Le blog de Flora

Cas de conscience

7 Novembre 2012, 18:36pm

Publié par Flora bis

   Ma dernière note remonte à la fin d'octobre. Depuis, plus de 3400 km de route derrière moi... Dans la tête, la distance est encore plus importante.

photo.JPG Sur cette photo, trompeuse, le lendemain de notre retour de Hongrie. Avec un peu de retard, j'improvise un dîner d'anniversaire pour Alice et moi: nous avons 10 jours d'écart  -  plus quelques années... Pour les enfants, il faut préserver la gaieté, c'est la fête!

   Le poids écrasant que constitue l'état subitement dégradé de ma mère ne me quitte pas. On a beau faire appel au bon sens, arguments que moi-même trouverais raisonnables concernant d'autres personnes: le choix que j'ai fait il y a près de 40 ans de partir avec Gilbert comportait cette éventualité... Mais voit-on aussi loin à 25 ans? Veut-on le faire, tout simplement?

   L'autre argument que l'on expose est le suivant: à chacun sa vie. Les enfants sont appelés à quitter leurs parents et lorsque ces derniers ne sont plus en mesure de s'assumer, la société prend le relais, en monnayant ses services. C'est l'effondrement de tous mes principes, de toute mon éducation. C'est le triomphe de l'individu sur la solidarité familiale, quitte à payer par la solitude, à son tour. D'où le conflit moral, la culpabilité écrasante que je vis...

   De toute cette souffrance, une leçon émerge et se renforce: me préparer à temps pour m'assumer jusqu'au bout, sans laisser peser sur les enfants ce poids difficile à porter. Ma solitude, somme toute récente, je l'ai assumée, je l'ai bien remplie, et c'est déjà un premier pas sur ce chemin difficile mais enrichissant... De là à préjuger l'état de grabataire, se préparant au grand départ, ce serait péremptoire...

     

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B
Malgré la distance, l'important c'est peut être de pouvoir encore communiquer. Aujourd'hui on est souvent plus loin, mais on est mieux armés pour communiquer.<br /> (je connais quelqu'un qui passe une heure tous les jours sur SKYPE avec sa mère)
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F
<br /> <br /> La distance est presqu'infranchissable, car c'est de présence qu'elle a besoin...<br /> <br /> <br /> Merci de ta visite, Bernard.<br /> <br /> <br /> <br />
F
oui (si on a encore la chance d'avoir ses parents, mais ce n'est pas mon cas) eux nous considèrent souvent comme des mômes! même si on est bien loin de la jeunesse! (de vieux bébés, alors :)
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F
<br /> <br /> Je crois bien que c'est le cas: mes propres relations avec mon fils oscillent entre le jeune homme père de famille que je respecte et le bébé qu'il a été dans mes bras...<br /> <br /> <br /> <br />
F
"adultes de la vie de nos parents", que veux-tu dire?
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F
<br /> <br /> Oui, je crois que j'ai oublié le virgule: adultes, de la vie de nos parents"...<br /> <br /> <br /> Je voulais dire que tant qu'ils sont là, nous ne devenons pas vraiment adultes, nous serons les "enfants de quelqu'un"... Après, nous serons en première ligne du front...<br /> <br /> <br /> <br />
F
oui, même quand les parents ne sont pas loin, quand ils deviennent malades on se sent encore trop loin, alors quand beaucoup de kms séparent les parents des enfants…
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F
<br /> <br /> Merci de ta visite, chère Françoise. Peut-on vraiment devenir adultes de la vie de nos parents?...<br /> <br /> <br /> <br />
L
Bon courage pour cette épreuve familiale que vous traversez...
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F
<br /> <br /> Il en faut, chère Litteratus, merci beaucoup pour votre pensée et pour votre visite.<br /> <br /> <br /> <br />