Le blog de Flora

bribes de mémoire 74. Le désert algérien

3 Octobre 2010, 11:34am

Publié par Flora

Une envie irrépressible nous attire vers le désert, fantasme puissant pour les Européens que nous sommes. Ainsi, à la première occasion de quelques jours de vacances, nous descendons vers les oasis dont Touggourt inaugure l'aventure. Dès les premières dunes, le monde change autour de nous. L'agitation, les klaxons et les cris incessants de la ville sont remplacés par le silence paresseux, secret et feutré du Sahara. tevegélek...Autant Constantine ressemble à une fourmilière, ici, l'humain devient rare. Dromadaires presque plus nombreux au kilomètre carré! J'en profite, d'ailleurs, pour en "chevaucher" un : la "montée" est aussi vertigineuse que la "descente" mais nous redevenons des enfants, enivrés d'un terrain de jeu jusque là inconnu! Les dunes magnifiques d'une ocre claire longeant la route de Touggourt à El Oued nous incitent à nous rouler dans le sable tiède extraordinairement fin et à pousser des cris dans ce silence assourdissant! Un "bac à sable" gigantesque qui se déplace et qui change sans cesse de forme, au gré du vent et de la lumière! Je commence à comprendre l'attirance irrépressible de certains penseurs vers le désert : je n'ai jamais "entendu" un tel silence... Il exclut soudain la vaine agitation du monde et vous renvoie face à vous-mêmes, aux questions essentielles et dénudées de l'existence. Mes élèves me disent souvent : "Mais Madame, pourquoi allez-vous au Sahara? Il n'y a rien à voir!" Pour eux, la grande ville est un aimant. A chacun son mirage...

   Les palmeraies parfois minuscules se signalent de loin par la petite touffe de verdure, seules les cimes dépassant du sable, creusé à plusieurs mètres de profondeur à la recherche de l'eau. La nuit, il faut remonter inlassablement, à dos d'homme, les infimes  particules apportées par les vents pour empêcher l'ensablement des précieux dattiers. Si quelqu'un a lu le roman d'Abe Kobo "La femme des sables", a une idée de cette tâche de Sisyphe...

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L
<br /> J'ai abordé le Sahara à mes quinze ans ! Non ...je n'y ai jamais mis les pieds mais j'ai voyagé par la lecture et je connaissais les noms des Massifs , noms magiques pour moi , Haut Atlas , le<br /> grand Erg , le petit Erg...sous les étoiles ...J'en ai été imprégnée jusqu'à aujourd'hui :-)<br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> C'est une expérience inoubliable! Et palpable... Je garde, intactes, les images et les sensations.<br /> <br /> <br /> Merci de ton passage, chère Blanche.<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Je comprends la fascination pour le désert qui s'explique par la beauté brûlante du paysage et par le silence. Notre monde est toujours plus bruyant, ce qui nous empêche de penser ! Sus au bruit !<br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> On se rend compte, en effet, de l'encombrement de notre existence d'une foule d'éléments, destinés à nous détourner de l'essentiel...<br /> <br /> <br /> <br />
J
<br /> Fascination pour le désert ? Oui. Ce n'est pas pour rien que je parle du Sahara dans les pages que j'écris en ce moment bien que la scène se passe en Bretagne en 1939. Ceci dit, j'aime toujours<br /> autant ta fraîcheur d'écriture.<br /> Bonne nuit à toi.<br /> José<br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> Tu connais, toi aussi, le Sahara? Il fascine avec son immensité, sa variété et son silence...<br /> <br /> <br /> Merci pour tes encouragements précieux, José.<br /> <br /> <br /> <br />
J
<br /> Oui, le désert inspire...et excite les instincts vitaux et donc créatifs...<br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> Sans doute... En tout cas, on a l'impression de n'être plus distrait par une vaine agitation...<br /> <br /> <br /> <br />