce que je connais encore le mieux (du moins, je le crois). Je sais aussi que la plupart de ceux qui se dévoilent en apparence beaucoup, le font pour mieux cacher l'essentiel... Une sorte d'écran de fumée à travers lequel on ne distingue que quelques leurres...
J'avoue que c'est aussi mon cas. Je... je... N'est-ce pas de l'égotisme? Je me réfugie dans les questions. La vie n'est-elle pas cette aventure unique et exaltante dont la beauté inimitable m'est apparue étrangement à la mort de Gilbert? Au lieu de sombrer dans la détresse, je me suis dit: les épreuves sont inévitables, elles tentent de nous abattre. Elles peuvent aussi nous renforcer. Je ne peux pas compter sur un hypothétique "au-delà" compensatoire. C'est ICI que je dois trouver mon bonheur.