Il passe, cahin-caha...
Bientôt la fin du mois! Je constate la vitesse affolante du temps. Cette chose invisible, insaisissable que nous imaginons tour à tour comme un flot, une vague déferlante, un ruisseau paisible et sage... Toujours en mouvement. Rarement immobile, tel un lac endormi... Le temps PASSE, nous laissant ses stigmates peu gratifiants qui s'empilent (sauf intervention, rarement invisible, des doigts de fée d'un chirurgien). Des changements lents et sournois s'opèrent et nous les appelons "maturité" ou "sagesse", afin de ne pas mourir de désespoir.
Je stresse à l'idée de manquer un rendez-vous important, d'oublier un engagement, un événement crucial. Je me les rappelle, je les énumère dans ma tête régulièrement, telle une liste des courses hebdomadaires. A quoi servent les post-its de toutes les couleurs, les agendas en papier ou dématérialisés, démultipliés, si on ne les regarde pas?... Le quotidien est rempli de ces tâches fastidieuses. De nos jours, on les appelle "charge mentale". Epuisante.
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