Journal * Une page du Cahier rouge
Parfois, il est intéressant de revoir une page écrite il y a un certain temps dans un Cahier de brouillon... Comment étions-nous quelques mois en arrière, sans les strates des expérience vécues depuis un an? Certaines choses changent, d'autres pas...
25 avril 2010: Concert de l'Orchestre de Lille, chef anglais (Paul Mann), très dynamique. Symphonie "Faust" de Liszt, sublimissime !
Ce matin, presque 15 de tension. La cause doit être le stress permanent (enfants, ma mère, retards de mes engagements etc.) Tout cela me met sous une pression permanente mais en même temps, m'empêche de bouger. Je me couche trop tard, avec une nuit hachée... Il faut que je retrouve un rythme potable. Je me traîne comme si je pesais des tonnes... Finalement,ce n'est qu'en écrivant que je me sens bien. Je soupçonne (intuition? Le mécanique part d'une idée, d'une image qui en découle, et le rapport apparaît. C'est la base rationnelle qui me rassure) que le fait d'écrire en hongrois me renvoie à trop de blocages, de frustration de ma vie d'avant, de ma personne d'avant. Mon mariage avec Gilbert m'a offert une identité de plus et une autre expression en prime.
La météo prévoit du rafraîchissement et de la pluie à partir de demain. Alors, un après-midi au jardin, à m'enivrer du parfum intense des lilas de chez les voisins, du soleil tiède et caressant, du vert très vif de la pelouse parsemée de pissenlits en abondance, énormes...
J'ai bien entamé mon exposé. Lorsque je parviens à vaincre cet énorme poids d'inertie qui m'immobilise habituellement, j'ai une grande satisfaction du travail fait et même bien fait: j'ai écrit une note sur Istanbul et deux pages sur l'intuition. Encore un peu de boulot de recherche et de mise en page mais le plus dur semble être fait: entamer et organiser le raisonnement. Quel plaisir que l'écriture! Les mots me portent et me soutiennent, me font quasiment planer... Et cela, sans autre substance que du café!